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10/20
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Interview
THE TOGS


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues
Blues junkyard crew





Un duo acoustique qui plonge dans le rock, le blues et le folk pour offrir des compositions originales qui ont de la force et du feeling.
    

Blues Again : D’où venez-vous ? Qu’est-ce qui vous fait vibrer ?
Peter Callate : J’ai grandi à Lyon, qui reste ma ville de cœur forever ! J’aime le sport collectif, les motos BMW, mais aussi Blues the togsles Honda Four d’avant 1976 ; les vieilles DS ; beaucoup de styles de musique avec de vrais gens qui jouent ! Les noix de St Jacques, le St Marcellin, le St Félicien, le St Joseph, l’Hermitage le Châteauneuf-du-Pape… Les romans policiers, la littérature en générale, les biographies, les séries : Dexter, Vikings, Game of Throne, Casa de Papel, Ray Donovan, Banshees ; le cinéma de Ken Loach, Brasil, Jack Nicholson…  
Stag Augagneur : J'ai grandi à la Croix-Rousse à Lyon – J’aime la musique, les balades en moto, les apéros avec les amis !

Comment votre duo est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
Peter : Par hasard, lors d’un festival de rock à Vienne, j’ai recroisé un musicien que je connaissais de Lyon. En discutant avec lui de musique, j’en suis venu à lui proposé de jouer en acoustique toutes les compos que j’avais faites. Je trouvais fastidieux d’essayer de monter un groupe et la formule du duo était plus appropriée, plus légère à mettre en place. C’était donc avec Fred Shortfoot que sont nés the Togs fin 2015. Premier concert en 2016, départ de Fred en 2018, arrivée de Stag en septembre 2018.
Stag :  J'ai remplacé Fred en septembre 2018.

Le choix de votre nom signifie-t-il que vous avez un rapport spécial avec les fringues ?
Peter : En fait the Togs signifient des fringues d’occasion, de deuxième main. Un peu comme nous, on n’est pas sortis du moule hier. On a un peu roulé nos bosses ! Chacun la sienne !

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Peter : Il n’y a pas réellement de ligne conductrice, comme ce sont toutes des compositions, c’est à l’inspiration du moment. Je fais la musique et les paroles et je les propose à Stag qui règle la rigueur rythmique et de concert la mise en place de la structure (intro, couplets, refrains.)
Stag :  Peter compose paroles et musiques puis nous arrangeons ensemble, ce qui donne la couleur du groupe. Les différents instruments y participent également (mandoline, guitare électrique, slide …)

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Peter : Par l’intermédiaire du premier duettiste Fred, qui jouait avec Stag dans un groupe de musique de la Louisiane Bobby Michot. Fred savait qu’il ne pouvait continuer avec the Togs, pour des raisons de boulot. Avec Stag, on se connaissait vaguement par connaissances communes, mais on n’était jamais entré en contact. On s’est retrouvé sur le club du jazz à Vienne, je connaissais sa réputation de guitariste de Dr Hell. Notre collaboration a vraiment pris corps en 2018, lors du départ de Fred.
Stag :  Sur le plateau du Jazz à Vienne.

Parlez-nous de votre éveil à la musique, votre parcours musical…
Peter : Ecouter de la musique a toujours été primordial pour moi. J’ai toujours eu une démarche de curiosité, d’envie d’entendre « le truc » qui bouleverse, qui t’agite, qui t’excite sans savoir pourquoi. Une réaction viscérale due à une chimie inexpliquée qui te donne une palette des sensations qui peuvent aller d’un extrême à l’autre. Sinon, je suis autodidacte de la guitare, du chant et de l’écriture des textes.
Stag :  J'ai appris le piano à l'âge de 4 ans et ce jusqu'à 15 ans, dont 7 ans au conservatoire de Lyon. Autodidacte à la guitare.

Quelles ont été vos principales influences ?
Peter : Le rock anglais 70’s, le rock australien 80’s, les trucs mélodiques...
Stag :  Le blues, le rock, le flamenco, la musique Cajun…

Quels musiciens entrent dans votre panthéon personnel ?
Peter: Tellement de musiciens mais en vrac et dans le désordre Creedence Clearwater Revival, the Who, Led Zeppelin, the Saints, the Sunnyboys, the Pogues, Mark Lannegan, Rory Gallagher, Stiff Little Fingers, Hoodoo Gurus, Iggy Pop, David Bowie, Nick Cave, Presidents of the USA, Dead Kennedys, Janis Joplin, The Doors, Bruce Springsteen, Stop! Hendrix ! Elvis ! Et le panthéon n’est pas plein.
Stag :  Tom Waits, Howlin’Wolf, Stevie Ray Vaughan, Paco de Lucia, Foo Fighters…

Blues the togs

Comment définiriez-vous votre style ? 
Peter : On ne se catégorise pas, les gens qui viennent nous voir après concert, ont tellement d’avis différents. Ils n’essaient surtout pas de faire des comparaisons ; ils préfèrent nous dire qu’on les a fait voyager sur différentes routes avec nos histoires… bien sûr il y a les comparaisons sur la voix qui rappelle tel ou tel chanteur, mais cela reste personnel à la personne qui en parle.
Stag :  Je laisse le soin aux autres pour définir mon style.

