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été 20
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Portrait: BLIND LEMON JEFFERSON Interview: MAINE IN HAVANA Portrait: ROBERT FRIPP
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

NOVEMBRE 2015

Balkun Brothers
Balkun Brothers

Genre musical: Blues fusion
Label : BORDERLINE BLUES/DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Ils n’ont pas encore 30 ans et c’est avec une énergie explosive, en mélangeant sonorités traditionnelles du Delta et blues électrique, fulgurances rock, funk puissant et psychédélisme que les Balkun, originaires de Hartford, Connecticut, confectionnent un son et un style qui leur est propre. Ils revendiquent pêle-mêle les influences de Stevie Ray Vaughn, Buddy Guy, Gary Clark Jr., Red Hot Chili Peppers, James Brown, Jimi Hendrix ou Led Zeppelin. Depuis 2010 au fil d’une centaine de shows chaque année, les frangins, Steve (guitare/chant) et Nick (batterie/percussions/chant) fusionnent passé et présent pour projeter le blues dans l'avenir et affirment : « Toujours profondément ancrés dans la tradition et influencés par les grands bluesmen du passé, nous avons aussi certainement des influences des années 90, rock alternatif, grunge et autres trucs funky. Il n’y a pas de limites à notre blues. ». Il n’en fallait pas plus pour séduire Popa Chubby. L'album a donc été produit, enregistré et mixé par l’homme du Bronx. Reconnus par certains critiques US comme les ‘porte-drapeaux du blues-rock américain d’aujourd’hui’, les Balkun Bros signent 11 titres originaux et reprennent ‘Mean Town Blues’ de Johnny Winter.  
Gilles Blampain

Bijou
4 Albums originaux

Genre musical: Rock'n'roll français sixtiezoïde
Label : MERCURY
Distributeur :
UNIVERSAL

La boîte était conçue pour contenir quatre pochettes de CD. Le gars a ouvert la boîte et en a versées quatre. On passe directement de Pas Dormir à Jamais Domptés. Et le live, hein, il est où le live ? Pas de livret, quasiment pas de bonus, et un intitulé sans ambition. C’est fait pour être jeté au fond du caddie. Mieux vaut parler du contenu : quatre excellents albums dont la prise de son s’affine, un épisode après l’autre : sèche et un peu sourde au départ, carrément charnue à l’arrivée. Faut-il encore s’appesantir sur les qualités techniques d’un groupe qui n’eut jamais besoin de plaider les circonstances atténuantes, d’usage à l’époque ? Certes, un chant plus coffré ne leur aurait pas valu la cour martiale mais, même là, à mesure que le son s’étoffe, le timbre gagne en efficacité (‘Je Ne T’oublierai Jamais’). Il ne leur manquait peut-être qu’une pointe de fantaisie, un second degré plus appuyé qui les aurait sortis de l’angle droit. Posture, rigueur, science, le triangle de Juvisy modelait un instant spécial du rock français. Bijou revendiquait sa modernité à coups de références sixties, battant, sans le savoir, la petite monnaie d’une nostalgie qui n’était sans doute pas destinée à payer cette denrée lors des enregistrements : ‘C’est Un Animal’, ‘Danse Avec Moi’, ‘OK Carole’, ‘Le Kid’, ‘Rock A La Radio’… Plus quelques balles perdues de toute beauté : ‘ Va-t-elle’, ‘Pic A Glace’, ‘Johnny’ par-dessus tout, et aussi la version live de… Merde, c’est vrai, le live ne rentrait pas dans la boîte.
Christian Casoni

Bo Weavil & Band
A son of pride

Genre musical: Psychedelic-afro-fusion-funky-etc.
Label : BORDERLINE BLUES/DIXIEFROG
Distributeur :
HARMONIA MUNDI

Depuis ses débuts chaque nouvelle gravure de Bo Weavil est une aventure différente, la seule constante étant la qualité du résultat. Là encore, l’excellence est au rendez-vous. Lors de son précédent enregistrement il avait tout fait tout seul, chant, instruments, production, enregistrement, pour un blues basique, rentre-dedans. Cette fois Matthieu Fromont/Bo Weavil revient avec un band et un style différent. Il définit lui-même ce nouveau chalenge comme psychedelic-afro-fusion-funky-garage-blues-rock. Et ce son d’enfer, ce funk de tous les diables, ce tourbillon sonore, est mis en rythmes et en transes par Bo Weavil (chant/guitares), Bastien Alzuria (guitares), Nicolas Mary (claviers), Igor Pichon (basse), Alain Baudry (batterie) et Yvan Don Tamayo (percussions). Matthieu Fromont signe seul ou en collaboration 10 titres de très belle facture qui tapent dans le mille à chaque fois. Gros feeling, voix grave, riffs de guitare incendiaires, basse vrombissante, orgue envoûtant, percussions trépidantes ; cette musique interprétée avec une fougue non contenue est réellement solaire. Riche de différentes saveurs le style est original, et l’ensemble d’une redoutable efficacité nous emmène dans une virée sonore assez jubilatoire. Une brillante réussite empreinte d’une dimension festive avec un côté flamboyant et magique.
Gilles Blampain

