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12/18
Chroniques CD du mois Interview: LITTLE MOUSE & THE HUNGRY CATS Livres & Publications
Portrait: CHARLES BROWN   Dossier: SPECIALTY RECORDS
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

FEVRIER 2018

Barton Hartshorn
I died of boredom and came back as me

Genre musical: Pop-folk
Label : SUXEED MUSIC
Distributeur : bartonhartshorn.bandcamp.com/album/i-died-of-boredom-came-back-as-me

Un son clair, une voix agréable, de belles mélodies, une atmosphère de légèreté et de bien-être, c’est ce qui se dégage de cet album. Je mourrais d’ennui et je suis revenu tel que moi-même, ce titre à rallonge défini le parcours de Duncan Roberts. Ce jeune Anglais a grandi à Barton Hartshorn un trou perdu dans le Buckinghamshire et c’est le nom d’artiste qu’il s’est choisi. Durant un an il a roulé sa bosse en Australie, derrière les fourneaux dans différents restaurants, derrière Angus Stone ou Gossling comme batteur. Mais un beau jour un fait s’impose à lui avec force, il ne sera plus derrière mais devant. « C'était si évident que je n'y avais jamais songé ! L'éloignement a cette vertu, nous révéler des choses que nous savons déjà ». Il est musicien, il écrit des textes. Une nouvelle voie s’ouvre face à lui. Ses premières productions parues en 2015 sont louées par la presse musicale. Les titres de cette nouvelle livraison dans une veine pop/folk/jazzy assez classieuse sont révélateurs de ce nouveau départ ‘Everything Is Better Than Before’, ‘Do It Yourself’, ‘Looking Back For The Best’… avec de belles orchestrations d’une plage à l’autre, quand la douceur des cordes s’alanguit dans la sourdine de la trompette, ailleurs le rythme devient plus allègre, mais l’ambiance générale reste cool. Écrites et enregistrées entre l'Australie, la France et le Royaume-Uni, ces chansons ont été mixées aux studios Ferber à Paris et masterisées aux studios Yesmaster à Nashville. Une chose est sûre, c’est qu’on ne meure pas d’ennui à l’écoute de cet album.
Gilles Blampain

Beth Hart & Joe Bonamassa
Black Coffee

 

Genre musical: Blues-rock, pour faire court
Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

Qu’il est agaçant, ce grand lamantin blême dont on aimerait tellement dire du mal, dont on arrête de recenser les exploits aux environs du mois de juin, quand il enregistre son 20ème album de l’année et qu’on le chasse du studio au jet. Le squeezer embarque une fois de plus la blues shouteuse Beth Hart dans un vrac de covers, où la finesse ne le dispute jamais à la pertinence, vaguant d’Edgar Winter à Lil Green, des Mississippi Sheiks à Humble Pie, de LaVern Baker à Waldeck… Cette galimafrée ne peut qu’exciter les trompettes de la médisance. La production est surdosée, chaque seconde pèse une tonne, saturée de wah-wah, de chœurs, de cuivres, avec ce chantier que Beth Hart sort de son coffre chaque fois qu’elle chante une note, et surtout ce batteur qui a le sentiment de jouer des balais quand il aplatit son kit à la pelle à charbon. Ils ne sont pas allés l’enregistrer à Las Vegas pour rien, leur disque. Voilà, Las Vegas faite blues. Question styles : hard soul, ballades en technicolor, cabaret blues rock et R&B burlesque tant il est prononcé. Et pourtant l’énergie circule, intacte malgré toute cette mégalomanie sonique, directe à l’auditeur, sans se dissiper en chemin. L’album doit sa redoutable cohérence à l’agressivité de ses deux conducteurs. Impressionnante, Beth ne se ridiculise jamais en trémolos faciles. Bonamassa traverse ce déluge FM, humble et bien coiffé : le nom de la chanteuse précède le sien sur le boitier, et c’est bien elle qui domine la mêlée du début à la fin. Ce guitariste est un gentleman et son album hebdomadaire, une sorte de routine rabelaisienne, un gant de boxe bariolé.
Christian Casoni

