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12/18
Chroniques CD du mois Interview: LITTLE MOUSE & THE HUNGRY CATS Livres & Publications
Portrait: CHARLES BROWN   Dossier: SPECIALTY RECORDS
 


Interview
KING KONG BLUES


KING KONG BLUES
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Une vraie déflagration ! Avec leur style débridé, ils allient la puissance du rock à l’énergie du punk pour faire entendre un son explosif et des textes offensifs.  

Blues Again : D’où venez-vous, qui êtes-vous ?
Gilou : D'ici et d'ailleurs, pas vraiment d'attache, à part la notion de sud... Alex a grandi à Montpellier dans un univers proche de ‘Ma Rue’ la chanson de Zebda, Gino en cité à Bordeaux et Toulouse, moi l'Afrique et la Calédonie, du chaud quoi ! king kong blues
Alex : Tous autodidactes, pas mal de transpi sur l'instrument ! Ce qu'on aime ? Ouf ! Tout ce qui n'est pas normé, réglementé, limité, imposé, avec un penchant marqué pour les filles et le rock'n'roll...

Comment le groupe est-il né ? 
Gilou : Je jouais avec Gino dans un groupe appelé Orange Macadam. On voulait continuer à jouer ensemble malgré la mort d'Orange. Ça a mis un an avant l'arrivée d'Alex, qui lui avait fait ses armes dans les Caraks un groupe punk-rock très marqué Clash et Ramones.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ? 
Gilou : Sûrement dans une pub… question de génération … haha !
Gino : Pour moi ‘Paint It Black’, 45t piqué dans une station-service...
Alex :Blitzkrieg Bop’ des Ramones, très fort dans la chambre de mon frère alors que je ne marchais pas encore...

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Gino : Le roi Kong !

Pourquoi le choix de ce nom ?
Gilou : Le nom vient d'un morceau de notre précèdent groupe, Orange Macadam. On aime rappeler que ce qu'on fait vient du blues mais on n’oublie pas nos racines poilues et sauvages avec « King Kong » !

Quelles ont été vos principales influences ?
Gilou : Alex vient du punk rock alterno des années 80. Il a mangé les Sheriff, les Rats, les Sales Majestés et toute la vague anglaise 77… Gino est un fan des Stones, de Chuck Berry et du Delta blues. Le dernier à commencer par écouter du punk rock américain.

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Alex : Dans ma chambre devant mes potes.

Maintenant combien de concerts par an ?
Gilou : Une cinquantaine par an.

Quelle a été votre plus belle expérience sur scène ?
Alex : Pour moi, certainement la première partie des Wampas...
Gino : Celle des Fleshtones.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Gino : Pour nous, c'est un espace-temps hors du monde… Un moment où tu donnes tout en espérant recevoir encore plus ! Pas de scène pas de sens ! L'échange il est là, à cet instant tout est simple...
Alex : Oui, c'est comme un ring, une fois qu'on y est, on a plus le droit de tricher...
Gilou : Et pour être moins lyrique, c'est aussi la récompense de ton travail, un test pour les morceaux que tu composes… Tu vas découvrir comment le public réagit à ta musique. Faire danser et regarder quelles parties du corps bougent chez les gens...

Un bon souvenir de scène…
Gilou : C'est toujours difficile de parler d'un bon ou d'un mauvais concert. Un bon concert commence quand la personne qui te fait jouer est contente de te recevoir et quand les deux parties se mettent à la place l'une de l'autre. Si ça se passe bien, c'est 50 % du « boulot » qui est réussi. Jouer devant 5 ou 50 personnes, c'est quelque chose à laquelle il faut s'attendre à notre niveau, nous sommes des amateurs mais qui faisons ça sérieusement : nos vies sont construites autour du groupe et on travaille beaucoup pour être visibles, jouer au maximum.
Alex : Pour moi c'est Ciboure, tout au muscle, c'était chaud. Le plafond transpirait de condensation. 
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La musique amène aussi des rencontres…
Gilou : Faire des tournées, jouer en dehors de ton cercle de copains permet de se confronter à d'autres réalités. Ça fait du bien et ça permet aussi de relativiser sur sa condition.
Les gens qui nous ont réellement aidé sont devenus des vrais amis. Il y a Raf, un copain graphiste qui s'occupe de nous, de notre présence sur les réseaux sociaux, en passant par nos affiches et la conception de notre premier album.
Gino : Martin, le chanteur de Capsula, qui a produit notre album et nous a aidé à faire de cette galette un putain de manifeste pour le rock’n’roll. Ce mec est une brute de son et il a bossé avec les plus grands.

