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10/20
Chroniques CD du mois Interview: ALMANAK Livres & Publications
Portrait: W.C HANDY Interview: lee o'nell blues gang Dossier: FENDER STRATOCASTER
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

JUIN 2013

Benoît Blue Boy & Franck Goldwasser
Papa, fais pas ça

Genre musical: Pub swamp et chansons blues-rock
Label : FREMEAUX & ASSOCIES
Distributeur : SOCADISC

On en est à combien, treize ? Quinze albums ? De toute façon ça n’a pas grande importance car ce n’est, théoriquement, pas un album de Benoît Blue Boy, mais un album de Benoît Blue Boy et de Franck Goldwasser. Sur Lent Ou Rapide (Dixiefrog 1997), Franck était déjà là, mais il officiait en qualité de sideman. Ici, il est crédité en haut de l’affiche. Sans aller jusqu’à affirmer qu’il s’agit d’un album extraverti, Papa, Fais pas ça, est moins intimiste que les précédents. Déjà Lent ou Rapide, Benoît l’entendait sonner « plus clair que les autres. Même ma diction… On comprend les paroles ! » Ça se passe de la même manière avec ce disque. Sors de ce corps, Franck Goldwasser ! Mais la vraie chronique commence sous ce lien… blues
Christian Casoni

Billy Price
Strong

Genre musical: Soul
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Depuis 2009 Billy Price n’avait pas enregistré en studio. Voilà sa nouvelle livraison avec quelques invités triés sur le volet. Fred Chapellier, crédité pour 3 titres sur ce CD,  et Mike Welch sont venus avec leurs guitares, Mark Wenner a apporté son harmonica, quant à Mark Stutso il est là simplement pour ses cordes vocales. Ajoutons à cela que le band de Billy Price n’est pas composé de manchots mais de pointures du genre à écrire un mode d’emploi de la soul ou un lexique du funk. Tout ce beau monde s’est réuni à la Carnegie Mellon school of music de Pittsburgh, fief de Billy Price. Résultat : une soul décontractée tissée de subtils et élégants arrangements avec orgue et section de cuivres. Price a une certaine maturité et une maîtrise de la technique qui lui permettent de jouer dans la retenue pour installer des ambiances feutrées et enveloppantes quand à d’autres moments le rythme impose une interprétation pleine de punch dans laquelle il reste un styliste de classe. L’album affiche 10 titres pas plus. Billy Price signe plusieurs compositions, reprend Roosevelt Sykes ‘Drivin’ Wheel’ et James Brown ‘Never Get Enough’ et l’affaire est enlevée avec maestria.
Gilles Blampain

Candy Kane feat. Laura Chavez
Coming out swingin’

Genre musical: Swing, rock, blues, boogie
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Vitalité pourrait être le mot qui définit le mieux cet enregistrement qui débute sur les chapeaux de roues façon big band avec ‘Coming Out Swingin’’ pour enchaîner des titres trépidants à un rythme qui ne faiblit pas du début à la fin. Avec ce troisième album en commun,  le style novateur et original de Laura Chavez satisfera tous les amateurs de guitare tout autant que Candye Kane ravira les auditeurs par son inimitable façon de raconter des histoires d’amour, de joie, de peine, de désir de vivre. Cela, toujours avec une énergie qui sied si bien au style quel affectionne, ce swing bondissant qu’elle envoie sans retenue. Car si les affres de la maladie n’ont pas épargné Candye Kane, elle n’a rien perdu de son entrain et de sa puissance vocale. Sa voix est un instrument de précision qui évolue sans effort d'un blues à la Etta James à une sophistication jazzy pour surprendre plus tard dans un rockabilly sauvage à la manière de Wanda Jackson. L’album fait défiler 13 titres, dont neuf ont été écrits par le tandem Kane-Chavez. Petit clin d’œil à la France qu’elle aime sincèrement, Candye Kane interprète un titre dans lequel s’entremêlent savoureusement anglais et français ‘Au Revoir Y’All’ et termine le disque sur ‘Marijuana Boogie’ chanté frénétiquement dans un espagnol version Chicano. Un disque aussi éclatant que le sourire qu’affiche Candye Kane sur la couverture.
Gilles Blampain

Fabrizio Poggi & Chicken Mambo
Spirit Of Mercy

Genre musical: Gospel Blues
Label : USR (Ultra Sound Records)
Distributeur : www.chickenmambo.com

