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11/17
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Portrait: IKE TURNER Dossier: VOCALION  
 


Portrait
HOUND DOG TAYLOR
Par Bruce Iglauer












Un fan d'Albert King aurait sans doute trouvé le style d'Hound Dog trop brutal, mais comme on ne le programmait jamais sur les radios noires, les disquaires spécialisés dans la musique noire ignoraient son existence et, partant, les auditeurs qui aimaient Albert King ne le connaissaient pas davantage. Hound Dog jouait devant des publics noirs, mais il était trop roots pour être diffusé par les radios noires ! Un gouffre infranchissable séparait les publics noir et blanc.

Il m’a dit qu’on l’appelait Hound Dog
… parce qu’il levait les femmes comme un chien d’arrêt. Je pense plutôt qu’on l’appelait ainsi Zone de Texte:parce qu’il en avait le physique : grandes dents, grandes oreilles… Je l'ai rencontré en mai 1969 puis en janvier 1971. On a enregistré son premier album en mai et juin de cette année-là.
En 1969, je fréquentais une petite université privée du Wisconsin, 200 miles au nord de Chicago. On y enseignait les arts. Je ressemblais à un hippie : longue barbe, grosse tignasse, mais je n’avais ni le culte de la dope ni celui de la musique psychédélique. J’étais plutôt politique, et de gauche. Je marchais contre la guerre, je faisais du porte à porte pour la propagande de tel candidat. J’étais très actif et très branché, je n'aimais pas être défoncé. Mais l’objet de cet activisme restait assez flou, je devais être émotionnellement immature. Avec mon look, quand je débarquais dans un club noir, les clients se disaient : hippie égale antiraciste. Ça me convenait parfaitement.
L’Eddie Shaw’s se trouvait sur West Madison st., dans le West-Side. On était en mai 1969. Hound Dog bœufait avec le groupe de Little Addison, et c'était catastrophique ! Hound Dog Taylor… J’avais déjà vaguement entendu ou lu ce nom obscur. J’écumais tous les clubs de blues de Chicago, je ne voulais rien manquer, je croyais explorer un immense trésor. J'étais chicagoan et travaillais pour Delmark depuis deux semaines, livreur, emballeur de colis, déchargeur de camions, garçon de courses, vendeur au Jazz Record Mart, le magasin de Bob Koester. Il était mon héros.
Huit ou neuf mois après l'Eddie Shaw, je tombe sur Hound Dog dans le South-Side, au Theresa. Il ne jouait pas, nous avons juste causé. Il m’a dit qu’il passait dans un club en bas de la rue, qu’il appelait le Crockerdale mais qui devait être le Trocadero, et qu’il jouait tous les dimanches après-midi au Florence’s Lounge. Je ne suis pas allé l'entendre au Crockerdale, mais je me suis rendu au Florence. Il n’y avait pas d’autres endroits où écouter du blues cette après-midi-là. Je me souviens qu'il avait neigé dans les rues. Ma mère m’avait refilé sa Rambler Classic de 1959. J’aurais flippé de devoir prendre les transports en commun pour venir dans ce club. Dedans on se sentait en sécurité, mais les rues environnantes étaient infestées de bandes. Martin Luther King avait été assassiné deux ans plus tôt, les Noirs ressentaient encore pas mal d’animosité contre les Blancs. Et puis je suis blanc, je suis supposé avoir du fric, je profilais une cible idéale avec ma veste du surplus de l’armée, peut-être même un bandana noué sur le front, façon Hendrix. Je n’espérais rien de ce gig, j’étais resté sur la catastrophe de l’Eddie Shaw’s. J’ai découvert une musique magique, puissante, un groupe extraordinaire !

