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05/19
Chroniques CD du mois Interview: FRED ATOME Livres & Publications
Portrait: nucleus Interview: the swinging dice Portrait: homesick james
 


Interview
THE SWINGING DICE


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues
blues rosemude





Le regard tourné vers New Orleans ce band qui pète le feu joue un cocktail pétillant de swing, rhythm & blues, boogie woogie, rock…
   

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Fabien : Le groupe est né de la rencontre de Pierre, Matthieu et moi-même au lycée Cassini à Clermont, dans l’Oiseblues the swinging dice. On partageait le même goût pour la musique américaine, aussi bien le rockabilly, le rock des années 60 et 70, le blues. Nous avons donc commencé à répéter en 2007 pour jouer la musique qu'on aimait.

Quel est votre port d’attache ?
C'est toujours à Clermont si l'on peut dire, bien que nous soyons maintenant dispatchés en Picardie, à Creil, Beauvais, Roye, Clermont. Car c'est de là qu'on part pour nos concerts et que notre petit label Celebration Days Records se trouve.

Présente-nous les membres du groupe…
Pierre (piano/chant). Il joue de la musique depuis l’adolescence, d'abord à la guitare puis au piano, en commençant au sein d'écoles de musique et au conservatoire. Il compose beaucoup pour le groupe aujourd'hui. Il a été membre d'un premier groupe de rock au milieu des années 2000 qui s’est vite séparé.
Moi, Fabien (guitare). Je joue de la guitare depuis mon enfance, notamment grâce à l'école de musique municipale, j'ai officié dans 2 groupes avant de commencer The Swinging Dice. Je jouais notamment avec Pierre dans un de ces groupes qui à sa séparation a donné naissance aux Swinging Dice, les autres membres eux ont créé un groupe de rock psychédélique qui existe toujours Cheap Wine. Je joue aujourd'hui dans de nombreuses formations.
Matthieu (contrebasse). Il a commencé la musique à l'adolescence à la guitare puis à la basse électrique et jouait à l'époque du lycée dans un groupe de punk rock. Lorsque The Swinging Dice s'est créé nous l'avons sollicité pour tenir la basse, naturellement il s'est mis à la contrebasse afin de coller au mieux au répertoire. Il joue aussi dans le groupe Old Moonshine Band.
Dann-Charles (batterie) est le dernier arrivé dans le groupe, en 2012, pour remplacer notre ancien batteur. Dann a appris la batterie jazz à l'école, il est professeur de batterie à l'école de musique de Roye (80). Il joue aujourd'hui dans d'autres groupes, notamment les Red Roosters qui jouent exclusivement du R&B des années 40.

Quels ont été vos influences ?
Au départ on était sur le rockabilly, le rock'n'roll, le gospel, le doo-wop, le rhythm & blues, le swing. Citer les artistes qu'on écoutait serait trop long. Disons que le groupe a connu des phases très différentes. Au départ nous jouions exclusivement du rock'n'roll, puis principalement du swing et du R&B pendant quelques années, et aujourd'hui on serait sur un mélange entre le rock'n’roll, le rock des 70's et les rythmes de la Nouvelle-Orléans, le tout avec des accents pop. Le groupe a évolué avec nos goûts et nos personnalités, car au départ nous avions entre 17 et 20 ans.

3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
Dans la scène blues actuelle on peut citer Rick Estrin & The Nightcats, sinon je pourrais dire James Booker, JD McPherson, Allen Toussaint, J.J. Cale.

Te souviens-tu du premier blues ou rock que tu as entendu ?
C'est ‘Johnny Be Goode’ de Chuck Berry, je devais avoir 10 ans, et ça été la claque, je l'ai entendue de nouveau vers 15 ans et tout de suite j'ai eu envie d'avoir ce son.

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Etant donné que Pierre compose beaucoup, il pose forcement les idées de rythmes et d'harmonie sur les morceaux. Sinon chacun dispose d'une personnalité avec son instrument et ramène sa couleur, cela constitue l'identité du groupe. Par exemple on ne fonctionne jamais avec des remplaçants.

Comment définirais-tu votre style ?
S'il ne fallait qu'un mot, ce serait « New Orleans Rock », mais ça ne serait pas valable pour tous les morceaux !
blues the swinging dice
Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Je crois que c'était à la fête de la musique à Clermont en 2007, c'était un peu mort ce soir-là !

Maintenant, combien de concerts par an ?
Selon les années nous sommes entre 25 et 50 concerts par an.

