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04/20
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Interview
FRED CRUVEILLER


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues






Avec du punch et un style qui allie puissance et habileté il sort du cadre pour jouer un blues-rock qui électrise le public.
   

Blues Again : D’où viens-tu Fred ?
Fred Cruveiller : Je viens de La Rochelle où je suis né et ça fait 20 ans que je suis Toulousain.

blues fred cruveillerQuel a été ton éveil à la musique ?
Je me souviens que, dès l'enfance, la musique me procurait des sensations et des sentiments très forts mais ce n'est qu'à l'âge de 16 ans que j'ai touché pour la première fois une guitare. Le beau-frère d'un ami m’a ouvert le chemin un après-midi en m'apprenant la petite intro d’‘Éducation Sentimentale’ de Maxime Le Forestier. Il m’a prêté une petite guitare classique et je me vois encore le jouer sur le chemin du retour qui menait chez moi. Je n'ai pas lâché le manche jusqu'au soir tard. Tout est parti de là. Vers 18 ans je suis parti au fin fond de la Dordogne et c'est à ce moment-là que je m'y suis mis sérieusement et que j'ai découvert le blues. Au début, je pratiquais beaucoup par ennui et très vite c'est devenu un besoin et une passion. Étant autodidacte et sans notions théoriques, je suis parti au Centre Musical et Créatif de Nancy pendant un an et demi. Ça m'a permis de combler pas mal de lacunes et d'envisager cette passion comme un métier.

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ?
La première grosse claque, le premier frisson presque orgasmique c'était vers 12 ou 13 ans avec Joan Jett. A l'époque, le riff d’‘I Love Rock'n’roll’ m'avait complètement retourné.

Quelles ont été tes principales influences ?
J'ai été au départ très influencé par Stevie Ray Vaughan et Clapton. Ensuite j'ai cherché par qui ils étaient influencés et je suis tombé évidemment sur pas mal de gens mais je dirais que se sont ajoutés à ces deux-là BB King et Albert Collins.

Quels musiciens entrent dans ton panthéon personnel ?
Dans le désordre : Jeff Beck, Higelin, Albert Collins, BB King, Brassens, les frères Vaughan, Beethoven, Brian Setzer, Gary Clark jr, Ennio Morricone, John Mayer... tu vois c'est assez éclectique.

Sur quels genres de guitares joues-tu ?
Je suis définitivement un stratoman. J'aime la polyvalence et l'élégance de la Stratocaster.

Te souviens-tu de ton premier concert ?BLUES fred cruveiller
Ce devait être en Dordogne dans un café en 1994. Pendant tout le concert mes yeux n'ont pas quitté mes chaussures. J'étais pétrifié.

Maintenant, combien de représentations dans une année ?
Entre 40 et 60.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Je pense que c'est sur scène que l'on progresse vraiment. Ça ne ment pas. Cet échange d'énergie avec le public peut vous porter dans des sphères que vous ne soupçonniez pas. Ça peut être magique comme cruel mais c'est toujours un moment de vérité.

Présente-nous tes compagnons de scène : 
Il y a Eric Petznick à la batterie qui est co-fondateur du groupe et Laurent Basso à la basse qui nous a rejoints il y a quatre ans. Un quatrième élément pourrait gonfler les rangs cette année mais comme rien n'est fait, je n'en dirai pas plus.

Les bons et les mauvais souvenirs sur scène…
Les bons souvenirs c'est peut-être les divers prix que l'on a reçu. Que ce soit à Nantes pour Les Rendez-vous de l'Erdre où l'on est repartis avec quatre prix ou à Queyssac l'année dernière lors de la finale France Blues Challenge où l'on a reçu le premier prix qui nous a permis de représenter la France à Memphis. Dans les deux cas on ne s'y attendait vraiment pas. Les pires souvenirs sont heureusement assez lointains maintenant. Ce devait être dans certains bars où la clientèle était fortement alcoolisée et totalement indifférente à la musique et dans le pire des cas ça pouvait finir en baston générale. Là c'est l'horreur totale.

Parle-nous de tes belles rencontres depuis que le groupe est en activité…
Il y en a beaucoup mais le fait d'avoir rencontré Little Mike (un chanteur harmoniciste originaire de la Floride) et de l'avoir très souvent accompagné lors de ses tournées en France nous a beaucoup apporté. Il a fait de nous ses « French Tornadoes » et nous en sommes très fiers.

Tu as déjà publié 3 albums Get It Done en 2014, Live In So Blues en 2017 et To Live Another Day fin 2018. Peut-on encore se les procurer et comment ?
Bien sûr on peut encore se les procurer. Pour cela il suffit de nous envoyer un mail (que l'on trouve sur notre site fredcruveillerbb.com) et on vous les expédie.
BLUES fred cruveiller

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Ça peut partir d'un riff que je trouve comme ça par hasard et que j'enregistre sur mon téléphone portable. Quand un album est en préparation je réécoute tout ce que j'ai enregistré sur mon portable et je fais le tri. Je peux aussi me poser sur mon canapé et déployer mes antennes pour capter quelque chose. Parfois je pars d'un blues très classique et j'essaie d'y intégrer toujours une petite surprise harmonique ou rythmique. Je mets un point d'honneur à bousculer gentiment, à tordre légèrement la forme classique du blues.

Comment définirais-tu ton style ?
J'étais, à mes débuts, extrêmement influencé par Stevie Ray Vaughan. Il en reste indubitablement quelque chose mais au fil du temps je me suis émancipé de son style et j'ai intégré dans mon jeu beaucoup de BB King et d'Albert Collins. Si l'on veut résumer je dirais que mon style est un mélange de ces trois maîtres.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
Il va y avoir bien sûr les concerts à venir en 2020 et parallèlement l'écriture d'un nouvel album qui verra le jour en 2021.

Quel est ton lieu de prédilection ?
La Rochelle, ma chère et belle ville natale. Ses deux tours, l'océan et son horizon m'apaisent. Un petit séjour là-bas me remet le compteur à zéro. C'est ici que je formate mon disque dur.

Quels ont été tes derniers coups de cœur musicaux ?
Je pourrais parler de guitaristes comme Gary Clark Jr ou Derek Trucks qui m’impressionnent mais il y a à Toulouse deux petits jeunes guitaristes qui sont extrêmement talentueux et prometteurs. Ils se nomment Enzo Cappadona et Evan Johnson. On va entendre parler d'eux c'est certain.

Gilles Blampain – janvier 2020

https://www.fredcruveillerbb.com/

blues fred cruveiller