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05/19
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Interview
LARSEN BLUES


KING KONG BLUES
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Il s’affranchit des codes pour créer des ambiances bien particulières et joue avec un minimum de moyens pour un maximum d’efficacité.   

Blues Again : D’où viens-tu et qu’est-ce qui te fait vibrer ?
Eric : Je suis né et j’ai grandi à Strasbourg. J’habite à Paris depuis un bon moment déjà, j’ai vécu en Italie également, à BologneBLUES LARSEN BLUES. J’aime la vie, la nature, les animaux, l’art, les amis, la fraternité, la liberté, le respect, l’Amour. Je mets une majuscule car je veux bien entendu parler de cette formidable énergie universelle qu’est l`Amour et qui malheureusement manque cruellement à nos sociétés ultralibérales, le résultat est plus qu’alarmant, triste et profondément navrant. Quand il n’y a pas d`amour dans les intentions, dans l’art ou dans la vie c’est souvent moche… voire totalement affreux, affreux, affreux. J’aime les choses qui transcendent notre pauvre condition humaine (comme Jimi Hendrix par exemple, le mec transcende. Même des années après sa mort ça continue de transcender sévère). J’aime les gens aussi (la plupart du temps). Et évidemment la Musique. Plein de sortes de musiques. Tant que c’est bon, que ça groove, qu’il y´a du Cœur et de la Flamme.

Comment es-tu venu à la musique ? Tout petit, ça me rendait dingue quand j’entendais de l’harmonica blues, mais alors dingue... Sinon j’ai commencé dans la rue vers 16, 17 ans avec mon pote guitariste. Je jouais de l’harmo et je chantais, on séchait les cours, on draguait les filles… Ah, c’était bien cool l’insouciance. J’ai fait pas mal de rue, en solo ou avec des petites formations (duos, trios), par la suite, des concerts en solo et avec pas mal de groupes aussi. Je n’ai pas vraiment choisi de faire de la musique, c’est quelque chose qui s’est imposé à moi comme une évidence et quelque chose de vital, presque de l’ordre de la survie (j´ai du mal à l’expliquer.).

Premier blues ou rock entendu ? Je ne suis pas très sûr mais j’ai un souvenir marquant avec ‘Good Mornin´ Little Schoolgirl’ par Johnny Winter ou ‘Hoochie Coochie Man’ par Muddy Waters, peut-être les Blues Brothers avec ‘Rubber Biscuits’. J’ai des doutes.

Quelles ont été tes principales influences ? Plein, plein de gens… James Brown, Prince, Jimi Hendrix, Oscar Peterson, ACDC, Gilberto, Jobim, Muddy Waters, Bowie, Clapton, Bill Withers, Stevie Wonder, Queen, Paul Rodgers, Pink Floyd, Ray Charles, The Blues Brothers, Maceo Parker, Fela, Bob Marley, Toots & The Maytals, Chet Baker… J’en oublie plein, pardon.

Sur quels genres de guitares joues-tu ? Je joue sur une Baby Martin acoustique en concert et sur une cigarbox guitar (une guitare 4 cordes faite dans une boite de cigares et accordée en open tuning de sol ou de la généralement).

Et pour l’harmonica ? Je joue sur des Lee Oskar, ils sont solides et pas mal rapport qualité prix.

Où et quand as-tu fait ton premier concert ? Le premier concert, c`était en duo avec mon pote Tony dans un petit bar dont j`ai oublié le nom, peut-être Café d’Austerlitz ou un truc comme ça… en face du Funambule, un super club de jazz à Strasbourg. Le patron du Funambule était là et il m`a invité dans ce club, qui est un peu devenu ma deuxième maison. J’ai eu la chance d’y voir de super musiciens comme Tchavolo Schmidt, Birelli Lagrène, la section de cuivre de Lionel Hampton, des concerts, des gros bœufs de jazz et autres avec des grosses brutasses qui jouent comme des bêtes. Qu`est-ce que c’était bien, purée !