Poggi, cinquième album. L’homme a également signé deux bouquins sur les harmonicistes et le blues. Sa carrière commence à avoir une belle bouteille. Poggi connaît un milliard de pointures dans le blues et le rock, avec lesquelles il a enregistré ou donné des concerts, quelques vedettes et un joli bataillon de sidemen. Spirit Of Mercy, donc. Que dire d’un album sans défauts, conçu avec autant de modestie et de verve ? Ce sont des spirituals nus, intimes, fagotés folk, presque sans chœurs et allégés de toute solennité démonstrative, des chansons plutôt lentes mais pleines d’énergie, d’espoir et de foi, des mélodies à fendre l’âme (‘Needed Time’ ou ‘Precious Lord’), des arrangements remarquables, un style transversal qui draine du blues, un peu de country, un peu de cajun et même un peu de reggae (‘Spiritual’), ce qui n’est pas surprenant, le reggae pouvant être entendu comme une tropicalisation du gospel et de la country (si, si, réécoutez Marley, vous verrez, ça crève les tympans !). On identifie aussi quelques accents dylaniens mais, là encore, c’est inévitable tellement l’esprit de Dylan imprègne aujourd’hui le folk et l’americana. Poggi chante donc très bien, d’une voix grave et légèrement dramatique. Il joue de l’harmonica avec beaucoup de finesse, toujours pour ajouter une information au discours, et en magnifier la simplicité. Ses guests : Garth Hudson (du Band), les Blind Boys of Alabama, Charlie Musselwhite, Eric Bibb, Guy Davis, etc. Pour savoir de quel pays viennent ceux du Chicken Mambo, il suffit de laisser chanter les noms : Maurizio Fassino, Gianfranco Scala et Francesco Garolfi (guitares et chants additionnels), Bobby J. Sacchi (accordéon), Roberto Re (basse) et Stefano Bertolotti (batterie). Les pièces de JS Bach devaient avoir le même effet sur ses contemporains, leur donner envie de croire en un Dieu dont le pressentiment pouvait exhaler des airs aussi divins.
Christian Casoni

Harry Manx
Om suite ohm

Genre musical: Indian world bluesy folk
Label : Dog My Cat
Distributeur : HARMONIA MUNDI ou www.dogmycatrecords.ca

Derrière le titre du nouvel opus d’Harry Manx, se cache bien plus qu'un énième jeu de mots venant compléter la liste déjà longue de ceux auxquels le guitariste a fait appel, pour intituler ses parutions discographiques. Presque une profession de foi, Om Suite Ohm annonce en effet un virage sans concession du guitariste vers des ambiances plus électriques, tout en conservant le style épuré et planant de son folk bluesy sous influence indienne. Force est de constater que depuis ses débuts discographiques, la musique du guitariste canadien a pris beaucoup d'ampleur. Bien que signé Harry Manx (dont les performances live en solo sont mémorables), ce onzième album est musicalement construit comme une œuvre de groupe où chaque instrument d'origine diverse (la mohan veena indienne, le n'goni africain ou le didjeridoo aborigène) concourt à la richesse et au feeling global. Les textes, toujours ciselés, semblent ici passer au second plan, tant la musique retient l'attention. Om Suite Ohm donne l'impression d'avoir d'abord été conçu comme un album instrumental. Ici où là, Harry Manx distille de très belles introductions bluesy ou indy à souhait (‘Love Supreme’ en hommage au titre éponyme de John Coltrane, ‘The Blues Dharma’, ‘Reuben's Train’...), à l'instar parfois de l'œuvre d'un autre grand slideur, Chris Rea. Puis le guitariste laisse libre cours au feeling au gré de soli de slide renforçant l'intensité dramatique de la musique (‘Way Out Back’). Bien que son auteur le définisse avec une pirouette comme un album au « style Bollywood électrique», Om Suite Ohm demeure l'album le plus dramatique, audacieux d’Harry Manx, assurément l'une de ses meilleures créations à ce jour. A quand une tournée française avec ses compagnons du World Affairs ?
Grégory Hulin

