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été 18
Chroniques CD du mois Interview: THE JAMWALKERS Livres & Publications
Portrait: EDDY CLEARWATER Dossier: MOTOWN RECORDS  
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

JUIN 2018

Bedmakers
Tribute To An Imaginary Folk Band

Genre musical: Folk gymnopédique
Label : Mr Morezon (FR), Babel Label (UK)
Distributeur :
Orkhestra International (CD et numérique)

Du folk instrumental construit par mouvements, comme une œuvre de musique classique, exigeant, abstrait, qui se lâche tout-à-coup et part en free, c’est un peu ce que les quatre Français/Britanniques de Bedmakers ont enregistré avec cet hommage à un groupe de folk imaginaire, quand le folk n’est plus une chanson, quand ses accents celtiques traversent des tamis hors-sol et prend des inflexions balkaniques ou jazzies. Mieux vaut avoir l’oreille un peu rompue aux variations de cet univers si singulier, quasi gymnopédique par moments. On a quand même une expression très extrapolée et très ambitieuse de ce que les Bedmakers appellent folk. Quoi qu’il en soit, les quatre expérimentateurs, Robin Fincker (saxo, clarinette), Mathieu Werchovski (violon), Pascal Niggenkemper (contrebasse) et Fabien Duscombs (batterie), n’ont rien fait qui mérite le fouet. On se plaint toujours que tout a déjà été dit. Voilà une bonne occasion de montrer qu’on est un dandy. Digressions de/vers John Fahey et Bert Jansch, traditionnels hyperboliques écossais et irlandais… l’exception, ça se mérite.
Christian Casoni

Beth Hart
Live From New York Front and
Center
CD ou DVD

 

Genre musical: Pop rock 
Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

La belle revient avec un live assez inattendu. En effet, alors qu'elle remplit quand même des salles de tailles assez importantes (cf. l'incandescent 'Live At Paradiso' en 2005 puis le 'Live At Amsterdam' avec Joe Bonamassa en 2014), l'option a été cette fois d'enregistrer dans un club pouvant contenir 200 personnes maxi, l’Iridium Jazz Club de New York City. Ambiance feutrée et intimiste donc en ce 7 mars 2017 dans le cadre d'une Série TV de concerts sur WLIW. De plus, le choix s'étant porté sur l'interprétation de titres moins connus, 3 titres seulement proviennent de son Fire On The Floor de 2016, il n'est nullement question ici d'un Best Of en public. Pari osé me direz-vous, mais qui, pour ma part, est intéressant parce qu'il dévoile une autre facette de son répertoire. Cette soirée est constituée de nombreuses ballades, irlandaise comme 'St. Teresa', bluesy ou soul. Beth est seule au piano pour 'As Long As I Have A Song'. Les tourments d'hier sont loin maintenant, la dame reste fragile mais semble bien entourée. Il y a quand même un blues assez intense dédié à sa mère, ‘Baddest Blues', puis un magnifique 'Broken And Ugly' dans lequel sa voix scande une déflagration de rhythm’n’blues. Reste 3 rocks bien enlevés, dont 2 où est invité Sonny Landreth. 'For My Friends' prend même l'allure d'un rock-blues à la Cream/Hendrix. Les acteurs sont John Nichols (guitare), Bob Marnelli (basse), Bill Ranson (batterie). Le DVD révèle des tires bonus en acoustique, des images du concert, et une interview. En définitive, un live relativement calme et une ambiance très club. Le chant de Beth Hart, comme à l'accoutumée, reste impressionnant en terme de profondeur et de sentiments exprimés. Une très grande chanteuse.
Juan Marquez Léon

Big Boy Bloater And The
Limits

Pills

 

Genre musical: Rock’n’roll, quoi qu’il arrive  
Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

