blues again en-tete
09/21
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Interview
THE JAKE WALKERS


KING KONG BLUES
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BLUES benoit blue boy





Blues, boogie, stomp, avec un bel entrain le trio embarque son auditoire pour une réjouissante virée musicale à travers le temps.
    

Blues Again : Comment le groupe est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
Bat et Ady : L’idée du groupe est née en 2018, nous jouions en duo (banjo et dobro) sur un répertoire similaire. Et puis Jessy est arriBLUES the jake walkersvée à la contrebasse en 2019 et le groupe a vraiment trouvé son essence.

Quel est votre port d’attache ?
La Touraine.

Faisons les présentations…
Ady à la guitare rythmique, stompbox et au chant. Je découvre le blues à l’adolescence et bim ! Je me suis mise à chanter en imitant Janis Joplin et à essayer de refaire les riffs de John Lee Hooker à la guitare. J’ai tourné un peu en solo avant de découvrir d’autres amours : le rock’n’roll et le swing. Cela m’a menée sur la scène fifties française. Et comme on s’en serait douté, je suis revenue à ma première passion avec The Jake Walkers (cœur avec les doigts). Je suis également auteure-compositrice du groupe Ady & The Hop Pickers.
Bastien Flori « Bat » à la guitare et percussions. Je suis musicien depuis plus de 15 ans, j'ai arpenté toutes sortes de styles musicaux sur différents instruments, guitare, basse, contrebasse, batterie, voix.
Jessy Gerin à la contrebasse. Je suis la petite dernière du groupe ! Je suis restauratrice de tableaux et passionnée de musique. J’ai toujours été très curieuse, j’ai touché un peu à tout (piano, guitare, trompette) jusqu’à ce que je découvre la contrebasse. J’accompagne également le chansonnier poitevin Greg Bô (chanson swing).

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Ady et Bat : Par une petite annonce ! Pas très original et pourtant… Notre passion commune pour Diams a fait la différence et nous travaillons depuis sur différents projets.
Jessy : Heu…
Ady : Nous sommes mariées avec Jessy ! Ça a surement facilité le rapprochement…

Quelles ont été vos influences ?
Ady : Bessie Smith, Robert Johnson, Elmore James, JB Lenoir, Billie Holiday, etc. et Janis Joplin of course !
Bat : Celles d'Ady ! (rires)
Jessy : Le negro spiritual, gospel, blues, jazz. Sister Rosetta Tharpe, Bessie Smith, Willie Dixon, Ray Brown etc.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ?
Ady : La meuf un peu monomaniaque, mais encore une fois Janis Joplin… ‘Kosmic Blues’.
Bat : J'ai un vague souvenir d'un groupe qui s'appelait Iron Butterfly, je ne devais pas être bien grand mais la cassette trainait à la maison et j'étais fasciné par ce solo de batterie que je me mettais en boucle (le temps de rembobiner bien sûr).
Jessy : Le premier blues je ne sais plus, mais le plus marquant pour moi : ‘Saint James Infirmary’ par Louis Armstrong version de 1928.

3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
Bessie Smith !
BLUES the jake walkers
Votre nom renvoie au ‘jake walk’ ce dégât physique causé par le Jamaica Ginger, boisson frelatée vendue pendant les années 1930 aux USA. Pourquoi cette référence ?
Wah ! Merci de relever cette référence !
Pour deux choses en fait. Pour la période historique qui nous influence beaucoup esthétiquement. Et pour le rythme. Les personnes atteintes du « jake walk » soufraient d’atrophie des muscles ce qui rendait leurs jambes raides. Leur démarche était reconnaissable à des dizaines de mètres car on entendait le claquement lourd de leur talon à chaque pas. C’est un peu comme ça que sonne notre blues… Il y a le son de la fête ce pas lourd qui donne le rythme. On retrouve le coup de talon sous mon pied (Ady) en live.

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Ady : C’est moi ! Mais je suis la chanteuse ça aide.

