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03/17
Chroniques CD du mois Interview: CHICKEN DIAMOND Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: BIG JOE WILLIAMS Interview: MOJO BRUNO
 


Interview
THE WEALTHY HOBOS

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Inspirations multiples pour un trio bourré d’énergie qui produit une musique explosive, excitante, et qui rameute les potes pour que la fête soit totale.

Blues Again : Faisons les présentations…
Sacha : J'ai 22ans, j’ai grandi à Paris en habitant à Issy, j'aime et j'écoute de la musique depuis tout petit, et je fais 1m81. 
Slim : J’ai 24 ans, grandi (façon de parler) à Malakoff, et j’y suis toujours ! J’aime la musique, la musique et encore la musique ! Et les piments ! Et la musique qui pique !
Léo : 22 ans. J’ai grandi entre Issy et Clamart en traînant beaucoup au théâtre de mon père.  

Comment le groupe est-il né ?
Sacha : Il est né d’une idée de Slim qui est venu avec le projet et le nom du groupe, c’est au fil de soirées et de la passion musicale commune qui nous a rassemblé, Slim, moi et Léo, mon ami d’enfance avec lequel j’ai découvert la musique au fil de notre amitié (de déjà 17 ans !)

Pourquoi le choix de ce nom ?
Slim : Je suis venu avec le nom et le « concept », ça représente l’esprit du groupe, le «Wealthy »  c’est notre richesse qui est le peu qu’on a : la musique et notre groupe, les guests, les gens qui nous entourent, et « hobos » c’est nous trois, l’esprit vagabond : le blues. 
Wealthy in the mind and hobo in the soul.

Depuis quand le trio existe-t-il ? Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Léo : Il existe depuis un peu plus de deux ans, et ce sont les influences de chacun qui créent la couleur musicale.
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Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Léo : La rencontre s’est faite avec le temps, Sacha et moi, nous nous sommes rencontrés à l’âge de 6 ans au CP. Bentaieb et Burtin étaient l’un à côté de l’autre en cours (par la suite les profs ne prenaient plus le risque de nous mettre ensemble haha !). Et Slim était une connaissance du lycée, par des amis en commun, il a fini par devenir plus qu’un pote !

Parlez-nous de votre éveil à la musique, votre parcours musical… 
Sacha : La première fois que j’ai touché un instrument c’était une mandoline offerte par ma grand-mère, c’est aussi le piano dans ma maison de vacances tout désaccordé où j’ai commencé à faire quelques mélodies, et évidemment ma famille qui m’a fait découvrir des musiques de plein d'horizons différents, que j’écoute d'ailleurs toujours aujourd’hui régulièrement. J'ai commencé la guitare avec mon oncle après l'avoir vu jouer et lui avoir volé son mp3 de l'époque, qui était une mine d'or de morceaux des sixties !  
Slim : J’ai commencé la musique par le violon étant petit, mais la méthode conservatoire m’a éloigné de l’instrument assez rapidement. Au collège la naissance de mon premier groupe m’a dirigé vers la batterie, premièrement en autodidacte, puis j’ai étudié batterie, percussions, M.A.O (et bien d’autres choses) durant 5 ans dans une école de musique (l’ATLA à Paris). Cette année je creuse le sujet de la batterie ailleurs, au Drumming Lab (Paris).
Léo : Grand-père, toujours en train de chanter ou siffler des chansons d’après-guerre qu’il m’apprenait. Parents très éclectiques (de Bach aux Beatles, d’Higelin aux Who..), en primaire avec Sacha et des potes, premier groupe en tapant sur les casseroles de l’arrière-grand-mère que j’avais éclatées pour faire des perçus (je m’étais fait défoncer haha !). Apprentissage de la guitare au collège…