Broken Back Daddy
Scruffy cat blues

Genre musical: Blues blues
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur :
www.brokenbackdaddy.com

Les Broken Back Daddy existent depuis quinze ans du côté de Lille. Ils écument les samedis soirs de la région, un bassin d’expansion qui déborde le Nord-Pas-de-Calais, et tire aussi vers la Belgique et l’Allemagne, plus quelques festivals comme celui de Dakar où ils furent, nous dit la feuille de présentation, le « premier groupe non-africain ». Ce premier album est une franche réussite. Rien de révolutionnaire, mais un boulot très bien fait par six très bons musiciens. Six titres composés, et des reprises de Jimmy Reed, Bobby Blue Bland, Otis Rush et Luther Johnson. L’osmose est parfaite, les compos, à la hauteur des modèles, dans des styles Chicago, R&B rock’n’roll (‘Scruffy Cat’), R&B jump (‘I Got Drunk’), zydeco (‘The Wind’ libérant une très belle partie d’harmo), et funky à la Jr Wells (‘Stop That Truck’). En quinze ans, ils ont eu le temps d’apprendre à maîtriser leur sujet : pas un hiatus, pas une faute de goût, les parties instrumentales sont nickel, ils passent l’épreuve de la lenteur, impitoyable couperet du blues, haut la main (‘It’s So Hard’). Peut-être le chant laisse-t-il parfois entendre que le titulaire n’officie pas dans sa langue maternelle. On aurait pu craindre que l’humilité des intentions réduise Broken Back Daddy à un exercice de style scolaire. Mais non. L’émotion passe indéniablement. Les six dos-cassés s’appellent : Jean-Philippe Dernoncourt (chant), Laurent Desprez (harmo), Hugues Duez et Stéphane Louis (guitares), Olivier Decoster (basse), et David Thomassin (batterie).
Christian Casoni

DM3
West Of Anywhere

Genre musical: Power pop
Label : ALIVE NATURALSOUND
Distributeur : www.alive-records.com/artist/dm3,  iTunes

Excellente compilation de ce groupe australien, auteur de 3 albums, de 1993 à 1998, difficile à se procurer aujourd'hui. Le chanteur, Dom Mariani, provenait d'une autre formation culte : The Stems (1983-1987). Nous sommes donc ici en présence d'une power pop, quelque part entre The Nerves et le Teenage Fan Club. Mélodies imparables, solos de twin guitares ou carillonnements de douze cordes, comme sur leur premier album One Time Two Times Three Red, produit par Mitch Easter, également producteur du second album Road To Rome, considéré par beaucoup comme le meilleur disque pop de l'an 96! 'Hold On', échappé d'une compilation 'Garage Sale Volume 1', aurait été très présentable sur un album de Big Star. 'TV Sound' sonne aussi poppy qu’un titre des DB's. Ecoutez 'One Times, Two Times Devastated' avec son xylophone, son mur du son de guitares, ses chœurs à la Beatles, son solo de gratte dévastateur, ses claps, c'est comme si vous écoutiez 'Rock'n'roll High School' de qui vous savez. Tout est dit. Le groupe mettra un terme à son aventure en 1999. Aux dernières nouvelles, The Stems tournent toujours avec leur leader, Dom Mariani.
Juan Marquez Léon

Leadfoot Rivet
Southern echoes

Genre musical: Sudiste
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

On dirait le Sud… et c’est bien de cela qu’il s’agit. Ça ressemble à la Louisiane, mais au Texas aussi, et à la Georgie, au Tennessee, et encore à l’Alabama. Alain Rivet déploie un sonorama de southern americana, country, soul, blues, gospel, jazz, avec le concours de quelques pointures. Les guitares s’éveillent sous les doigts de Jean Paul Avellaneda (qui s’est aussi investi dans la production), Stan Noubard Pacha et Anson Funderburgh, Slim Batteux est aux claviers, la basse est tenue par Thomas Weirich et les fûts résonnent sous les coups de Stéphane Avellaneda, quant à l’harmonica, c’est Leadfoot qui souffle dedans. Le groove est puissant, la voix est grave et bien posée. Rivet signe 11 titres et fait 4 reprises. Il connaît la musique ou plutôt ces musiques, et la barre est assez haute. Mais c’est lui qui l’a placée et le résultat est là, on pense à Johnny Cash ou Salomon Burke. Au fil de l’écoute qui nous entraîne dans un étonnant voyage musical, les genres sont variés mais tout s’enchaîne sans rupture de ton d’une plage à l’autre. Leadfoot Rivet fait preuve d’une parfaite maîtrise et d’une réelle décontraction. Avec une puissance contenue et sans jamais forcer le trait il est au top du début à la fin, il navigue d’un style à l’autre avec aisance et enthousiasme. C’est une très belle réussite et on se laisse emporter. Pour faire bonne mesure, ces Southern Echoes ont été enregistrés aux studios EVS à Oraison… en plein Sud bien sûr.
Gilles Blampain

