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05/20
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Interview
SKAND


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues
blues lucky gaz & little peter





La simplicité d’une guitare et d’une voix pour un duo rock intimiste aux influences blues qui entrelace de belles harmonies et des riffs acérés. 
   

Blues Again : Quel est votre port d'attache ?
Marie-Anne : J'ai eu l'occasion de beaucoup bouger mais aujourd'hui mon port d'attache est à Marseille, et je l'avoue, je m'y sens bien : la lumière, la mer, et une effervescence perpétuelle...
Gilles : Né à Marseille, à moitié Corse, j'ai grandi près d'Aix-en-Provence. Je n'ai jamais quitté le Sud-Est.

Comment votre duo est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
blues skandM.A. & G : Le duo existe depuis juin 2015. On peut dire qu'il est né à notre propre insu, suite à la demande d'une amie, pour fêter chez elle en musique l'arrivée de l'été. On a fait quelques répètes, ça nous a beaucoup plu, et puis hop...

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
M.A : Je dirais tous les deux. On écoute beaucoup de musique ensemble et on échange énormément sur ce qui nous plait et pourquoi, en analysant les arrangements et surtout les sons. Et on a des goûts musicaux assez proches. Mais Gilles a quand-même une idée bien précise du son qu'il cherche sur les morceaux, que ce soit en live ou en studio.
G : C'est vrai qu'on parle énormément musique tous les deux. Les choix et orientations se font ensemble... au vote... à main levée et à la majorité (rire).

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
M.A : On s'est rencontré au sein du groupe Skand du temps où le groupe existait en version quintet, sous un autre nom à ses débuts. On jouait dans les bars et pour la Fête de la Musique. Et puis Gilles a rejoint le groupe, et un phénomène tout à fait inédit s'est produit : la chanteuse est tombée amoureuse du guitariste...
G : Ah bon ? (rire) Oui, on s'est rencontré lors d'une jam chez Ben Villedieu, un très bon ami batteur, puis j'ai intégré leur groupe... et débauché la chanteuse.
M.A : Ah bon…

Pourquoi le choix de ce nom ?
M.A : Encore une histoire de son : c'est court, ça claque, c'est facile à retenir et ça ne veut rien dire !
G : Ah bon ? On n’avait pas dit que c'était une déesse indienne ? (rire)

Parlez-nous de votre éveil à la musique, votre parcours musical…
M.A : J'ai commencé par le piano et j'ai toujours fait partie de chorales ou d'ensembles polyphoniques... jusqu’à ce que je découvre il y a 10 ans le plaisir de chanter en voix lead dans un groupe de rock. C'est donc plutôt récent : je n'ai pas connu la vie d'un groupe en tant qu'ado, à répéter dans le garage avec des potes de lycée en écrivant des premières compos.
G : Gamin j'étais accro au Simon, vous savez, ce jeu où il fallait reproduire une mélodie en suivant 4 couleurs qui s'allument. Puis, j'ai découvert les disques de mes parents, j'étais transporté par la voix et l'émotion d'Edith Piaf, de Brel, des polyphonies corses, l'énergie des Stones, d'Hendrix, de Deep Purple. Des groupes que j'ai redécouverts plus tard, au lycée... Et à 14 ans, mon père m'offre 2 cassettes : l'album Moonflower de Santana sur lequel j'entends ‘Europa’, et l'album Nashville Rendez-vous de Marcel Dadi sur lequel j'entends un solo de Steve Morse. Là, c'est sûr ! Ce son rock, ces mélodies mélancoliques : des solos de guitare électrique, c'est ça que je veux faire ! A la rentrée suivante je prenais mes premiers cours... puis les groupes avec les copains dans le garage...

Quelles ont été vos principales influences ?
M.A : J'ai beaucoup fonctionné par périodes, plutôt en mode monomaniaque, les plus marquantes ayant été Téléphone, The Cure, Kate Bush et le hard rock des années 90. Mon attrait pour le blues est arrivé plus tard : plus jeune, je trouvais sûrement que c'était une musique de vieux.
G : Mr. Big, Extreme, Van Halen, Whitesnake, Led Zep, David Lee Roth et bien sûr des guitaristes comme Jimi Hendrix, Eric Clapton, Joe Satriani, Steve Vai... J'ai aussi eu mes périodes  : Téléphone... Deep Purple... Pink Floyd... Dream Theater... Porcupine Tree...

blues skand

Quels musiciens entrent dans votre panthéon personnel ?
M.A : En tant que chanteuse, si je devais sélectionner une voix actuelle, ce serait Beth Hart.
G : Aller, pour changer des guitaristes nommés plus haut, je citerai 2 batteurs que j'adore : Mike Portnoy et Gavin Harrison.

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
M.A. & G : C'était la fameuse Fête de l'été chez la copine. Merci Virginie, tu as bien fait de l'organiser cette soirée !

Maintenant, combien de concerts par an ? 
M.A. & G : Pas assez ! Une vingtaine en moyenne, un peu moins ces derniers temps : Et oui, ça tourne des clips, ça compose, ça cherche des nouveaux sons... Bref, on est plutôt en période créative.

