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06/17
Chroniques CD du mois Interview: MAGIC BUCK Livres & Publications
  Portrait: ROBERT NIGHTHAWK Interview: PAUL MCMANNUS
 


Interview
THE MARSHALS


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Un band qui envoie un blues-rock dense et dénudé, plutôt mystérieux, aussi original qu’excitant. Un son âpre et rugueux qui marque comme un fer rouge.

Blues Again : Faisons les présentations…
Laurent : Harmonicisteblues the marshals du groupe depuis environ 3 ans. J'ai grandi à Nevers et mon esprit d'aventurier m'a conduit à m'installer dans le Puy de Dôme. Autodidacte par faute de prof d'harmonica, l'instrument m'a naturellement conduit à m'intéresser au blues et désormais, j'écoute pas mal de Jazz, tout particulièrement les deux albums de Sébastien Charlier et Jérôme Peyrelevade.
Julien : Guitariste et chanteur, moulinois pur souche, j'aime beaucoup notre région, sa situation et son rythme assez lent. J'ai attaqué la musique vers 6 ans par le clavier, puis l'accordéon chromatique, puis la guitare, premier groupe plutôt punk rock à 16 ans, puis quelques autres par la suite pour mener jusqu'ici.
Thomas : Batteur, également de pure souche moulinoise, notre région est superbe.
J’ai commencé la musique par la trompette à l’âge de 9 ans puis la batterie à 12 ans.

Comment le groupe est-il né ?
Julien : Nous étions tous les trois musiciens dans Panne Sèche, le groupe de notre ami Vivien, et quand ce projet s'est arrêté Thomas et moi nous sommes retrouvés au studio pour des jam sessions, tout est parti de là. Laurent nous a rejoints 3 bonnes années plus tard.

Et ça a démarré quand ?
Julien : On a commencé fin d'été 2009 avec Thomas, on est parti dans une veine rock teinté blues garage, on a monté un premier répertoire de 13 compos pour un premier concert fin janvier 2010. La couleur musical s'est bluesifiée au fur et à mesure, encore plus depuis que Laurent est rentré dans le groupe courant 2013.

Pourquoi le choix de ce nom ?
Julien : On voulait quelque chose d'autoritaire.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Julien : Durant toute la décennie 2000 on avait la chance d'avoir à Moulins un café-concert nommé « Les Murs Ont Des Oreilles ». Ils ont commencé à faire des soirées bœuf tous les jeudis, on s'est tous vraiment rencontrés là-bas, à passer des supers soirées autour de la musique et de la spontanéité.

Le premier blues ou rock qui vous a accroché ? 
Laurent : Je crois que c'était un morceau de John Lee Hooker et je n'avais pas vraiment apprécié́ à l'époque.
Julien : Je pense que c'était un morceau des Beatles que j'écoutais beaucoup enfant.
Thomas : Un morceau des Beatles également.
blues the marshals
Quelles ont été vos principales influences ?
Laurent : Pour le blues, j'adore BB King, Slim Harpo, ou encore Taj Mahal, pour l’originalité́ de leurs mélodies et la sobriété́.
Julien: Creedence Clearwater Revival, Howlin' Wolf...
Thomas: Nirvana, Queens of the Stone Age, Nada Surf, Radiohead...

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Julien : Alors, c'était à Moulins au bar l'Apostrophe le 30 janvier 2010.

Et maintenant combien par an ? 
Julien : Ça dépend des années, on était en moyenne à 8 par an, là ça se décante un peu avec cet album, un peu plus de promo, et un tourneur.
Quelle a été votre plus belle expérience sur scène ?
Laurent : La Coopérative de Mai, à Clermont, était vraiment sympa, un très bon son et un bon public.
Julien : Pareil que Laurent, ce concert du 25 novembre dernier était vraiment un bon moment.
Thomas : La Coopé également, et le Tremplin à Beaumont.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Laurent : Elle l'est dans le sens où notre musique s'exprime davantage en live. Nous improvisons sur certains morceaux, et d'autres prennent une couleur particulière en fonction du moment. Toutefois, nous sommes très contents du rendu du dernier album qui laisse entendre cette liberté de jeu.
Thomas : C'est une aire de jeu, une cour de récréation.

