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10/20
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Interview
THE CHAINSAW BLUES COWBOYS


KING KONG BLUES
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blues lucky gaz & little peter





Le duo nous entraîne dans un univers sonore empreint d’une certaine démesure pour une expérience particulière. C’est explosif !    

Blues Again : D’où venez-vous cowboys ?
JC : Lionel alias James Chainsaw, comme mon alter-ego j'aimerais avoir grandi à Armadillo en 1885 à la frontière dublues the chainsaw blues cowboys Nouveau Mexique, mais c'est dans les montagnes de Grenoble que j'ai finalement vu le jour. J'aime les arts graphiques, les tatouages, le porc effiloché, les couteaux et la musique bien sûr.
E.Z : Erich Zann, j’ai grandi à Chainsaw Town, j’aime le cinéma, les voyages, la photo, l’art, les années 70, le yoga.

Parlez-nous de votre parcours musical…
JC : Toute ma culture musicale s'est faite avec mes amis d'enfance, du collège à aujourd'hui, le partage des cassettes, le prêt de CD, les concerts... On a pris souvent des chemins opposés qui nous ont valu quelques débats mais ça m'a construit artistiquement.
E.Z : J’écoute de la musique depuis tout petit, j’ai beaucoup joué avec un tourne-disque et un chargeur de 45 tours, je devais avoir 10ans.

De quels instruments jouez-vous ?
JC : J'ai toujours fait du chant, mais avec ce groupe je me suis mis sérieusement à la rythmique avec ma Farmer Footdrum et aux percussions. Je sais aussi très bien « meumeumer » des riffs de gratte à la bouche.
E.Z : Je joue de la guitare et je souffle dans un harmonica.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ?
JC : Je pense que mon premier morceau de blues traditionnel c'était ‘I'm In The Mood For Love’ de John Lee Hooker.
E.Z : Le premier morceau qui m’a schotché c’est ‘Rude Mood’ de Stevie Ray Vaughan et j’ai eu envie de jouer de la guitare.

Quelles ont été vos principales influences ?
JC : Elles sont trop nombreuses pour en citer que quelques-unes mais tout ce qui peut toucher au blues des années 1930 et toute la mouvance revival qu'on appelle souvent oneman band ou blues garage, mais aussi mes premières amours : le southern-rock, le stoner, le metal...
E.Z : Des groupes marquant y en a tellement… Stevie Ray Vaughan, Morbid Angel, Alec Empire, Slayer, Vader, Jimi Hendrix, Ritchie Blackmore, BB King, par la suite Mississippi John Hurt, Fred McDowell, CeDell Davis…

Quels musiciens entrent dans votre panthéon personnel ?
JC : C'est dur comme question... mais je pense que John Garcia chanteur de Kyuss a été une révélation pour moi, une envie de me mettre sérieusement au chant. C’est de là que j'ai eu envie d'écouter plus de blues, de gospel, etc.
E.Z : Pas évident de répondre à ce genre de question. Celui qui m’a donné envie de jouer c’est Stevie Ray Vaughan, aussi Jimi Hendrix, je me suis énormément intéressé au blues, ensuite le metal m’a titillé, un gars que je trouve génial c’est Alec Empire.

Depuis quand votre duo existe-t-il ?
JC : Le groupe existe depuis 2011, un peu par accident...

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
JC : Avec Stillrise, mon ancien groupe de metalcore, on avait débauché Erich à la guitare, au fil des répètes on a découvert qu'on avait une passion commune pour le blues. A cette époque on avait envie d'un bon bol d'air frais, du coup on s'est amusé à composer des trucs fait de bric et de broc chez Erich avec un ordinateur antique... Chaque ajout de piste, chaque plug-in de réverbe nous prenait une heure... Ça me rendait fou mais on avait plein d'idées.  

Pourquoi le choix de ce nom ?
On voulait vraiment un nom à rallonge qui fasse titre de film, déjà à l'époque on savait que l'univers cinématographique serait une part importante de notre univers... C'est Erich qui a trouvé le nom en mélangeant Texas Chainsaw Massacre et d'autre trucs. Je pense que j'ai rarement été convaincu aussi vite pour un nom de groupe. Pour avoir déjà pratiqué l'exercice un bon nombre de fois à coup de vote et de débat interminable... Là, cela a été immédiatement une évidence.

Blues the chainsaw blues cowboys

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Pour re-contextualiser, il faut savoir qu'on avait fait seulement 2 morceaux dont un qu'on avait été clipé sur un coup de tête... Genre « Ce serait énorme si on allait en Espagne tourner un clip et faire des vacances » et notre pote Pierro nous dit : « Allez c'est parti, on le fait en août, on prend ma caisse ». Du coup après une semaine de road trip andalous, on avait des tas de supers images qui ont donné ce fameux clip. Celui-ci a plutôt bien marché localement et des gens ont commencé à nous demander quand est-ce qu'on jouait live ? Alors qu'on en était encore au stade de gestation... Bref après qu'une amie ait beaucoup insisté, on a donc fait notre premier concert à Grenoble le 28 avril 2011, dans un café-concert La Table Ronde à l'occasion d'une soirée Burlesque. C'était au stade expérimentale pour être honnête, on ne savait pas vraiment ce qu'on faisait, ni comment s'y prendre, on avait une machine à samples... On cherchait encore quelle configuration on allait pouvoir mettre en place pour que ça fonctionne, mais on a senti que la mayonnaise prenait bien.

