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été 17
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Interview
RIVHERSIDE


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Seul avec sa guitare et son foot-drum, il envoie dans des slides fébriles un gros son au débit ravageur, dans lequel blues, boogie, rock se mêlent au hip-hop.

Blues Again : A la scène tu es Rivherside mais pour l’état civil qui es-tu ?
Rivherside : Je m'appelle Renaud Villet, et je suis né et ai toujours vécu à Clermont-Ferrand. Je suis musicien depuis plus de 20 ans, mais je n'ai pas choisi d'en faire mon métier.
J'ai fait du piano classique de 7 à 13 ans, puis je me suis mis à la guitare à 18 ans. J'ai joué dans pas mal de groupes de blues, et puis j'ai eu envie de faire un peu autre chose, car il y a beaucoup d'autres musiques que j'aime. J'ai envie de tout essayer !

Pourquoi le choix de ce nom, Rivherside ?
Parce que je voulais un nom à consonance anglophone, et que j'aime bien ce mot.  J'y ai rajouté un h pour le personnaliser.  

Te souviens-tu du premier blues ou rock que tu as entendu ?
Je ne me souviens pas précisément du premier blues, mais je suis venu à cette musique via les Rolling Stones. Et j'ai commencé la guitare en écoutant Guns n' Roses.
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Quelles ont été tes principales influences ?
Forcement les 2 groupes que je viens de citer. En ce qui concerne le blues, j'ai eu 2 périodes : la première plus axée sur les solos de guitare (les 3 King, SRV, Clapton, Luther Allison...), puis une période plus roots (RL Burnside, John Lee Hooker, Junior Kimbrough, Muddy Waters...)

Quels musiciens entrent dans ton panthéon personnel ?
En plus de ceux dont je viens de parler : Daft Punk, sans hésiter.

Où et quand as-tu fait ton premier concert ?
Je crois que c'était à Clermont, pour la fête de la musique 1996, avec un groupe qui s'appelait Ladies Mud Fight. C’était tellement mauvais que le chanteur a disparu à la pause, et on ne l'a  jamais revu !

Et maintenant, combien de concerts par an ?
Il y a encore 2-3 ans j'en faisais une cinquantaine par an. Aujourd'hui j'ai arrêté de chercher des concerts, c'est vraiment une activité pour laquelle je n'ai plus aucune motivation, donc du coup je joue beaucoup moins. De plus je n'ai plus envie de jouer en One Man band, et je n'ai pas remonté de groupe. Donc, pour le moment, je ne fais plus que des DJ sets.

Au fil des concerts tu as du faire de belles rencontres ?
J'en ai eu pas mal, notamment quand je suis allé aux USA. Dave Specter, Mississippi Gabe Carter, T Model Ford, ce sont de sacrés souvenirs !

Les bons et les mauvais souvenirs de scène…
Côté bons : Le dernier concert que j'ai fait en duo avec le rappeur TDB, au festival La Pamparina à Thiers en juillet dernier. On a réussi à faire ce qu'on avait en tête, et le public a apprécié je pense.
Pour le moins bon : Quand j'avais oublié mon tabouret qui me servait pour jouer du foot drum, en première partie de Moutain Men il y a quelques années. J’avais alors pris un tabouret de bar, mais il était trop haut. Du coup je me suis retrouvé devant 200 personnes, à ne pas pouvoir atteindre les pédales du foot drum. C'est un des inconvénients du fait de jouer seul, quand tu plantes, tu n'as personne pour te rattraper !

Parle-nous du dernier CD ‘Electraw Blues’…
C'est un album sur lequel j'avais commencé à travailler il y a 2-3 ans, et que j'avais un peu mis de côté. J’y suis revenu au printemps, et l'occasion s'est présentée de le sortir sur Black and Tan, alors je m'y suis remis, et je l'ai rapidement terminé, car il ne restait plus grand chose à faire pour le finaliser. Tout a été enregistré chez moi, à part la partie beat Box de Dave Crowe, et les scratchs de LigOne.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
C'est très difficile à dire... la musique me vient naturellement, et si une idée me trotte dans la tête assez longtemps, généralement c'est bon signe.

Comment définirais-tu ton style ?
Sur cet album je pense que le titre défini bien le style... Du blues roots, avec des rythmiques electro.

Comment en es-tu venu à marier le blues aux sonorités électro, funky, hip hop ?
Tout simplement parce qu'aujourd'hui j'écoute principalement du hip hop et de l'electro, donc ce mariage s'est fait naturellement.

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Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
Je travaille sur de nouveaux projets, assez electro. En ce qui concerne Rivherside, je vais certainement mettre le projet en stand-by au niveau discographique, et comme je te le disais, je ne vais faire que des DJ sets, en mélangeant toutes les musiques qui m'influencées.

Quelques mots sur la scène de Clermont-Ferrand…
Il y a énormément de groupes, effectivement, mais pas assez d'endroits pour jouer dans de bonnes conditions, à part bien sur la Coopérative de Mai et le Tremplin à Beaumont. Et le public n'est pas toujours au rendez-vous... Il y a énormément de concerts chaque week-end, on ne peut pas s'en plaindre !

Quels sont tes hobbies en dehors de la musique ?
Le vin, les livres d'histoire.

Quel est ton lieu de prédilection ?
L'Ile de Ré.

Quels ont été tes derniers coups de cœur musicaux ?
Un groupe de hip hop de Chicago, qui s'appelle Goodbye Tomorrow. Après, je découvre chaque jour de nouveaux groupes, j'adore ça. En fait j'écoute très rarement la même chose.

Quel serait ton rêve le plus fou ?
Pouvoir revivre dans les années 60 et 70.

Y a-t-il une question que je n’ai pas posée ?
Es-tu effrayé par la perspective des résultats de la prochaine élection présidentielle ?
Oui, complètement !

Gilles Blampain – octobre 2016

www.rivherside.com      

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