Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

été 20
Chroniques CD du mois Interview: JUNKYARD CREW Livres & Publications
Portrait: BLIND LEMON JEFFERSON Interview: MAINE IN HAVANA Portrait: ROBERT FRIPP
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

JUIN 2012

Awolnation
Megalithic symphony

Genre musical: Pop-Rock et Glam Electro-Punk
Compositions: 13 sur 13 + 2 interludes et deux bonus remix
Livret : Riche !
Label : RED BULL RECORDS
Distributeur : EMI

Encore une énigme. Awolnation, c'est quoi ? Le titre de l'album ou le nom du groupe ? Le nom du groupe. Enfin, quasiment le pseudo d'Aaron Bruno, qui joue quasiment toutes les partitions de l'album, chant, claviers, programmation, basse, batterie, percus et s'adjoint, selon, les services d'un guitariste, d'un bassiste et d'un batteur. Dossier de presse ? A.W.O.L: "Absent Without Leave". Awolnation : le pays des disparus. Pas la joie. Titre idiot : Megalithic Symphony. Iconographie du boîtier : une de ces fantasmagories prophétiques qu'on croyait morte avec Yes. Mégalomanie des orchestrations, convulsions de synthés, chapes de chœurs omniprésents. Beats dance des années 80… Mais voilà, tous ces affres passent par cette turbine qui a nom Aaron Bruno, dont la hauteur de chant et l'énergie vocale convertissent le ridicule en bonus. Aaron Bruno est un Californien venu du grunge, qui ne verse pas dans le chant grégorien new-age mais s'impose, ici, comme très grand compositeur de pop-rock. Et c'est tout le mystère d'Awolnation. Débauche de chœurs, hargne abrasive de l'electro, emphase épique d'un concept album (plus décoratif qu'autre chose), mais la grosse affaire d'Awolnation, c'est un rock'n'roll mélodieux, très britannique, glam, pop-rock et même punk/post-punk, dans le style de ces groupes furibards qui crachaient (PiL) ou ne crachaient pas (Buzzcocks) sur la mélodie. Un titre dit même : 'Kill Your Heroes'. Après un entre-lardage d'hallalis sauvages et de marches solennelles, un verdict sublime de douze minutes pour conclure, une marée d'équinoxe promise dès le démarrage de l'album, tellement magnétique qu'elle absorbe toute la substance de l'œuvre, laquelle aurait pu s'intituler Knights Of Shame, comme Highway 61 Revisited aurait pu s'intituler Desolation Row. Aaron, cet aboyeur de mélodies, est une pop-star de première bourre !
Christian Casoni

Blues de Paris
Move it

Genre musical: Boogie, Stomp, Blues
Compositions: 10 sur 14
Livret : Joli digipack rouge
Label : LE BARON
Distributeur : WWW.BLUESDEPARIS.FR

Ça bouge et c’est  bon. C’est un rythme qui prend au cœur et à l’âme. Un maximum de boogie, pas mal de stomp et quelques blues pour faire bon poids. Comme à son habitude Blues de Paris enchaîne les formats courts, c’est concis, net et sans bavure. En plus ou moins 3 minutes tout est dit ou plutôt joué car l’ensemble est essentiellement instrumental. C’est d’une légèreté de ballerine avec un air canaille ; la clarté de la note, la vivacité de l'ensemble, la rythmique donnent à la fois une impression de liberté et de parfaite maîtrise. Il y a là-dedans de joyeuses sonorités qui arrivent tout droit des swinging sixties. Ça pétille et c’est excitant ! François Fournet et Christian Ponard sont aux guitares, Enzo Mucci slappe fermement sa contrebasse et Simon Boyer soutient le rythme à la batterie. La majorité des titres ont signés par François Fournet mais le band est rejoint par Gabrièle Schneider qui vient chanter de belle manière 3 classiques ‘Barrelhouse Blues’, ‘Just Because’ et ‘Blues Oh Blues’. Pour sa part, Christian Ponard interprète ‘You Gotta Move’ et ‘Sliding Boogie’. Tempo enlevé, finesse d’exécution, une ambiance faite pour la danse, voilà un enregistrement qui procure une ivresse et une agitation qui mettent en joie.
Gilles Blampain