Big Boy Bloater (chant et guitare) n’en est pas à son premier album. Lui, Matt Crowley (batterie) et Steven Oates (basse), forment les Limits, un power-trio de rock’n’roll atypique ou de rhythm’n’blues insolite (sur une transition parfois, ou une rupture qu’on n’attendait pas à cet endroit). Les Limits déballent un échantillonnage de jumps dévoyés (‘Stop Stringing Me Along’), de garage psyché non-orthodoxe (‘She Didn’t Even Buy A Ticket’), de pub-rock (‘Pills’), de country-rock (‘Oops Sorry’), de songwriting façon qui-vous-savez (‘Mouse Organ’), et même un final old-time (‘A Life Full Of Debt’), mais on parle bien de rock’n’roll ici, non d’americana. Chacun des trois défend son parti-pris avec un enthousiasme fracassant. Bloater chante comme un blues-rocker, mais sa guitare dure et frontale, aux riffs complexes et tordus, se dresse toujours sur le tranchant du rasoir, la batterie est explosive et la basse, énorme boa constrictor en mue perpétuelle, absorbe toutes les fréquences, et roule comme une maison folle. S’y ajoutent de l’orgue et des chœurs. L’ensemble est massif et fluide, servi par un sens indéniable de la composition et de la mélodie. Que le rock’n’roll soit !
Christian Casoni

Blind Lemon Pledge
Evangeline

 

Genre musical: Blues, americana  
Label : OFEH
Distributeur : CdBaby, Amazon, iTunes

Il réside dans la région de la baie de San Francisco et c’est le genre de zig qui peut jouer n'importe quoi : jazz, country, cajun, blues, soul, salsa... avec talent. Et bien sûr il ne se limite pas à un seul instrument. Mais là il ne joue pas en solo, mais en compagnie de quelques compagnons. James Byfield est Blind Lemon Pledge, depuis son adolescence il a un penchant pour le country blues mais cela ne l'a pas empêché d’aller voir du côté du folk, du jazz et même la musique classique chinoise et de la musique électronique. Avec cet album, le septième à son actif, il signe dix chansons originales. Chaque chanson fait naître un univers particulier. Chants de travail des chain gangs, blues d'un bar clandestin de New-Orleans, rock accrocheur d'un bouge du Sud, slide envoûtante du Delta. Chaque titre raconte une histoire qui nous promène des années 1920 aux années 1960. Cigar box guitar entêtante et riffs d’harmonica alternent avec chant a capella pour ‘Buley's Farm’, hommage aux chansons de prison, sur les conditions de travail et le désir de s'enfuir. On remonte le temps avec ‘Jennie Bell’ une douce chanson d'amour, ballade folk jouée sur une six cordes acoustique. ‘Brimstone Joe’ est inspiré par la musique de Jelly Roll Morton. ‘Evangeline’, qui clôt l’album est un blues profond sur l'amour perdu avec une guitare slide au rythme évanescent. Si les sources d’inspiration sont multiples l'album reflète néanmoins une unité cohérente. Avec une superbe musicalité et une voix douce et mélodieuse, Blind Lemon Pledge nous chatouille l’oreille agréablement.
Gilles Blampain

Joe Bonamassa
British Blues Explosion Live
CD ou DVD

 

