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05/21
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Interview
GRANT HAUA


KING KONG BLUES
king kong blues
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Avec un timbre de voix rocailleux et un jeu de guitare lumineux son blues mâtiné de soul intègre des accents de sa terre natale.    

Blues Again : D’où viens-tu Grant ?
Grant Haua : Kia ora ! *Je vis sur des terres ancestrales à Tauranga, Aotearoa (nom Maori de la Nouvelle-Zélande). [*salutation Grant hauaen langue maori entrée dans l’anglais néo-zélandais.]

Sur quels genres de guitares joues-tu et as-tu une marque préférée ?
Pour l'acoustique ma guitare principale est une Kyairi, une marque japonaise, pour l'électrique je joue sur une Gibson 335 et une Fender Telecaster, et je les apprécie autant l’une que l’autre.

A quel âge as-tu commencé à jouer de la guitare ?
J'ai commencé vers 13 ans, mais je ne m’y suis mis sérieusement qu’à l’aube de mes 20 ans.

Joues-tu d'autres instruments ?
Je joue un peu d'harmonica (pas très bien).

Y a-t-il un musicien, un chanteur, un groupe qui t’a particulièrement impressionné ? J'adore les musiciens et chanteurs des labels Motown, Chess et Stax.

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ?
L’album Dirty Deeds Done Dirt Cheap, le frère aîné de mon meilleur ami l'avait quand il est sorti pour la première fois, j'ai adoré et je l’adore toujours, il n'y a pas plus blues-rock que ça !

Tu as été membre d'un duo Swamp Thing pendant 8 ans. Qu'est-ce qui t’as poussé à jouer en solo ?
Je voulais développer mon propre truc, prendre du temps pour le passer avec ma famille et écrire.

Comment définirais-tu ton style ?
Je dirais que je rentre dans la catégorie soul-blues, mon écriture a tendance à aller dans cette direction, mais parfois country-rock, parfois blues d'avant-guerre, c'est assez varié.

Combien de concerts fais-tu en un an ?
Avant la Covid avec Swamp Thing peut-être 1 à 3 fois par semaine, je n'ai pas beaucoup joué depuis le début de la Covid, bien qu'en Nouvelle-Zélande, nous le puissions pour le moment.

En quoi jouer sur scène est-il indispensable ?
Créer quelque chose dont les gens tirent vraiment de la joie, c'est une sensation formidable.

Au cours de ta carrière, quel est ton meilleur souvenir… et le pire ?
Le meilleur, en tournée en Louisiane, une expérience incroyable de rencontre et de partage avec les musiciens locaux, des monstres absolus là-bas. Le pire, jouer un set au Festival Womad en Australie, il faisait 45 degrés Celsius sur la scène principale à 15 heures, c'était comme jouer sur un barbecue, presque évanoui sur scène et j'ai joué comme une merde.

Quelques mots sur ton album Awa Blues paru au début de cette année…
Ok, 12 chansonsgrant haua, variées mais basées sur le blues, la guitare acoustique domine l'album mais il y a des claviers, de l’harmonica, de la contrebasse, des shakers dispersés dans les chansons et je joue aussi du cajon, il a été enregistré mixé et masterisé au studio The Colourfield en Nouvelle-Zélande, le label c’est le valeureux Dixiefrog.

Quelles sont tes sources d'inspiration pour écrire et composer ?
Habituellement, j'écris sur des expériences et des observations personnelles.

Y a-t-il un objectif que tu aimerais atteindre avec ta musique ?
Oui, obtenir plus de Grammys que Quincy Jones (rires).

Quels genres de musique aimes-tu écouter lorsque tu es seul ?
J'aime regarder de vieux concerts sur YouTube, comme je le disais précédemment avec les artistes Stax, Chess et Motown. Ces derniers temps, j'ai vu un groupe de rock sudiste appelé Blackberry Smoke, ils sont cools. Il y a tellement de bons trucs modernes là-dedans, il faut juste prendre le temps pour les trouver, j'aime faire ça.

Pour parler d'autre chose, quel est ton endroit préféré ?
J'aime la pêche, j'ai grandi en pêchant avec mon père, on attrapait du marlin, du bar, du thon et mille autres poissons absolument délicieux à manger. Mon paternel est un pêcheur génial, nous avons toujours beaucoup de fruits de mer frais ou au congélateur. Mon endroit favori c’est sur l'eau quand les poissons mordent.

En dehors de la musique, quels sont tes passe-temps ?
La PÊCHE ! (rires)

On ne peut pas parler de la Nouvelle-Zélande sans évoquer le rugby. Tu as joué comme deuxième ligne. Pratiques-tu toujours ce sport ?
Non mec, mais mes deux garçons y jouent, je vais les regarder quand je peux, c'est mon autre passe-temps favori.

Quels sont tes projets pour les prochains mois ?
Faire la promotion de cet album du mieux que je peux, dans ces conditions avec la Covid c’est difficile mais l'équipe de Dixiefrog et mon management font un excellent travail malgré tout et je commence à écrire le prochain album.

grant haua

Quels ont été les musiciens les plus marquants pour toi au fil des ans ?
Mon grand-père Ben et mon frère Phillip. Mon grand-père était un monstre sur de nombreux instruments - sax, guitare, piano, et mon frère a une oreille incroyable. En grandissant, il pouvait entendre quelque chose une fois et le reproduire presque note pour note après l'avoir entendu. Je ne me suis pas rendu pas compte à quel point c'était spécial jusqu'à ce que je commence à jouer avec d'autres zicos beaucoup plus tard, à quel point c'est rare, et il peut chanter comme Stevie Wonder. Ce n'est pas juste.

En tant que musicien, quel serait ton rêve le plus fou ?
Jouer au Royal Albert Hall avec Jeff Beck serait plutôt cool.

As-tu dire quelque chose de spécial à dire à ton public français ?
Allez-y doucement avec nous à la prochaine Coupe du Monde !

Un dernier mot…
Je suis venu en France pour la première et la seule fois en 1997, j'ai hâte d'y revenir et de profiter des arts, de la musique et de la NOURRITURE !

Gilles Blampain – février 2021

https://granthaua.com/

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