Bette Smith
Jetlagger

 

Genre musical: Soul-rock  
Label : BIG LEGAL MESS
Distributeur : www.bettesmith.net/, Amazon

La dame a du punch et du coffre. Originaire de Brooklyn, Bette Smith a chanté le gospel dès l’âge de cinq ans dans les églises où son père était chef de chœur. A présent c’est dans la lignée d’Etta James, Koko Taylor ou Tina Turner qu’elle envoie une soul-rock musclée avec une énergie torride. Il y a de l’agressivité et de la passion dans sa voix chaude et prenante. Si la photo donne un côté rétro sixties à la jeune femme avec sa coupe afro et son style vestimentaire, cette production est bien actuelle. Après un premier EP en 2016, le producteur Jimbo Mathus a entrainé la new-yorkaise dans un studio du Deep South pour enregistrer son chant rauque et puissant mis en valeur par un band performant avec orgue et cuivres, rythmique bien marquée et guitares rugissantes. Le son est accrocheur, l’expression est soul assurément mais teintée de rock, de blues et de funk, parfois dans le genre B.O de film de Blaxploitation. Les 10 titres nous dévoilent une poignée de compositions originales signées Jimbo Mathus ou Bette Smith et quelques reprises comme ‘I Found Love’ de Lone Justice, ‘Do Your Thing’ d’Isaac Hayes ou encore ‘City In The Sky’ rendue célèbre par les Staple Singers. Un album qui excite agréablement les tympans, dans l’esprit des grandes heures de Stax.
Gilles Blampain

Black Rebel Motorcycle Club
Wrong Creatures

 

Genre musical: Rock  
Label : ABSTRACT DRAGON RECORDS
Distributeur : PIAS

Ce fut la divine surprise du début des années zéro : le retour des groupes en The, ou, plus essentiel, celui des combos à guitare. Puisant dans un réservoir sans fond, y glissant leur touche personnelle, des hordes de jeunes gens (plus ou moins) énervés allaient soudain relancer l'affaire : triomphe des trois accords (The Strokes), retour à la punk attitude (The Libertines), inspiration post punk (The Rapture, The Music... où l'on découvre l'influence d'un groupe sous-estimé en son temps, Gang Of Four), condensé de plusieurs décennies de musique populaire US (The White Stripes)... Forcément, il n'en reste pas grand-chose aujourd'hui, hormis des albums somptueux : dans un grand Fuck Off, les Libertines ont implosé en plein vol, les White Stripes se sont sabordés également (même si Jack White demeure hyperactif), quant aux Strokes, personne ne sait trop où ils en sont, de toute façon l'intérêt faiblissait à chaque nouvelle livraison. Restent quelques irréductibles, dont notre BRMC - hommage au Brando de l'Equipée Sauvage, comme on sait. Après quelques errements, le trio californien (le guitariste Peter Hayes, le bassiste Robert Turner - tous deux se partageant les vocaux, la batteuse Leah Shapiro), actif depuis 2004, revient aux affaires, pour un album tout à fait convaincant, même s'il ne recèle pas de surprise. Il s'agit toujours de garage rock hypnotique aux saveurs psychédéliques, teinté de blues à l'occasion, et d'émanations shoegaze (ils n'ont jamais caché leur passion pour The Jesus and Mary Chain). 'Spook', Little Thing Gone Wild, Carried From The Start... autant de brûlots redoutables, entrecoupés de ballades toxiques ('Echo', 'All Rise'...). Une belle réussite, pour un groupe toujours pertinent.
Marc Jansen

DD's Brothers
From the day till the dawn

 

Genre musical: Soul  
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : Inouïe Distribution

