Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

été 19
Chroniques CD du mois Interview: GROUND ZERO Livres & Publications
Portrait: JAMES COTTON Interview: FLYIN' SAUCERS GUMBO SPECIAL Portrait: ROBIN TROWER
 


Interview
kill gallon


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues
blues rosemude
kill gallon
kill gallon
kill gallon
kill gallon




Quatre joyeux musiciens qui s’éclatent sur scène en jouant un mélange de folk, de blues, de gospel et de swing New Orleans.
   

Blues Again : Comment cela a-t-il commencé ?
Vick : Kill Gallon s’est formé en 2012. Le répertoire initial a été sélectionné et monté par Nico et moi-même, dont l’idée première était plutôt de former un duo. Il est vrai qu’au départ, on voulait essentiellement piocher dans les musiques Deltakill gallon blues, mais le projet avançant, les codes du style nous ont paru trop étroits. On a souhaité étoffer les morceaux, leur donner plus de dynamique, de profondeur, travailler les couleurs pour distinguer leurs adaptations des morceaux originaux. La musique traditionnelle est vivante, elle obéit aux règles de la transmission orale et de l’appropriation… dans le sens où son histoire est une trajectoire qui évolue en fonction des personnes qui reprennent les morceaux...
Il y a eu un travail de recherche pour compléter la formation avec d’autres musiciens, en même temps que se faisait un premier rodage sur scène. On était certains de vouloir des percus, mais on hésitait un peu sur la couleur. Onhésitait aussi sur le choix d’un autre instrument mélodique : piano, violon ou harmo. Plusieurs rencontres et essais ont été fait par la suite, avec plusieurs musiciens qui ont d’ailleurs trouvé leur bonheur dans d’autres groupe locaux qui s’épanouissent bien aujourd’hui.
Nico : Après plusieurs essais avec différents instrumentistes (piano, violon), on intègre Stan à la contrebasse, Vinz l'harmonica et Julien (Delooz) aux percussions. On enregistre notre premier album éponyme en 2013. En 2014, on se transforme en quartet : Stan Blaineau passe du poste de contrebassiste à celui de washboardiste. Pendant les années qui ont suivies, on a donné plus d'une centaine de concerts en France dont plusieurs festivals tels que Ça Jazz à Brides et au Hall Blues Club pour n'en citer que deux. Depuis fin 2017, on se concentre sur la composition. En septembre 2018 est sorti notre premier clip pour notre chanson ‘The Mist’. Et là, on continue de composer et on prépare notre nouvel album.

Quel est votre port d’attache ?

Vick : Nous résidons tous à Lyon depuis plusieurs années. C’est l’épicentre de notre activité, là que se passent nos répétitions. Même si à la base nous venons, Nico mis à part, de contrées un peu plus éloignées. Nancy pour Stan, Grenoble pour Vinz et l'Ain pour moi.

Quel a été le parcours de chacun d’entre vous ?
Vick : Je chante depuis l’enfance, j’ai pris pas mal de cours particuliers, notamment avec Paul Perez qui m’a appris les arcanes du chant lyrique et de la technique vocale. J’ai accroché avec la musique à l’adolescence, d’abord avec la musique metal. Je crois que le côté épique et grandiloquent me parlait bien. Je chantais déjà à l’époque, mais curieusement je me voyais plutôt guitariste. Le chant a finalement pris le dessus, et c’est à ce titre-là que j’ai pris part à plusieurs formations musicales. C’est avec Kill Gallon que le parcours devient plus sérieux pour moi.
Nico : Je suis guitariste depuis une vingtaine d'années et professionnel depuis environ 7 ans. Je suis fan de rock 70's, de folk, de blues, de jazz, en fait, presque tous les styles ! Dans Kill Gallon, je m'occupe des instruments à cordes tels que la guitare acoustique, la guitare à résonateur, le banjo (en bois), le Weissenborn, la mandoline, le ukulélé ...
Stan : J’ai commencé la musique et plus particulièrement la guitare assez jeune, mais c’est à 14 ans que la passion musicale m’emporta définitivement pour ne plus jamais me lâcher. J’ai alors étudié plusieurs instruments, la guitare et la batterie dans diverses écoles de quartier, puis la basse dans l’école Bassmania avec l’excellent Gilles Candy. Je me suis alors épris de plusieurs styles musicaux, comme le rock 70’s mais aussi le jazz, le métal et le classique. J’adore le poste que j’occupe au sein de Kill Gallon, cela me permet d’explorer de nouveaux sons percussifs, avec la washboard que je joue avec des balais de batterie, une brosse à cheveux et des dés à coudre, mais aussi une poêle à frire, une râpe à fromage et son fouet de cuisine !
Vinz :  L’harmonica a bercé ma plus tendre enfance et j’étais fasciné par mon grand-père qui en jouait tout le temps lors des fêtes de familles. Courant des années 90, je me suis intéressé au blues et travaillé dur en m’inspirant des grands bluesmen tels que Sonny Terry, Junior Wells, Sonny Boy Williamson, Big Walter Horton et Jean-Jacques Milteau. En 1997, j’ai eu l'occasion de faire un concert improvisé au prestigieux Montreux Jazz Festival avec une formation blues de New Orleans. Aujourd’hui, je poursuis ma carrière musicale passionnante avec Kill Gallon et Frédérique Bobin (Je suis l’harmoniciste sur l’album Les Larmes D’or) et je me produis régulièrement sur des grandes scènes jazz, blues et folk (Ça Jazz à Brides 2014 & 2016, festival à l’Ombre Du Cuvier 2016, Jazz à Vienne 2017...). Depuis 2018, j’ai décidé de parfaire ma technique en faisant appel à des harmonicistes américains de renom (Grant Dermody qui était harmoniciste d’Eric Bibb et Jason Ricci dont je suis l’élève officiel depuis le début d’année 2019).

