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10/20
Chroniques CD du mois Interview: ALMANAK Livres & Publications
Portrait: W.C HANDY Interview: lee o'nell blues gang Dossier: FENDER STRATOCASTER
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

OCTOBRE 2013

Anders Osborne
Peace

Genre musical: blues, rock .
Label : ALLIGATOR
Distributeur : SOCADISC

Un album, c’est d’abord un boitier et la photo de celui-ci a un côté provoquant. Une pitchoune de trois /quatre ans qui vous fait un doigt en vous regardant droit dans les yeux… c’est limite. Le premier titre attaque sur un son agressif de guitare saturée qui dure une quarantaine de secondes et au moment où l’on en peut plus, le morceau démarre sur un tempo lent, aérien, qui serait un mixe de Neil Young et d’Eagle. Il n’y a qu’à se laisser emporter. Emotion d’une voix pure agrémentée d’un talent certain pour la composition où souvent la guitare acoustique se mêle à l’électrique. Anders Osborne est le genre d’artiste inclassable qui navigue entre folk-rock, rock, blues, qui aime jouer avec les sons, et qui met ses tripes sur la table avec des chansons qui parlent, entre autres, des joies et des espoirs  de sa vie, de mises en garde contre les violences urbaines et les abus de produits illégaux. Le titre de l’album, Peace, montre la voie à laquelle il aspire suite à un passé tumultueux. C’est un bel album pour qui aime les arrangements bien ficelés pour mettre le pilotage automatique et se laisser emporter. Il y a même un court titre de 2’30 de délire psychédélique du genre ‘Révolution 9’ des Beatles. C’est le quatrième album de ce garçon sur le label Alligator gage de qualité à mes oreilles.
César   

Boney Fields & the Bone’s
Project

Changing for the future

Genre musical: Soul - blues - funk
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : MUSICAST

Dès le premier titre ça explose. Le mercure grimpe de quelques degrés et on se laisse gagner par la fièvre. Faire bouger les corps et tourner les têtes, tel semble être le credo de Boney Fields. C’est éclatant, pétillant, brillant, plein d’ardeur. La mélancolie prend toutefois le pas sur l’excitation sur certains titres où l’atmosphère se fait plus langoureuse. L’homme de Chicago qui a délaissé le chapeau melon pour un feutre mou n’a  pas perdu une once de la fougue qu’on lui connaissait et il nous entraîne dans un tourbillon de rythmes flamboyants. Avec une musique toujours aussi généreuse et pleine de vie, il mixe les styles de la plus belle façon qui soit. Le jazz absorbe l’énergie du rock, le funk se pare du velouté de la soul music et le blues flirte avec le rap. C’est léger, aérien, sans manquer de solidité ce qui n’est pas le moindre paradoxe, mais l’infatigable machine qu’est le Bone’s Project semble en lévitation. Les amis sont de la partie, Joëlle Koundé est venue chanter sur un titre, Lucky Peterson joue un solo de guitare sur un autre et le cousin de Boney, Lord Reign, pointe le bout de son phrasé sur deux chansons. Une belle et longue reprise de ‘Freedom’ de Luther Allison arrive comme un cadeau supplémentaire presqu’à la fin du disque. L’ensemble est ensorcelant, normal, Boney Fields est un magicien du rythme.
Gilles Blampain