Lesly West
Soundcheck

Genre musical: Blues, blues rock
Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

Avec une pochette représentant un vu-mètre dans le rouge, on doit s'attendre à du velu. Dans le cas de cet artiste, avec le passé que l'on sait (Mountain, West Bruce and Laing) on sera peut être déçu car Soundcheck n'est pas dans le rouge tout le temps. Il n'empêche que dès le premier titre ‘Left By The Roadside To Die’ qui avance comme un rouleau compresseur, Leslie West nous montre qu'il est toujours au top avec sa voix puissante. Ensuite on passe à quelque chose de plus calme et ainsi de suite... En alternance du lourd et du plus léger comme ce magnifique ‘A Stern Warning’ avec juste une guitare acoustique qui rappelle le travail de Steve Howe du Yes de la grande époque. Dans le costaud de chez costaud, une belle reprise de ‘Going Down’ où la guitare déchire et arrache, ainsi qu'une autre reprise ‘Spoonful’ de Cream enregistrée Live (plus de huit minutes). Et Leslie West en live, c'est quelque chose ! On trouve  Un titre qui pour moi est moyen, mais oui je le pense, alors je le dis, c'est la reprise de ‘Stand By Me’ qui fait penser à un duo de comédie musicale, suivi aussitôt par un ‘Eleanor Rigby’ version instrumentale qui fait bien vite oublier le titre précédent. Sinon, on se laisse balader par les humeurs musicales de Leslie West qui a quelques invités de marque (Brian May et Peter Frampton).
César

Marc Ribot
The Lost String
DVD


Genre musical: Jazz, Cuban music, afro, classique, experimental, No Wave, Post punk
Label : LA HUIT
Distributeur : ECS CONSEIL & DISTRIBUTION

Rarement guitariste aura été autant demandé. La liste de ses collaborations est trop longue. Quelques noms tout de même : Tom Waits, Elvis Costello, Marianne Faithfull, Alain Bashung, Tricky, John Zorn, The Black Keys, The Lounge Lizards. Formé à la musique  'downtown' de New York, le Lower East Side, Marc Ribot se raconte. Ses débuts dans sa ville natale, Newark (NJ) où il cachetonne dans les clubs noirs, collaborant sur le 'Chitlin Circuit' avec des jazzmen comme Jack McDuff. Son arrivée dans la Grosse Pomme vers 1981. Au sein des Real Tones, il accompagnera des soulmen, comme Rufus Thomas, ou le grand Solomon Burke, dont le fameux 'Soul Live' sera pour lui sa première trace enregistrée. Il entamera ensuite une tournée européenne avec Wilson Pickett. Ce DVD de 2003, épuisé et fraîchement réédité avec 4 pièces solo en bonus,  nous le montre au sein de différentes formations, les Rootless Cosmopolitans, très inspiré du Prime Time d'Ornette Coleman, Los Cubanos Postizos, Shrek. Arto Lindsay témoigne de sa rencontre avec lui. Ce document est traversé par les attentats du 11 septembre 2001, et l'artiste, très engagé, pose la question de sa propre création suite à ce drame. Grand moment également que son interprétation à la guitare classique d'une œuvre à la complexité monstrueuse, de Frantz Casseus, son professeur de guitare. C'est simple, cet homme sait tout jouer. Traversé par la musique, il est à la recherche des techniques étendues de son instrument. Guitariste conceptualiste et performer chercheur, il expérimente sans cesse,  laisse jaillir ses origines juives, décide de retourner au point zéro afin de renaître d'une nouvelle musique.
Juan Marquez Léon