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Vick : Nico et Stan se connaissaient depuis l’adolescence. Nico et moi nous nous sommes rencontrés en 2011, et on a rapidement commencé à jouer ensemble, d’abord pour jammer, puis ensuite pour monter un duo. Et finalement on a passé une annonce pour recruter un harmoniciste, laquelle est restée lettre morte pendant une année, jusqu’au jour où Vinz nous a répondu. On a fait une audition, comme on dit un peu solennellement ; et on s’est bien entendu tout de suite. Le fait est que ce groupe fonctionne un peu comme une famille maintenant. On est tous très copains, l’entente est bonne et notre fonctionnement est collégial et on se soucie les uns des autres. On discute des choix collectivement et on tient compte des contraintes de chacun.
Vinz: En 2012, j’ai décidé de rechercher un groupe de musique sur Lyon présentant un projet sérieux et de bon niveau. J’ai répondu à une annonce et j’ai rencontré Nico et Victoria. Le contact est passé immédiatement et mon expérience musicale a fait le reste. J’ai été embauché.

Qui a eu l’idée de s’inspirer du nom de famille de Vick pour baptiser le groupe ?
Nico : Je crois que c'est moi qui ai trouvé l'idée, je voulais un nom qui ait de la classe et auquel chacun pourrait donner le sens qu'il veut, comme Santana, Van Halen. On a fait une réunion, on a voté et choisi le nom à 4 contre une.
Vick : L’idée ne me plaisait pas vraiment parce que ça alimentait un peu trop l’idée reçue autour des chanteurs mégalomaniaques, et que je n'étais pas la seule à l’origine de la construction du groupe. J'aurais préféré un nom plus neutre, qui permette d’englober tous les membres sans laisser supposer une forme de leadership… La poire a été coupée en deux en faisant varier l’orthographe du nom du groupe, qui s’écrit différemment de mon nom de famille.
Vinz : On en a discuté et je me souviens qu’au cours d’une des premières répétitions, Victoria semblait un peu gênée par ce nom de groupe. Alors elle a posé la question : « Pourquoi ce nom de Kill Gallon ? » et nous autres en cœur : « Parce que ça sonne ! ».
Vick : Ah oui ! Je me souviens de ça.
KILL GALLON
Quelles ont été vos influences ?
Vick : Les influences du groupe sont multiples et tournent autour de la musique américaine du début du siècle à nos jours telles que : Eric Bibb, Creedence Clearwater Revival, Moriarty, Hot Tuna, Robert Johnson, Blind Willie Johnson, Hugh Laurie, Bruce Springsteen (album We Shall Overcome : The Seeger Sessions), Doc Watson, Led Zeppelin, Loreena MacKenitt (même si c’est pas américain !)
Vinz: Tous les harmonicistes blues des années 30 à 60 mais surtout le grand harmoniciste Jean-Jacques Milteau que j’ai eu la chance de rencontrer la toute première fois en 1996 avec Manu Galvin son guitariste.

