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06/20
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Portrait: TAMPA RED Interview: j & V Dossier: STONER
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

JUILLET / AOUT 2015

Christopher Paul Stelling
Labor against waste

Genre musical: Folk et plus
Label : ANTI-
Distributeur : PIAS

Difficile de définir le style de Christopher Paul Stelling en une simple formule. Certes, le mot folk vient immédiatement, mais on perçoit également des racines celtiques, une pointe de flamenco émerge là, le blues se glisse ailleurs. Avec ce troisième album, le new-yorkais s’installe comme un ménestrel des temps modernes et surprend son auditoire à chaque nouvelle chanson. Qu’il chante la fureur ou la mélancolie, son interprétation pleine d’une grande délicatesse dégage une réelle force. Il s’inscrit dans la filiation de Skip James, Dave Van Ronk, Tim Hardin, Ferré Grignard… mais son style semble hors du temps, loin des modes. Il y a à la fois comme une urgence et une hésitation dans sa façon de jouer et de chanter. Une certaine fièvre. Une ardeur prenante. Comme un mélange improbable de tendresse et de brutalité. Il y a l’impact des notes et le choc des émotions. Seul à la guitare ou accompagné d’un violon, d’un violoncelle, d’une mandoline, d’un harmonica ou d’un cor, la passion transpire à chaque titre. Le tempo peut être languide comme une morne soirée d’automne ou vif comme un torrent au printemps, aucun des 10 titres ne laisse indifférent. Un souffle épique parcours l’enregistrement du premier au dernier sillon.
Gilles Blampain

Daniel Romano
If I’ve only one time askin

Genre musical: Country elementaire.
Label : NEW WEST RECORDS
Distributeur :
SONY MUSIC

Daniel Romano est la synthèse des dernières décennies du Nouveau Monde. Elevé dans le brouet traditionnel Haggard-Jennings de son grand-père, les lignes novatrices des Byrds et les ultimes clapotis de la vague punk à la fin des eighties, dessinateur audacieux et artisan du cuir à ses heures, ce Canadien mis comme un prince de Nashville a débuté sa carrière en brûlant les planches de l’Ontario au sein d’Attack In Black, un groupe hardcore spécialiste du hurlement qui déchire la glotte. A trente ans pile, il sort son quatrième album solo et revient au piètement de la musique américaine : country fondatrice, un point c’est tout. Regard embrumé, Stetson mou vissé sur le crâne, sanglé dans une invraisemblable veste en feutrine  incrustée de rubis éclatants, il déroule onze morceaux de son cru sans se poser de questions existentielles. Derrière lui, ses potes hipsters champions du piano, de l’accordéon, de la pedal-steel ou du violon assurent toutes les prises pour donner à l’œuvre une touche moderne et rafraîchissante, notamment dans le traitement du son, sans jamais s’éloigner des stéréotypes du genre. Les mélodies fondent dans la bouche et la voix s’avère pondérée, avec quelques descentes dans les graves que n’aurait pas reniées le maître Johnny Cash. Des nappes de cordes, très présentes, habillent élégamment les chansons aux lenteurs héliotropiques qui structurent l’album. Il y a beaucoup de lyrisme dans ce potage à l’ancienne. Il y a de la poésie et de la nostalgie à travers les thèmes abordés, même si l’on revient souvent à l’Amour, what else ?... Il y a même un peu de punch lorsque la caisse claire s’énerve pour nous faire croire à une ballade appalachienne. Daniel lui-même reconnaît l’originalité de son style, qu’il appelle « Mosey » : terre de contrastes alliant la misère, les paillettes et le sens du spectacle. Tout est dit. Reste qu’il faut apprécier la country de base pour se lancer dans ce voyage un brin passéiste…
Max Mercier

BLUES

Datura 4
Demon Blues

Genre musical: Psyché heavy stoner 70's
Label : ALIVE RECORDS
Distributeur :

Bienvenu en territoire toxique, pays de la Datura, surnommée aussi 'Trompette des Anges' ou 'Herbe du Diable'. Les Aztèques l'utilisaient comme psychotrope pour leurs rites shamaniques. Il semblerait que cette plante se soit aussi répandue en Australie, pays d'origine des Datura4. Ce quartet de frappadingues est composé des guitaristes chanteurs Dom Mariani (The Stems, DM3...) et Greg Hitchcock (The Monarchs, The Bamboos, New Christs...), le batteur Warren Hall (The Drones) et le bassiste Stu Loasby. Un 'super groupe' en quelque sorte, tous unis pour un magma psyché et néandertalien, fuzz guitares à l'unisson et aussi des mélodies assez chiadées. 'Out With The Tide' ou 'Gravedigger Man' nous ramènent au Hot Tuna période Yellow Fever. 'You Ain't No Friend Of Mine' et 'Journey Home', c'est du garage psyché de brutes sur les pentes de l'Etna en irruption. 'Another Planet' c'est John Lee Hooker meets T.Rex dans un boogie glam venu de l'espace. 'Hoonsvine' est une lourde et orageuse journée d'été qui vire sur un tempo jazzy à la Floyd période Meddle, entrelacs de slide guitares du plus bel effet. 'Demon Blues' peut nous faire penser à un autre groupe de frappés, les Endless Boogie, voir à du ZZ Top sous alcaloïdes herbacées, alors qu'on jurerait entendre l'Ozzy Osbourne dans le très Black Sabbath 'Killjoy'. Stoner très toxic que ce groupe!
Juan Marquez Léon