Genre musical: Tribute to British blues  
Label : MASCOT
Distributeur :
PROVOGUE

Avec cet enregistrement capté au Old Royal Naval College de Greenwich le 7 juillet 2016, Joe Bonamassa rend hommage aux guitaristes britanniques qui ont marqué son parcours de musicien, Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page. Trois figures majeures du Swinging London qui ont contribué à façonner le rock moderne fortement marqué par le blues. Trois instrumentistes qui ont en commun d’avoir joué au sein des Yardbirds, qui ont innové dans leur domaine et qui ont montré la voie à plusieurs générations en léguant un lumineux héritage à travers une production de haute qualité. Avec son band qui y va sans retenue, Michael Rhodes (basse), Reese Wynans (claviers), Anton Fig (batterie) et Russ Irwin (guitare), Joe Bonamassa reprend 16 titres en tout (sur 2 CDs) : ‘Mainline Florida’ et ‘Pretending’ de Clapton en solo, ‘Double Crossing Time’ et ‘Little Girl’, de sa période Blues Breakers avec John Mayall, ‘SWLABR’ épisode Cream, ‘How Many More Times’, ‘I Cant Quit You Baby’, ‘Boogie With Stu’ de Led Zeppelin pour saluer Jimmy Page, ‘Beck’s Bolero’, ‘Plynth (Water Down The Drain)’ et ‘Spanish Boots’ de Jeff Beck… Bien évidemment nous avons droit à de très beaux solos, Bonamassa est un excellent guitariste, cependant si sur certains passages il est très inspiré, il l’est moins sur d’autres et on peut préférer la version originale. Mais on ne va pas chipoter car avec cet album Joe Bonamassa nous rappelle que musicalement les sixties ont vraiment été une époque exaltante. Le double DVD qui aligne 14 titres permet évidemment de voir le concert filmé en plein air à la tombée du jour (1h44’), et de découvrir quelques bonus comme Joe Bonamassa jouant ‘Taxman’ de George Harrison au Cavern Club de Liverpool.
Gilles Blampain

John Clifton
Nightlife

 

Genre musical: Blues, rock, etc...
Label : RIP CAT RECORDS
Distributeur : Rip Cat records, iTunes, Spotify

Originaire de Fresno, vétéran de la scène blues de la côte Ouest ayant voyagé dans le monde entier depuis la fin des années 1980, John Clifton n’est pas un novice. Harmoniciste, guitariste, chanteur, producteur et compositeur, il interprète un subtil mélange de West Coast et Chicago blues. Pour ce nouvel enregistrement il ne se prive pas de faire entendre R'n'B, soul et rock'n'roll vintage de haute énergie pour la douzaine de titres qu’il aligne. La set list comprend un certain nombre de reprises comme ‘Strange Land’ de Charlie Musselwhite, ‘Sad About It’ de Lee Moses et ‘Last Clean Shirt’ popularisée par T-Bone Walker qui ouvrent l’album. Les compositions originales sont aussi de bonne facture et plutôt séduisantes comme le rock estampillé fifties ‘Brand New Way To Walk’ ou‘How About That’ au super flux jazzy. Secondé par Scott Abeyta (guitare), Matt Moulton (basse), Bartek Szopinski (piano) et John Shafer (batterie), John Clifton secoue son auditoire avec sa voix grave et ses solos d’harmonica piquants. « Le nouveau disque est fait avec les gars avec qui je joue tous les soirs. Ces chansons font partie de notre set live depuis un certain temps, alors quand nous les avons enregistrées, nous avons juste allumé le magnétophone et l'avons laissé tourner ». Un ensemble qui ne manque pas de relief pour un album assez intense.
Gilles Blampain

Josh T. Pearson
The Straight Hits!

 

Genre musical: Country gothique  
Label : MUTE RECORDS
Distributeur : Amazon, iTunes

