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05/18
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Interview
NEAL BLACK


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Petits clubs ou grands festivals, sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête… Il n’y a pas de raison que ça s’arrête.
 

Blues Again : Que deviens-tu Neal ?
Neal Black : Nous travaillons en studio en Allemagne sur notre prochain album. Et nous sommes sur la route avec un calendrier de tblues neal blackournée assez chargé pour 2018, en France, en Allemagne, en Suisse, en Hollande, en République Tchèque, en Pologne et en Tunisie. Je travaille aussi beaucoup en tant que compositeur/collaborateur pour d'autres artistes, dont Gaelle Buswel, Manu Lanvin, Fred Chapellier, Sophie Malbec. Et je suis heureux d'annoncer que certaines de mes nouvelles collaborations ont été enregistrées par Taj Mahal et Beverly Jo Scott.

Quelques mots sur ce nouvel album…
L 'album sur lequel nous travaillons est en cours d’enregistrement aux Rohrsdorf Castle Studios en Allemagne près de Dresde, avec Robben Ford à la guitare, et mon groupe, Mike Lattrell (de New York ex-piano pour Popa Chubby, Richie Havens), Dave Bowler (de New York, ancien batteur d'Ahmad Jamal, Larry Garner) Abder Benachour (de France, ex-bassiste de Fred Chapellier, Tom Principato), plus Bako Mikaelian à l’harmonica et d'autres invités. La date de sortie de cet album est prévue en septembre 2018.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Harry Manx, John Prine, Ripoff Raskolnikov et moi trouvons beaucoup d'idées en écoutant les conversations des gens dans un lieu public comme un bar ou dans le métro. Les meilleures chansons que j'ai écrites sont celles qui ont été inspirées par les gens dans la vraie vie.

Combien de concerts fais-tu par an ?
Je suis sur la route pour environ 80 à 100 concerts chaque année dans toute l'Europe avec mon groupe The Healers et avec d'autres artistes avec qui je travaille souvent comme Fred Chapellier, Manu Lanvin, Larry Garner, Nico Wayne Toussaint, Miguel M…

Tu habites en France, tu joues en Europe, retournes-tu parfois jouer aux États-Unis?
Non, il y a trop de problèmes à se produire aux Etats-Unis, le public apprécie peu ce genre de musique et les conditions ne sont pas acceptables. Je ne retourne aux Etats-Unis que pour rendre visite à la famille et aux amis.

Quelle a été ta plus belle expérience de scène au cours des années ?
Oh, il y a eu beaucoup de grandes expériences sur scène. 1990 au Montreux Jazz Festival en tant que guitariste pour mes héros d'enfance The Chambers Brothers. 2015 au RDV de L’Erdre avec mon groupe et Larry Garner et 10000 personnes dans le public. Passer au Montréal International Jazz Fest avec mon band devant 15000 personnes. Jouer dans un petit club de blues à New York avec Jimmy Dawkins. Travailler avec Chuck Berry et Johnnie Johnson. Trop de souvenirs à retenir…

Qui ont été pour toi les musiciens les plus marquants au fil des ans ?
Art Tatum et Jeff Beck. Deux des musiciens les plus intéressants que j'aie jamais entendus. Chaque fois que j'écoute leur musique, je trouve quelque chose de nouveau et de différent.

Est-il plus facile d'être musicien en France qu'aux États-Unis ?
Oui bien sûr ! La scène blues aux Etats-Unis est en train de mourir, ce sont les mêmes artistes qui sont en haut de l’affiche depuis 30 ans, et c'est pour ça que c’est moribond. Il n’y a pas beaucoup d'opportunités d'être exposés au public pour de nouveaux artistes.

Quelle est ta vision des États-Unis aujourd'hui ?
C'est une triste situation, l'éducation et la culture ne sont plus considérées comme importantes là-bas, et le résultat est ce que vous voyez maintenant, un clown pathétique pour président.

Y a-t-il un objectif que tu aimerais atteindre avec ta musique ?
Aucun but particulier, juste continuer aussi longtemps que ça me plaît.

Quels genres de musique aimes-tu écouter lorsque tu es seul ?
Dionne Warwick, Slim Whitman, Michael Burks, beaucoup de bluegrass et de gospel.
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Pour parler d'autre chose, quel est ton endroit préféré ?
J'ai toujours aimé être à New York en tant que visiteur. J'y ai vécu pendant 9 ans mais y vivre est différent que de venir en touriste. La même chose avec Paris. J'aime vraiment être à Paris. J'aime l'ambiance des grandes villes mais je ne voudrais plus y vivre. Neuf ans à Manhattan m’ont suffi.

En dehors de la musique, quels sont tes hobbies ?
Je n'ai pas beaucoup de temps pour autre chose, trop occupé par la musique. J'aime regarder Monster Truck Jam à la télévision et il y a une chaîne appelée Dog TV avec rien que des chiens qui courent dans un parc, dans la maison, dans la rue, etc. J'aime vraiment regarder ça. Ce sont des univers différents qui me changent de la musique.

Après tant d'années, nous pouvons dire que tu es presque français, alors qu'apprécies-tu particulièrement dans « notre » pays ?
J'apprécie sincèrement les gens de ce pays parce qu'ils ont toujours une passion pour la culture et qu’ils ont toujours foi dans le soutien des arts et le travail qu'il faut pour que les artistes continuent à faire ce qu'ils font. C'est très gratifiant d'être un artiste et de faire partie de l'échange culturel ici en France.

Gilles Blampain – février 2018

www.nealblack.net/

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