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Peter : Avec the Togs, en mars 2016.
Stag :  Au piano : salle Molière à Lyon en 1979 – A la guitare : Fort de Montessuy à Caluire en 1989.

Maintenant, combien de concerts par an ? 
Peter : Il en faudrait beaucoup plus.
Stag :  Pas encore assez.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Peter : Pour le plaisir de jouer devant du public, l’enrichissement du contact, la cohésion de notre duo, la découverte parfois de certaines interprétations des morceaux qui nous ont révéler d’autres sensations (sentiments).
Stag :  Pour partager notre travail et notre passion avec un public. Les morceaux évoluent aussi quand on les joue sur scène. Ce ne sont jamais les mêmes versions, ce qui est plutôt intéressant.

Quelle a été votre plus belle expérience sur scène ?
Peter : Toutes ! Celles qui se sont super bien passées, celles où il n’y avait pas grand monde et où quelqu’un vient nous dire combien il, elle, avait aimé notre set. Celles qui vont arriver.
Stag : L’enregistrement en live de mon groupe Tail Riders avec beaucoup de guests en 1998.

Un bon souvenir de scène… Un mauvais souvenir de scène…
Peter : Il n’y a pas de mauvais souvenir, il y a parfois des choses à améliorer ; on ne reste ni sur de l’autosatisfaction ni sur la notion d’échec. On cherche en se faisant plaisir faire plaisir au public.
Stag :  Bon : Le Mardi Gras 2005 dans la campagne Louisianaise à Eunice avec le groupe Cajun Lost Bayou Ramblers. Et le pire : Festival des Mobylettes (Mother Fucker !).

Quelles ont été vos plus belles rencontres en tant que musiciens ?
Peter : Chaque projet musical m’a permis de faire de belles rencontres et the Togs avec Stag, Rémi (qui nous fait le son), Véro qui s’occupent de toute la logistique (affiches, contacts, sites, Facebook…) est plus qu’une rencontre musicale !
Stag : Les rencontres avec Bobby Michot puis son neveu Louis Michot qui m'ont fait découvrir et jouer la musique Cajun chez eux puis en France.

Comment est né votre album, Thirteen paru récemment ?
Peter : Après le premier album enregistré avec Fred, Originals, il était tout à fait naturel d’enregistrer Thirteen ; d’une part pourBlues the togs clore le cycle des 23 compositions avec Stag et aussi pour entamer la création d’un nouveau répertoire.
Stag :  Peter étant un compositeur très prolifique, The Togs a énormément de morceaux en attente ! Avec mon arrivée dans le groupe, ce deuxième album s'est imposé tout naturellement. Nous avons enregistré une première session au studio Supadope à Lyon, puis une deuxième ainsi que le mixage au studio Islandroad à St Maurice l'Exil (38). Mastering à Supadope. Il n’y a pas de distribution.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour votre répertoire ?
Peter : Je crois que c’est la question la plus difficile pour moi ! J’ai du mal à expliquer comment les morceaux prennent corps, je suis dans ma cave, je prends la guitare et voilà c’est parti, j’enregistre sur un dictaphone tout ce qui me passe par la tête et après je réécoute et je fais les paroles. J’aurai adoré connaître le solfège de telle manière à noter n’importe où et n’importe quand, tout ce que j’entends… pour les paroles, l’actualité est inspirante, toutes les formes de rencontre, d’amour, de rupture sont des sources d’écriture. Des films parfois, existants ou ceux que l’on se fait.
Stag :  Réponse du compositeur…

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?
Peter : Finir de nouvelles compositions, en faire d’autres, jouer le plus possible en public.
Stag :  Heu... Jouer, jouer et… jouer ! Trouver un(e) tourneur(se) ou/et un label. Travailler les nouvelles compositions en vue du troisième album.

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Peter :  J’aime bien faire la cuisine pendant les barbecues, recevoir des amis et goûter du bon vin, faire du vélo, chiner dans des brocantes…
Stag :  Se balader en moto, écouter des vinyles en buvant un coup avec les amis.

Un lieu où vous aimez vous retrouver ?
Peter : Sur une scène, dans un bar du musée d’une friche à ciel ouvert n’importe où dans le monde.
Stag :  Les Clues de Chabrières – Alpes-de-Haute-Provence.

Quels ont été vos derniers coups de cœur musicaux ? 
Peter :  Sharpers, Screaming Females, la B.O de Pinky Blinders, le concert de Mark Lanegan au Trianon à Paris
Stag : Théo Charaf récemment, Queen Of The Stone Age il y a plus longtemps.

Pour votre duo, quel serait votre rêve le plus fou ?
Stag :  Ne faire plus que ça pour vivre de notre passion.
Peter : Pareil.

Votre réponse à la question que je n’ai pas posée…
Stag :  Nous cherchons un tourneur !
Peter : Je n’irai jamais sur une île déserte, je me ferais chier. Je n’emporterais pas mon disque préféré et si on m’obligeait j’emporterais une guitare acoustique, car bien sûr, il n’y aurait pas d’électricité.

Gilles Blampain – juin 2020 

https://thetogsgroup.wixsite.com/the-togs

Blues the togs