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05/17
Chroniques CD du mois Interview: ERIC LAVALETTE Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: LITTLE WALTER Interview: SUZY STARLITE & SIMON CAMPBELL
 


Interview
CHARLIE MUSSELWHITE
Ecoute ton coeur !


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De Memphis à Chicago son parcours a connu des hauts et des bas, mais la sérénité semble être venue avec l’âge. Good Time Charlie jette un coup d’œil dans le rétro comme dans son nouveau CD The Well où il refait le chemin et où chaque chanson marque un moment de sa vie.

Votre entourage vous prédestinait-il à devenir musicien ?
Beaucoup de personnes jouaient d’un instrument dans mon entourage et dans ma famille, mais pas professionnellement. Ma grand-mère jouait du piano dans une église du Mississippi, ma mère jouait du piano à la maison, mon père jouait de la guitare et de l’harmonica, également à la maison. Il y avait un professionnel qui jouait à côté de chez nous. il suivait les moissons et dès que celles-ci étaient terminées, il se mettait à jouer pour les ouvriers agricoles, histoire de grappiller quelques pièces. C’était un sacré personnage. Il avait sur lui guitare, harmonica, basse et une sorte de tambour. Il avait tout ! Une sorte d’homme-orchestre.

Zone de Texte:Et pour vous ?
J’ai d’abord eu probablement un harmonica. Ensuite, mon père m’a donné une guitare quand j’ai eu treize ans. En même temps, j’écoutais du blues sans arrêt. Je me suis donc dit : « j’ai les instruments, alors pourquoi je n’essaierais pas, moi aussi, de jouer du blues ». Au départ oui. Je jouais pour me faire plaisir, pour m’amuser. J’étais dans ma chambre, avec mes instruments et je me faisais plaisir. Plus tard, mais seulement quand j’étais saoul, je pouvais jouer devant un public.

 

Et vous buviez quoi ?
Des bières fraîches, légères et ensuite, je me suis mis au gin tonic et à toutes sortes de boissons fortes qui pouvaient me désinhiber sur scène. Ça a duré 20 ans mais ça ne me manque pas du tout. C’était du bon temps. C’était aussi du mauvais temps.

Quand avez-vous décidé de gagner votre vie en jouant ?
Quand j’étais à Memphis et que je croisais des bluesmen comme Furry Lewis, Will Shee, Willy Pee, Red Rubby. Nous étions juste là pour jouer, nous retrouver sur une scène, boire des coups, regarder des matchs à la télé. Je ne pensais pas que nous deviendrions professionnels. Nous étions juste-là, entre amis. Et puis je suis monté à Chicago à cause de la crise économique à Memphis. Les petits boulots que nous pouvions avoir là-bas étaient très mal payés, un dollar de l’heure. Et puis un jour, un de nos amis est revenu de Chicago un an après avoir décollé de Memphis. Il est revenu nous rendre visite dans une magnifique nouvelle voiture. Et on s’est dit : « wouah, la vie doit être mieux payée là-haut ! ».

Et vous êtes allé à Chicago…
Je suis donc allé à Chicago mais je n’ai pas trouvé ce fameux travail où je pourrais me faire un peu d’argent. Le seul job que j’ai trouvé était un boulot de chauffeur pour un exterminateur de bestioles en tout genre. Je conduisais donc tout autour de Chicago, accompagnant ce gars qui mettait du poison pour les rats et les souris, monter des pièges sur les toits pour les pigeons. La bonne chose avec ce job est que je connaissais très bien Chicago et je pouvais voir, tout au long de la route, des pancartes, des affiches donnant des dates de concert comme « Ce week-end, Muddy Waters, Elmore James, Howlin’ Wolf, Little Walter… ». Je connaissais les enregistrements de ces gars et ils étaient tous ici, dans cette ville. Tous mes blues heroes étaient là. Je notais donc les adresses et le soir, je revenais. L’autre chose intéressante était que j’étais le « bébé » et l’un des seuls blancs à entrer dans ces bars. Et ceux dont j’avais les enregistrements et que j’adulais se demandaient bien ce qu’un jeune comme moi, blanc de surcroît, venait faire dans ces endroits où ça criait et se battait tout le temps. J’entrais juste pour me poser, écouter et regarder. A aucun moment je n’ai fait une sorte d’autopromotion. J’en étais bien incapable de toute façon. Au départ, on était juste amis, ils ne savaient pas que j’étais fan. Mais je l’étais. Et puis il y a eu cette serveuse, Mary, que je devais bien connaître par la suite… [rires] Elle dit à Muddy Waters : « Hé Muddy, ce gars ne vous écoute pas seulement à la maison. Il peut aussi jouer avec vous ». Et c’est comme ça que Muddy m’invita à jouer à côté de lui. Et les gens qui me voyaient assis là me proposèrent des boulots ou des sessions de blues avec eux.

          

Ce devait être excitant ?
C’était surtout un vrai plaisir. Tout le monde était saoul. Les gens qui venaient dans les jam sessions sortaient de leur journée de travail. C’était juste inhabituel pour un jeune blanc d’être au milieu de ces endroits et de jouer d’un instrument, surtout d’un harmonica, tout en étant un peu payé. Et comme il y avait énormément de joueurs de guitare, j’avais souvent une place en tant qu’harmoniciste.

Diriez-vous que le destin a joué en votre faveur ?
Non. En fait, je dirai plus simplement que c’est le blues qui m’a pris, qui m’a appelé.

Aviez-vous un surnom ?
Big Joe avait l’habitude de m’appeler « Memphis Child ». Muddy Waters m’appelait « Good Time Charlie » parce qu’il y avait une chanson qui avait ce titre-là. Et ça tombait bien parce que je passais aussi du bon temps avec eux.

