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05/20
Chroniques CD du mois Interview: JEAN-MARC HENAUX Livres & Publications
Portrait: PEETIE WHEATSTRAW Interview: MISS BEE AND THE BULLFROGS Portrait: ROY ROGERS
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

JANVIER 2016

Don Joe Rodeo Combo
Don Joe Rodeo Combo

Genre musical: Rock
Label : POP SISTERS
Distributeur : PIAS

Power trio né en 2013 du côté de Toulouse, le Don Joe Rodeo Combo assume ses influences, mieux, il les revendique : Bijou bien sûr, Dutronc, Gainsbourg, Nino Ferrer, Bashung ou bien encore les Dogs dans ses quelques tentatives en français -  soit une bonne partie de ce que le rock francophone a pu produire de meilleur et de plus abouti... Et ce premier album est une divine surprise, puisqu'ils se montrent parfaitement dignes de leurs glorieux modèles ! Pas de servile copie, que les choses soient bien claires. Mais des influences parfaitement digérées, régurgitées avec talent. Et du culot aussi : quand Don Joe, chanteur, guitariste, auteur-compositeur du groupe, ne met pas en musique les grands poètes classiques (Barbey d'Aurevilly, Gérard de Nerval) il signe des textes volontiers sarcastiques, avec un sens de la dérision perceptible dès l'énoncé des titres ('French Touch Pipi' à l'adresse des DJ's fanfarons, 'La Nuit Je Dors'...). Pas de temps mort tout au long de l'album (vinyl 10 titres, 12 sur le CD inclus gratuitement), et quelques redoutables morceaux de bravoure : la reprise des 'Papillons Noirs' histoire de souligner la filiation Gainsbourg-Bijou, 'Je Vivais sans Cœur', et sa ligne de basse lancinante, 'Laisse-Moi' et son riff à la 'Roxette', ou encore l'irrésistible 'Tais-Toi Je T'En Prie' (titre inspiré d'un recueil de nouvelles de Raymond Carver, preuve qu'on peut décidément aimer le rock et avoir des lettres, ceci dit). On pourrait citer tous les titres, tant jamais ils ne baissent la garde. Le groupe est soudé, enthousiasmant, solide et efficace : on s'en voudrait donc de ne pas citer les deux  acolytes, qui assurent une base rythmique redoutable : Patrick Pelenc à la basse, et Laurent Olivaud à la batterie.  
Marc Jansen

Eleanor Friedberger
New view

Genre musical: Indie pop
Label : FRENCHKISS RECORDS
Distributeur :
MODULOR MUSIC

Membre, avec son frère Matthew, des Fiery Furnaces de New York, formation en stand-by depuis 2011, Eleanor Friedberger sort son 3ème album (11 titres signés de sa main). Ses 2 précédents efforts avaient été salués par la critique. Nouveau label (Frenchkiss) nouveau groupe (Icewater) pour une pop à tendance folk très 70's, mélodies ouvragées, de forts beaux développements aux synthés, Moog et piano Wurlitzer. Eleanor possède un joli timbre de voix, légèrement feutré, à la Chan Marshall de Cat Power. Produit par Clemens Knieper, le fils de Jurgen Knieper, le même qui avait composé la BO des Ailes Du Désir de Wim Wenders. Est-ce pour cela que cette pop sonne plus européenne qu'américaine ? Même si, ici ou là, les solos de guitare sonnent comme le Crazy Horse du Loner (‘Open Season’), ou les Byrds (‘A Long Walk’). Très agréable.  
Juan Marquez Léon

Gladys Amoros & Michel Foizon
Journey into the blues

Genre musical: Blues folk virtuose
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur :
www.gladys.jimdo.com

Eux : vingt ans de carrière. Gladys Amoros, chanteuse, ex-Blues And Trouble. Michel Foizon, guitariste, exclusivement acoustique sur l’album. Personne d’autre n’est embarqué dans ce voyage qui, plutôt qu’un plongeon à l’intérieur du blues, comme le suggère le titre, présente plutôt un ensemble de dérivations à partir du blues. Gladys Amoros a la voix d’une chanteuse de gospel (donc de rockabilly) et de folk. Sur ces quinze plages, onze sont des reprises, qu’elle gospélise ou jazzifie avantageusement. Le duo fait de ‘That’s All Right’ (Jimmy Rogers) une belle chanson folk, de ‘Sitting On The Top Of The World’ (Walter Vinson) une chanson triste de Noël, de ‘Country Man Blues’ (trad) une pièce de folk-jazz un peu old-time sur les bords. Pour ‘Hard Times Killing Floor’ (Skip James) et ‘I Will Do My Last Singing In This Land’ (Gary Davis), rien à dire, ces titres étaient déjà taillés pour le gospel. Le seul regret porte sur ‘Smokestack Lightning’, trop intime, trop gospel, trop désincarnée, quand on a dans l’oreille le holler du Wolf, tout en masse musculaire et en densité nerveuse, avec ce riff inoubliable qu’on ne retrouve pas ici. Mais c’est bien la seule réserve à produire sur cet album. Il faut saluer la patte de Miche Foizon, picker et soliste virtuose, sachant se tenir en retrait, particulièrement impressionnant sur ‘Stoney Poney Blues’ (Charley Patton) et ‘Future Blues’ (Willie Brown) où il joue de superbes parties de ragtime gymnopédique. ‘Where My Love Is’ est l’une des compos de l’album, chanson vive, jazzy, ourlée d’un ravigotant solo sans électricité. Reste à donner le nom du producteur : Nico Wayne Toussaint, qui est venu sans son harmonica… Ce sera notre seconde et dernière réserve.
Christian Casoni