Maintenant, combien de concerts par an ?
EZ : Nous sommes tous les deux beaucoup pris par nos activités et nos tafs, cela dépend donc un peu des périodes et des années. Entre 15 et 30 je dirais.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
JC : Pour moi la scène c'est le moment ultime où tu peux enfin partager avec les autres le fruit de ton travail, ce que tu as bossé dans l'ombre pendant de nombreux mois... C'est le moment où tu peux communier avec le public.
E.Z : La scène c’est le partage de tout le travail que l’on fait, c’est l’endroit où la communion avec le public rend l’échange d’énergie incroyable.

Un bon souvenir de scène… Un mauvais souvenir de scène…
JC : Un des meilleurs souvenirs à ce jour, reste la date du Transbordeur pour la Burlesqu'O'Rama V en 2014... Orga au top, public à fond, grosse salle, gros son, light... Tout était vraiment super ! Un mauvais... hum... Je ne sais pas... Je trouve toujours un truc positif à en retirer, même s'il y a seulement 4 personnes... Mais je dirais les dates où tu as vraiment l'impression que les l'organisateurs n'ont pas envie que tu sois là... C'est dur dans ces moment-là.
E.Z : Des bons moments on en passe plein, des beaux souvenirs, de belles rencontres humaines avec des gens passionnés par ce qu’ils font et aiment accueillir.

Comment est né votre dernier CD The Magnificent Seven part.1 ?
JC : Enregistré, mixé et masterisé chez nous à Grenoble dans le studio du Prunier Sauvage ! Avec Cédric Maurer, un musicienBLUES the chainsaw blues cowboys et technicien de talent, un vrai personnage, on le surnomme Vicomte à cause d'une robe de chambre un peu « Porn70 » qu 'il avait pendant l’enregistrement du précédent album. C'est autoproduit grâce aux nombreux contributeurs du Crowdfunding et sûrement un bout de distrib' avec Les InOuies. Il se compose de 7 morceaux et d'un épilogue, qui fait sous-entendre qu'une suite est dans les tuyaux mais on ne peut pas en dire plus pour le moment....

Quelles sont vos sources d’inspirations pour écrire et composer ?
JC : Comme je le disais plus haut, j'aime bien composer à partir d'une ambiance ou d'une scène que j'imagine dans ma tête, ça peut venir d'une phrase qui sert de base à un refrain, d'un film que j'ai vu la veille ou d’un morceau qui m’a marqué dont j'aimerais retrouver l'essence. Pour les textes, j'essaye de raconter des histoires, j'aime beaucoup les spoken words à la Tarantino ou Samuel Jackson, leur texte chante à la manière du gospel je trouve.
E.Z : Dans la composition, on cherche à créer des ambiances. Ambiances de films, de western, d’apocalypse, de fiction, raconter des histoires. Les influences viennent du cinéma, western, kung fu, séries, des bluesmen des années 30, des one man band modernes.

Comment définiriez-vous votre style ?
JC: Dirty Fuckin' Blues With Gospel Spirit!

D’où vient cet engouement pour le western ?
JC : C'est l'amour du cinéma et des grands espaces mais je pense que j'ai une vision fantasmée de cette époque, Sergio Leone y est pour beaucoup.
E.Z : J’ai découvert les westerns quand j’avais 8-10ans L’univers est fascinant, les cowboys, les hors-la-loi, les chasseurs de prime, les duels, une vie certainement plus masculine qu’aujourd’hui. Il y avait moins de contraintes et certainement un sentiment de liberté intense. C’est l’aventure sans loi.

Vos trois ou quatre BO de western préférées ?
E.Z : La Trilogie des Dollars de Sergio Leone et Mon Nom Est Personne, Avalon, Conan Le Barbare.
JC : La Trilogie des Dollars bien sûr. L'incroyable BO du jeu Red Dead Redemption (1&2), ‘OST’ de la série Hell On Wheels et Back To The Future III.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?
JC : Il faut maintenant diffuser la bonne parole et promouvoir cet opus, donc le maximum de concerts possibles. On bosse beaucoup sur la date de la release party le 4 avril 2020 au Prunier Sauvage à Grenoble pour fêter la sortie de l'album ! On prévoit plein de nouvelles choses en live... Un peu plus de mise en scène on va dire.

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
E.Z : Je suis photographe et c’est aussi une passion. J’agrémente ça de yoga, les concerts, passer du temps avec ma fille, regarder des films avec elle. Me promener dans la nature, la rando, les films de kung fu.
JC : Je suis amoureux de mon métier de tatoueur, c'est clairement chronophage mais je me sens privilégié, je peux vraiment m'exprimer artistiquement. Sinon le cinéma forcement, les jeux vidéo. C'est con mais j'aime bien aussi bricoler des trucs, j'ai une satisfaction particulière à utiliser mes mains.
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Un endroit où vous aimez vous retrouver ?
E.Z : Je rêve souvent d’évasion, de grand espaces, de verdure, de désert, de mer et d’océan, le dernier endroit que j’ai trouvé fascinant c’est la crête du Goutarou dans le Trièves en Isère.
JC : J'ai une attirance obsessionnelle pour les paysages désertiques que je fantasme un peu. Sinon ben... Home Sweet Home.

Quels ont été vos derniers coups de cœur musicaux ?
E.Z: James Leg, The Road Miles, Angel In Heavy Syrup, Brown Bird.
JC: Othman Wahabi, The Picturebooks, After The Burial, The Magic Sword.

Quel serait votre rêve le plus fou ?
E.Z : Jouer au Hellfest et avoir un bateau.
JC : Pour Chainsaw, faire un live avec orchestre symphonique et une troupe de gospel pro, sinon jouer sur la main stage du Hellfest en tête d'affiche (on a dit rêve le plus fou…).

Gilles Blampain – mars 2020

http://tcbc.fr/

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