Daddy Mack Blues Band
Pay the piper

 

Genre musical: Memphis Blues
Compositions: 3 sur 12
Livret : Digipack sans livret
Label : INSIDE SOUNDS
Distributeur :

Cinquième album du Daddy Mack Blues Band qui continue sa progression avec pour seul leitmotiv,  surprendre son public. Et cela reste le cas avec 'Showtime' qui annonce les hostilités en nous plongeant dans un blues de Memphis rappelant celui des Fieldstones. Témoins, la basse d'Harold Bonner et la guitare de son frangin James. Connectés par le sang, ils le sont aussi par le son. Complémentarité exemplaire et délicieuse que viennent enrober les cuivres de Carl Wolfe (saxophone) et E.J. Dyce (trompette) dans un pur style Stax ! On gagne le Mississippi du charismatique Daddy Mack Orr avec 'Como' que l'harmonica de Billy Gibson vient sublimer. Le titre éponyme de l'album où les chœurs ne sont pas très heureux nous laissera sur notre faim et ce, malgré le ton sérieux des propos. 'Woman Do Right', avec l'envoûtante basse d'Harold Bonner revient à la quintessence du blues en nous contant l'histoire d'une femme éconduite de manière peu classieuse... L'ultime titre, 'If We Never Meet Again', un peu soul, un peu ballade mais surtout honnête et émouvant rappelle qu'au moment de leur tournée en avril 2011, William Faulkner, ancien pote et batteur du groupe, passa l'arme à gauche. Cet album lui est d'ailleurs dédié. So long !
Tristan Sicard

Fried Bourbon
Gravy Train

 

Genre musical: Boogie Blues et Blues Boogie !
Compositions: 11 sur 13
Livret : Double page sans trop d'intéret
Label : NAKED PRODUCTIONS
Distributeur : BERTUS

Retour aux sources, retour à la maison du blues avec ce nouvel album des Fried Bourbon. Et pourtant, ce groupe n'est pas du sud des States, ni de Chicago mais du plat pays. Comme quoi, avec un brin de talent, un soupçon d'énergie et beaucoup, beaucoup d'envie et de joie de vivre, le blues peut apparaître n'importe où. Calé autour de leur harmoniciste pétillant Steven Troch (qui vient de remporter le titre de King of Swing au concours Marc Hummel’s Harmonica Blowout), Fried Bourbon distille un blues fumant, poisseux, collant à souhait mais bigrement enjoué comme le montrent le virevoltant 'Diggin' A Hole' et la reprise 'Nine Below Zero' de Sonny Boy Williamson. On se croirait sur les routes des grandes plaines américaines dans les années 1950. Tendre ici les tympans sur 'Blowin' My Blues Away' et 'Turn Your Damper Down' où le piano de Gene Taylor semble rappeler les plus belles heures de Memphis Slim. 'The Storm', avec monsieur JJ Louis à l'orgue Hammond B3, vient souffler un peu d'âme soul que ne renieraient pas Ray Charles ou Donny Hathaway. Et comme pour rendre davantage hommage à ce genre musical, nos amis Belges ont enregistré leurs pistes à l'ancienne, sans ordinateur, sur bandes analogiques. Et l'on se plaît à se dire qu'une bonne bière belge dégustée dans un estaminet wallon en écoutant ces Fried Bourbon, peut nous faire voyager aux sources du blues... Vite, une Chimay !
Tristan Sicard

Ghost Town Blues Band
Dark Horse

 

Genre musical: Blues de Memphis
Compositions: 10 sur 12
Livret : Bien
Label : INSIDE SOUNDS
Distributeur : INSIDE SOUNDS