Vous vous produisez essentiellement dans le sud de la France, envisagez-vous des prestations au nord de la Loire ?
M.A : Carrément ! On est preneur !
G : Oui ! D'ailleurs on a eu la chance de jouer au Gartempe Blues Festival l'été dernier.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
M.A : Partager, partager, partager... Se lâcher des deux mains... Aller à l'essentiel.

Quelle a été votre plus belle expérience sur scène ?
M.A : Concert improvisé dans un tout petit village où on était venu passer 4 jours « incognito » en résidence. On nous a proposé de jouer le soir dans la salle commune après un apéro participatif improvisé. C'était hyper intimiste, le public nous a offert une attention et une écoute incroyables. On était dans le lâcher-prise complet.
G : C'était magique ! On a aussi vécu un beau moment avec les élèves de la chorale d'un collège de Toulouse. On a joué sur scène avec eux sur un de nos morceaux ‘Down To My River’ qu'ils avaient préparé pendant l'année. Ils avaient pris cette expérience très à cœur, ça a été beaucoup d'émotion pour nous.

Un mauvais souvenir de scène…
G : Cliché : quand tu te retrouves dans un restau à jouer pour un public qui tourne le dos à la scène et que le patron te demande tous les 2 morceaux de baisser le volume alors que le son du groupe est déjà couvert par le brouhaha de la salle... J'imagine que ça parlera à d'autres musiciens, et comme tout le monde, on essaye de prendre chaque concert comme une expérience de plus pour progresser.

Quelles ont été vos plus belles rencontres en tant que musiciens ?
G : La rencontre avec Marie-Anne !
M.A : Ah bon ? (rire)
G : Plus sérieusement, lors d'une masterclass de blues dans le Médoc, la rencontre avec Kathy Boyé, Daniel T-Bone Stec et Sam Mister Tchang a été un vrai déclic pour le duo. Ils nous ont fait partager leur passion pour le blues et nous ont encouragés à nous lancer dans la réalisation de notre premier album.
M.A : On se sent très heureux et chanceux de les connaître.

Comment est né le CD Dive sorti en juin 2018 ?
blues skandM.A : Il s'est passé très exactement 9 mois entre la décision de faire l'album et sa sortie... Un beau bébé de 6 titres. Dive, c'est plonger au plus profond de soi. C'est l'histoire d'un cheminement personnel, qui commence après un accident de moto, à l'image du premier morceau de l'album ‘Stuck On The Floor’...
G : On a tout enregistré à la maison, en grande partie dans le « dressing », enfin... le placard à habits.
M.A : C'est Gilles qui a fait tout le mix, et ce n'était pas rien car, bien qu'étant en duo, on s'est un peu lâché sur les arrangements.
G : Oui, on est allé assez loin dans la production avec pas mal de couches de guitares acoustiques et électriques, de voix, et autres sons qu'on a enregistrés : claques sur le canapé en guise de grosse caisse, bruits de chaîne tombant au sol pour la caisse claire...
M.A : Le mastering a été fait par François Fanelli au studio Sonics-Mastering à Marseille. Et c'est Gilles qui a fait tout l'artwork du packaging. Pour l'album physique, on a choisi un format 3 volets, c'était important pour moi qu'on puisse y trouver les textes.
G : C'est une auto-prod. On trouve l'album chez Cultura et sur notre site www.skand-rock.com. Il est aussi en écoute sur toutes les plateformes de streaming.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour écrire et composer ?
M.A : Pour l'instant la « recette » qui fonctionne plutôt bien : Gilles prend la guitare, il improvise, ça me met dans un certain état émotionnel lié à une thématique, en général personnelle. Des mélodies arrivent avec des débuts de textes, dans un état assez brut. C'est là que je file chercher mon carnet pour noter et mon téléphone pour enregistrer ce qui sort. Et ensuite on passe à une phase plus structurée pour construire un morceau abouti.

Envisagez-vous un prochain album ?
G : Oui ! On attaque une nouvelle phase créative. Rendez-vous dans 9 mois ?

Comment définiriez-vous votre style ? 
M.A : On aime bien se définir comme un duo rock intimiste aux influences blues.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ? BLUES SKAND
G : On compose pour le prochain album et en parallèle on travaille sur une série de vidéos à découvrir prochainement sur notre chaine YouTube. « Abonne-toi ! ».

Quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
M.A : Marcher dans les bois et faire des câlins aux arbres.
G : La photo, la vidéo, et marcher dans les bois.

Quel est votre lieu de prédilection ?
M.A & G : Le parc Valmer qui surplombe la corniche, face aux îles du Frioul.

Quels ont été vos derniers coups de cœur musicaux ? 
M.A : Larkin Poe.
G : Oui ! Et le guitariste Mateus Asato.

Quel serait votre rêve le plus fou ?
M.A & G : Acheter un van, partir en tournée jusqu'aux Etats-Unis et terminer en faisant la première partie de... Beth Hart ?

Gilles Blampain – mars 2020

www.skand-rock.com

Blues skand