2017, réédition d'un double album fleuve que certains considèrent comme le dernier chef d'œuvre du rock. Un remixage impressionnant du seul et unique album de Lift To Experience The Texas JerUSAlem Crossroads paru initialement en 2001. L'engin se situait entre Jeff Buckley et My Bloody Valentine. Un groupe de 3 Texans mal rasés et dont un des membres portait un chapeau de cowboy poussiéreux pour un déluge de psaumes incendiés de guitares messianiques. Mixée par le Cocteau Twins, Simon Raymonde, cette flamboyance christo-romantique était produit par Josh T. Pearson, le chanteur guitariste leader du trio, un fils de pasteur venu de nulle part. En ce début de siècle, l'album m'avait fort impressionné. Et puis... plus rien. Le 'lonesome cowboy' s'était évaporé dans le désert. Pearson vécu de petits boulots sans pour autant quitter la musique et la scène en solo ou en collaborant avec My Bloody Valentine, Dirty Three. Un single reprise d'Hank Williams et des titres pour le cinéma, une vie erratique entre le Texas, Berlin et Paris jusqu'en 2011. Puis, surprise la sortie de Last Of The Country Gentlemen, album acoustique sous son seul nom et encensé par la presse spécialisée. Et v’là pas que sort en 2018 ce The Straight Hits. Le type a de l'humour... nous pondre un album de hits alors qu'il s'est passé 17 ans entre le premier et celui-ci. Il s'agit là en quelque sorte, bien inattendue, d'un concept album autour du terme 'straight'. Tous les titres possèdent ce mot : droit et direct. Le constat est là, c'est une véritable claque. Rien entendu de tel depuis le premier Gun Club, Flesh Eaters ou récemment, les regrettés The Amazing Snakeheads. Une country hantée. 'Straight To The Top' est à rapprocher des Cramps tellement ce rockabilly punk est possédé... Dieu ce son ! 'Straight At Me' et son clavier sonne comme un titre de ? Mark And Mysterians ou des Stranglers. 'Straight Laced Come Undone' nous ramène à son album folk. 'Damn Straight', et surtout 'Loved Straight To Hell' pour cette intensité romantique et désespérée, qui rappelle Lift To Experience, sont à situer juste à côté de Tamino, ce jeune géant Belge qui démarre actuellement. Un truc de crooner de fête foraine se nomme 'The Dire Straits Of Love'... hilarant ! Et la grande chose, 'A Love Song (Set Me Straight)’ avec sa trompette à la Pale Fountains de Liverpool emporte divinement tout. Un final pour touches de piano (?) suspendues pour 'Straight Download Again' en attendant d'être nommé meilleur album de l'année. Aux dernières nouvelles le gars s'est rasé la barbe... mais porte toujours un Stetson sur la tête.
Juan Marquez Léon

Kathy and The Kilowatts
Premonition of love

 

Genre musical: Blues coloré
Label : NOLA BLUE RECORDS
Distributeur : CdBaby, Amazon, Deezer

D’entrée de jeu ça pulse fort, Kathy Murray envoie un rock teinté de soul très énergique ‘First Do No Harm’. La pression ne retombe pas avec la suivante, la chanson titre 'Premonition Of Love', aux accents funk assez chauds, inspirée par Freddie King, la légende du Lone Star State dont le jeune frère, bassiste, fait une apparition spéciale sur quatre titres. L’album déroule dix compositions originales et trois reprises, la très feutrée 'Black Nights' de Lowell Fulson, le shuffle ‘What Have I Done Wrong’ de Magic Sam et le joyeux ‘Sugar Bee’ de Cleveland Crochet aux inflexions cajuns. Rock, ballade acoustique, blues, l’ensemble est assez varié et d’ailleurs l’intéressée annonce sans surprise : « Mon son englobe les influences de tous les styles musicaux régionaux du Texas auxquels j'ai été exposée tout au long de ma vie : blues, swamp pop, rock, zydeco, soul, rockabilly et conjunto ». Kathy Murray qui a jammé en son temps avec Stevie Ray Vaughan, WC Clark ou encore avec les Fabulous Thunderbirds a une voix forte et souple et elle est soutenue par quelques musiciens pointus comme le guitariste Bill ‘Monster’ Jones et le pianiste Floyd Domino pour ne citer qu’eux et une ardente section de cuivres quand il faut encore faire monter la température.
Gilles Blampain

