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12/19
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Interview
YELLOW DOGS


KING KONG BLUES
king kong blues
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La machine est bien huilée. De facture moderne, mais dans un enrobage fifties le band y va sans retenue, rien de ce qui bouge ne lui est étranger.
   

Blues yellow dogsBlues Again : Comment le groupe est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
Nicolas Moret : Le groupe est né en 1997, mais nous avons vraiment commencé en 1998.
Il y avait un petit bar à Aigle, nommé le Saxo, avec une petite scène libre. A force de jammer avec d’autres musiciens, le groupe c’est formé.

Quel est votre port d’attache ?
Nous sommes attachés au Chablais (frontière franco-suisse NDLR).


Qui sont les membres du groupe ?
Marco Mayencourt: guitare, Patrick Dufresne: batterie et backing vocal, Thierry Maire: guitare basse, contrebasse et backing vocal et Nicolas Moret: chant, guitare, harmonica.

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
En jammant à Aigle. Au tout début, il y avait Davide Di Spirito à la basse, Patrice Quiquaz aux claviers et Boubou Turian à la batterie. Nous nous connaissions déjà. Marco Mayencourt nous a rejoint rapidement après. En 2006, Thierry Maire (basse) et Mathieu Aubert (batterie) nous ont rejoint, Marco et moi. Cette année, il y a eu la venue de Patrick Dufresne à la batterie.

Pourquoi le choix de ce nom ?
Je cherchais un nom qui résonnait blues ! Dans les légendes du blues, le Yellow Dog était un surnom que donnaient les Noirs à un train qui passait régulièrement devant eux. Dans la biographie de WC Handy, il raconte avoir entendu un bluesman chanter ces paroles, dans une gare perdue du Mississippi, une nuit en attendant son train : « I’m going where the Southern cross the Dog ». Ce bluesman voulait se rendre à un certain endroit où deux compagnies de trains se croisaient. Les trains étaient importants dans l’histoire afro-américaine. Dans les négro spirituals et blues aussi, le train est synonyme de liberté. Prendre le train pour quitter les états du Sud pour la liberté du Nord du pays… Ce qui amena le Chicago blues avec Muddy Waters, mais ça, c’est une autre histoire.

Quelles ont été vos influences ?
Nos influences, il y en a beaucoup. Muddy Waters, Paul Butterfield, T-Bone Walker, Eric Clapton… et ces dernières années, c’est plutôt le rock’n’roll avec Elvis, Eddie Cochran, Les Shadows, Dick Dale, Link Wray…

Parmi 3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence, quels sont ceux qui font l’unanimité dans le groupe ?
Je ne sais pas s’il y a vraiment des influences communes à nous 4… J’y ai jamais pensé. Mais bien sûr que nous aimons tous les grands comme Elvis, Clapton et les autres…

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ?
Je ne me souviens pas vraiment d’un morceau en particulier, mais mon père écoutait souvent du Roy Buchanan ou du Stuff entre autres. Il jouait de l’orgue Hammond dans un groupe de gospel, Les Compagnons du Jourdain. Il y avait beaucoup de musique. Je suis venu au blues par Eric Clapton et Stevie Ray Vaughan. Ensuite on pioche un peu toujours plus loin pour arriver aux sources… et là, c’est un nouveau monde qui s’ouvre… Robert Johnson, Son House, Bukka White, Rev. Gary Davis, Blind Willie Johnson… le blues acoustique.

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
C’est plutôt moi qui amène la couleur musicale de fond.
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Comment définirais-tu votre style ?
Notre style, à la base, c’est du blues. Mais chacun amène ses propres influences, sa couleur. Nous ne sommes pas un groupe de Chicago blues ou de West Coast. C’est du Yellow blues rock…

Te souviens-tu de ta première prestation en public ?
Les premiers concerts se sont passés au Saxo, à Aigle en 1998.

Maintenant, combien de concerts par an ?
Je dirais une vingtaine par année.

Etre sur scène c’est primordial ?
Je trouve que c’est un moment magique. Bon, il a y des soirs où le contact avec le public se fait moins bien mais de se trouver sur scène à jouer de la musique avec vos amis, il y a toujours quelque chose qui se passe et ça fait du bien à l’âme (c’est beau ça !). Et quand les gens nous remercient, et achètent un CD, c’est la cerise sur le gâteau.

Les concerts se sont de bons et de mauvais souvenirs...
Bon souvenir ? Il y en a vraiment beaucoup… Lors d’une soirée d’anniversaire, nous avons rencontré Claude Nobs (fondateur du festival de Montreux), qui est venu jammer avec nous. Il nous a invité quelques semaines plus tard à souper chez lui. Soirée mémorable. Cette année, nous avons eu la chance de jouer dans le Montreux Jazz Train, dans le cadre du festival de jazz. Il y a aussi Les Salines Blues, le Vully Blues et encore beaucoup d’autres bons moments que j’oublie.
Mauvais souvenir ? Oui, le décès de notre premier batteur Boubou. Il nous a quitté en jouant ensemble sur scène. Nous étions en plein milieu de son morceau préféré…  ‘Sunshine Of Your Love’…

Vous avez sorti un album en 2015, est-il toujours disponible et envisagez-vous d’en produire un autre ?
Oui, notre album est toujours disponible. Bien sûr nous avons quelques compos qui sortent petit à petit. On aimerait bien ressortir un autre album, musique d’avenir !

Vous chantez en français ou en anglais qu’est-ce qui détermine la langue pour écrire un titre ?
Ce qui m’impressionne dans le blueblues yellow dogss, c’est ce dialogue entre le chanteur et le public. Il faut écouter le disque de BB King, Live At The Regal. C’est fou ! J’ai eu la chance d’aller dans des clubs à New York écouter du blues, il y a vraiment quelque chose qui se passe là-bas. Le fait de chanter en français, on peut avoir un contact avec le public (des fois !). Mais J’aime aussi beaucoup le son de l’anglais. J’ai des textes dans les deux langues. J’aime les jeux de mots en français, par exemple un de nos morceaux : ‘Vers quel crayon t’es-tu taillée’.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
L’inspiration peut venir de la musique que j’écoute, ou des évènements qui nous entourent, des nouvelles.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Continuer à jouer, continuer à avoir du plaisir ensemble, avoir du temps pour nos compositions. Et aussi de jouer plus dans des festivals.

Pour parler d’autre chose, quels sont tes hobbies en dehors de la musique ?
Autres hobbies ? J’aime les guitares…

Un lieu de prédilection…
Il y a un endroit que nous aimons particulièrement, Il s’agit des Salines Blues. Une bande d’amis qui ont commencé par organiser une petite fête dans leur jardin… pour arriver à un mini festival privé, pour les amis des amis…

Derniers coups de cœur musicaux ?
Pour moi, il y a les Bros Landreth, Kirk Fletcher, Heavy Trash… et d’autres.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
De jouer encore ensemble dans 20 ans !

Gilles Blampain – octobre 2019

http://yellowdogstheband.com/

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