Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

été 19
Chroniques CD du mois Interview: GROUND ZERO Livres & Publications
Portrait: JAMES COTTON Interview: FLYIN' SAUCERS GUMBO SPECIAL Portrait: ROBIN TROWER
 


Interview
GROUND ZERO


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues
blues rosemude





Le nom évoque Clarksdale mais le band s’est posé dans le Périgord pour jouer une musique mâtinée de folk et de blues.   

Blues Again : Comment le groupe est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
Sib : Ground Zero existe officiellement depuis mars 2017, au départ, il s’agissait d’un duo avec mon batteur Georgesblues ground zero Jacobs créé à mon retour d’un périple dans le Mississippi, et peu à peu il s’est naturellement étoffé par l’arrivée d’un bassiste, et en juillet dernier d’un guitariste lead.

Quel est votre port d’attache ?
Le Périgord « Pourpre », autour de Bergerac dans le sud de la Dordogne.

Qui sont les membres du groupe ?
Sib : Chant, guitare, dobro, harmonica. Dans le milieu du blues depuis les années 90, après avoir joué au sein d’un duo acoustique pendant 15 ans en région parisienne, je suis venu m’installer en Dordogne en 2010 où j’ai rapidement créé deux formations Blues/Folk (Purple Blues et Sib & The Ten Strings) entre 2011 et fin 2016, jusqu’à la création de ce nouveau projet qu’est Ground Zero en 2017.
Georges Jacobs : Batteur/percussionniste depuis de nombreuses années, il a suivi le cursus pro de la Drum School Lajudie de Limoges de 1996 à 1997. Dès sa sortie, il s’est empressé de mettre en pratique cet enseignement en se mettant au service de plusieurs groupes de styles très différents (blues, rock, folk, trad, Americana, classique.) qui lui ont permis de voyager lors de nombreux concerts en Europe. Force de propositions dans Ground zéro, il contribue à donner cette couleur particulière à ce duo, son jeu subtil joue un rôle essentiel à l’équilibre de la formation.
Jeff Matthieu, est guitariste de formation, M.A.I (Music Academy International) de Nancy. Suite à cet enseignement, il s’est envolé avec Marcel Dadi pour le Tennessee où il a rencontré Chet Atkins, Tom Bresh, Steve Cropper, une expérience américaine marquante. Puis il a joué dans de nombreux groupes lot-et-garonnais avant d’aller vivre sa passion du blues durant trois ans à Montréal. Entre autres, il y a joué avec le grand harmoniciste de blues Jim Zeller ainsi qu’avec le chanteur Bob Walsh, tout en étant le guitariste lead du groupe alternatif montréalais Los Guidounos. De retour en France après un semestre passé sur les scènes de Londres avec William Wolfe Hogan, il a accompagné divers artistes tout en enseignant la guitare acoustique et électrique à l’Ecole de musique d’Astaffort dirigée par Francis Cabrel pendant 8 ans. Le fil rouge de ce parcours éclectique étant sa grande capacité d’improvisation, d’adaptation et d’écoute.
A ce jour et depuis quelques semaines, comme cela arrive malheureusement régulièrement dans la vie des groupes, Ground Zero est à la recherche d’un nouveau bassiste, les dates estivales étant assurée par Serge Papy, un excellent bassiste de blues Toulousain,

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Georges jouait dans un groupe d’Americana à l’époque où j’avais la formation Purple Blues, le contact est passé entre nous lors de rencontres musicales, et lorsque j’ai décidé de créer Ground Zero, je lui ai proposé de m’accompagner en duo acoustique. Nous avons tourné ainsi pendant toute l’année 2017 avec deux spectacles, « This Is My Life » qui retrace la vie du Texan Calvin Russell que j’ai eu la chance de rencontrer à la fin des années 90, et « Le Blues Pour Les Nuls » qui explore le blues de ses origines à nos jours, puis, l’idée de renforcer la structure rythmique s’est imposée rapidement et s’est concrétisée par l’arrivée d’un bassiste, et l’été dernier, à l’occasion de deux dates de festival (Gourdon et Chatellblues) j’ai été séduit par le jeu de Jeff avec qui je jouais chaque mois dans les jam sessions de Villeneuve sur Lot, et c’est tout naturellement que je lui ai proposé de rejoindre Ground Zero.

Quelles ont été vos influences ?
Les influences du groupe sont principalement tournées vers la musique Nord Américaine, en particulier le blues, mais avec également quelques incursions dans le folk…

3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
Sans me tromper beaucoup, je pense que Calvin, Russell, JJ Cale et les grandes figures du blues comme Robert Johnson, BB King ou encore Muddy Waters font l’unanimité.

Qui imprime la couleur musicale ?
Sib : J’ai cette redoutable mission que j’assume avec bonheur… En fait, je joue cette musique mâtinée de folk et de blues depuis près de 30 ans et je ne m’en lasse pas… Mais la couleur générale du groupe est, comme c’est très souvent le cas, marquée par le jeu des musiciens qui le composent, chacun apporte sa touche personnelle, résultat de parcours musicaux très variés, ce qui donne cette couleur un peu particulière à Ground Zero.