Jimmy Burns
It ain't right

Genre musical: Blues, jump, etc
Label : DELMARK
Distributeur : SOCADISC

Ce disque sorti à la fin de l’été dernier méritait une mise en lumière, même si elle est un peu tardive. Tout au long de cet enregistrement qui présente 15 chansons, Jimmy Burns passe avec maestria d’un style à l’autre. Jump, shuffle, rock, boogie, blues, funk sont de la partie et la fête est belle. Le premier titre ‘Big Easy Problem’ s’inscrit parmi les meilleures performances enracinées dans le Delta, il est suivi d’une belle ballade R’n’B ‘Will I Never Find Somebody ?’ avec chant soul, solos de piano et section de cuivres. Jimmy Burns reprend Otis Rush ‘Snaggletooth Mule’, Percy Mayfield ‘Long As You’re Mine’, ‘My Heart Is Changing’, Jimmy Reed ‘A String To Your Heart’, The 5 Royales ‘Crazy, Crazy, Crazy’ et bien sûr Little Walter ‘It Ain’t Right’ et, ‘Stand By Me’ nous rappelle Ben E. King et nous ramène dans les sixties avec un plaisir indéniable. Avec une connaissance affutée de ce background musical, Burns a toute la légitimité pour s’emparer de chaque titre. Son jeu de guitare est accrocheur et très enlevé, sa voix de soulman ne fait preuve d’aucune faiblesse et, ce qui ne gâte rien, il est très bien entouré. Groove et feeling transpirent tout au long des 58 minutes que dure le disque. Ajoutons que la production a été assurée par Dick Shurman, un gage de qualité supplémentaire s’il fallait en ajouter un.
Gilles Blampain

Micke Bjorklof & Blue Strip
Ain't Bad Yet

Genre musical: Blues-rock pas prétencieux
Label : HOOKAHEY RECORDS
Distributeur : www.mickebjorklof.com

Accrochez-vous, le Blue Strip est un groupe de blues-rock finlandais composé de… Micke Bjorklof : chant, harmo, guitare, Lefty Leppänen : guitare avec ou sans slide, Teemu Vuorela : batterie, Seppo Nuolikoski : basse, et Timo Roiko-Jokela : percus. Choristes : Lena Lindroos et Veera Railio. Orgue : Tim Lewis (tiens ?), troisième guitare et production : John Porter, celui de BB King et de Buddy Guy. Dans le blues-rock, aucun groupe ne concourt pour le prix de l’innovation, et aucun d’eux ne citera Carlos Gardel comme une influence majeure, le Strip pas plus que ses concurrents. La différence est, comme de juste, une affaire de personnalité. Micke Bjorklof et son Strip correspondent à peu près à ce qu’on imagine. Un bon chanteur, un excellent soliste (‘Get Ya In Da Mood’) qui ne tartine jamais, une section rythmique capable d’engrenager des plans complexes (‘Rat Chase’). Pour autant, on écoute de vraies chansons bien arrangées, pas juste un long solo de cordes aiguës en bas du manche, sur une batterie qui chaudronne. L’album, leur sixième, démarre bizarrement sur un rockab à bottleneck et des voix à la Stray Cats (‘Last Train To Memphis’, une façon d’honorer la ville). L’album se ferme d’ailleurs sur un autre rock vintage (‘In Chains’). Entre ses deux extrémités, il brigue plus ou moins l’héritage de Led Zep et autres fondateurs de la dynastie, avec une énergie compacte qui ne vient pas du volume auquel on a poussé l’ampli. Le blues reste la pompe à jus de ces onze titres, leur donne parfois, selon, un peu d’americana (‘Today’) ou de swamp (‘Blame It On The Bright Lights’). Récapitulons : un très bon album de blues-rock à l’énergie plus essentielle que technologique, tirant davantage vers le bois que le métal, et trimbalant une assurance et une joie qu’on prendrait facilement pour de la personnalité.
Christian Casoni