3 ou 4 musiciens qui font l’unanimité parmi vous ?
Vick : Il y en a plein. Nous avons tous des influences très différentes, mais aussi de nombreuses références communes.
Nico : Je dirais Eric Bibb, Creedence, Moriarty et Led Zeppelin.
Vinz : Sans hésiter, Creedence et Eric Bibb.
Vick : Ah bah oui, je suis d’accord.
Stan : Sans hésiter Creedence.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ?
Vick :  Le premier non. Mais une photo de famille témoigne de mon premier contact avec Pink Floyd : J’ai à peine 6 mois, un casque audio sur les oreilles et un grand sourire. Ma première cassette de rock était le Live At Wembley de Queen.
Nico : Les deux premières chansons qui m'ont vraiment touché quand j'étais enfant étaient ‘Rock Around The Clock’ de Billy Haley et ‘Paint It Black’ des Rolling Stones. C'était bien avant que je commence la guitare et que je me plonge à fond dans le rock et le reste de la musique.
Vinz : Mon tout premier concert en live a été Joe Cocker. Sinon j’ai été bercé par le son des années 70, Led Zep, The Doors…
Stan : Le premier groupe de rock qui m’a donné envie de faire de la musique, vers l’âge de 6 ans, fût Téléphone, avec leur premier album Anna. Puis j’ai découvert le blues avec Led Zeppelin et Ten Years After.

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Vick : C’est un travail commun dans lequel chacun contribue pour sa part à donner une tonalité à la musique. Notre couleur est une somme de nuances :  le choix de l’acoustique est commun, il apporte le côté traditionnel, la chaleur. Stan recherche des sons au travers de ses tests de percussions, il apporte du burlesque et de l’originalité. De mon côté, je recherche plutôt à construire une ambiance, j’amène la touche parfois burlesque aussi avec des ajouts d’appeaux, de guimbarde, de kazoo et je crois que ma voix apporte des teintes lyrics.
Vinz : En ce qui me concerne, j’aime bien m’imprégner de l’ambiance naissante d’un morceau. Généralement Nico et Victoria sont à la source et nous construisons ensuite tous ensemble notre couleur musicale. En ce qui concerne les instruments, nous tenons à avoir des instruments de qualité et originaux qui apportent une touche supplémentaire et intrigue le public (washboard, Weissenborn, banjo bois...)
Stan : Comme dit Vick, pour ma part j’aime bien chercher de nouveaux sons, trouver des percussions rigolotes et originales. Même si j’utilise beaucoup le washboard avec les balais et la brosse à cheveux, qui donne déjà une couleur roots, j’aime bien ponctuer certaines chansons en rajoutant quelques petites percus inédites.

Comment définiriez-vous votre style ?kill gallon
Nico : Un mélange de folk, de blues et de swing New Orleans.
Vinz : Pour rire, on dit qu’on fait un mélange de blues et de jazz teinté de folk, en somme du blazz folk.
Vick : ...ou du bolk flues.
Stan : Voire même du blues culinaire pour moi !

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Vick : Le premier concert de Kill Gallon s’est déroulé dans une salle de sport en janvier 2013 à Villefranche. C’était un concert de rodage, à l'époque où nous étions encore 5 dans le groupe. On ne va pas se le cacher c’était dur.
Nico : Le premier concert est toujours un moment un peu compliqué, c'est là qu'on essuie les plâtres. Cela nous a permis par la suite d'ajuster le répertoire.
Vinz : Notre premier concert était hésitant mais on s’est jeté à l’eau après avoir construit notre premier set.
Stan : De mon côté j’ai eu deux premiers concerts, le premier à la contrebasse dans la salle de sport, qui n’était pas si facile mais il y avait déjà de bonnes bases. Le deuxième, quand je suis passé au washboard fût aussi très difficile (et les suivants aussi) car j’ai eu très peu de temps afin de travailler le set entier et d’apprivoiser cet instrument. Heureusement maintenant cela va beaucoup mieux.  

Maintenant combien de gigs par an ?
Vick : On tourne en moyenne autour d’une vingtaine de concerts par an, mais c’est inégal en fonction des phases de travail du groupe. Ainsi on en a donné 39 en 2015, gros pic, et l’année dernière beaucoup moins, puisqu’on amorçait la phase de composition, dans laquelle nous sommes toujours. Il est vrai aussi que nous sélectionnons davantage les scènes sur lesquelles nous souhaitons nous produire, quitte à faire moins de concerts, mais dans de meilleures conditions.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Nico : La scène c'est vraiment le moment où on peut partager ensemble, le public et le groupe. On travaille plusieurs mois sur un répertoire et le voir prendre vie sur scène en communion avec l'audience est vraiment très émouvant et stimulant.
Vick : Il y a le partage avec le public évidemment, et aussi la communion du groupe sur scène. Et les deux sont liés : on prend plaisir à jouer ensemble et ça transpire dans notre musique, et les gens aiment bien ça (et nous le disent souvent !). Il faut dire aussi que c’est le vecteur que nous privilégions : nous sommes avant tout un groupe de live. Notre musique est vivante.
Vinz : La scène est un endroit magique où nous ne faisons plus qu’un. Plus la scène peut paraître grande et importante et plus nous sommes en communion et centrés sur notre univers musical. Cela a presque quelque chose de mystique parfois et le public ne s’y trompe pas.
Stan : Je rejoins mes comparses et j’ajouterai aussi : l’improvisation, qui n’est bien sûr pas possible en studio.