Popa Chubby
Live - Big, Bad and Beautiful

Genre musical: Blues-rock
Label : DIXIEFROG
Distributeur :
HARMONIA MUNDI

Popa Chubby a une discographie abondante, mais cela faisait dix ans qu’il n’avait pas sorti un live alors que c’est peut-être dans cet exercice de la scène qu’il est le plus percutant. Cette lacune est désormais comblée avec ce digipack double CD (2 fois 78 minutes). Voilà donc le Bronxosaure face à son public lors de sa dernière tournée française en mars 2015. Les concerts ont été captés au Rockstore à Montpellier, au Bikini à Toulouse, aux Bourdaines à Seignosse et au Rocher de Palmer à Bordeaux. Comme à son habitude le new-yorkais ne se ménage pas et donne libre cours à toute sa démesure de vrai showman. C’est une formidable boule d’énergie qui balaye tout sur son passage. Très bien entouré par Dave Keyes aux claviers, Francesco Beccaro à la basse et Andréa Beccaro à la batterie, Popa Chubby balance un blues-rock à haute teneur en octane qui enflamme l’assistance. Il y a comme de la sueur et du cambouis dans sa musique. Une musique coup-de-poing, un son urbain rageur, une Fender rugissante et une voix qui accroche. Il interprète principalement ses propres compositions en remontant à ses débuts mais se fait, et nous fait, quelques menus plaisirs avec de savoureuses échappées musicales. Ainsi, il clôt le premier CD dans un délire de surf tarantinesque avec un medley où se retrouvent Nino Rota (‘Speak Softly Love’) et Dick Dale (‘Miserlou’). Sur le deuxième CD, il rend hommage aux Stones avec deux très belles reprises, ‘Brown Sugar’ et ‘Wild Horses’, et termine en apothéose avec ‘Somewhere Over The Rainbow’ dans une version psyché-trash.
Gilles Blampain

Red Beans & Pepper Sauce
Hot & Spicy

Genre musical: Blues Rock, funk, etc
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : www.redbeansandpeppersauce.com

Le band ne chôme pas ! En 5 ans d’existence il a posé le pied sur pratiquement toutes les scènes des festivals de l’Hexagone et il déborde maintenant des frontières. Côté discographie, Red Beans and Pepper Sauce a déjà aligné 4 disques et voilà le 5ème. Ce nouveau CD, Hot & Spicy, porte très bien son nom, c’est plutôt relevé, et les intéressés le présentent très bien eux-mêmes : « Les 11 nouveaux titres alternent entre blues-rock rugueux tendance 70’s et funk-rock old school. On y trouvera aussi un bon vieux SRV shuffle, un blues lent mélancolique, un second line sauce Treme et même un voyage psychédélique à New Orleans. ». Que dire de plus ? C’est clair, concis et ça correspond exactement à ce qu’on écoute. Les styles sont variés mais sans nuire à l’homogénéité de l’ensemble. Il se dégage de cet enregistrement une belle énergie et une frénésie séduisante. Puissance sonore et feeling sont de la partie. Jessyka Aké transmet les bonnes vibrations avec son chant qui marie la puissance et la sensualité, Laurent Galichon envoie un feu d’artifice à la guitare, Serge Auzier maîtrise les claviers dans la douceur comme dans la furie, Denis Bourdie fait vrombir la basse et Niko Sarran assure un tempo d’enfer à la batterie. Tous les titres ont des originaux, la production est nickel et la prestation est irréprochable. L’ensemble a du caractère et du charme, il serait difficile de ne pas se laisser emporter par cette musique.
Gilles Blampain
 

Sharon Jones and the Dap Kings
It's Holiday Soul Party

Genre musical: Christmas Album
Label : DAPTONE
Distributeur : DIFFER-ANT

Comme le spectacle du Cirque d’Hiver Bouglione, et les escargots de bourgogne Lanvin, l’album de Noël est un incontournable de la fin de l’année. Absolument tout le monde se frotte à la houppelande, avec plus ou moins de bonheur. Sharon Jones réussit à accrocher l’étoile tout en haut du sapin avec une énergie, une joie, une force vitale qui réchauffent le corps au cœur de la tempête de neige. Exercice de style réussi sur tous les standards déconstruits et regonflés au souffle chaud des cuivres : White Christmas’, ‘Silver Bells’, ‘Silent Night’, ‘God Rest Ye Merry Gents’, et un formidable ‘Funky Little Drummer Boy’. C’est James Brown qui vole sur le traineau. L’auteur de ‘Santa Claus, Go Straight To The Ghetto’ aurait d’ailleurs hurlé de bonheur à l’écoute d’un titre original en plein dans le sujet, avec une dimension sociale en plus, et un groove irrésistible, un vrai tube soul d’aujourd’hui : ‘Ain’t No Chimneys In The Projects’. Avec Saun et Starr, ses choristes, Sharon réconcilie le sacré et le profane avec ‘Big Bulbs’, double sens choral qui.., que..., bon c’est Sharon qui l’explique le mieux : « it reminds me of like, back in the 30’s…yeah man cool, get that party going. This is what keeping me going, giving me my energy, and put the sickness behind me, this cancer. Get in the back. ». L’un des tous meilleurs albums de l’année pour moi.
Cranberry Gordy