Quand un groupe de Memphis sort son deuxième album, on a tendance à lui prêter une oreille attentive, surtout lorsque l'on sait que le premier opus du combo, Dust The Dust, sorti en 2010, a joui d'un excellent accueil de la part de la presse spécialisée. Ce nouveau numéro des aventures du Ghost Town Blues Band s'intitule Dark Horse et l'impression qui ressort dès la première écoute est un éclectisme de bon aloi, un bon style old school avec un son actuel. La grosse faiblesse de l'album vient peut-être d'un manque de tempo, un côté laid back qui ne cadre pas avec l'orchestration léchée des morceaux. Un petit coup de cravache sur la croupe de notre sombre destrier l'aurait amené à trotter sur un rythme plus adapté à tous ces titres superbement interprétés par d'excellents musiciens. Même le très funky 'Real Funky Groove' se fait au rythme d'un bateau vapeur à contre-courant, on dirait une vieille mini-cassette des Meters écoutée sur un baladeur aux piles usées (faudra que j'explique aux jeunes ce que sont une mini-cassette et un baladeur !). Seules une reprise réjouissante du 'Memphis Train' de Rufus Thomaset une version survitaminée et franchement réussie du 'Messin' With The Kid' de Mel London sont à même de dépoussiérer le métronome. Cela dit, ne jetons pas le bébé avec l'eau du Mississippi voisin, certains titres conviennent parfaitement à un groove chaloupé et délicieusement lymphatique ('Good To Be Me') ou à un rythme de « slow-qui-tue » ('Before You Hit The Ground') et je l'ai dit plus haut, les musiciens sont excellents, les solos de guitares et d'harmonica sont aptes à tirer des larmes au moins émotif des alligators du coin. Allez disons-le clairement, cet album ne dépareillera pas dans une discothèque de qualité, il faudra juste éviter de l'écouter en faisant son footing sous peine de se voir dépassé par une grand-mère munie d'un déambulateur.
Robert Biettron

Jimmy Burns Band
Stuck in the middle

 

Genre musical: Blues Burn(s)é mais pas que !
Compositions: 2 sur 13
Livret : Bien
Label : AUTOPRODUIT
Distributeur : VELRONE RECORDS

Autant le confesser d'entrée, l'album Stuck in The Middle, de Jimmy Burns n'est pas composé « que » de blues, mais quand un type joue aussi bien tous les styles qu'il aborde, rock, pop, soul, rhythm'n’blues et bien-sûr le blues, il ne faut pas bouder son plaisir et envoyer valser les étiquettes réductrices. Certes on ne va pas grimper sur les sommets de l'innovation et de l'originalité, le propos de Jimmy Burns est juste de donner du plaisir et rien que du plaisir, et le bougre réussit totalement son pari, sans esbroufe, avec classe et discrétion. On sent que l'égo burnsien est modeste, le genre « regardez comme je suis fort » n'est pas son truc, lui fait dans le binaire, le solide et l'efficace. Il a un sens inné du riff qui fait mal, ses solos sont parcimonieux mais toujours précis et mélodiques, sa section rythmique est redoutable, costaude, musicale à souhait et toute en finesse. Il faut dire que tout ce beau monde ne sort pas de la classe biberon. Tony Palmer, le guitariste rythmique a joué avec Otis Rush et Bobby Rush, le bassiste Greg « EG » McDaniel avec Eddy Clearwater et Byther Smith, le batteur Bryant « T » Parker a exercé ses talents aux côtés de Koko Taylor, Mavis Staples et Taj Mahal, sans compter en guest de cet album, le clavier Aryio Sumito Ariyoshi (à vos souhaits !) qui sort tout droit des Sons Of Blues de Billy Branch. Vous êtes munis de deux oreilles en bon état et de deux pieds pour battre la mesure, voilà quatre bonnes raisons pour courir chez votre disquaire et vous offrir Stuck in the middle, le dernier album de Jimmy Burns.
Robert Biettron

Lil' Ed & the Blues Imperials
Jump Start

 

Genre musical: Houserockin'
Compositions: 13 sur 14
Livret : Très bon
Label : ALLIGATOR
Distributeur : SOCADISC