Zone de Texte:Des oreilles de cochons grillées
Le Florence’s Lounge était situé 54th Place et Shield, dans un quartier résidentiel assez délabré. Petit immeuble de briques, deux étages (le proprio logeait au-dessus), vitrine opaque donnant sur la rue… Il y avait ce lunch-truck devant le club, un genre de baraque roulante où on pouvait acheter des boissons et des sandwichs, spécialement des oreilles de cochon grillées sur du pain blanc, nappées d’une sauce pimentée. Quand il ne faisait pas trop froid, toute une bande de mecs picolait dehors, tétant au goulot dans un sac en papier, jouant de la thune aux dés sur le côté de l’immeuble.
La salle était longue et étroite, typique des rades de Chicago. Un bar avec alignement de tabourets d’un côté, des boxes de l’autre côté, fauteuils rouges rafistolés au chatterton, travée centrale, murs revêtus de panneaux de bois bas de gamme, un grand miroir derrière le bar. Un troquet local, quoi. Au fond, la salle s’évasait un peu. C’est là qu’on installait les groupes, à même le sol. Pas de scène. Un an plus tard, ils ont posé une petite estrade.
La salle était pleine de Noirs, la plupart d’âge mûr, dans le costume du dimanche, qu’ils avaient enfilé pour se rendre à l’église. Les mécréants étaient débraillés. Tous dansaient, causaient, flirtaient, buvaient. 75 à 100 personnes pouvaient s’entasser ici. La plupart des clients fréquentaient ce club le dimanche, la grande majorité vivait à proximité, ils se connaissaient tous, ils étaient nés dans le Sud, avec des racines en Arkansas, Mississippi, Tennessee, ils partageaient beaucoup de choses.
Les gens étaient sans doute surpris de me voir débouler : j’étais le seul Blanc. Certains clubs comme le Theresa accueillaient maintenant une clientèle mixte, mais pas le Florence. A mon look ils ont bien compris que je n’étais pas un flic ! Le gig commençait à 14 heures, jusqu’à 18. Ensuite la foule se déplaçait vers le Louise, où les Aces se produisaient, puis le Josephine pour entendre Magic Slim.
Hound Dog était assis sur une chaise pliante, chantant dans l’ampli guitare, un ampli Silvertone vraiment bas de gamme, une mauvaise guitare Kingston (marque japonaise). L’attelage libérait autant de musique que de distorsion. Il avait l’air d’un petit garçon, tout mince, très joyeux, prenant un énorme plaisir à jouer. Il se produisait toujours assis, ce qui ne l’empêchait pas de donner de fameux shows. En fait il bougeait beaucoup, jetait la tête sur les notes aiguës, battait la mesure de la semelle comme un forcené, balançait des vannes à tout va, s’esclaffait. Son visage était très élastique, il faisait de spectaculaires grimaces. Sa bonne humeur était contagieuse, le public passait vraiment un bon moment, il savait capter l’attention.
Ted Harvey était, lui aussi, posé sur une chaise pliante : il tombait régulièrement des tabourets de batteur ! Sa batterie était rudimentaire. Il jouait les yeux fermés, mâchouillant son chewing-gum en rythme…
Brewer Phillips balançait des lignes de basses incroyables sur sa vieille Telecaster. Quand il partait en lead, la puissance de ses attaques et l’intensité de son jeu étaient vraiment impressionnants. Il sonnait comme Eric Clapton avait toujours rêvé de sonner ! Brewer restait debout, souriait en permanence, les gencives édentées, un pan de chemise hors du pantalon. Il dansait, lançait la jambe, se livrait à une pantomime que George Thorogood devait lui emprunter quelques années plus tard.
Je me suis approché du groupe. Hound Dog m’a reconnu, ce qui m’a un peu introduit. J’étais écrasé par ce mur de bruit, mais le rythme était irrésistible, même sur les blues lents. Tous les titres étaient faciles à danser. Bon, moi, je ne dansais pas.
Contrairement à la jam de l’Eddie Shaw, Hound Dog avait été très, très bon au Florence, avec les Houserockers. La puissance et la joie du groupe me sciaient. Ce fut une après-midi magique : après Hound Dog, j’ai assisté à une jam avec Carey Bell et Big Walter Horton. Avant même qu’Alligator Records n’existe, Hound Dog m’avait inspiré le premier album du futur catalogue, Carey Bell et Big Walter, le deuxième. En deux gigs, la même après-midi, Alligator était lancé !