Chapel Hill
One for the birds

Genre musical: Rock, Folk
Label : COSMOPOLITE RECORDS
Distributeur : LA BALEINE

Assurément rock, réellement folk, ce troisième disque de Chapel Hill nous emmène sur des chemins buissonniers des sentiments. La pâte est humaine et la partition multicolore. Les sonorités venues des Appalaches laissent entendre des d’échos d’Europe centrale ou d’Orient. C’est le cœur des hommes qui donne le tempo des chansons. Ombres du passé, amours incertaines, rires et larmes, impression de déréliction, petits plaisirs et dépressions. Rien de banal dans cet enregistrement. Pour les ambiances et les mélodies Nathan Symes, à la guitare, s’inspire autant de Bob Dylan que d’Ennio Morricone mais il met dans son chant la fougue de Jacques Brel et la gravité de Leonard Cohen. Rym Boos installe des atmosphères immatérielles avec son violon, Gregory Pernet à la contrebasse donne de la gravité au propos et Yves maillet avec ses percussions et son glockenspiel créé des pulsions et des rythmes qui éveillent les sens. Oud et accordéon s’invitent parfois dans le décor pour dessiner d’autres arabesques. Le band revisite tout en finesse ‘Seven Curses’ du sieur Zimmerman et donne une version fougueuse très personnelle du ‘Hoochie Coochie Man’ de Willie Dixon. En 11 titres, plus un fantôme, le disque est déroulé. Tout a été capté, mixé et masterisé de belle manière entre Ardèche, Alsace et Hollande comme pour servir d’écrin à ce petit bijou sonore.
Gilles Blampain

Eric Bibb
Jericho road

Genre musical: World-blues-soul, etc
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Un sentiment de sérénité apparaît dès le premier titre. La voix est pénétrante et sensuelle, le travail sur le son est impeccable, les arrangements sont lumineux. La production est superbement soignée. S’il ne bouleverse pas son style en profondeur, Eric Bibb a toujours l’intelligence de se renouveler et de savoir le faire avec talent à chaque nouveau disque. L’enregistrement s’est fait à Londres et a été produit par Glen Scott un ami de longue date avec qui Eric Bibb cosigne bon nombre de titres de ce disque. L’interprétation, tout en délicatesse et d’une certaine sobriété, nous entraîne dans différentes sphères. Eric Bibb emprunte à la world music, puise aux sources du blues, s’inspire de la soul music ou du jazz et n’hésite pas à inscrire des touches électro pour créer une musique très actuelle. Comme souvent son propos se veut universel, il évoque l’humanité sous différentes facettes, parle d’un monde déchiré par les conflits, de la quête de la paix, de la liberté, la souffrance, la tolérance, la rédemption, des faux-semblants trompeurs. Les paroles de chaque chanson sont présentées dans un superbe livret orné d’une très belle iconographie.
Gilles Blampain

Harrison Kennedy
Soulscape

Genre musical: Blues memoriel
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Dès le premier titre on est happé par cette voix profonde et prenante qui met en valeur une prestation très originale. Harrison Kennedy joue du banjo, de la mandoline, de l’harmonica, des cuillères, du fifre, des percussions et, plus original, du moule à pain. Harrison Kennedy annonce dans le livret « Ce disque est le résultat de nombreuses influences musicales qui m’ont été transmises. Je vous les transmets à mon tour pour votre plaisir. ». Gagné ! Le plaisir est bien au rendez-vous. Compositeur avisé, Harrison Kennedy signe 13 chansons démontrant  ainsi qu’il est bien un passeur hors pair et reprend une composition de Holland-Dozier-Holland, ‘Chairman Of the Board’. Il est accompagné par Keith Lindsay aux claviers, Justin Dunlop à la basse et Alec Fraser aux percussions. L’homme de Toronto puise dans le blues mais le souffle du gospel s’entend dans certains titres et la pulsation du funk  vient en agiter d’autres. C’est à la fois un retour aux sources et un pas vers l’avenir. Dans ce disque, l’apport du passé ne sent pas la naphtaline mais apporte plutôt les parfums d’une histoire qui ne peut s’effacer de la mémoire sans briser un lien vers le futur.
Gilles Blampain

Jo Harman
Dirt on my tongue

Genre musical: Blues jazz piano vocal
Label : THE BIG CHILL
Distributeur : non précisé