Elli De Mon
II

Genre musical: Mystic country blues
Label : PITSHARK RECORDS
Distributeur :
CLEAR SPOT/ BELIEVE

Elli De Mon ;  One Girl Band. Rare. Je pourrais arrêter ma chronique ici. Mais étant donné, ces temps-ci, de la multitude de One Man Bands tapant sur leur tambour de par notre planète, je vais quand même tenter de vous présenter la singularité de cette dame. II. Deux comme le deuxième album. Ou comme une gémellité retrouvée. Dans le tarot, le 2 est la Papesse, symbolisant l'initialisation, la sagesse et la spiritualité. De son vrai nom, Elias De Munari, joue un blues minimaliste, dans une production rêche rappelant le Dry de PJ Harvey, alternant lumière et pénombre, méditation et violence. 'The Judgement' nous ramène même aux Kills (VV). Certains titres comme le lancinant 'Ouroboros', baignent dans le mysticisme sombre, alors qu'on croirait entendre celle qui aurait dû succéder à Nico dans le Velvet de 1967! 'Wild Blues' est un train que l'on prendrait à la gare de Bentonia  pour filer sur des voies en fusion à travers un Mississippi mystifié. 'Unbreakble' relève carrément du 'Mantra médiéval', sitar et dilruba colorent le sommet de ce disque, qui se clôt de belle manière sur les arpèges d'herbe bleue de 'Requiem For J'. En un mot....ou 'II' : Profondément magnifique.
Juan Marquez Léon

Mavis Staples
Your good fortune

Genre musical: New soul'n'gospel
Label : ANTI-
Distributeur :
PIAS

Ses collaborations récentes avec Jeff Tweedy (Uncle Tupelo, Wilco) ont remis, celle qui ouvrait pour les discours de Martin Luther King, sur les rampes du succès. En même temps que sort 'Mavis!', un documentaire célébrant ses 60 ans de carrière, nous arrive cet EP 4 titres produit par Son Little. Ce dernier, qui avait déjà collaboré avec The Roots, nous a livré l'an dernier un premier et très bon mini album Things I Forgot. Pour l'ex-Staple Singers, il compose ici 'Your Good Fortune', gospel hanté, avec aux chœurs sa propre sœur, Megan Livingstone, et 'Fight', protest song aux beats très 'Princiers'! Ensuite 'See That My Grave Is Kept Clean' de Blind Lemon Jefferson (1927) que les Staples avaient déjà repris en 1962 et 'Wish I Had Answered' des mêmes sur leur album This Land de 1963, viennent clôturer un EP au son rustique et granuleux. A 75 ans et de sa voix de plus en plus rocailleuse, c'est la rencontre du passé et du futur que nous propose ici Mavis ;  pour nous rappeler que rien n'est jamais acquis. D'ailleurs, au vue de l'actualité récente, le combat pour les droits civiques du peuple Noir américain n’est toujours pas terminé...
Juan Marquez Léon

Orville and the Woodbox

Genre musical: Electro folk-blues
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : www.reverbnation.com/thewoodbox/songs

Avec ce disque nous avons affaire à un artiste qui s’affranchit des cadres et va son chemin en créant la musique qu’il aime. Il se dégage de cet enregistrement un climat attrayant qui accroche l’oreille dès le premier titre. D’hier et d’aujourd’hui. D’abord folk-blues à l’ancienne dans le style et dans l’esprit car joué sur des cigar boxes, ensuite électro car la technologie moderne est de la partie avec table de mixage, loops et quelques bruitages. Orville Grant opère en orfèvre. Entièrement artisan de sa création, il fabrique ses instruments et est à la fois aux compositions, à l’exécution et à la réalisation (sonore et picturale). Voix grave et suave, il signe la majorité des titres et reprend Robert Johnson (‘Terraplane Blues’), Blind Willie Johnson (‘The Soul Of A Man’), Johnny Cash (‘Folsom Prison’), Claude Ely (‘Ain’t No Grave’), JJ Cale (‘Crazy Mama’) ; compositions qu’il se réapproprie de belle manière plutôt que d’en faire une banale copie. Ambiances nostalgiques ou joyeuses, le country blues flirte avec le funk, la ballade intimiste côtoie des tempos marqués. En tout, 13 titres qui se déroulent en 49 minutes. Rétro-moderne, le style est fort, la touche est personnelle et ça fait mouche à tous les coups.
Gilles Blampain