Pour conjurer l’horreur économique et retenir le chaland, Alligator enfle un peu le son. Lil’ Ed Williams loge dans cette maison depuis Roughhousin’, son premier disque en 1986. De tous les familiers de Bruce Iglauer, il est celui qui relie encore Alligator à ses origines : le pub rock noir (houserockin’ en jargon saurien). Ed ne sait rien faire d’original, son blues n’a pas beaucoup évolué en huit albums, Jump Start est à peine moins furieux que les albums précédents. Ed n'est pas créatif, il laboure toujours la même parcelle, mais le genre qu’il pratique n’a pas besoin d’originalité ni de perspectives, il n’a de valeur que le tempérament de celui qui le chante, un simple ‘Musical Mechanical Electrical Man’ fait l’affaire, comme il est dit dès la plage deux. De ce côté-là, Ed ne craint personne. 57 ans, une taille à porter des talonnettes, mais dix fois plus de globules rouges que le vulgum pecus. Ed slide comme on bat le tocsin, décoiffe parfois, scalpe le reste du temps, se dilate quand il décélère en catastrophe sur quelques tempos lents et, comme il slide, il chante. Dédaigneux de la mélodie, Ed lance au kick sa voix vigoureuse, sans grand relief, comme une charge de bottleneck. Sous le capot : les Blues Imperials, une machine endurante et régulière qu’il monte depuis ses débuts, dont le classicisme lui laisse les coudées franches pour jubiler, rebondir et jongler avec des grenades dégoupillées. La seconde guitare s'appelle Mike Garrett et le batteur, Kelly Littleton. Ed a pour bassiste James Young, alias Pookie, demi-frère et noyau trépidant de cette pêche extrêmement juteuse.
Christian Casoni

One Man 100% Bluez
Shock !

 

Genre musical: Garage electro
Compositions: 13 sur 13 + un bonus
Livret : Pas vu
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : INFO@DAVIDELIPARI.COM

Davide Lipari, un Rital de 31 ans, choisit de s'appeler One Man 100% Bluez. Encore un orphelin de la génération Y qui s'empare du blues, et qu'adopterait sans rechigner la dirty foot family, sanctuaire des singletons aux noms farfelus, Guitar Fucker, Shake It Like A Caveman… ou One Man 100% Bluez. C'est son troisième album, en faux one-man-band : ici et là, Ruggero Solli joue des baguettes, Low Chef joue de la machine, Matteo Vallicella de la basse, et Mr. Tambourine Foot de la contrebasse. La chose part, façon poulpe electro, atone, linéaire, fouettée par les scansions de la machine, une voix de robot passée par les crunchs du synthé, qui frotte comme de la toile émeri, et un ampli qui molarde avec une absence de swing revendiquée. A mesure que l'album se déplie et que le plaisir de riffer se fait jour, cette grisaille se change en volupté, le poignet devient moelleux et frise même le funk sur 'The Hell'. La voix, les harangues amélodiques, les boogies electro-garage, tout renvoie au Funhouse d'Iggy Pop (plus l'electro). Plage 6 : 'Cerca'. Une intro de guitare quasi-country lance le deuxième mouvement de cette charge fuzz : un country-blues échappé des limbes, presque roots malgré les verdicts de la machine. Sur des merveilles comme 'I Love Your Tambourine Foot', le bottleneck prend naturellement le relais de la programmation, comme si le country-blues était, au siècle passé, l'electro des années 20. Attention, l'album est tenu par de vraies compositions, il n'est pas le jouet de quelque vadrouille informaticienne, il a son métabolisme affectif et son lyrisme, une joie morbide mais réelle. Shock! est loin d'être un disque pessimiste, mais il n'est pas abondant : un petit tirage de quelques centaines d'exemplaires vinyles, et l'espoir d'une sortie CD cet été.
Christian Casoni

Sonny Landreth
Elemental Journey

 

Genre musical: Cocktail Sophistiqué
Compositions: 11 sur 11
Livret : Pas vu
Label : LANDFALL
Distributeur : PROPER