Mike Andersen
Live

Genre musical: Soul, blues
Label : NORDIC MUSIC
Distributeur : SOCADISC

Lauréat du Blues Danish Music Award 2015, Mike Andersen avait déjà livré cinq albums studio, tous biens produits, mais il manquait un live à son catalogue, voilà qui est fait avec cette nouvelle livraison. Un album soul plutôt cool, légèrement bluesy, avec également quelques sonorités rock bien senties. En 58 minutes, l’album déroule 10 titres captés lors d’une tournée effectuée en mars 2015, plus un bonus enregistré en studio. Mike Andersen est un fin guitariste, il a une voix qui a du grain avec un timbre chaleureux et il ne manque pas de feeling. Il est accompagné par Johannes Norrelykke (guitare), Kristian Fogh (claviers), Kristian Kold (basse), Jens Kristian Dam (batterie) et Mads Michelsen (percussions). Le band est bien rôdé et on sent une belle connivence entre les musiciens. Le swing enveloppe la plupart des morceaux mais dans l’ensemble de la prestation invite plutôt l’auditeur à la détente tout en distillant néanmoins une certaine allégresse. On pense à une fusion soul-blues de JJ Cale et Carlos Santana. Mike Andersen signe 9 titres et aligne 2 reprises ‘Yield Not To Temptation’ (Malone) et ‘Let’s Go Get Stoned’ (Ashford/Simpson/Armstead). Un enregistrement qui allie la classe et la décontraction.
Gilles Blampain

Simo
Let love show the way

Genre musical: Classic rock, Power trio Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

La pochette est un signe... ce n'est pas un disque de post punk qu'on va mettre dans la platine. Non. Laissons pousser, boucler cheveux, mettons chemises à fleurs, vestes de daim à franges. Nous voilà au tournant des années 60/70, lorsque le rock se voit en trio, rythmique mastodonte et guitar hero ! Simo c'est tout d'abord JD Simo (ex Don Kelley Band). Le gars a dû naître avec une guitare, parce que le propos ici c'est bien la 6 cordes. Et d'après mes informations, ce serait la Les Paul 1957 perso de Duane Skydog Allman. Oui, la même que l'on entend sur les 2 premiers albums de l'Allman Brother Band, ou celle qui gémit dans le 'Layla' des Derek And The Dominos ! Vache, j’en ai des frissons... Les bucherons derrière sont Adam Abrashoff (drums) ; Elad Shapiro (bass). Le groupe s'est formé en 2010, a ouvert pour Gregg Allman ou Deep Purple. Ce second disque a été enregistré au Ga's Big House de Macon, chez les ABB justement... Et donc devinez quelle est l'influence majeure du trio ? Duane Allman bien sûr, on croirait l'entendre en personne sur le très soul 'Please'. Gov't Mule ou Lynyrd Skynyrd, aussi, ce genre de choses, vous situez ? Si vous aimez, foncez ! 'Long May You Soul' c'est l'Experience de Jimi qui est convié, mur de guitares psychés, certaines sonnent comme des cornemuses dans le ventre de l'Electric Ladyland. Monstrueux ! 'I'll Always Be Around' pourrait être un inédit de Joe Cocker d'avant son sevrage. Un très joli morceau en acoustique, 'Today I'm Here', aérien, nous montre que le garçon a de la sensibilité. Et pour finir   'Please Be With Me' de Charles Scott Boyer repris en son temps par... God ou Slowhand, l'amoureux de Layla. La boucle est bouclée !
Juan Marquez Léon

Supersonic Blues Machine
West of Flushing south of Frisco

Genre musical: Blues-rock
Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

Rien que le nom choisi par cette formation, qui évolue en trio, devrait mettre la puce à l'oreille. C'est puissant. Bien que ce soit un premier album, il ne s’agit pas là d'un jeune groupe de débutants. L'idée de ce band est la résultante d'une rencontre entre le chanteur guitariste Lance Lopez et le bassiste producteur Fabrizio Grossi, ce dernier ayant travaillé avec des gens comme Alice Cooper, Steve Vai, Joe Bonamassa, Nina Hagen... et bien d'autres. Restait à trouver un batteur. Le choix s'est porté sur Kenny Aronoff qui a joué avec, entre autres, Joe cocker, Smashing Pumpkins, Meat Loaf, John Fogerty... Nous avons donc  affaire à une musique qui évolue entre le blues rock-solide, l'Americana puissant, avec une production assez chargée. Ils ne sont pas Américains pour rien. Attention, arrive maintenant la liste des invités sur cet album. Mesdames et messieurs, par ordre d'apparition : Billy F. Gibbons, Warren Haynes, Chris Duarte, Eric Gale, Walter Trout, Robben Ford. Rien que ça ! Je crois que vous avez compris, pas besoin d'en rajouter. C'est du lourd.
César

The James Hunter Six
Hold On !