La jeune Jo(hanna de son prénom complet) Harman, après avoir écumé nombre de festivals et salles pour affûter sa voix, sort son premier album. Voix chaude ('This Is My Amnesty')ou de velours ('I Shall Not Be Moved'), on est envoûté par le timbre et le coffre peu communs de cette native de Londres. L'album est lancé sur des rythmes plutôt jazz piano et puis, d'un coup, on est sur quelque chose de plus rugueux, plus râpeux avec le titre blues-rock 'Heartstring'. Ici, Stevie Watts l'accompagne au clavier, John McKenzie à la basse, Mike Mayfield à la guitare et Martin Johnson à la batterie. On enchaîne avec une ballade 'I Don't Live Here Anymore' qui donne envie d'opiner de la tête et de claquer un peu des doigts. Côté paroles, celle qui a grandi à Devon a une plume particulièrement sensible. Ecouter le titre 'What You Did For Me'. C'est l'histoire qu'on a tous un peu vécue : celle où les sentiments post-rupture se confrontent au jour où vous devez venir chercher vos affaires chez votre ex... 'Sweet Man Moses' nous transporte quasiment sur les bancs d'une église... Le ton est solennel, le rythme, lent et l'engouement, profond. Le gospel est à l'entrée de l'église ! Alleluia !
Tristan Sicard

Leyla McCalla
Vari-colored songs

Genre musical: Folk-blues + caraibes.
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Tim Duffy, fondateur de la Music Maker Relief Foundation, a remarqué Leyla McCalla dans les rues de New Orleans où elle jouait des suites de Bach ; par la suite le projet de ce disque a mis 5 ans à voir le jour. Cette jeune artiste est native de New York mais elle puise son inspiration à plusieurs sources. Il y a, comme une évidence, son patrimoine familial haïtien, la Nouvelle Orléans où elle a longuement séjourné ou encore le Ghana où elle a passé deux années de son enfance. Que les mots soient en anglais ou en créole, la voix est douce et agréable. Les ambiances sont nostalgiques ou joyeuses, les sonorités blues ou jazzy et la musique des îles s’entremêlent au fil des plages. Dotée d’une solide formation classique Leyla McCalla est violoncelliste mais tâte également avec bonheur de la guitare ou du banjo. A travers cet enregistrement, la jeune femme souhaitait rendre hommage à Langston Hughes (1902-1967). Elle a mis 7 textes du poète de Harlem en musique, les 7 autres titres étant des chansons traditionnelles haïtiennes ou des compositions originales créées spécialement pour ce disque. Le maître du banjo Don Vappie et Matt Rhody au fiddle, Tom Pryor à la pedal steel guitar, Rhiannon Giddens et Hubby Jenkins des Carolina Chocolate Drops avec qui Leyla McCalla a déjà fait un bout de route musicale, ont participé à la réalisation du CD. Une musique multicolore qui révèle l’âme d’une artiste authentique.
Gilles Blampain

Micke Bjorklof & Blue Strip
After the flood

Genre musical: Blues rock
Label : BLUES BOULEVARD
Distributeur :
MUSIC AVENUE

La Finlande n’en finit pas de nous révéler des bands dignes du plus grand intérêt. Micke Bjorklof et ses acolytes font partie de ces savoureuses découvertes septentrionales. Cinq types qui écument les scènes de Scandinavie, et même au-delà, depuis une vingtaine d’années, ce qui signifie que ces gars-là ne sont pas tombés de la dernière pluie et possèdent l’expérience des vieux routards. Ils balancent un blues rock puissant, original, magnétique. C’est le cinquième album du groupe, qui après les studios d’Helsinki et de Londres a voulu cette fois investir les lieux saints de New Orleans, d’où le titre hommage After The Flood. La cité du croissant a imprimé sa marque dans la musique des Finlandais notamment avec quelques envolées pianistiques évoquant Professor Longhair et des incrustations de funk dans le rock. Micke Bjorklof, chanteur chaleureux, plein de vivacité, harmoniciste et guitariste rythmique, emmène le groupe, mais c’est Ville ‘Lefty’ Leppänen, superbe guitariste (électrique, slide, National steel), qui signe les 12 titres originaux du disque, en solo ou en collaboration. Teemu Vuorela à la batterie et Seppo Nuolikoski à la basse assurent méchamment la rythmique et Timo Roiko-Jokela s’éclate au malletKat (percussions MIDI aux multiples modes de configurations).
Gilles Blampain