Quelle a été votre plus belle expérience de scène ?
Vick : La place des Terreaux à Lyon sans doute : c’était en 2015 on a dégotté une place pour jouer sur la scène des Terreaux à l’occasion de la fête de la musique. C’était une grande scène pour nous, mais finalement ça été plus facile que nombre de petits concerts. La place était pleine à craquer, le public était sympathique, curieux, ouvert, de notre côté on a rapidement trouvé nos marques et le cercle vertueux s’est installé. On a passé un super moment. Le cadre était beau, le fait de jouer en extérieur, d’avoir le confort de jeu lié à un bon matériel et le personnel adéquat dans les douces chaleurs de l’été. Et Vinz venait tout juste d’être papa, son fils était né quelques jours avant.
Vinz : La scène des Terreaux fut magique et j’ai un faible pour la scène du festival de Chartres en 2018 pour des raisons personnelles.
Vick : Oui, Chartres aussi était une super scène.
Stan : Sans oublier la grotte de l’Aven Armand, où nous avons joué à 100m de profondeur dans un cadre magnifique !

Des souvenirs, bons ou mauvais ?
Vick : Un bon souvenir, on vient d’en parler. Un mauvais souvenir : le off de Jazz à Vienne.
Nico : Le bon souvenir, comme Vick, le concert du 21 juin aux Terreaux. Le mauvais en 2016, au Off de Jazz à Vienne en extérieur, juste avant la demi-finale de la coupe d’Europe de foot. Il y avait 500 personnes devant nous en terrasse, qui attendaient impatiemment le début du match. Les gens étaient survoltés, ils lançaient d’énormes pétards et fumigènes, certains essayaient de monter sur scène, une personne a même tenté d’éteindre notre sono. Un pétard a coupé le son d'une de nos enceintes pendant une quinzaine de minutes. C'était l'horreur, j'ai dû repousser des gens à coup de pied pour qu'ils n'investissent pas la scène.

Votre premier album, Kill Gallon est paru fin 2013, comment est-il né ?
KILL GALLONVick : On a enregistré en plein dans la montagne, dans un chalet niché au cœur du massif de la Chartreuse dans les Alpes, qui faisait face au mont Granier. On a fait ça en trois jours en plein mois de décembre. Il faisait tellement beau et bon qu’on en a profité pour manger sur la terrasse. C’était un moment très sympa, le cadre était très apaisant.
Marc Arrigoni de Paon Record a été aux petits soins avec nous, il nous a mis à l’aise et nous a permis de peser nos choix d’enregistrement en nous faisant profiter de son expérience et de ses conseils avisés. Le premier passage studio n’est pas toujours facile, il y a des enjeux pour le groupe et il a été très rassurant et à l’écoute.
L’album n’était pas une fin en soi, c’est d’abord un objet de promotion dans la mesure où ce que nous cherchions en premier lieu, c’était de faire des scènes.
Le choix des morceaux a été conditionné par cet aspect, on voulait que les musiques choisies soient représentatives de l’ensemble du répertoire que l’on couvrait sur scène. Comme nous reprenons des morceaux qui ne sont pas forcements très connus du grand public, il a fallu réfléchir pour composer un joli bouquet, à la fois accrocheur, représentatif et qui nous plaisait. Il fallait qu’on réussisse à caser nos influences : blues, folk, soul, rock, gospel...
On a choisi de faire des enregistrements live, c’est-à-dire d’enregistrer en jouant ensemble dans la même pièce. C’est une technique qui permet de capter une chaleur dans la musique qui est plus proche du live, mais elle ne pardonne pas, la moindre erreur de l’un d’entre nous peut faire capoter la prise.