Richard Koechli
Searching for the blues

Genre musical: Blues à facettes
Label : FONTASTIX
Distributeur : iTUNES, cdBABY

Deux CDs dans le boîtier. Sur le premier la captation d’un concert en solo sur la scène du Festival des Guitares à Pélussin en novembre 2014. La set list mêle les compositions de Richard Koechli et des reprises de Bob Dylan (‘Gotta Serve Somebody’), Tampa Red (‘It Hurts Me Too’), JJ Cale, (‘After Midnight’), Elisabeth Cotton (‘Freight Train’), Pink Floyd (‘Wish You Were Here’), Fred McDowell (‘You Gotta Move’), Jimmy Reed (‘Honest I Do’), Bo Diddley (‘Before You Accuse Me’), Parker/Phillips (‘Mystery Train’). Une voix chaude, un jeu brillant et une guitare au son cristallin. En tout 15 titres pour un concert de 67 minutes par un homme seul avec son instrument et sa vituosité en picking ou en slide. Le ton est chaleureux, convivial et décontracté. Son credo, la spontanéité : « Ne jamais jouer une chanson deux fois pareille ; la spontanéité et l'honnêteté sont pour moi le centre de la musique, en particulier du Blues. L’objectif est de toucher le public». Pari réussi ! Le deuxième CD (41 mn) présente des musiques de film que l’homme de Lucerne a composées et interprétées. Notamment l’illustration sonore du long métrage Le Gardien C’est Moi de Sabine Bossqui a obtenu le prix de la meilleure musique de film du cinéma Suisse et la musique du documentaire Mit Bärenwaisen Durchs Tigerland diffusé sur la télévision suisse allemande. Des B.O qui révèlent une autre facette du talent de Richard Koechli.
Gilles Blampain

The Rise and Fall of
Paramount Records

Genre musical: Blues historique
Label : THIRD MAN RECORD
Distributeur : thirdmanstore.com/the-rise-and-fall-of-paramount-rec

L’aigle des macarons Paramount plante ses serres dans le globe terrestre pendant quinze ans, de 1917 à 1932, seule période de l’histoire où le blues a donné du gras aux labels. Mamie Smith fait la fortune d’OKeh (1920), Bessie Smith sauve Columbia de la faillite (1923) et Paramount, qui végète dans les symphonies, les harmonies militaires et les prêches, décolle avec ses 12000 et 13000 series (1924). L’étiquette aquiline, qui s’est posée à New York comme tous les moulins du race record, décentralise la gravité du marché vers Chicago au début des années 20 et se rapproche de sa maison-mère, la Wisconsin Chair Company. Car Paramount et ses satellites, Puritan, Famous, Broadway, appartiennent à un fabricant de meubles de Port Washington. Des premières majors Paramount est la pire, ses enregistrements sont rongés par un bruit de surface impossible. Elle détient pourtant le catalogue race le plus alléchant grâce au producteur noir Mayo Williams, qui déniche Ma Rainey et les premières stars du blues rural : Papa Charlie Jackson, Bind Lemon et Blind Blake. Lire la suite… blues
Christian Casoni

The Rolling Stones
Sticky Fingers

Genre musical: Rock
Label : UN IVERSAL
Distributeur :

On pourrait gloser longuement sur la politique des majors qui, loin de se remettre en question, continuent à miser sur le court terme, et proposent pour 25 Euros des vinyles amortis depuis des lustres… Seulement voilà : Sticky Fingers, tout de même, avouons que c’est incontournable. Rappel des faits : de 68 à 72, soit de Beggars Banquet à Exile On Main Street, les Stones alignent quatre albums studio monstrueux - et aussi un live infernal, Get Yer Ya-Ya’s Out - sans doute la meilleure série jamais réalisée dans l’histoire de la musique de jeunes.  Autant dire qu’en 71, à l’heure où sort Sticky Fingers, les Stones sont les maîtres du monde. Ils viennent de s’adjoindre les services d’un certain Mick Taylor, et repartent fièrement au combat. Le résultat est fabuleux, pour beaucoup il s’agit de leur meilleur album. Décliné ici en six versions, du vinyl simple au coffret Super Deluxe… Nous nous attacherons au double CD, assorti d’inédits et de titres en public. L’album original tout d’abord, où absolument tout est indispensable : ‘Brown Sugar’ et son riff dantesque, ‘You Gotta Move’, reprise de Fred McDowell, ‘I Got The Blues’, rhythm and blues somptueux. Ils abordent tous les styles qui leur sont chers : ‘Sway’ est un autre blues déglingué, ‘Wild Horses’ et ‘Dead Flowers’ renouent avec le country blues, ‘Can’t You Hear Me Knocking’ les présente à leur sommet – riff d’anthologie là aussi.  Et puis‘Bitch’, un titre funky misogyne, ‘Sister Morphine’  un long trip  vénéneux (où Marianne Faithfull est enfin créditée). L’album se clôt sur ‘Moonlight Mile’ une ballade comme ils savaient encore en trousser sans tomber dans la mièvrerie.   Le tout baignant dans le stupre et la dope… Nombreux bonus, dont ‘Brown Sugar’ avec Clapton - qui n’était pas encore le musicien pour salon de thé que l’on connaît aujourd’hui -  un(e) ‘Bitch’ étiré(e), ou une version alternative de ‘Wild Horses’
Marc Jansen