Zone de Texte:En 1970, la carrière d’Hound Dog n’allait nulle part…
… Il avait gravé deux 45-tours, l’un pour Firma, l’autre pour Bea & Baby, deux petits labels locaux, genre label à un employé. Il avait participé à une session Chess. Ils voulaient sortir un album collectif de joueurs de slide, mais le projet était resté lettre morte. C'était difficile de capturer le son d'Hound Dog. Durant l’American Folk Blues de 67, on lui avait imposé un son beaucoup trop clean. Lui-même pensait que cette crasse n’était pas reproductible sur disque.
Hound Dog revenait donc d’une tournée européenne, il était retombé dans la routine du South-Side avec les Houserockers, à cachetonner à 45 dollars la nuit. 45 dollars pour l’ensemble du groupe, et même moins parfois. Hound Dog n’était pas un guitariste polyvalent et son niveau technique ne justifiait pas que Willie Dixon le recrute comme sideman de l’AFBF. Dixon avait fait un drôle de choix… Hound Dog accompagnant Little Walter… Walter aimait ces bons gros accords de jazz qu’Hound Dog était bien en peine de fournir. Ni Hound Dog ni Walter ne furent heureux pendant cette tournée. Et pas qu’eux. Personne ne pouvait saquer Dillard Cume, par exemple, le bassiste que Dixon avait retenu pour accompagner les têtes d’affiche. Willie Dixon était un type extraordinaire, mais le casting de cette tournée n’a rien ajouté à sa gloire ! Hound Dog ne parlait presque jamais de l’Europe. Il s’était senti très seul, la bouffe américaine lui manquait, ses petites habitudes de quartier aussi, il aimait être reconnu et apprécié. En Europe il avait rebuté les autres musiciens, il ne causait pas la langue des pays qu’il traversait, il était relégué à un emploi de sideman…
Bref, Hound Dog n’était pas un bluesman de référence, il n’avait jamais décroché de hit dans une radio noire, et ne jouait jamais devant un public blanc. Très peu de bluesmen noirs avaient ce privilège d’ailleurs. Bon, il avait tourné en Europe, mais ça n’impressionnait personne au Florence. Le public voulait danser, s’amuser, se laisser soulever par l’intensité du groupe et, de son côté, Hound Dog n’en demandait pas davantage.
Il donnait pas mal de gigs parce qu’il ne réclamait pas de gros cachets, les clubs pouvaient mettre l’entrée à 50 cents. Hound Dog jouait dans les clubs qui programmaient Lefty Dizz, Magic Slim, Byther Smith ou Carey Bell, jamais dans ceux qui programmaient Jr Wells et Howlin’ Wolf. Jr Wells était une star locale et, par contrecoup, Buddy Guy était un sideman vedette : il était le guitariste de Jr Wells à Chicago et pilotait l’orchestre du Theresa. En tournée, lui et Jr étaient co-stars.

