blues again en-tete
09/21
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Interview
SWEET SCARLETT


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues
BLUES LUCKY WILL





Le band fait entendre une musique chaleureuse et pleine d’énergie. Il y a dans sa façon de s’exprimer une certaine fièvre et une ardeur prenante.
    

Blues Again : Depuis quand le groupe existe-t-il ?
Rémi : C’est après un passage au festival de Chedigny en 2011 que l’idée de former un groupe autour des sonorité soul, fBlues sweet scarlettunk, et rhythm and blues nait dans nos têtes. Mais c’est finalement en 2016 que sort le premier album de reprises. Durant ces 5 années, nous avons pris le temps de chercher les sonorités qui nous plaisaient vraiment et aussi de nous occuper des bébés qui sont venus agrandir la famille !

Pourquoi le choix de ce nom ?
On nous pose souvent cette question ! Malheureusement il n’y a pas véritablement d’explication… C’est un peu comme choisir le prénom d’un enfant, ce n’est pas facile de tomber d’accord… alors lorsqu’on a proposé Sweet Scarlett et que ça a plu à tout le monde, on n’a pas cherché plus loin… Et puis finalement, on a réalisé que ce coté « douce-écarlate » correspondait très bien avec nos façons d’être.

Comment est née cette entreprise familiale ?
Jouer ensemble a toujours fait partie de notre vie… On a toujours vu jouer notre père et eu envie de jouer avec lui. Les hasards de la vie ont fait qu’on s’est retrouvé sans le vouloir au départ à jouer dans un même groupe de rock à notre adolescence, et depuis, on n’a jamais arrêté ! Caroline a intégré nos formations en tant que choriste après avoir rencontré Rémi, et puis elle est passé au chant lead avec Sweet Scarlett.

Quel est votre port d’attache ?
C’est aux caves à Musiques d’Hirson que tout a commencé et en Thiérache que nous continuons à nous retrouver pour travailler. Mais c’est aussi à Laon que nous avons pu développer davantage notre projet grâce au studio que nous avons construit et dans lequel nous avons enregistré nos deux derniers albums.

 



Faisons les présentations…

Patrick est guitariste, professeur de guitare et directeur des Caves à Musiques d’Hirson pendant plus de 30 ans, il est aujourd’hui à la retraite et consacre pleinement son temps à la création musicale.
Vincent est bassiste, multi-instrumentiste, il enseigne la guitare, la basse et les percussions. Il intervient régulièrement en milieu scolaire.
Rémi est batteur, après avoir enseigné la batterie pendant 10 ans en conservatoire et école de musique, il a choisi de se consacrer à la production et l’enregistrement d’album. Il accompagne aujourd’hui des artistes dans leur parcours créatif en tant que réalisateur, arrangeur et mixeur.
Caroline est chanteuse, c’est d’abord en tant que comédienne qu’elle débute son parcours artistique. Sweet Scarlett est son premier projet en tant que chanteuse lead, elle continue en parallèle à travailler en tant que comédienne et metteuse en scène.

Est-ce facile de travailler entre père et fils… et belle-fille ?
On nous pose très souvent cette question ! Pour nous c’est un vrai plaisir. On parle le même langage, et parfois on n’a même pas besoin de parler pour se comprendre. C’est très reposant… on est globalement toujours d’accord sur les directions à prendre.

Quelles ont été vos influences ?
Nos influences sont vastes, ça va du blues en passant par la funk, la soul, le reggae, le jazz, le rock des seventies jusqu’à l’électro et la chanson française (aussi oui !). En fait on est très curieux et on aime la musique au sens large donc on s’ouvre à beaucoup de styles.

Comment définiriez-vous votre style justement ?
Soul-rock, souvent cette association interpelle mais si on doit s’inscrire dans un style, on imagine que c’est ce qui correspond le mieux à ce qu’on propose… avec une petite touche funky.
blues sweet scarlett
Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Le premier concert de Sweet Scarlett, c’était assez épique. C’était, de mémoire, en 2014, on avait juste quelques titres et on nous avait invité à jouer à la fête du Boccage en Thiérache… Il avait plu des trombes d’eau et nous étions sous un chapiteau et nous avions dû surélever le matériel avec des palettes car l’eau traversait la scène… « drôle de démarrage » nous étions-nous dit !