Tommy Bolin
Teaser 40th anniversary

Genre musical: Fusion
Label : UDR MUSIC
Distributeur :
WARNER

Pour commémorer le 40ème anniversaire de la sortie de l’album Teaser, et assouvir les désirs des fans éplorés, UDR Music publie un coffret deluxe contenant un beau livret sur papier glacé, 3 LP vinyle, plus deux CD best of live de concerts captés à Ebbets Field, The Northern Lights, My Father’s Place et Albany. L’ensemble laisse entendre des prises de son studio qu’on pensait perdues depuis longtemps et des sessions originales mises de côté. Tommy Bolin qui a eu une éphémère carrière de 7 années a collaboré avec des groupes comme Zephyr, The James Gang et Deep Purple. En dehors de Django Reinhardt, Carl Perkins et Jimi Hendrix, il ne revendiquait aucune autre influence. Cette étoile filante qui a fait partie du cercle restreint des brillants guitaristes, rapidement affublé du titre de guitar hero, a abordé différents styles avec brio. Il a créé une fusion de formes libres allant du jazz au hard rock, du funk à la musique latine et au reggae. Sorti en 1975 alors qu’il venait d’intégrer Deep Purple en remplacement de Ritchie Blackmore, Teaser était le chef-d'œuvre solo que Bolin n’a jamais eu la chance de promouvoir correctement, sa mort prématurée d’une overdose à l’âge de 25 ans en 1976 ayant mis un point final à son œuvre.  Réédition mémorielle, ce coffret révèle un univers musical qui traverse les décennies sans subir l’outrage des ans. Un superbe objet qui honore la mémoire de ce talentueux guitariste qui restera dans la l’histoire du rock.
Gilles Blampain

The Troy Redfern Band
Backdoor Hoodoo

Genre musical: Blues rock
Label : BLUES BOULEVARD
Distributeur : MUSIC AVENUE

Troy Redfern, guitariste issu d’un coin perdu tout proche de la frontière galloise, est à ce jour fort méconnu, et c’est une réelle injustice.  A douze ans à peine, il voit la lumière, au cours d’une projection de Back To The Future, à l’instant même où y retentissent les accords du  redoutable ‘Johnny B Goode’. Il se met aussitôt à l’instrument… Et après diverses collaborations, c’est en 2008 qu’il construit son propre studio. Déjà auteur de deux albums, il se lance maintenant dans une autre aventure, le power trio, une formule qui convient parfaitement à ce genre d’exercice. Il s’adjoint tout d’abord les services de Stuart McDonald, bassiste émérite qui accompagna Freddie King ou Muddy Waters, mais encore Paul Rodgers, leader de Free et Bad Company. A la batterie, un certain Alex Bridge, aux références moins prestigieuses, mais au talent irréfutable. Un talent qui éclate ici dès le morceau d’introduction, ‘It Starcks’ où les bases sont posées d’entrée de jeu : un bassiste qui propulse l’ensemble, un batteur à la frappe sèche et précise, et Troy Redfern donc à la slide guitar – qui se révèle aussi excellent vocaliste. Solo incisif, composition solide, voilà une fort belle entrée en matière. Il s’agit bien ici de blues-rock, mais le trio évite les pièges qui peuvent rendre le style scolaire, exagérément appliqué. Ils évitent la rigidité, abordent le rockabilly (‘The Other Side’)  ou encore le country blues (‘Lamb Of Zion’), sans jamais s’éloigner des fondamentaux (les excellents ‘Salvation’ et ‘Backdoor Hoodoo’). Ça ne sonne jamais daté, au point  parfois de rappeler tous ces jeunes groupes à guitares. L’objet lui-même est très soigné, et nous est proposé par un label spécialisé qu’on ne peut que recommander. 
Marc Jansen