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03/17
Chroniques CD du mois Interview: CHICKEN DIAMOND Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: BIG JOE WILLIAMS Interview: MOJO BRUNO
 


Interview
STAN WEBB
J'ai toujours préféréce ce qu'on appelle le heavy blues rock


blues deraime
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La guitare et la voix de Chicken Shack, fort discret depuis plus de trente ans, joue toujours, contre vents et marées. Toujours avec la même foi. Il était donc temps de faire le point avec l’homme sur son histoire, au fil de quelques albums enregistrés.

Blues Again : En 1967, Chicken Shack était l’un des meilleurs groupes du British blues. Vous étiez considéré comme une des plus fines lames de la guitare et vos prestations scéniques étaient les plus spectaculaires. Comment avez-vous vécu cette période ?
Stan Webb : Tout de cette période fait partie des Good Old 60's. Tout le monde faisait la même chose : profiter du moment présent.

bluesv stan webb En 1969, Christine Perfect est remplacée par Paul Raymond. Avec 100 Ton Chicken, vous orientez votre musique dans une voie plus progressive. Comment situez-vous Chicken Shack entre le Then Play On de Fleetwood Mac et le I de Led Zeppelin ?
Franchement, je n’ai pas grand-chose à dire. Ce que faisaient les autres groupes ne m'intéressait pas vraiment.

Accept est le dernier album pour le label Blue Horizon. Le plus pop et le plus progressif de tous vos albums. Quelle était la situation du groupe à ce moment ? Comment vivez-vous le split du groupe en 1970 ?
Accept était un disque auto-indulgent. Il n'a été réalisé que pour la maison de disques. Il n'a été fait que pour plaire au public le plus large. La séparation du groupe s’est passée assez facilement, en fait. Tu laisses tomber, tu vas voir ailleurs, et tu formes un nouveau band, voilà tout.

Le disque suivant, Imagination Lady est un saut spectaculaire dans le heavy-blues. Quelle est votre sentiment sur ce disque aujourd’hui ?
En fait, je dois vous avouer que j'ai toujours préféré ce qu'on appelle le heavy blues rock. Je pense que ce disque est très bon.

Unlucky Boy est un retour à une forme plus blues, par rapport au son très brut d’Imagination Lady. Pourquoi ce retour à un son plus classique ?
Ah ! Ah ! Alors ça, je n'en ai aucune idée. Pourquoi ?  Je crois que c'est comme ça que les choses étaient dans ma tête, je suppose, que j'en avais envie.

Vous n'aimiez pas trop les contrées trop rock. Pourtant, vos meilleures chansons sont un alliage subtil entre blues anglais et un son rock. Pourquoi ne pas avoir fait un album complet dans ce genre ?
En fait, c'est ce que j'essaie de faire depuis le début des années 70. Mais le résultat n'est pas toujours à la hauteur de mes espérances. Mais c'est effectivement ce que je veux réellement faire.

bles stan webb

Go Live a été le dernier disque avant que Chicken Shack ne se sépare. Pourquoi avez-vous décidé cette séparation ?
Je ne l'ai pas décidée. Dans mon esprit, le groupe existait toujours. Il était juste en sommeil.

Vous avez rejoint Kim Simmonds et Miller Anderson en 1974 pour former ce qui s'appelait au départ The Boogie Brothers. Quelles en étaient les motivations ?
Mmh…, en fait je n'en sais trop rien. Pour être franc, nous avons été réunis sur la décision du manager de Chicken Shack et celui de Savoy Brown qui était le frère de Kim Simmonds, Harry Simmonds. Tout ce que ce dernier voulait faire, c'était de l'argent pour lui. Le groupe a rapidement repris le nom de Savoy Brown pour des raisons commerciales aux USA. Je n'ai pas aimé cela du tout. Ce groupe était un mensonge et je n'ai pas été mécontent de le quitter après la tournée.

L'album Boogie Brothers issu de cette union est particulièrement pauvre en chansons de votre cru.  Pourquoi n'avez-vous pas écrit davantage ?
Parce que le frère de Kim Simmonds, Harry, voulait que Kim écrive un maximum de chansons car elles étaient selon lui plus populaires aux USA. Il pouvait faire davantage de cash. C'est un album terrible de toute façon. Je n'y ai pris aucun plaisir.

Et quelles étaient vos relations avec Simmonds et Anderson ?blues stan webb
Disons, bonnes. Mais après Savoy Brown, j’ai formé un projet appelé Broken Glass  qui correspondait juste à un besoin de changement. Il y avait Robbie Blunt et Miller Anderson aux guitares, Rob Rawlinson à la basse et Mac Poole à la batterie. Je considère que c'était un bon groupe. Avec Broken Glass nous avons fait un seul et unique album sur lequel il y avait notamment ‘Standing On The Border’ qui est, de toute ma carrière, l’une de mes chansons préférées. D’ailleurs, je pense que je vais la rejouer en concert bientôt.

En 1976-1977, avènement du punk. Un retour salvateur à une musique plus basique. Quelle était votre situation à ce moment-là ?
En fait, formidable ! Nous passions tout notre temps à tourner en Europe et à jouer dans les festivals.

En 1978, une nouvelle mouture de Chicken Shack voit le jour. Si The Creeper est un disque moyen, The Way We Are en 1979 est un très grand disque. Très mélancolique, comme une atmosphère de fin d’époque…
C’est effectivement la fin d’une longue période de ma vie, et notamment une manière de jouer. Effectivement, cet album me paraît être le bon pour finir cette époque.

Dans les années 80 paraissent de très bons enregistrements live, Roadie Concerto en 1981 ou Stan The Man en 1985. Pourquoi ne pas avoir publié plus de nouveau matériel. Choix commercial ou manque d’inspiration ?
Un manque d’inspiration assurément, jusqu’à l’album Webb paru en 2001. Je pense néanmoins qu’il y a de bonnes chansons sur des disques comme Strange Situations qui compile Webb et Stan The Man justement.

Sur les live récents comme I’d Rather Go Live en 2006, les versions de ‘The Thrill Is Gone’ ou ‘CS Opera’ sont superbes et inspirées. Peut-on attendre un nouveau disque dans cette veine, sur lequel la guitare est l’essence même ?
C’est justement ce que je suis en train de faire, mec !

Julien Deléglise

www.stanwebb.co.uk/          

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