Maintenant, combien de concerts par an (hors période covid) ?
Nous avons en période normale une quarantaine de dates par an depuis la sortie du 2ème album.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Ce qu’on aime, c’est partager notre musique, donc la scène c’est le lieu de rencontre par excellence. En période covid, on a joué devant des jauges extrêmement réduites mais ça n’avait pas d’importance ! Du moment qu’il y a une connexion avec des gens, on est heureux.

Un bon souvenir de scène… Un mauvais souvenir de scène…
On a tellement de bons souvenirs ! On a partagé la scène avec Slade, on a rencontré lesKoKoMo, les soirées en premières parties de Donald Ray Johnson ou Archie Lee Hooker… Par contre très peu de mauvais… Celui qui nous vient d’emblée est une soirée privée où les organisateurs ont voulu absolument qu’on joue pour l’ouverture de leur café-concert : le public n’avait d’yeux que pour le buffet à volonté et les boissons gratuites jusqu’à 22h30. A 22h31 la salle était vide !... On s’est senti très seuls…

Votre troisième album, Rockin’ That Soul est paru en mai 2021, comment est-il né ?
Les premières idées nous sont venues quelques mois après la sortie du 2ème album ! On a chacun nos home studios chez nous et on a donc la possibilité de travailler très rapidement sur des idées qui surviennent. Après les choses s’enchaînent très vite, on s’envoie des fichiers, et au fil des échanges, les morceaux prennent forme. Pour cet album comme pour le précédent, les choses se font naturellement, sans pression, au gré des envies et des idées. Dès qu’un titre nous parait cohérent et qu’il nous plaît, Caroline et Clayton se contactent pour travailler sur les textes. Lorsque tout est maquetté, on enregistre tout dans notre studio (Studio de la Ville basse), où les titres seront également mixés par Rémi qui signe la réalisation de l’album, qui est distribué par L’autre Distribution.

Présentez-nous Harriet Clayton, autrice de vos textes.
Nous avons rencontré Harriet Clayton par le biais de notre ingénieur du son qui avait passé quelques années à Londres et avait travaillé avec elle. C’est une artiste « à l’anglaise », avec un côté punk-rock-psychédélique, très axée sur l’expérimentation. Le courant passe totalement entre nous, même si nous sommes dans un registre plus classique qu’elle.

BLUES sweet scarlett
Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?

Nous continuons de développer notre projet, pour l’heure, nous avons hâte de commencer notre tournée et de retrouver le public. Nous aimerions également agrandir notre équipe en ayant un tourneur, car pour le moment nous organisons nos tournées nous-mêmes et cela commence à prendre pas mal de temps… que nous préfèrerions consacrer à la création évidemment. 

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Notre groupe est en développement et ce n’est pas, pour le moment, très simple d’avoir du temps à consacrer à autre chose… Nous avons tous des enfants (et petits-enfants pour Patrick !) donc nous essayons d’utiliser le temps où nous ne travaillons pas sur Sweet Scarlett ou d’autres projets professionnels à passer du temps avec eux.

Un lieu de prédilection où vous aimez vous retrouver ?
C’est tout bête mais la cuisine familiale, c’est notre lieu de retrouvailles, où on se boit notre café, où on se donne rendez-vous avant de répéter…

Derniers coups de cœur musicaux ?
Pour Patrick, c’est Joe Bonamassa, Vincent lui a flashé sur le dernier album de Jonny Lang Signs, et pour Rémi et Caroline, ce sera Woodkid et Son Lux.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
La mi-temps du Super-Ball ! Hahaha, c’est vraiment très très fou ça !

Qui a confectionné la pochette de ce 3ème album ?
Nous avons travaillé avec Nicolas Turchet (Oktopuss). A partir de quelques idées de couleurs et d’ambiance, il a réalisé le dessin de la pochette. On nous félicite souvent pour cette pochette mais c’est surtout à lui que reviennent les honneurs.

Gilles Blampain – juin 2021

www.sweetscarlett.org

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