Ce onzième disque de Sonny Landreth est un peu déroutant. En effet, il donne dans le lyrique et la sophistication. Cet enregistrement entièrement instrumental, qui n’a pas la sonorité habituelle du slider virtuose, surprendra les fans du Louisianais. Rien dans ce disque ne fait penser à son travail précédent, c’est plutôt une espèce de mise en scène mélodique qui rappelle certains hymnes rock du milieu des années 70 avec des harmonies classiques et de chaudes effluves de rock et jazz, mais avec en plus ici quelques grooves jamaïcains ou une pointe de zydeco. Selon Landreth : « sans la voix les thèmes doivent être encore plus forts pour inspirer l'imaginaire et cette approche permet un dialogue musical qui devient souvent subtil et sophistiqué entre les instruments ». Cela donne un mélange d’ingrédients qui crée un décalage, un style différent qui donne droit à une performance très technique. Ce genre de prestation étant prétexte à inviter quelques amis, hormis les musiciens habituels, les  guitaristes se nomment Joe Satriani (‘Gaia Tribe’) et Eric Johnson (‘Passionola’), Robert Greenidge (‘Forgotten Story’), lui, apporte une touche de calypso avec son steeldrum de Trinidad. Et n’oublions pas l’Orchestre symphonique de l'Acadiana Lafayette qui est mis à contribution sur 5 titres.
Gilles Blampain

The Blue Stuff
The Wizard

 

Genre musical: Rhythm'N'Blues Pop
Compositions: 7 sur 10
Livret : L'élégance des petits moyens
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : MYSPACE.COM/THEBLUESTUFF,FACEBOOK-THE-BLUE-STUFF,

"Les couleurs du jazz et de la pop à travers le filtre magique du rhythm'n'blues", disent-ils, et c'est bien résumé. Plus encore que son premier album, le sophomore du Blue Stuff est le coming-out d'un ayatollah du Chicago-blues qui a jeté sa robe sacerdotale aux orties. Le groupe confirme ici que la messe est dite. Ils sont quatre banlieusards au départ : Franck Martin riffe et solote toujours avec beaucoup de classe, Dominique Puglisi tient toujours l'attelage à la baguette, Eric Pol, lui, sort de l'ombre et s'émancipe, sa basse est l'axe de l'album, c'est elle qui donne leur bonne humeur à toutes les chansons. Le groupe semble avoir trouvé son répertoire et Philippe Crackos Decarra, la hauteur de chant idéale. Il joue toujours de l'harmonica mais ne souffle plus du tout Chicago. Il revient, aigre et mélodieux, avec une touche jazzy comme on peut en entendre sur les bandes-son de certains polars des années 70. Et puis la nouvelle recrue, Ellen Jenny, choriste et chanteuse, qui partage la partie lyrique avec Crackos, ajoute une brise tonique au paysage, et enrichit la palette sans dépareiller. Comme l'indique donc l'ectoplasme dans sa présentation, ce bien-nommé Machin Bleu est armé pour un R&B aux mélodies swinguantes. Il défend, après une seule journée d'enregistrement, la vocation simple et sincère d'autoproduire un album "gai, chic et entraînant" qui imprime la mémoire et fourmille de références pas toujours faciles à identifier. 'My Car And My Guitar' fait immanquablement penser à 'Stray Cat Strut' ; c'est plus ardu avec d'autre citations comme la basse sur 'Remember', on a toujours un nom sur le bout de la langue. Mes amis, voici un album vif, bien orchestré, insouciant même sur des thèmes comme 'Mama He Treats Your Daughter Mean'.
Christian CasoniI

They call me Rico
They call me Rico

 

Genre musical: Blues vitaminé
Compositions: 3 sur 14
Livret : Simple digipack
Label : VOXTONE
Distributeur : UNIVERSAL

C’est marqué sur sa grosse caisse : They call me Rico. Comme ça, pas besoin de demander qui est ce type qui transforme des tubes de l’ère rock’n’roll en gros blues gras et intenses avec des fois, une toute ch’tite touche country. Voilà donc un one-man band au blues vitaminé, un garçon qui ne marche pas à l’économie de sueur et de vérité. Pourquoi de vérité me direz-vous ? Parce qu’il est direct et sans fioritures. L’enregistrement de ce disque a été réalisé dans les conditions du direct, sans retouche aucune, sur du matériel à bandes (mais oui, on en trouve encore) et cette galette est sortie en deux versions : CD et vinyle. C’est-y pas beau ça ?  Quand Christian Vésina, vient donner un coup de souffle avec son ruine babines, c’est avec un son saturé. Les titres interprétés sont signés Bob Dylan, Neil Young, Marc Bolan, Tom Waits, Keb’Mo et bien d’autres.
César