James Cotton
Cotton Mouth Man

Genre musical: Chicago blues
Label : ALLIGATOR
Distributeur : SOCADISC

James Cotton, alias Superharp a 77 ans, et sa carrière compte presque autant d’années. Il a signé trente albums officiels, les cinq derniers sous label Alligator. Un cancer lui a pris sa voix, mais il n’a pas retranché un millibar de la pression infernale que l’homme à la bouche de coton emmagasine dans sa petite gaufrette. Le silence dans lequel il est confiné démultiplie sa rage de souffler. Crabe ou pas, chaque album de Cotton surpasse le précédent. Une seule reprise ici : ‘Bird Nest On The Ground’. James Cotton, son producteur et batteur Tom Hambridge ou l’un de ses musiciens, ont composé tout le reste, cette substance inexorable, pondéreuse, élastique et ferme. L’album a une forte tonalité biographique, ce qui le rend très poignant. Mais voilà, Cotton ne chante plus. Les voix sont celles de Darrell Nulisch, Gregg Allman, Keb Mo, Warren Haynes, Ruthie Foster et Delbert McClinton. Quelle place occupe alors le héros dans le générique de ses mémoires ? Il donne au disque, malgré tout, son identité par cet harmonica qui règne sur le pôle aigu du spectre. C’est donc un portrait par défaut, sur le témoignage de ses apôtres. Sur ce plan-là aussi, Cotton Mouth Man est un chef d’œuvre. Embusqué derrière l’orchestre, Cotton est partout, il enrobe l’album par l’urgence de ses accords oppressants et de ses longues notes trépidantes. Aux guitares : Rob McNelley, Tom Holland et même Joe Bonamassa qui fait l’ouverture. Clavier : Chuck Leavell. Basses et contrebasse : Tommy McDonald, Noel Neal et Glenn Worf. Surprise : Cotton apparaît à la fin pour saluer. Il chante le dernier titre : ‘Bonnie Blue’. Cette chanson évoque la plantation sur laquelle il a vu le jour. Sa voix est effrayante. Cotton est seul avec Colin Linden au dobro. Il expose sa vulnérabilité, comme il revient là où tout a commencé. Toute cette énergie d’harmonica n’aurait été déployée que pour se payer un billet de retour à la case départ ? James, déconne pas, tu nous dois encore quelques épisodes…
Christian Casoni

Lightnin' Guy
Inhale My World

Genre musical: Blues-Rock sentimental (mais non pathétique)
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Lightnin’ Guy n’est pas texan malgré son nom de scène, il est flamand. Madame et Monsieur Verlinde l’ont bien prénommé Guy par contre. On avait déjà rencontré Lightnin’ Guy dans cette rubrique, mais en power trio, pour un hommage à Hound Dog Taylor. Inhale My World (bon titre) a plus d’ambition que le houserockin’ de l’album précédent. Après le houserockin’, un nouveau gérondif en perspective : le songwriting, avec douze compos bien écrites, toutes mélodieuses, dont le style balance entre blues-rock et, peut-être, rock sudiste (proféré du bout des lèvres). Notre héros est un excellent slideur et un chanteur à la voix chaleureuse, un peu voilée, genre Stephan Eicher. Il passe donc à un son plus charnu, lubrifié pour la modulation de fréquence. Son blues a la densité, le rock et la mélodie qu’il faut pour chatouiller la machine à cash. Pour autant, on ne peut pas dire que Guy racole le chaland. Ses titres sont francs comme l’or, avec leurs moires parfois country, parfois funky, leurs guitares lancinantes, lyriques sans être bavardes, chantantes, toujours chevillées à la chanson. Plus un écho familier, vraiment agréable, qui fait se sentir un peu chez soi ou, au moins, dans une autre partie de sa vie. Encore le satané mystère d’une chanson. Par quel miracle Guy parvient-il à secouer la tourbe de notre mémoire et quel organe, médicalement difficile à situer, fait-il vibrer ? Deux assistants guitaristes : Chris Van Nauw et Tom Beardslee, un bassiste : Karl Zosel, un batteur : Marcus Weymaere, un organiste : Patrick Cuyvers, un trompettiste : Joris Minten, et un saxo : Tim Paters. C’est sûr, on ne sort pas de chez Peacock Records. Le blues-rock de Lightnin’ Guy, sans malice, presque ringard – si ce mot signifiait encore quelque chose, mais nettement moins caricatural que ce qu’il est permis de redouter avec d’autres albums de blues-rock, souvent lourds de pathos, de gammes et de grosses batteries réverbérées, est le carbone 14 de quelque chose qui nous concerne, ou qui nous a concerné, et qu’on n’a jamais réussi à escamoter. Bon, mais c’était quoi, déjà, ce truc ?
Christian Casoni

Mike Goudreau Band
Time for messing around

Genre musical: Blues variés
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur :CDBABY, www.mikegoudreau.com

Des nouvelles de chez nos cousins d’outre-Atlantique. Je veux parler du Canada où est installé Mike Goudreau qui vient de sortir un quinzième album qui visite plusieurs formes de blues entre country, Texas, southern avec une pointe de jazz comme dans ce morceau  ‘Blame It On Addiction’ où il laisse la part belle au discours du saxophone tenu par David Elias. Titre tout de suite enchaîné par le swinguant ‘She’s In The Pocket’ où l’harmonica hurlant de Pascal Veillette fait des merveilles. L’esprit francophone est sauf grâce au blues langoureux ‘J’essaierai De Tenir Debout’ où la guitare pleure et Mike chante passionnément son désespoir en transpirant son blues. Trois reprises dans cet album , l’énergique ‘Mind Your Own Business’ de Hank Williams, le funkysant ‘Wasn’t That A Party’ de Tom Paxton et le onzième et dernier morceau de l’album qui n’est autre que ‘She’s A Woman’ à la sauce Goudreau Band où on se laisse balader  par les envolées de cette guitare toujours portée par cette section rythmique impeccable. Un album passionnant de par la diversité des compositions interprétées avec ardeur et brio.
César