Alors, comment définirais-tu votre style ?
Folk-blues me paraît une bonne définition, suffisamment large pour englober notre musique. Avec une petite particularité, qui est que je ne joue pas de guitare électrique.
blues ground zero
Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
En tant que Ground Zero, c’était en juillet 2017 et en duo avec Georges et quelques guests pour l’occasion, car cette soirée était enregistrée et a fait l’objet du premier album de Ground Zero intitulé Live.

Maintenant, combien de concerts par an ?
Peu en fait, une petite vingtaine par an, nous ne sommes pas professionnels.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Pour ma part, jouer sans partager avec le public serait inconcevable.
La musique se doit d’être un partage, un échange, tant entre les musiciens qu’avec le public, c’est sur scène que nous pouvons juger de l’impact que notre musique peut avoir sur le public.

Un bon souvenir de scène…
Il y en a beaucoup depuis toutes ces années, mais si je me limite à ces derniers mois avec Ground Zero, c’est probablement fin mars lorsque nous avons ouvert pour Manu Lanvin & The Devil Blues au Rocksane de Bergerac lors de la sortie de son album Grand Casino, 480 afficionados qui nous ont réservé un accueil incroyable, une soirée magique !

Un mauvais souvenir de scène…
Il y en a très peu, et je préfère ne pas m’en souvenir !

Votre nom se réfère au club de Clarksdale. Y êtes-vous allés ?
Oui, j’ai eu personnellement cette chance en janvier 2017, lors d’un voyage dans le cadre du Challenge International de Memphis où avec l’équipe France Blues j’accompagnais deux groupes sélectionnés, Cotton Belly’s et Vicious Steel. Lors de ce périple, nous avons passé une soirée au Ground Zero, et j’ai eu l’immense privilège de jouer sur cette scène mythique du Mississippi en compagnie de mon ami Jerry T. du groupe Jerry T. & The Black Alligators, souvenir inoubliable qui m’a donné envie de ce nouveau projet et imprimé son nom à cette formation.

L’album, I Was There est paru en février 2019, comment est-il né ?
Cet album est le résultat BLUES GROUND ZEROd’un concert enregistré en Octobre 2018 au Lembarzique Café de Lembras (24), cette fois-ci avec le groupe au complet. Le titre de cet album est inspiré par une compo très personnelle qui fait référence à ce voyage très particulier cité plus haut… Il fait également la part belle à 5 autres compositions plus anciennes mais également à 7 titres de Robert Johnson à Bob Seger en passant par Hank Williams ou encore Calvin Russell. Il est distribué lors des concerts ou sur demande par mail (bpsib@free.fr) ou encore Messenger (FB « Ground Zero»).

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Tout peut être prétexte à l’écriture ou la composition, un riff, une belle histoire, des émotions… Un grand nombre de mes compositions doivent leurs textes à mon ami Laurent Bourdier, Président du Buis Blues Festival bien connu des amateurs de blues.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Début juin il y a eu le festival Blues Availles, puis en juillet le festival Blues de Châtellerault, puis nous tournerons en Dordogne où les endroits pour se produire l’été ne manquent pas. L’automne sera peut-être propice à quelques belles dates.

Quelques mots sur le blues en Périgord…
Le Périgord n’était pas véritablement une terre de blues jusqu’à la création il y a quelques années du festival Douchapt Blues, situé dans le Nord du département. Afin de combler le manque de Musique Bleue dans le Sud de la Dordogne, depuis fin 2016, nous avons créé notre propre Association intitulé Blues Pourpre, que j’ai l’honneur de présider, et nous organisons notre propre festival Blues In Queyssac chaque premier week end de juillet, la seconde édition en 2018 ayant accueillie plus de 1200 festivaliers… (www.bluespourpre.fr)

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Sib : Pour ma part, disons qu’entre le groupe, l’Association, le Festival et les concerts que nous organisons pendant l’année, il ne reste plus beaucoup de temps pour le sport ou d’autres activités, mais un peu d’exercice permet d’aborder les concerts en meilleure condition.
Georges : Je fais régulièrement du sport, notamment du VTT, je lis beaucoup mais je suis surtout très occupé par par les travaux de rénovation de ma maison !
Jeff : Je suis un fan de cinéma, de randonnée et de nature. Cependant, la guitare et la musique ne me quittent jamais en réalité. Je joue en permanence dans ma tête.                   

Un lieu de prédilection où vous aimez vous retrouver ?
Je pense pouvoir répondre pour mes petits camarades, nous nous retrouvons souvent dans un haut lieu de la musique live de Villeneuve sur Lot appelé le O’ Bistro et où des jam sessions blues sont organisées chaque mois avec la venue d’excellents musiciens du Sud-Ouest.

Derniers coups de cœur musicaux ?
Sib : En ce qui me concerne, l’album de Will Barber Alone.
Georges : Pour ma part, je suis fan du Dave Matthews Band, de Jon Cleary et du bluesman américain Keb’ Mo’.
Jeff : Les derniers opus de Jeff Beck, Mark Knopfler et Robben Ford. Sinon je redécouvre sans cesse Jimi Hendrix.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Sib : Je ne sais pas si c’est un rêve fou, mais faire progresser Ground Zero et l’emmener aux quatre coins du territoire pour porter notre bonne parole musicale serait une belle récompense.

Gilles Blampain – juin 2019

www.facebook.com/pages/category/Band/Ground-zero-313369252464911/

BLUES GROUND ZERO