Comment définiriez-vous votre style ?
On se considère comme un groupe de blues New Orleans. On fait un blues qui swingue.

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Ady et Bat : En duo, c’était en janvier 2019 dans un bar de station de ski des Hautes Alpes. Et qu’est-ce qu’on a ri ! Un des concerts les plus drôles qu’on ait fait ! On nous a jeté des fleurs imaginaires, on a vu des gens faire du poney… Epique !
Jessy : Et en trio, c’était un juillet 2019 au Trouillet en Ardèche. Un endroit au top avec une programmation magnifique.

Maintenant, combien de concerts par an ?
Nous avions une quinzaine de dates prévues sur l’année 2020.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Ady : Et bien la scène nous fait vivre déjà car c’est notre métier. Et elle fait vivre notre musique. Il y a quelque chose d’exceptionnel dans les arts de la scène : cette échange d’énergie entre le public et les artistes. C’est cela qui crée l’alchimie ! Nous pourrions faire des notes chacun dans notre coin mais sans cet échange rien n’existerait.
Bat : Pour un groupe comme le nôtre, qui est à demi acoustique, c'est sur scène que la rencontre avec le public se fait vraiment, que le son englobe le public et lui fait ressentir quelque chose.
Jessy : L’échange avec le publique, les blagues… Il y a une interaction en live qui fait également l’identité du groupe.

Un bon souvenir de scène…
Ady : Mon cœur balance… Le Fest-noz de Trédrez-Locquemeau (22) avec un dancefloor du tonnerre ! Et Le Galway Inn à Lorient, quelle ambiance !
Bat : Les danseurs alignés dans un Fert-noz en Bretagne.
Jessy : Le Galway Inn pour la super ambiance, la déco de Noël, la bonne Guinness et un chouette Fest-noz en Bretagne où les gens dansaient !

Un mauvais souvenir de scène…
Ady : Je n’en ai pas !
Bat : Les cordes qui n'arrêtaient pas de casser (3 ou 4 dans mes souvenirs) dans ce pub en Bretagne…
Jessy : La pluie et le vent sur un concert en plein air… ou tenir la distance quand ton collègue casse ses cordes les unes après les autres ... 

Comment est né votre album 99 Bottles Of Beerparu fin 2019 ?
99 Bottles Of Beer est un album de reprises en autoproduction. On y reprend Memphis Minnie, Bessie Smith, Champion Jack BLUES the jake walkersDupree, Janis Joplin (bah oui !), etc... On l’a enregistré chez nous, en prises live. On pensait y passer plusieurs jours finalement on a tout mis dans la boite en une journée. D’où le titre… On n’a pas pu aller plus loin dans la chanson. Si on y avait passé une semaine il se serait peut-être appelé 93 Bottles of Beer

L’album est sous-titré ‘for polydipsia, insanity, fidgets and wibbly wobbly’ qu’on peut traduire ‘pour la polydipsie, la folie, l'agitation et les frétillements’, peut-on entendre ça comme la devise du trio ?
Ady : Mais carrément !
Bat : Grave.
Jessy : Ouais !

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir compte tenu de la situation et des restrictions ?
Tenir le coup ! Et pourquoi pas préparer un album de compositions…

Pour parler d’autre chose. Quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Ady : La lecture et le bon vin.
Bat : Le sport et le rétrogaming.
Jessy : La peinture et le yoga.

Un lieu de prédilection ?
La Bretagne !

Derniers coups de cœur musicaux ?
Ady : Lowland Brothers.
Bat : Break of Reality.
Jessy : Pockey Lafarge.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Ady : La première partie de Shemekia Copeland ?
Bat : Annuler la Covid pour rejouer comme avant !
Jessy : L’International Blues Chalenge à Memphis…

La question que je ne vous ai pas posée...
Alors les bouseux, qui va me parler de George ?
On l’a retrouvé assassiné un jour. Il en est mort.

Gilles Blampain – janvier 2021

www.facebook.com/thejakewalkers/

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