3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
Alex : Jon Spencer nous plaît beaucoup à tous les 3.

Comment définiriez-vous votre style ?
Alex : On fait du rock'n'roll…

Comment est né le CD Make Rock’n’roll Great Again ?
Gilou : C'est un album qui vient après un premier EP 6 titres qui a été enregistré à côté de chez nous. Une première expérience studio à 3 qui nous a permis de démarcher, trouver des concerts : nous faire exister, quoi... Après 2 tournées et une bonne cadence de concerts, il était temps de se frotter à quelque chose de plus « gros ». Des copains étaient partis enregistré à Bilbao chez Martin Guevara, et on s'est dit que ce serait bien de pouvoir profiter de la putain d'expérience de quelqu'un comme lui…  
Gino : Quelqu'un qui aimait et connaissait le rock’n’roll encore plus que nous …
Alex : C'est un album que l'on défend seuls, que l'on distribue nous-mêmes sur Internet et les soirs de concert, tout en Do It Yourself, en vrais punks que nous sommes.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Alex : L'humain et sa bêtise chronique, sont souvent une bonne source d'inspiration. Mais les filles, le fun, l'aventking kong bluesure et les bons morceaux de rock'n'roll aussi.
Gilou : Ça passe souvent par Alex ou Gino qui amènent un riff de guitare qu'ils ont imaginé… se greffe ensuite la batterie. Il n'y a pas de composition « standard » dans le sens où il y a des morceaux qui se construisent plus facilement que d'autres et certains qui demandent à être joués et re-joués pour mûrir. On ne jouera pas un morceau que l'on assume pas, qui ne nous ressemble pas. Puis, nous restons aussi des autodidactes, parfois limités par notre technique mais c'est intéressant de jongler avec tous ces facteurs.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Gilou : On cherche à jouer au maximum et continuer à défendre notre album. On repart enregistrer quelques titres chez Martin, qui feront l'objet de vidéoclip. Nous n’existons que par la scène et grâce au public qui vient nous voir, nous applaudir et nous soutenir en achetant un t-shirt, un vinyle. C'est toujours un peu de force que l'on prend.

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Gilou : J'aime bien branler la queue de mon chien quand ma meuf est de sortie. Ça me permet de faire le vide dans un monde ou l’individu est totalement annihilé. C'est un acte politique, oui.

Quel est votre lieu de prédilection ? 
Gino : Franchement, les cuisses de la femme que j'aime.

Derniers coups de cœur musicaux ?
Gilou : Il se passe plein de choses dans la scène rap, et le rock, en piteux état, est en train de passer à côté. La scène belge est excellente et construit des ponts partout où elle peut.
Gino : La vraie baffe, y'a un moment que je l'ai pas prise... Mais j'ai pris un max de plaisir sur Nevadah, un groupe Basque, avec qui on partageait la scène d'un Gaztetxe lors de notre dernière tournée ibérique.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Gilou : Un revenu de base inconditionnel pour tous et toutes. Ça nous permettrait de pouvoir tourner encore plus facilement, se donner à 200 % dans ce qu'on fait et d'avoir une vraie perspective d'avenir pour pouvoir procréer et repeupler le monde de toute une ribambelle d'enfants, dont la mission serait de répandre la bonne parole : « surtout, ne travaillez jamais ». 
Gino : Que U2 demande à faire notre première partie... Et qu'on refuse !

Un dernier mot…
Les 3 : « Nous serons au côté de tout ce qui, tôt ou tard, se dressera contre Macron et son monde » dixit Julien Coupat.

Gilles Blampain – avril 2018

www.king-kong-blues.le-label-pas-sage.fr/

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