Un fantastique rocking blues hors du temps
Zone de Texte:Quand il jouait pour son compte, Hound Dog campait sur une tonalité unique. Quand il devenait le sideman de Phillips, il tâchait d'en faire un peu plus. Il jouait des parties peu complexes en open-tuning, mais la technique n’est que le véhicule de l’émotion, un simple accessoire. Le feeling, les timings, cette immense aura musicale que dégageait Hound Dog, là-dessus c’était beaucoup plus difficile de s’aligner avec lui. Il chantait comme un vrai bluesman, ne stylisait jamais son chant, le servait avec cette voix naturellement haut-perchée. Le blues est d’abord une affaire de soul, et elle était illimitée chez lui.
Il racontait qu’il jouait dans le style d’Elmore James, mais en même temps qu’Elmore James. On le comparait souvent à Elmore. Quand il le citait, c'était pour préciser qu’il ne l’avait pas influencé. D’ailleurs, il n’a jamais admis quelque influence que ce soit. Peut-être Jimmy Reed ? J’entends parfois John Lee Hooker dans son jeu. Quand je l’ai enregistré, Hound Dog avait presque 50 ans. Je doute qu’avec le temps ce son eût changé ou que sa technique se fût améliorée. Un jour je l’ai vu sangler une Les Paul. Il l’avait fait sonner exactement comme une de ces guitares japonaises bon marché qu’il utilisait.
Brewer, lui, était capable de passer d’une tonalité à l’autre. Ces lignes de basses en accords ouverts constituaient l’une des caractéristiques de son style. Il avait une attaque et un maintien étonnants. Quand on lui demandait qui l'avait influencé, Brewer nommait Minnie, Jimmy Reed et Eddy Taylor. Je trouve qu’il sonnait plutôt comme Pat Hare, l’un de mes guitaristes préférés. Brewer n’était pas fan de technique non plus mais, comme Hound Dog, il s’était forgé un son et un style spéciaux, très reconnaissables. Il sonnait différemment des autres bluesmen de Chicago, à l’exception peut-être de Magic Slim qui est un peu le même genre de mec.
Quant à Ted Harvey, il n'était pas plus polyvalent que les deux autres, mais, comme eux, il avait un sens du shuffle qui n’appartenait qu’à lui. Ils étaient tous les trois techniquement limités. Ensemble, ils tombaient un fantastique rocking blues hors du temps. John Lee Hooker, Muddy Waters, Elmore James, plein d’autres, n’ont pas été meilleurs à 50 ans qu’à 30. Ils s’étaient fabriqué un style et n’en avaient pas démordu. Hound Dog avait le son qui exprimait le mieux sa personnalité, il appelait ‘rock’n’roll’ les titres destinés aux danses rapides et ‘blues’, ceux pour les slows. Il voulait surtout que les gens s’amusent, et le public s’y retrouvait.

I'm wi'chou, baby !
Zone de Texte:Après le gig du Florence, je cours chez Bob Koester, mon patron. Je lui propose de me laisser enregistrer les Houserockers pour Delmark, et d’être producteur de l’album. Bob refuse. Il n’a jamais vu Hound Dog au sein de son groupe. Il doute peut-être aussi de mes capacités à manager un tel chantier : j’avais encore très peu d’expérience. La messe a été dite en peu de mots. Bob est un homme têtu, je le suis aussi. Quand il dit ‘non’ deux fois de suite, j’ai tendance à le prendre au sérieux ! Bob est venu au blues par le jazz, il raisonne comme un fan de jazz, moi, comme un fan de rock. Une affaire de générations. Bob prend vraiment son pied à produire des disques, beaucoup plus qu’à les commercialiser ou à vouloir élargir son marché. Moi, j’avais quand même l’ambition de prospecter de nouveaux publics. J'ai étudié les arts, je n’ai jamais pris un cours de business, commerce, économie, comptabilité. Même pas de musique. Mais j’avais un certain flair du public, j'en faisais partie, j’écoutais ces nouvelles radios libres (‘progressive rock’), je comptais passer par elles pour faire connaître Hound Dog.
Quand j'ai dit à Hound Dog que je prenais sur moi de l’enregistrer en 33-tours. « Je te suis, chéri, je te suis ! » (Il prononçait : « I'm wi'chou, baby ».) Je venais d'hériter de 2 500 dollars, je pouvais difficilement lui verser une avance supérieure à 480 dollars. Il a eu l’air surpris, il ne s’attendait même pas à percevoir un cent.
Je lui ai fait un contrat pour un disque. Je le payais, lui et le groupe, je réglais les frais d’enregistrement, l’éditeur des chansons, le paiement standard des royalties (au moins 5 % sur 90 % des ventes, ainsi que l’avait imposé le Syndicat des musiciens). La marque ‘Hound Dog’ n’avait aucune valeur marchande immédiate… et ce devait être à peu près ce que Delmark payait.
J’ai tout de suite envisagé de sortir un album, pas un single. Ça ne m’a même pas effleuré l’esprit. Qu’est-ce que j’aurais fait d’un single ? Mon marché, c’était l’album. Les 45-tours alimentaient les radios pop et les juke-boxes. Les radios pop, Hound Dog en était exclu. Les juke-boxes étaient un segment dont j’ignorais tout. Quant aux disquaires, ils ne s’intéressaient qu’aux 45-tours ayant fait un hit. Moi, j’appartenais à la génération ‘albums’. Je ne possédais que des 33-tours, et tous les étudiants que je fréquentais étaient dans ce cas.