Maintenant, combien de concerts par an ? Une soixantaine… mais ce serait bien de trouver un tourneur ou un manager.
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En quoi la scène est-elle indispensable ? C’est un endroit de partage, un moment de contact direct et brut, tant avec les gens qu’avec les autres musiciens. Un moment où la musique est vivante dans l'instant présent.

Un bon souvenir de scène… ou un mauvais… Une fête de la musique avec des potes Américains à Châtelet où on a fini à 400 personnes en transe… Un sale souvenir de concert ? Holala ! Un dimanche de 13 à 16 heures pour le brunch au Viaduc… c’est vraiment l`horreur, j’en frémis encore.

En janvier 2012 tu as publié un CD Larsen Blues, un autre est-il en projet ? Oui en effet, l`album de 2012… Je me suis retrouvé bien seul malheureusement avec cet album. Le bide total. Après 3 mois à essayer de faire de la com, je me suis rendu compte que je ne faisais plus rien d’autre, plus de musique en tout cas. Il faut dire que je ne suis pas doué niveau com… Donc comme ça n’intéressait personne ou pas grand monde, je me suis remis à faire du live, à ne chanter que des reprises, dans des restaurants, des bars, des campings, des hôtels… J`ai voulu recomposer, mais pendant ces dernières années, j`étais un peu en mode survie, intermittent certes, mais en mode survie et vachement isolé. Puis il y a eu novembre 2015, juste à côté de chez moi, qui m’a bien retourné la gueule... Ça fait peu de temps que je me remets à chanter mes compos et à composer à nouveau. Peu de temps aussi que j’ai des soutiens, bon pas en France, c`est la solitude totale dans mon pays, plutôt en Allemagne, en Espagne un peu aussblues larsen bluesi. Bon j’exagère quand je dis que j’ai pas de soutien dans mon pays, il y a quand même plein de gens chouettes, des musiciens, des amis, de la famille... Faut pas déconner. Donc pour répondre à la question, oui en ce moment je suis en train d`écrire des chansons en vue d’un album pour la fin de l`année j’espère. Ça va être roots, blues, rock avec plein de cigabox guitar dedans.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ? La vie, le monde, l`univers, la connerie humaine…

Comment définirais-tu ton style ? Bah, je n`ai jamais aimé les étiquettes, disons que je suis profondément blues mais avec plein d’influences diverses… soul, funk, jazz...

En dehors de tes engagements personnels, travailles-tu sur d'autres projets en collaboration ? J’ai des travaux en cours avec 2 musiciens orientaux, des musiciens Strasbourgeois aussi et un excellent musicien Sénégalais… Je joue de la cigarbox, j’écris des textes en anglais et je chante dans ces projets. Ce sont trois projets différents. Avec les Strasbourgeois, c’est très funk-rock, avec les Africains, c’est un mélange de musiques et chants traditionnels et de blues. Ta musique est ancrée dans le blues mais tu reprends également Serge Gainsbourg.

Y a-t-il d’autres artistes français de son gabarit qui retiennent ton attention ? Oui, Bashung, Aznavour, Brel, Brassens, Ferré, Nino Ferrer, Cabrel, Thiefaine, Couture, Hervé Christiani, Mademoiselle K, Arno, NTM, Assassins, Karpatt, Laurent Faye… j’en oublie, c’est sûr… Pour la chanson française moderne… mouais… bof… mais je reste ouvert...

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? Je vais travailler sur mon album et sur les projets en cours, également faire la saison printemps été dans le sud-ouest et préparer des concerts en Allemagne pour l’automne.

Quels sont tes hobbies ? Le longskate, le ski, le kite, les animaux, la nature.

Quels ont été tes derniers coups de cœur musicaux ? Bebo y Cigala, Buika, Derek Trucks.

Quel serait ton rêve le plus fou ? Un monde où l’humain, sur une échelle de 1 à 5, aurait un niveau d’intelligence d’au moins 3 et demi et non pas 0.2. Un monde de fraternité, de compréhension et de respect pour le Vivant. Mais peut être que ça existe… dans un univers parallèle (hin hin hin, mais non je ne suis pas cynique).

Gilles Blampain – février 2019

www.larsenblues.com/ 

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