From The Day Till The Dawn est le deuxième album des DD’s Brothers, « DD » comme les initiales de Dora Kuvuna et Dorien Smith, tous deux chanteurs de cette formation franco-americano-congolaise composée de neuf membres. La voix de Dora, dont le timbre évoque immédiatement les « grandes » de la soul pop et du rhythm and blues, des Supremes à Amy Winehouse, se voit portée par des compositions aériennes et bien ficelées, interprétées par d’excellents musiciens dont une section de cuivres bien trempée qui s’ajoute aux traditionnels basse-batterie-guitare-claviers dans un groove imparable. Un disque très bien construit, musical et homogène, qui dès les premières notes nous plonge dans l’ambiance des 60’s ; mais au fil de l’écoute, cette qualité tend à devenir un défaut tant on peut regretter un manque d’originalité au niveau de la réalisation. Malgré les grands noms annoncés sur la feuille de presse, le son est tellement serré dans le medium et la stéréo si étroite que j’en viens à craindre d’avoir hérité d’une copie de mauvaise qualité. Et si cela découle d’une volonté délibérée de la production pour lui donner un côté vintage, on dira que c’est moyennement réussi. Dommage, car DD’s Brothers possède tout ce qu’il faut pour devenir un des grands de la soul… et c’est finalement tout ce qu’on lui souhaite !
Jean-Charles Cremers

Johnny Fink and the Intrusion
JFI

 

Genre musical: Blues-rock  
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : CdBaby, iTunes

Il est des fois où il vous arrive, sans prévenir, des trucs en pleine face et là vous dîtes : « Ah ouais, quand même, ça le fait ! » C'est ce qui s'est passé avec le premier album de ce trio à la tête duquel on trouve le guitariste chanteur (qui pratique aussi l'harmonica) Johnny Fink accompagné par Matt Newman à la basse et Doug Moore à la batterie. Sur deux titres, ils reçoivent l'aide du claviériste Jimmy Rogers. Une de leur chanson 'Let's Hear Some Blues' figure sur l'album compilation des finalistes de l'IBC 2017 chroniqué dans ce même magazine le mois dernier. Plus de trente ans de scène dans le Midwest et c'est seulement en 2015 que ces types commencent à se faire connaître internationalement à l'aise avec leur blues teinté d'une intensité rock comme si Alvin Lee était de retour. On peut s'en rendre compte avec des titres comme 'Pain', blues très lent, qui dure sept minutes où la guitare se fait tantôt douce ou ravageuse ou sur 'Oh No' titre d'ouverture du CD, qui va en s'intensifiant pour nous emmener vers le swinguant 'Hey Hey Hey' et sa guitare bavarde. Ce type a le chic pour jouer des morceaux lents. En voici deux autres, 'The Fall’, 'Damn Broke' qui ne sont pas soporifiques du tout grâce au feeling qu'ils dégagent. Quand les gars se mettent à envoyer la sauce, ça donne 'Knew She Was Looking' avec l'appui du piano et des grands riffs de gratte avec solo de slide. Un truc ravageur pour la scène. Ah, j'oubliais... Ce CD a été élu « Best Self Produce CD » par la Cincy Blues Society.
César

Lex Grey and the Urban Pioneers
Usual Suspects

 

Genre musical: Blues, Rock
Label : PIONEER PRODUCTION
Distributeur : iTunes, Cdbaby, Amazon