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ? 
Sacha : Le premier blues-rock que j’ai entendu, j’hésite entre les Animals et ‘Satisfaction’ des Rolling Stones.
Slim : Oui parfaitement ! C’était  ‘Johnny Guitar’ de Johnny Winter sur l’album Where’s Your Brother ?, première fois que j’utilisais un lecteur CD !
Léo : Très sûrement les Beatles, mais souvenir parfait de quand mon père m’a fait écouter ‘Angie’ en me disant de me taire et d’écouter.
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Quelles ont été vos principales influences ? 
Sacha : Exile On Main Street des Stones, les années 70, RL Burnside, Led Zeppelin, les Beatles, John Mayer, le live d'Aerosmith A Little South Of Sanity (écouté mille fois et sous ma douche), Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not des Artic Monkeys", voir Paul McCartney au stade de France à 10 ans ! Green Day (Bullet In A Bible), Creedence Clearwater Revival. Le blues roots sale, rock des années 70, Woodstock, funk, rap des années 90, les musiques du monde (Grèce, Inde, Afrique), les musiques de films, le hard-rock, le punk… plein de choses quoi !
Léo : Forcément les Stones, Led Zep, les artistes de blues électrique comme RL Burnside, Muddy Waters et le rock des années 70... mais aussi tout ce que j’ai pu écouter depuis petit, les Cure, les Clash, Nirvana, Police, le pop punk des années 90, la chanson française de Brel, Dutronc, Brassens…

Quels musiciens entrent dans votre panthéon personnel ?
Sacha : Paul McCartney, les Stones, la voix de Steven Tyler, John Mayer, Jimi Hendrix, Pink Floyd, Lemmy Kilmister, Brushy One String, Seasick Steve, et tellement d’autres, il faudrait presque une interview juste pour ça si chacun donnait sa liste de noms, haha !
Léo : Ceux qui ont réinventé et joué avec les règles. Et ça commence tôt !

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Slim : Notre premier concert électrique a été fait à l’OPA en 2014 (maintenant Supersonic), là où j’avais vu pour la première fois Léo et Sacha jouer, mais le premier concert acoustique s’est fait avec Sacha dans la rue à Montmartre.

Et maintenant, combien de concerts par an ? 
On fait plus d’une vingtaine de concerts par an. 

En quoi la scène est-elle indispensable ? 
La scène est indispensable pour l’énergie, la nôtre et celle des gens, c’est cool de voir les gens se laisser aller, user leurs chaussures et twister.

La musique ce sont aussi des rencontres…
Sacha : Les rencontres en jouant dans la rue, par exemple à Rome on a rencontré un Anglais super cool qui est devenu fan du groupe avec qui on reste en contact depuis.
Patrick Gorce pour la bonne humeur et le professionnalisme qu’il a apporté, en studio et sur scène lors de notre release party, et bien sûr tous les gens qui nous ont accompagnés, sur scène et en enregistrement, ils sont super ! Et bien entendu, le public !

Un souvenir de scène… bon ou mauvais ?
Sacha : Le bon souvenir c’est le premier concert au Bus Palladium lors de la release party du premier album. Le mauvais souvenir, c’était dans un lieu assez petit et pas vraiment fait pour un live, et le public n’était pas vraiment adapté non plus, haha ! (on ne donne pas de nom !) 

blues Comment est arrivé le CD Everybody Needs Some Change… 
C’est à Pigalle qu’il a été enregistré en dessous de la boutique dans laquelle Sacha a acheté sa cigarbox (instrument que lui a fait découvrir Slim), il y a 8 morceaux avec des styles divers et variés et principalement blues et rock, la pochette d’album a été réalisé par une graphiste de talent : la très sexy Ninon Wailly ! Pour l’instant ma gueule tu peux le choper à nos concerts ou sur notre site internet (www.thewealthyhobos.com)

Pourquoi y a-t-il autant d’invités sur votre disque ?
Cela fait partie du projet, rester un trio et faire appels à des guests. C’était pour enregistrer les chansons telles qu’on les imaginait (cuivres, violons…), tout en y incorporant l’identité musicale des personnes. Et pour l'instant, on ne peut pas encore jouer de tous les instruments de la planète. Mais ça viendra.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Sacha : Les jambes de ma copine, des choses qu’on imagine et raconte, parfois de façon plus ou moins sérieuse, ça provient de jams et riffs et d’impros qui deviennent une chanson.
Slim : Parfois ça vient comme ça, d’un coup, ou en entendant d'autres musiques, de la nouveauté, sinon les voyages, les films et séries.

Quel serait votre rêve le plus fou ?
Reading, Main Stage, plein été, une foule immense et des ‘FIX Hellas’ bien fraîches...  ou une tournée internationale sans fin.

Avez-vous un message pour les gens qui vous suivent ?
On a des surprises en réserve pour vous ! Et merci d'être là !

Gilles Blampain – novembre 2016

www.thewealthyhobos.com

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