Genre musical: Rhythm and blues
Label : DAPTONE
Distributeur : DIFFER-ANT

D’où hurlez-vous les britanniques ? D’où vient cette puissance rocailleuse ? D’où viennent Van Morrison, Steve Winwood, Eric Burdon, Rod Stewart, et même Georgie Fame ? Du même chaudron sort James Hunter. Milieu ouvrier, bac moins 3, découverte du rock à partir d’une discographie en 78t, sa vie est une légende. Aujourd’hui, il signe chez Daptone, de plus en plus hégémonique sur le segment soul au sens large. L’album, enregistré live avec son groupe de scène, aligne rumbas, boléros, bossa novas. Le tout livré sans faux col par la voix maltée de James. Pas de coquetteries, ni de pathos. Un coté décontracté, faussement je-m’en-foutiste, un Dean Martin en bleu de travail. ‘(Baby) Hold On’ titre de l’album et single, est un titre rhythm and blues, porté par le piano et les deux saxos. ‘Free Your Mind (While You Still Got Time)’, en début de face B, est un bâton de dynamite à mèche courte. ‘Stranded’, up-tempo, joliment orné de vibraphone, est parfait pour accompagner un Singapore Sling (Gin+Brandy).
Cranberry Gordy

The London SS
No Beards/ No Beerguts/ No Beginners

Genre musical: Hard rock'n'roll
Label : COMBAT ROCK
Distributeur : http://londonss.bicartel.com/

Est-ce vraiment une bonne nouvelle ? L'édition 2016 du festival de Wight consacrera les 40 ans du punk, avec en tête d'affiche un Iggy Pop bien essoufflé- on le lui pardonne volontiers, il est là depuis plus longtemps encore... Voici donc le punk rock définitivement établi, institutionnalisé, sacralisé... Parmi ceux qui n'en seront sans doute pas, figurent les London SS, groupe maudit par excellence... Qui a vu défiler dans ses rangs rien moins que les futurs Clash Mick Jones, Paul Simonon et Terry Chimes, Brian James et Rat Scabbies partis former The Damned, Tony James avant Generation X, ou encore des membres des Boys. Eux restèrent donc sur le pavé, la faute aussi, probablement, à un patronyme discutable. L'époque était à la provocation, ils réfutent vigoureusement toute attirance pour l'attirail nazi - pour le coup, on veut bien les croire.  Et 40 ans plus tard, même si le line up a continué à évoluer, les voilà qui proposent leur tout premier disque ! Débuts modestes, puisqu'il s'agit d'un EP 4 titres... mais c'est une belle histoire comme les aime le rock'n'roll, une histoire de rédemption à la Rodriguez, ou encore à la Olivensteins. Plus que le punk londonien 70's, ils évoquent en fait la Sainte Trinité MC5 - Stooges - New York Dolls, et n'ont pas à rougir de la comparaison. Compos solides, riffs barbelés, énergie brute, 14 minutes sous haute tension, c'est une profession de foi convaincante. Si la sauce prend - entendez par là "si l'EP marche", ils nous promettent un vrai album, ils ont suffisamment de compos en réserve - en quarante ans, il ne manquerait plus que ça ...
Marc Jansen

Tommy Schneller
Cream of the crop

Genre musical: Cool funky
Label : CABLE CAR RECORDS
Distributeur : SOCADISC

Il est Allemand, s’exprime en anglais et nous déroule une bande son relax. Multi récompensé outre-Rhin, il a aussi été sélectionné pour participer à l’International Blues Chalenge de Memphis. Saxophoniste et chanteur, Tommy Schneller envoie dans ce disque un son funky-groovy bien enlevé, des inflexions soul et une série de slow-bues de la meilleure veine où l’on peut déceler une touche nostalgique. Certains comparent l’ambiance de cet enregistrement aux productions de James Taylor ou de Randy Newman. On pourrait y ajouter une empreinte de Dr. John à travers des tempos jazzy swing ou des ambiances swamp. Chaude section de cuivres, piano Rhodes et guitare aérienne façon BB King, cet album révèle de fait une belle musicalité. La décontraction est de mise mais jamais au détriment du feeling, tout semble sous contrôle, chaque note enveloppe l’auditeur. L’ambiance est feutrée, c’est fluide, léger, aérien, et on se laisse bercer avec plaisir d’un titre à l’autre. Avec de belles envolées et quelques tempos plus calmes, en 52 minutes les 10 titres s’enchaînent avec une certaine élégance tant dans le style que dans l’interprétation. Avec un son chaud et une attitude cool, Cream Of The Crop est à coup sûr un album qui a beaucoup de charme.
Gilles Blampain