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été 19
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Interview
FRED ATOME


KING KONG BLUES
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blues rosemude





Il joue en solo avec un
style clair et fluide qui évite l’accessoire et le superflu. Son interprétation singulière va à l’essentiel et ouvre sur de larges horizons.   

Blues Again : D’où viens-tu Fred ?
Fred : Je suis né à Cherbourg,blues fred atome mais je vis depuis près de 20 ans à Caen maintenant. J'ai appris à connaître et aimer cette ville. Ses habitants, ses soirées parfois bien cachées, son port, ses bars, sa pluie et son ambiance.


Comment es-tu venu à la musique ?

Je pratique la musique depuis que j'ai 7 ou 8 ans. Au départ il s'agissait de faire des petites chansons débiles avec ma sœur jumelle, puis au fur et à mesure de jouer avec des amis. De faire mes premières armes sur scène. Avec des groupes stoner (Jabberwockies, Wine) ou folk blues (Undobar). Et maintenant ce projet principal en solo, avec guitare et batterie aux pieds. Dans un style blues, parfois hargneux et psychédélique, ou parfois plus doux. J'ai eu l'occasion de faire quelques belles scènes (Vieilles Charrues) mais aussi de faire des concerts particuliers (concerts en prison).


Quelle a été ta première approche du blues ?

Johnny Cash assurément a été l'une de mes premières découvertes blues.
 


Quelles ont été tes principales influences ? 

Actuellement, je dirais un mélange entre du Black Keys, du Clash et la musique de quelques très bons amis à moi (rires).

Quels musiciens entrent dans ton panthéon personnel ? 
Nick Cave, Johnny Cash, Janis Joplin, Robert Plant, Mark Lanegan.

Sur quels genres de guitares joues-tu ? 
Je joue sur une Takamine électro acoustique. J'utilise dessus un micro rosace Fishman. Et sinon une vieille Epiphone modèle spécial. Mon rêve : une Grestch en électrique et une Guild en folk. Je fabrique aussi une cigar box en ce moment...

Où et quand as-tu fait ton premier concert ? 
Ouh là c'est vieux, ça devait être en 1998, à Cherbourg dans un bar karaoké, avec ma sœur qui chantait et moi j'étais à la guitare et au chant. J'avais 14, 15 ans. Mes amis n'avaient pas pu rentrer, ils n'avaient pas l'autorisation d'y boire de l'alcool bien sûr, alors ils ont bu des canettes… devant le bar... dehors.

Maintenant, combien de concerts par an ? 
Environ 20 dates par an depuis peu. C'est beaucoup moins qu'avant, mais je travaille à côté ce qui n'étais pas le cas avant.

La scène c’est indispensable pour toi ? 
Pour moi, c'est une bouffée d'oxygène. De plus en dehors du fait d'être obligatoire pour moi pour tester mes morceaux, c'est aussi une source d'inspiration que de rencontrer des gens. De plus, je me considère plus comme un musicien de live que de studio.

Parle-nous un peu de tes belles rencontres depuis que tu te produis sur scène ? 
Les musiciens de The Dø, lors de ma toute première partie en tant que musicien. Adorables. Beaucoup de rigolades avec Dick Rivers, mais aussi de la fierté avec Serge Teyssot-Gay, Alexis HK...
blues fred atome
Alors que de bons souvenirs ?
En dehors des divers soucis techniques, un slam raté en fin de concert en première partie de The Dø… Le reste franchement, quasiment que des bons souvenirs de scène.

En 2016 tu as sorti un EP 5 titres My Mind Never Sleeps (disponible sur iTunes et Spotify), début 2018, à nouveau 5 titres Demo 2017/2018, envisages-tu une nouvelle production ? 
Cette production commence à dater dans tous les sens du terme. Je travaille actuellement à la création d'un album, au son plus proche de ce que je fais actuellement (plus électrique et abouti) alors que précédemment, c'est beaucoup plus folk.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ? 
Je reste très inspiré par la nature humaine. Ce qui fait de nous des êtres humains, tout en étant des animaux. Mais aussi des expériences variées de la vie autrement, des cuites, des amis, des expériences psychédéliques ….

Comment définirais-tu ton style ? 
Je dirais… folk rock blues psyché.

En dehors de tes engagements personnels, travailles-tu sur d'autres projets en collaboration ? 
Je compose des idées musicales conceptuelles pour un projet audiovisuel d'une amie, accès sur la mémoire. Sinon, j'ai aussi un projet électro débile qui s'appelle Jeandebile. C'est vulgaire et de mauvaise qualité, mais c'est fait exprès.
BLUES FRED ATOME

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? 
Finaliser une maquette de mon prochain album, absolument !

Des espaces où tu aimes te retrouver… 
Je suis fan de Prague. Je suis allé pas mal de fois là-bas et j'ai même envisager d'y vivre un jour… on verra. Sinon, cet été je suis allé à Montréal. Les gens, les parcs... les paysages... les brasseries et la poutine... Un de mes endroits préférés. Mais j'adorerais visiter la Norvège. On verra... Et sinon, à Caen, j'adore le bar Le Préau... c'est mon fief.

Quels sont tes hobbies en dehors de la musique ? 
L’écriture, de poésie et de nouvelles. Depuis que j'ai commencé la musique, j'ai commencé à écrire et j'adore ça.

Quels ont été tes derniers coups de cœur musicaux ? 
Un gros coup de cœur pour Bror Gunnar Jansson. Mais sinon, j'ai appris à redécouvrir Radiohead… je n’aimais pas quand j'étais ado, et ça a changé aujourd’hui.

Quel serait ton rêve le plus fou ? 
Probablement, celui de ne pouvoir faire que de la musique (même si j'adore mon travail à coté : j'accompagne des enfants handicapés). Mais de partager ma vie entre l’écriture, la composition, et les concerts… Ça serait le pied total !

Un dernier mot…
J'ai commencé la musique pour plaire aux filles, un peu je crois. Depuis, je joue de la musique pour me plaire et c'est trop tard maintenant j'ai les doigts dans la machine. C'est tout à la fois une bénédiction et une malédiction, peut-être…

Gilles Blampain – avril 2019
https://fredatome.jimdo.com/

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