Pokey LaFarge
Pokey LaFarge

Genre musical: Country old-time ?
Label : THIRD MAN RECORDS
Distributeur : BERTUS

Quand on voit Pokey en concert, on sent bien, sous cette grosse pêche rétro, une sorte de férocité revancharde contre tout ce qui a pu être lancé sur Terre depuis le bouquet inaugural d’Hiroshima. Après tout, Brian Setzer a su trouver le chemin du XXIe siècle en jouant ‘Red Hot’ ad libitum, pourquoi pas Pokey avec ses vieilles manière country old-time ? Mais quand on entend sa voix aigrelette de faux péquenaud hillbilly, presque féminine, (lui-même ironisant sur son vibrato nasal), ce chant distancié qui flûte maintenant le long de sept albums, ces guitares jazz des années 20, ces antiques violettes composées dans un angle mort du temps, caressées par un cornet à pistons, une clarinette ou un violon, on se demande à quel moment ce Jacques Lantier des speakeasies devra se défroquer d’un personnage devenu trop étouffant. En attendant le public est là, surtout depuis qu’avec ses trois fidèles chevau-légers du South City Three, les très excellents Adam Hoskins (guitare), Joey Glynn (contrebasse) et Ryan Koenig (harmo, washboard), il ouvre pour les Raconteurs, capte la clientèle de Jack White et signe sur son label Third Man. Ils auront pu, pour une fois, enregistrer relax, non à heures perdues entre deux dates, comme ils en avaient pris l’habitude. Et c’est dommage. Cette nostalgie bien arrangée a certes beaucoup de charme (‘Let’s Get Lost’) et presque toutes ses dents (‘Central Time’), mais la pompe d’adrénaline s’est légèrement ralentie dans le confort des séances. D’autant qu’une cohorte de révérends pogotiers se charge déjà de relever la country, tendance sans-culottes. Alors que Pokey, c’est noblesse oblige…
Christian Casoni

Snakefinger’s History Of The Blues
Live in Europe

Genre musical: le blues, du rural au blues-bop en passant par Chicago
Label : PROMISING MUSIC
Distributeur :WARNER MUSIC GROUP

History Of The Blues était un spectacle didactique que Snakefinger (Philip Lithman pour Scotland Yard) promena à travers la Californie et l’Europe au début des 80’s. Pris d’une frénésie régressive, cet avant-gardiste, un temps maqué avec les Residents, transforma les Vestal Virgins en micro-big band et leur fit remonter le fil, des vieux bluesmen (Skip James) aux modernes (Bobby Bland). En 1984, un LP Rough Trade en témoignait, le voici réédité. Les musiciens sont très capables, surtout le(s) guiatriste(s), et tout-à-fait dans le ton. En revanche, sa voix est un peu trop chichiteuse pour chanter du blues. Du coup, les titres ruraux sonnent petit folk et les titres urbains (jumps, R&B, South et West Side) manquent de coffre. L’exposé inoffensif (et bien sympathique) de Snakefinger, un rien potache, s’éparpille dans un vrac de styles, mais le blues est-il autre chose, quand on l’attaque par Furry Lewis et qu’on l’escalade jusqu'au blues bop d’Oliver Nelson ?
Christian Casoni