3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence, qui font l’unanimité dans le groupe ?
Creedence Clearwater Revival, The Band, Mireille Mathieu…

Comment définiriez-vous le style du groupe ?
Laurent : On parle de blues-rock pour généraliser. Il y a en effet les gammes blues qui sont tenues bien souvent par l'harmonicablues the marshals, la frappe lourde du rock pour la batterie, mais ce qui amène la couleur du groupe, ce sont les accords et les lignes de chant qu'apporte Julien et m'emmènent irrémédiablement de l'autre côté de la Manche.

Comment est né le dernier CD Les Courriers Session ?
Julien : On a commencé à bosser les morceaux de ce disque pas longtemps après la sortie du précédent, on a eu assez rapidement 4 compos et la reprise de Cash, le reste est venu sur le tard, quelques mois avant l'enregistrement. On a enregistré les 9 morceaux au lieu-dit « Les Courriers » à Chatel de Neuvre, on s'est installés le premier jour et jouer les deux suivants. Entre tartiflette et pot au feu on a réussi à faire des prises qui nous convenaient. Mike de Freemount Records nous a rejoints le 3ème jour, on lui a demandé de faire des claps et du tambourin pour l'occasion.
Le disque est sorti le 4 novembre dernier chez Freemount, distribué par Differ-Ant. Pas mal de bonnes chroniques, un bon accueil en général, et du coup des bonnes dates qui arrivent ensuite.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Julien : Pour la composition, soit j'ai une idée et je la propose aux gars, soit, et ce la majorité du temps, on se retrouve au studio, on joue et on voit ce qu'il en sort. La majorité de nos morceaux viennent de jam sessions, et que l'on peaufine ensuite. Pour les paroles, c'est moi qui m'y colle.

Un bon souvenir de scène… Un mauvais souvenir de scène…
Laurent : Pour moi, à partir du moment où j'arrive à vaincre le trac, c'est un bon concert.
Julien : Bon souvenir, quasiment à chaque fois quand je vois Laurent plié sur son harmonica à fond dedans et Thomas en train de bastonner la caisse claire avec le sourire. Mauvais souvenir, quand j'ai une crampe à l'index gauche qui reste bloqué sur le manche de ma guitare, c'est douloureux mais ça nous fait bien marrer.

Vos belles rencontres depuis que le groupe est en activité ?blues the marshals
Julien : Pour moi la belle rencontre, c'est Mike Chassaing de Freemount Records. On s'entend vraiment bien avec lui, on a tous les mêmes valeurs, c'est vraiment cool de s'être rencontrés.

Quelques mots sur la scène de Moulins et des environs…
Julien : Il y a plus de groupes qu'à une période, et des choses valables, dans le sens où les personnes en restant amateurs et jouant juste pour le plaisir, font les choses correctement, de manière ‘pro’ entre guillemets. Choses qui n'existaient plus depuis un moment, 3 endroits se mettent à refaire des concerts, deux bars et un café spectacle vraiment adapté qui propose un à deux spectacles par semaine, concert, théâtre, spectacle pour enfants, lecture...

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Julien : On a quelques bons concerts de prévus, sinon on va continuer à notre rythme, on se voit tous les jeudi après-midi au studio pour jammer.

Votre lieu de prédilection ?
Laurent : Notre lieu de répétition est le studio d'enregistrement tenu par Julien After You My Friend. Nous avons des conditions idéales pour jouer. Un grand luxe ! Sinon, la salle Isléa à Avermes, qui fait un gros travail de programmation diversifiée, avec de bons groupes et qui n'oublie jamais les groupes locaux.
Julien et Thomas : Le studio.

Quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Laurent : La musique n'étant pas mon travail, elle est mon seul hobby.
Julien : Même si la musique est mon travail, elle est mon seul hobby également.

Derniers coups de cœur musicaux ?
Laurent: Sébastien Charlier et Jérôme Peyrelevade.
Julien: Le live de Hendrix au Fillmore East.
Thomas: Buddy Miles, Trigger Finger.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Laurent : Jouer en première partie de Sébastien Charlier et Jérôme Peyrelevade...
Julien : Ne pas jouer en première partie de Sébastien Charlier et Jérôme Peyrelevade !
Thomas : Faire de plus belles scènes.

Gilles Blampain – janvier 2017
https://themarshals.bandcamp.com/

blues the marshals