Mike Zito & The Wheel
Gone to Texas 

Genre musical: Blues, Rock et plus encore
Label : RUF
Distributeur : SOCADISC

C’est un album pochette surprise avec du blues bien sûr, du rock évidemment, de la soul un peu, une pincée de funk et une ballade country pour clore l’ensemble. Mais loin d’être une fusion des genres, ce sont bien différents styles qui sont joués avec talent au gré des plages. Le CD aligne 13 titres sur une durée d’une heure. C’est rythmé, enlevé, jamais ennuyeux.  En fait Mike Zito s’empare des musiques qu’on peut entendre sur les radios et dans les clubs texans car pour lui cet enregistrement est un hommage à l'histoire, à la culture et à la musique du Texas où il s’est installé depuis plusieurs années et où, dit-il, il s’est reconstruit en tant qu’individu après moult excès d’une vie antérieure. Serait-ce l’ex-voto d’un desperado repenti ? Zito présente The Wheel, le band qui l’accompagne, comme une dream-team musicale, et de fait la prestation est brillante. Deux invités sont venus au studio pour apporter leur concours et leur talent à la concrétisation du projet, Delbert McClinton (harmonica et chant) et Sonny Landreth (guitare). Ironie de l’entreprise, cet enregistrement pro-Texas s’est fait de l’autre côté de la frontière, aux Dockside studios à Maurice en Louisiane.
Gilles Blampain

Mr. Hardearly
White urban blues

Genre musical: Blues Rock
Label : QUART DE LUNE
Distributeur : SOCADISC

Loin des routes poussiéreuses, son blues sent résolument l’asphalte et le béton. Mr H. n’a pas rencontré Mr D. au milieu de nulle part et le titre de son CD annonce la couleur sans détour. C’est un blues rock puissant, tonnant, retentissant avec des copeaux de funk cachés dedans. Mr Hardearly a une attaque de la note nerveuse voire agressive et le feeling par-dessus. C’est un guitariste créatif, doté d’un phrasé solidement charpenté et non dénué de finesse. Il distille une musique d’une énergie débordante forgée sur de nombreuses scènes tout en évitant de nous resservir les mauvais clichés du guitar hero. Le chant, fort avec une pointe de raucité, donne un côté âpre qui s’inscrit bien dans cette atmosphère urbaine. Mr Hardearly signe 12 titres et nous offre une reprise, ‘You Don’t Love Me’ (J.L Walker). A noter également un très bel hommage à Gary Moore ‘Gary’s Gone’ joué à la manière du musicien disparu. Pour cet enregistrement d’une dynamique éclatante où tout semble avoir été pensé dans les moindres détails, notamment le très bel emballage signé Dom S-D (encore lui), Mr. Hardearly est accompagné par Yves Moisy (basse), Kevin Bédéjus (batterie) et Minh Pham (claviers). Mr Hardearly vise le haut de gamme et c’est une belle réussite.
Gilles Blampain

Nico Wayne Toussaint
The mighty quartet / Live

Genre musical: 13 nuances de blues
Label : DIXIEFROG
Distributeur : HARMONIA MUNDI

Avec 13 titres pour un peu plus d’heure, il se dégage de cette superbe prestation en public une vitalité pétulante. C’est un vrai festival de rythmes qui ont leurs racines à Chicago, Memphis ou New Orleans, le band livre-là un show vraiment dynamique au son original. Nico Wayne Toussaint tient le devant de la scène, sa voix est toujours aussi agréable à entendre et son jeu d’harmonica aussi brillant, mais c’est bien à un groupe en tant que tel à qui nous avons affaire. En effet, le nom du band, le bien nommé Mighty Quartet, au regard de sa puissance d’intervention et de la qualité de sa performance, affirme que les quatre musiciens veulent se fondre en une seule entité. Et de fait chacun est mis en avant à son tour, les autres s’effaçant pour mettre en valeur une prestation solo. Florian Royo est à la guitare, Antoine Perrut tient la basse et joue également du saxo alto et Guillaume Destarac soutient le rythme à la batterie. Orfèvres du tempo et de la mélodie, forts d’une solide technique, tous les quatre revisitent le blues dans son aspect originel pour en recréer une forme vraiment novatrice. Qu’ils jouent de manière explosive ou tout en retenue, la finesse de l’exécution fait que c’est toujours avec brio ; le frisson passe et c’est bien le principal.
Gilles Blampain