The Campbell Brothers
Beyond the 4 walls 

Genre musical: Sacred steel
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Au-delà des 4 murs de leur église les frères Campbell font résonner la ferveur de leur foi dans le fracas de leurs cordes d’acier tendues. Chuck à la pedal steel, Phil à la guitar Midi, Darick à la lap steel, le quatrième de la fratrie, Carlton, tient la batterie, quant à la basse, elle est assurée par Daric Bennett. Les trois premiers frères de la liste chantent et sont rejoints à l’occasion par Denise Brown et Tiffany Godette. Il est inscrit sur la pochette du CD « When gospel meets funk and steel guitars », tout est dit dans ces quelques mots. Cette musique sacrée balaye tout sur son passage. C'est bien un mélange excitant de gospel et de funk emporté par la puissance et le volume du blues-rock branché sur ampli ; ce qui met l’auditeur en joie. Pedal steel et lap steel guitars se tirent la bourre en gémissant et en hurlant avec intensité. Espérons pour les frangins que saint Pierre apprécie cette effusion de sons, sinon ils auront tout faux en arrivant là-haut. En attendant réjouissons-nous de cette exaltation, car une fois encore les frères Campbell prouvent qu’au-delà des chapelles la musique réunit les bonnes âmes.
Gilles Blampain

Tom Principato
Robert Johnson told me so

Genre musical: Blues, rock multicolore
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

D’entrée de jeu Tom Principato nous prend par les sentiments avec un blues rock ardent qui accroche au premier accord en signant un hommage à Robert Johnson. Avec un son et un toucher très personnel il joue toujours avec autant de dextérité dans tous les registres en ajoutant une touche de soul d’un côté, un zeste de reggae d’un autre ou encore une pointe latino ailleurs. Aussi à l’aise dans un style enlevé que dans la ballade langoureuse, Principato s’est entouré pour l’occasion d’un band de musiciens triés sur le volet. Section de cuivres, orgue Hammond, harmonica, synthétiseur ou congas viennent parer et pimenter le son de guitare du leader. L’ensemble, tissé tout en finesse, dégage néanmoins une certaine puissance. Tom Principato signe les 7 titres (dont un qu’il joue en reprise finale) d’une production assez brève puisqu’en 37 minutes 36 secondes le disque est bouclé. Sacré maître de la Telecaster par les média, maintes fois récompensé par les instances musicales Tom Principato nous livre une fois de plus une brillante démonstration de son talent.
Gilles Blampain

Toronzo Cannon
John the conquer root

Genre musical: Blues musclé
Label : DELMARK
Distributeur : SOCADISC

Delmark est ravi de présenter ce deuxième enregistrement de Toronzo Cannon, l’artiste lui-même en est très content, alors ne mégotons pas et soyons nous-mêmes très heureux car le résultat est vraiment chouette. Un blues punchy de la meilleure veine, bigarré, éclatant, teinté de soul qui plonge ses racines dans l’asphalte de Chicago. Toronzo Cannon qui a signé les 12 titres du disque s’inscrit dans la lignée de ses grands prédécesseurs de Earl Hooker à Buddy Guy, mais pas que… En effet, si le petit Toronzo n’avait pas encore soufflé sa troisième bougie quand le génial gaucher de Seattle canait bêtement à Londres, il est indéniable que le jeu du grand Jimi a marqué profondément le musicien qu’il est devenu. Côté vocal ce n’est pas mal non plus, la voix est chaude et puissante. Toronzo Cannon tient la lead guitare et est entouré d’un band assez conséquent puisqu’en plus de la rythmique basse-batterie, orgue, piano, section de cuivres et chœur viennent soutenir sa prestation. De nombreux invités sont venus dans le studio. Pour n’en citer que quelques-uns : Joanna Connor (guitare et chant), Omar Coleman (harmonica), Kenny Anderson (trompette), Mike Wheeler (chant). De plage en plage, on est accroché, étonné. Un enregistrement qui bouillonne d’enthousiasme et qui révèle de belles surprises. Cannon, c’est du gros calibre et ça décoiffe.
Gilles Blampain