Marcia Ball
Shine Bright

Genre musical: Louisiana-Texas
Label : ALLIGATOR
Distributeur : SOCADISC

C’est à Austin pour une partie et pour l’autre au légendaire Dockside Studio à Maurice, en Louisiane, que Marcia Ball s’est rendue pour enregistrer cet album. Elle reprend Ernie K-Doe (‘I Got To Find Somebody’), Ray Charles (‘What Would I Do Without You’), Jesse Winchester (‘Take A Little Louisiana’) et nous livre neuf compositions originales. Comme à son habitude son style barrelhouse est un mélange unique de blues et de soul qui saute allègrement les frontières pour laisser entendre rock, funk, boogie, mais également calypso, rumba et ballades. Afin que le résultat soit parfait elle est soutenue par différents groupes, chacun apportant une touche de la saveur locale qui lui est propre. C'est brut, puissant, émouvant et expressif. Avec ‘Shine Bright’, gospel-rock énergique, elle démarre pied au plancher pour entraîner d’une plage à l’autre l’auditeur dans un tourbillon de rythmes enlevés. Produit par Steve Berlin de Los Lobos qui joue du saxophone sur quelques titres, entre engagement citoyen, propos sérieux ou humoristique, Shine Bright est selon Marcia Ball : « Un album ridiculement plein d'espoir et de bonne humeur. Des chansons sur lesquelles vous pouvez danser et des chansons qui font réfléchir. Le secret est de mettre les chansons politiques sur un bon rythme de danse ». Une production qu’elle dédie aux regrettés Allen Toussaint, Fats Domino et Buckwheat Zydeco.
Gilles Blampain
 

Richard Koechli & Blue Roots Company
Parcours

Genre musical: Americana Suisse
Label : FONTASTIX
Distributeur : CdBaby, iTunes, Amazon, Deezer

Quand il est inspiré, le Suisse de Lucerne, connu sous le nom de Richard Koechli, ne se défile pas par un tunnel quantique. Seize titres, la plupart chronométrés à 4 minutes, un de 6’, un de 7’34, un de 8’… Son nouvel album est long, mais ne comporte pas une seconde de remplissage. Toutes les chansons ont leur petit bout de caractère et leur raison d’être. Ce Parcours est pavé de compositions, sauf ‘You Can’t Judge A Book By Looking At The Cover’, et peut-être ‘New Orleans’ qui tourne comme ‘One Kind Of Favor’. Question style, on dira americana pour se faciliter la vie, sachant que les premières plages louchent vers le swamp, au moins vers quelque chose de louisianais, qu’on rencontre aussi des avatars country, country-rock, folk, blues évidemment, des ambiances moins turbides : un riff plus funky ici (‘I Got Life’), une touche West Coast là (‘Just Look What You Have Done’), et trois crève-cœur magnifiques : ‘Of Em Gliche Grond Schtah’, ‘Irish Man’ et ‘Merci’. Koechli chantonne plus qu’il ne chante, voix pauvre en coffre, un peu cramée mais joliment granitée, contrastant avec ses contrechants de slide, très mélodieux. Dès qu’il se passe un bottleneck au doigt, Koechli brille d’une sobriété royale. Les arrangements sont sculptés dans l’épaisseur en vagues berçantes, amples dans le luxe du temps et de l’espace. Le livret propose les textes, traduits en français quand ils parlent anglais, en allemand, ou en suisse alémanique, quand ils parlent français, et les mots sont émouvants de simplicité : « Vous étiez là tous les jours, vous avez tout donné pour nous, chaque heure, sans jamais vous plaindre. (…) Merci, vous étiez formidables, professeurs. (…) Je sais qu’il est un peu tard, désolé. J’espère que vous m’entendez encore. » La Blue Roots Company, en osmose remarquable, sait se tenir, même dans les montées en intensité (‘I Had A Friend’) : Fausto Medici (batterie), David Zopfi (basse), Michael Dolmetsch (piano, Hammond, accordéon), Heini Heitz (guitare acoustique), Dani Lauk (harmo, flûtes), et pas mal de guests, dont un saxo, un violon et une sorte de cornemuse (uillean pipes). Il y a donc de quoi faire, on n’écoute pas un chevrotement janséniste. Malgré son trop-plein, on sent bien que l’album a eu le temps de mûrir, et la chance d’avoir été cueilli à point.
Christian Casoni