Sur l’album vous interprétez essentiellement des standards du blues, sur scène jouez-vous aussi des compositions de votre cru ?
Vick : Oui, nous les intégrons petit à petit dans notre set, pour les roder, les fignoler, les enrichir, les tester. L’une d’elles a fait l’objet d’un clip réalisé par by Steve in the Night, Billy the Pink & Shinylab.
Nico : Au printemps 2018, on est allé aux Studios de l'Hacienda (prestigieux studios de la région lyonnaise, Larry Graham, George Benson & Al Jarreau) avec notre fidèle ingé-son Marc Arrigoni pour enregistrer notre première composition, ‘The Mist’. Et le clip est sorti en septembre de la même année. C'est un clip d'animation qui est vraiment superbe.
Vinz : Nous sommes entrés depuis 2018 dans une phase de composition qui se poursuit en 2019. Nous intégrons de plus en plus de compositions lors de nos concerts. Et ça marche.

Envisagez-vous une nouvelle production ?
Vick : Tout à fait, elle est en cours.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Vick : Nous voulons achever les compositions que nous avons en cours pour aboutir à un nouvel album.
Nico : Il sera composé de nos propres morceaux. On va profiter de l'été pour finir de le composer et de tester les nouveaux titres directement en concert. Je pense qu'on retournera en studio en fin d'année.

Sur votre site web vous dédiez une page aux luthiers auxquels vous faites appel. On en dit quelques mots… KILL GALLON
Nico : Vinz, Stan et moi partageons une passion pour les instruments de luthier. Ils sont généralement supérieurs en qualité de fabrication et plus riche en son. On participe au processus de création directement avec le luthier, l'instrument est généralement sur-mesure. Le choix des matériaux, de la forme du corps, la taille du manche, du nombre de cordes, sont autant d'éléments qui ont une influence sur le son final et sur le confort de jeu. La plupart de nos instruments sont d'ailleurs de fabrication française.

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Vick : En gros lire, écrire, apprendre, farfouiller et randonner. Et je m’intéresse de près à la politique. En ce moment j’apprends à tricoter. Je suis aussi archéologue de métier donc je prends part à des groupes de recherche dans ce domaine.
Nico : Regarder des séries (en ce moment, la saison finale de Game of Thrones), lire, regarder des vidéos de vulgarisation scientifique, découvrir de nouveaux instruments, faire du sport, voyager...
Vinz : La photographie et la géologie (je suis docteur de formation).
Stan : Les sciences, l’informatique et les jeux vidéo.

Un lieu que vous affectionnez…
Vick : Avec le groupe, on fête Noël au Bangkok Royal, à Lyon, c’est notre récompense de l’année. C’est un restaurant Thaï à tomber par terre. Mais sinon personnellement j’aime bien faire des concerts avec les copains, si on passe la nuit ailleurs et qu’on a un peu de temps pour tchatcher, et qu’en plus c’est dans le sud, alors c’est top ! Ardèche, Drôme, il y a des endroits chouettes où nous avons joué par là-bas.
Nico : Le Diois dans la Drôme !
Vinz : D’une manière générale, j’aime bien partir loin avec Victoria, Nico et Stan pour jouer de la musique et passer le reste de la soirée dans un gîte. Si je devais choisir un endroit, je dirai la haute Ardèche.
Stan : Montréal ! Ville que j’aime beaucoup et dans laquelle je me rends régulièrement.

Vos derniers coups de cœur musicaux ?
Vick : En ce moment j’écoute beaucoup Carmen Maria Vega, dont je trouve l’énergie et l’insolence absolument formidable et à qui je trouve aussi de grands talents d’interprétation.
Nico : Je redécouvre un album de Ska-P que j'écoutais beaucoup quand j'étais adolescent. Sinon, j'adore l'album Just Passing Through avec Tommy Emmanuel (probablement le meilleur guitariste de la planète) et Ian Cooper, un super violoniste.
Vinz : Paradoxalement, je retrouve le besoin de revenir à la source de mes inspirations premières. J’écoute volontiers des groupes des années 70, 80 à 90 (The Velvet Underground, Pink Floyd, etc…).
Stan : Porcupine Tree et Steven Wilson que j’ai découvert que trop récemment.  

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Nico : Partir en tournée aux USA et au Canada.
Vinz : Partir en tournée plusieurs jours et si possible à l’étranger dans des supers festivals.
Vick : Oui faire une grande tournée ce serait chouette.
Stan : Tourner et tester les râpes à fromage de chaque région.

Un dernier mot…  
Nico : On joue cet été au Blue Motte Festival à la Motte-Chalancon, le 6 août. Vous pouvez retrouver notre premier album ainsi que ‘The Mist’ sur toutes les plateformes de streaming telles que Spotify, Deezer, Apple Music... On gagne 0,005€ par écoute, alors allez streamer et à bientôt en vrai.

Gilles Blampain – mai 2019

kill-gallon.com/

KILL GALLON