Une bombe vient d'exploser à New York ! C'est la sortie du dernier et septième album d'Alex Grey toujours avec ses Urban Pioneers qui sont Vic Mix qui gère les guitares, Kaia Updike à la basse mais aussi à la flûte et au violon, Brian Dewan aux claviers et à l'accordéon et John Holland à la batterie et aux percussions. Autant dire la même équipe que sur Heal My Soul leur album précédent. On y ajoutera du saxophone (celui de Walter Tates Jr), de la trompette, du ukulélé, de la lap steel. Il faut au moins cette montagne d'instruments pour soutenir la puissance vocale de cette boule d'énergie qui serait un mix des voix de Nina Van Horn, de Marianne Faithfull et de Koko Taylor. 'Usual Suspect' est le premier des neuf titres de cet album et pour celui-ci, Lex ouvre avec un tempo lent non dénué d'une certaine tension mais avec des breaks où la guitare acérée nous prépare au morceau suivant ‘Chow Down', rock’n’roll qui sur scène doit être dévastateur. 'Dirty Secret' nous replonge dans une douce tension où la voix tantôt calme, tantôt éraillée de miss Grey semble inépuisable d'énergie et on repart de plus belle avec 'S.R.V.' et une voix rageuse pour un hommage à Stevie Ray Vaughan sans oublier les solos de saxophone et de guitare. Pour 'Warrior Squaw', on a qu'à se laisser guider par les états d'âme de la chanteuse et le côté psychédélique de cette chanson quand la wah wah entre en jeux. Contrebasse, trompette et musique pour club enfumé en ce qui concerne 'Sunshine And Blue'. ‘Cheap Thrills’ est franchement country avec son rythme sautillant, sa lap steel et son violon. Aux premières notes de guitare de 'My Jelly Roll' rejoint par l'harmonica de Rick Surrano Sr, on sait que ça va faire mal, c'est du boogie béton qui nous mène jusqu'à 'Renegade Heart' le dernier titre chaloupé, où Lex laisse tomber sa voix rauque pour coller à l'accompagnement saxo, ukulélé, percussions. Lex Grey, c'est la voix caméléon tellement ses possibilités sont grandes et les couleurs qu'elle sème sont variées, sans oublier le coup de chapeau aux excellent musiciens qui l'accompagnent.
César

Mick Kolassa and Friends
Double Standards

 

Genre musical: Blues multiple
Label : SWING SUIT RECORDS
Distributeur : Cdbaby

Peut-être connaissez-vous mieux Mick Kolassa sous son surnom de « Michissippi Mick ». Infecté par le blues depuis au moins un demi-siècle, c'est un garçon très investi au sein de la Blues Foundation par amour de la musique qu'il aime, ce qui lui fait connaître et rencontrer un nombre incalculable d'artistes. Pour cet album de reprises, il a pioché parmi ses amis musiciens et chanteurs pour partager l'aventure. Treize titres, douze invités, car sur le treizième morceau 'Ain't Nobody Business' tous les participants se retrouvent pour faire durer le plaisir pendant plus de sept minutes. Allez, quelques exemples pour vous mettre l'eau à la bouche et la musique aux oreilles. '600 Pounds Of Heavenly Joy' en duo avec Sugaray Rayford. Collaboration qui est à l'origine de cet album. 'Fever' avec Annika Chambers où la voix grave et enjôleuse de Mick Kolassa contraste avec celle mélodieuse de la chanteuse sur un accompagnement tout en finesse avec la guitare pleine de subtilité de Jeff Jensen qui produit aussi ce disque. Tullie Brae, quant à elle, partage 'Rock Me Baby' et Erica Brown ‘Spoonful'. Guitare, violon et piano sur un rythme lent sont là pour soutenir Patti Parks sur 'It Hurts Me Too'. Tiens, en parlant de piano, Victor Wainwright a répondu à l'appel pour partager 'It's Tight Like That'. Sur tous les titres, les parties de basse sont assurées par Bill Ruffino et celles de batterie par James Cunningham et c'est Chis Stephenson l'organiste. Du Chicago blues, des flirts avec le jazz et avec le rock, voici la tendance générale avec cet album généreux sur tous les tableaux car les bénéfices de la vente seront reversés à deux associations : « Hart Fund » (pour les musiciens de blues et leurs familles dans le besoin financier) et « Generation Blues » (attribution de bourses aux artistes de moins de 21 ans pour étudier).
César

Roswell Rudd
Embrace

Genre musical: Standards du jazz revisités
Label : RARENOISE RECORDS
Distributeur :
Differ-Ant