Radios libres progressive rock
Je visais un public très spécifique : moi-même ! Les ados des années 60, des baby-boomers comme moi, pas des inconditionnels du blues mais en ayant une notion via le folk et le rock, qui avaient peut-être acheté un album de Paul Butterfield, voire un BB ou un Muddy pour les plus roots. Je connaissais très bien cette frange, de quelle façon elle abordait la musique, sur quelles radios elle était branchée, quels magazines elle lisait, quelles étaient ses icônes, ses inclinations politiques, etc. Et c'était forcément un public blanc. Les radios noires se désintéressaient du blues, elles étaient, en outre, réputées pour le graissage de patte. Ce n’était pas mon genre, ni dans mes moyens ! Personne ne sonnait comme Hound Dog parmi les artistes que programmaient les radios noires. On entendait parfois BB King, Albert King ou Bobby Blue Bland, mais c’était bien tout le blues que ces radios condescendaient à diffuser.
Je croyais en ces nouvelles radios libres. J’en avais prospectées quelques-unes à Chicago pour promouvoir des titres Delmark. Je savais que les DJ y produisaient leurs propres shows, promouvaient leurs propres goûts, contrairement aux radios pop. C’était eux que je devais convaincre, pas le directeur commercial de la station. Et comme on était pareil, eux et moi, le courant passait bien. Les DJ avaient mon âge, la même tignasse, la même barbe, la même passion des mêmes musiques. Ils ne faisaient pas beaucoup de monnaie, mais ils s’étaient taillés une petite renommée.
Eux, étaient susceptibles de s’intéresser au blues parce que Clapton et Led Zep y étaient accros, que certains bluesmen avaient fait le Fillmore, le festival de Newport, etc. La plupart savaient donc vaguement ce qu'était le blues, et programmaient pêle-mêle du jazz, de la country roots, du folk, peut-être de la world-music, de la vieille pop, et par dessus tout des albums de rock. Pas le rock du top-40.
Pour ces DJ, le single était un outil de marketing, or ces radios se disaient libres et revendiquaient une position anti-commerciale. Bah, commerciales, elles l'étaient bien un peu, elles faisaient la retape des boutiquiers locaux, des petits restaurants, des salons de coiffure… Moi-même, à Chicago, j’ai passé deux ans sur l’une de ces radios rock. J’étais sponsorisé par Bob Koester. C’est plus le sponsor que le DJ qui intéressait la station !
Maintenant, il ne faut pas surestimer l’envergure de ces radios. Leur part de marché était minuscule, la programmation n'était jamais qu'une arlequinade invraisemblable de styles, dont rien ne se détachait vraiment ni ne s’imposait comme un hit. Au zénith de sa popularité dans le format ‘radio libre’, Hound Dog (mais aussi BB, Coltrane ou Hank Williams) ne pouvait espérer être programmé plus d’une fois par jour.

Christian Casoni - Octobre 2010