Pas mal de prestations hors de nos frontières, Belgique, Hollande, Angleterre, Italie… Quel autre pays aimeriez-vous conquérir ?
Nous avons donné près de 70 concerts en Angleterre depuis 2010, nous avons eu l'occasion d'aller jouer dans d'autres pays du Nord, seulement l'Italie nous n'y avons joué qu'une seule fois et nous en gardons un superbe souvenir. On se disait même qu'on devrait jouer plus souvent dans les pays du Sud, car on a chaud, c'est les vacances... Donc à choisir on irait bien au soleil.

Parmi les rencontres inhérentes aux tournées il y a eu celle avec Mickey Van Gelder qui a débouché sur une collaboration. Peux-tu nous raconter ?
Mickey Van Gelder on l'a rencontré dans un petit festival qui se tenait dans des pubs à Winsford, Cheshire (Nord-Ouest de l'Angleterre), il jouait aussi en solo sur ce festival. On a adhéré à son blues qui sortait de l'ordinaire, notamment grâce aux textes qu'il écrivait. Il a aussi aimé ce qu'on faisait et lors de notre concert on l'a fait monter sur scène et on a repris du Big Joe Turner, du Wynonie Harris, des vieux classiques du R&B, le courant est passé tout de suite. On a gardé le contact, Mickey adorant écrire nous a proposé des textes de grande qualité que nous nous sommes empressés de mettre en musique. On a ensuite sorti un 45 tours ensemble où il fait la voix lead. On l'a fait venir quelques fois en France, il reviendra en février 2020 pour une série de concerts sur nos terres, on jouera un répertoire particulier qu'on a avec lui.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
C'est là qu'on se lâche, qu'on crée spontanément et qu'on donne le meilleur de soit même. C'est un aboutissement dans le processus musical.

Un bon souvenir de scène… Un mauvais souvenir de scène…
Le meilleur souvenir restera sans doute lorsque nous avons jamé avec Imelda May. Elle sortait de scène, nous on s'amusait à jouer dans le bar de la salle de concert en acoustique avec un piano et d'autres instruments qui étaient là, elle est venue nous rejoindre et on a chanté ensemble des tas de morceaux, des standards notamment.
Le pire souvenir, c'est difficile à dire… Je me souviens d'une fois du côté de Manchester où nous avions plié le matériel rapidement et nous avions tout chargé dans le camion car le gérant du pub voulait fermer la boutique, seulement il est parti mais nous avions oublié les clés du van à l'intérieur. N'ayant pas le contact téléphonique du gérant, nous avons dû passer la nuit dans le van car nous ne pouvions l'abandonner là avec le matériel. On a réussi à prendre contact que le lendemain à midi, il faisait froid, et on a failli louper le dernier ferry… le soir.

Comment est né votre deuxième album Let's Pick Up The Tempo paru en mars 2018 ?
On voulait partir vers des blues the swinging dicesonorités plus rock, et New Orleans, du coup Pierre principalement, mais Matthieu et moi aussi avons composé des morceaux dans le genre. Pendant 2 ans nous avons travaillé ces morceaux que nous avons joué en live. Quand l'album est sorti, notre public les connaissait déjà, ce n'est pas le processus habituel ! On s'est enfermé en août 2017 dans une ferme « La Grange d'Erquery » qui est un lieu d'accueil et de résidence d'artistes, nous avons monté le studio là-bas avec des copains et avons enregistré pendant 10 jours. L'album a été produit par le label Celebration Days Records, qui est un petit label qui ne dispose pas de vrai réseau de distribution, mais d'un vrai public notamment grâce à son festival tous les étés.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Pour le moment on travaille de nouveaux morceaux, des compositions et quelques covers obscures afin de se renouveler un peu et on continue à faire du live. Nous n'avons pas de production phonographique en vue, mais ça va venir.

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Certains d'entre nous font un peu de sport, on aime aussi le cinéma et la littérature. Mais c'est la musique qui occupe une grande partie de notre vie.

Un lieu qui vous a marqué…
Je crois qu'on a tous été marqué par un bar qui n'existe plus : Le Bon Coin à Compiègne. L'ambiance, la déco y étaient uniques, on a donné de nombreux concerts les dimanches, c'était chouette.

Derniers coups de cœur musicaux ?
Dann propose l'album Groovin' In Greaseland de Rick Estrin & The Nighcats. Pour Matthieu ce serait Delta Momma Blues de Townes Van Zandt. Pierre est branché Ike Turner en ce moment. Pour ma part ce serait l'album latin-surf Mambo Sinuendo de Ry Cooder & Manuel Galban.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
On va peut-être avoir l'occasion d'en réaliser un, on attend la réponse pour jouer au festival Retro C Trop cet été, et on serait à l'affiche avec les Stray Cats, si cela se fait. Rencontrer Brian Setzer est un rêve !

Un dernier mot avant de se quitter…
On se voit vite sur la route !

Gilles Blampain – avril 2019

theswingingdice.com/

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