Sur le sable de la piste, pile au centre, se tient Roswell Rudd. A quatre-vingt un ans, il n’a plus rien à prouver après avoir promené son trombone des éclats du Dixieland aux mélopées mongoles, en passant par les chants maliens, les suavités latinos et les expérimentations free des années Soixante. Alors il a décidé de prendre du bon temps, sans batterie pour « entendre beaucoup mieux les harmoniques de la chanteuse », l’étonnante Fay Victor dont le timbre caresse les étoiles, audacieuse interprète qui fricote à l’envi avec la dissonance sans que l’écoute n’en soit affectée, bien au contraire, délivrant sur chaque chorus sa formidable sensibilité à fleur de voix. Lafayette Harris assure les parties de piano et Ken Filiano tient la contrebasse, avec ou sans archer. La liste des titres sonne comme un menu trois toques : rien que des classiques du jazz et de la musique traditionnelle américaine, revisités en profondeur en insistant sur l’émotion, la douceur, l’équilibre. On se laisse porter sans réfléchir par les vagues du long cuivre, conteur d’histoires éternelles à l’aulne de la mélodie enchanteresse et de la touche d’humour bienvenue. Le somptueux quartet ne précipite jamais l’attaque des morceaux, contourne, enlace, sublime, tord les thèmes en tous sens, mais toujours respecte la quintessence de l’œuvre. Un BluesAgain d’or est décerné à la version décalée de ‘House Of The Rising Sun’, ciselée à la pointe diamant dans le sang et la fumée des lieux de perdition, que les râles et tremblements de Fay métamorphosent en bouleversant requiem. Autant dire que l’on tient avec Embrace un authentique disque de cœur, réalisé en totale liberté par quatre virtuoses haletant leur art à l’unisson. Reste le coup de poignard dans le dos, spécialité de l’atroce Grande Faucheuse : personne ne pouvait imaginer, en enregistrant ces huit pièces maîtresses, qu’il s’agirait du dernier acte de Roswell Rudd, vaincu par la maladie quelques semaines plus tard, le jour même de l’hiver.
Max Mercier

The Goon Mat and Lord Benardo
Take Off Your Clothes

Genre musical: Boogie punk
Label : VOODOO RHYTHM RECORDS
Distributeur : www.voodoorhythm.com

Il y a quelques mois, nous disions tout le bien qu'il fallait penser de Come And Get Me, un album des Boogie Beasts, combo belge qui présente la particularité d'associer deux musiciens wallons à leurs voisins néerlandophones. Revoici le binôme liégeois, soit The Goon Mat aka Mathias Dalle, guitare, batterie / Fabian Bennardo - deux "n" - à l'harmonica, pour une autre livraison de boogie punk dévastateur. Le fait que le troisième larron ait quitté le navire (le groupe s'appelait à l'origine "Stinky Lou and...") pour ouvrir le Lou's Bar, un endroit très prisé du centre de Liège - s'y sont produits des gens comme Chicken Diamond ou Hoboken Division - n'a en rien entamé leur détermination. La troisième plage livre d'ailleurs leur 'Conception Of The Blues', un blues cru, rugueux, à la production corrosive (rien moins que Jim Diamond (Dirtbombs, White Stripes...). Leurs préoccupations sont en général bien plus terre à terre (‘Take Off Your Clothes', 'Dance With Me') mais après tout, on s'en fout un peu, ce qui importe c'est la complicité évidente entre les deux lascars. Les morceaux de bravoure se succèdent, poussés au cul par les riffs démoniques du Goon Mat, et le jeu proprement insensé de l'harmoniciste, qui donne à la plupart des morceaux une impulsion franchement inouïe ('Tonight Is The Night', le frénétique 'Little Girl'). Le duo file à un train d'enfer, mais n'oublie pas de poser ses valises à l'occasion, juste le temps de reprendre son souffle ('Show Me The Way', incantation gospel, 'Tried', 'Voodoo Got Me’)... Je vous sens prêts pour le Voodoo Rhythm, là. 
Marc Jansen