Vous jouiez aussi dans des jazz clubs ?
Et bien, c’était plutôt de tout petits clubs et bars de blues. Ce qui était drôle d’ailleurs, car en semaine, je bossais à l’usine et quand mes collègues Noirs me demandaient ce que je faisais le week-end. Je leur répondais naturellement que j’allais voir Muddy Waters. Ils me disaient souvent : « Muddy Waters ? Hé mec, qu’est-ce qui ne va pas avec toi ? C’est de la musique de merde ! ». J’ajoutais aussi que j’allais voir Howlin’ Wolf. Et leur réaction ne tardait généralement pas : « Howlin’ Wolf, mec ? Pouaaah ! Mec, tu sais qu’il existe les Supremes, les Four Tops. Mec, c’est pas possible d’écouter ce vieux truc qu’est le blues ! ». [rires] J’aimais aussi les Supremes mais bon, je préférais le blues.

Pouvez-vous nous raconter vos premiers jours à Chicago ?
Je suis arrivé dans cette grande ville où je ne connaissais rien ni personne. Je ne faisais pas la différence entre le North Side et le South Side. J’ai trouvé un appartement dans le North Side qui était assez « blanc ». Cherchant un job, j’entrais dans un restaurant et le mec me Zone de Texte:  dit : « Hé, jeune homme ? Est-ce que je peux t’aider ? » Je m’approchais pour lui expliquer ma situation et sa tête changea de couleur. Il ne comprenait strictement rien à mon accent. Voyant ça, j’ai mis le cap sur le South Side où tout le monde venait du sud, mangeait la même bouffe et écoutait la même musique. Le sud était quasiment 100% Black. A Memphis, il y avait des Blancs et des Noirs dans différents quartiers de la ville. Il y avait moins de ghettoïsation qu’à Chicago. D’une certaine façon, l’immigration était plus acceptée à Memphis. C’était donc un peu plus dur à Chicago parce que la différence entre les communautés était bien marquée.

C’était mieux à Memphis ou à Chicago ?
Oh, à Chicago. Il y avait toujours des clubs de blues ouverts où on pouvait jouer. C’était ouvert 7 jours sur 7, de 21h à 4h du matin. A l’époque, il était si simple d’avoir un job qu’on pouvait se permettre de jouer assez souvent. Des pointures comme Waters restaient en place et gagnaient leur vie avec ça mais la plupart des musiciens tournaient dans différents endroits chaque soir, sans le moindre problème. C’était la belle époque.
Il y avait aussi les clubs de folk ?
La plupart du temps, c’était des clubs de blues sauf avec Big Joe Williams où on jouait dans des clubs de folk. Big Joe chantait du folk, mais il l’ignorait en fait ! [rires] Il y avait aussi Reverend Gary Davis, John Hurt et même Gus Cannon de temps en temps.

C’est à cette époque que vous avez commencé les tournées ?
Je suis un harmoniciste, j’étais juste heureux de jouer et je n’avais jamais pensé à faire carrière. J’étais un teenager, sans contraintes ni responsabilité. Et puis Sam Charters [producteur, ndlr] est venu à Chicago. Il savait quand je jouais et il savait que je savais où se trouvaient les gens intéressants. Je pouvais le guider dans la ville grâce à mon job de chauffeur et je pouvais le faire en toute sécurité. Et puis Elektra a sorti un album de Paul Butterfield et Sam pensait que je pouvais enregistrer quelque chose mais je pensais que ce serait pas mal d’être sur un autre label que Paul. J’ai donc quitté Chicago.

Pour la Californie ?
Oui mais je n’y suis resté qu’un mois et je suis rentré. Quand je suis arrivé là-bas, au bout de 10 minutes, je savais que je devais repartir à Chicago. Parce que tout est gros là-bas. Les clubs, les routes, les bars. Le Fillmore, aaaah, le Fillmore, je n’avais jamais vu autant de monde. Et ce, même s’ils ne s’y connaissaient pas des masses en blues. Ce n’était que business et contrat. Au Fillmore par exemple, tu jouais un ou deux titres et d’autres groupes venaient et jouaient des musiques complètement différentes. Contrairement à Chicago où tu pouvais jouer sans regarder ta montre, là-bas, tout était réglé. Le même soir, tu pouvais avoir Ravi Shankar et Albert King. Mais c’est là où j’ai commencé à traverser le pays. Le seul avantage de la Californie était qu’ils payaient mieux et qu’il y avait les hippies et les acides. [rires]. En Californie, il y avait aussi les radios underground et les personnes savaient qui j’étais. C’était malgré tout une ville très intéressante.

Mais à quel moment vous êtes-vous dit « allez, je me lance pour le premier  album » ?
Mais je ne me le suis jamais dit. Je me disais juste, « tiens, faire un album, enregistrer, ça peut être marrant, tentons l’expérience ». Jeune, je n’ai jamais rien planifié. Je voulais juste me faire plaisir et jouer. C’était en 1967.

Quelle période préférez-vous dans votre carrière ?
Aujourd’hui, c’est ma meilleure période. J’aime quand je sais que je peux améliorer les choses. Et aujourd’hui, mon blues est meilleur qu’hier, mais moins bien que demain. Mais mon premier album reste important parce que c’est lui qui m’a mis sur les rails et qu’ensuite j’ai pu jouer différents blues.

Est-ce pour ça que vous avez varié vos guests comme dans les années 1990 avec Zone de Texte:  Continental Drifter ?
J’étais fou. En fait, il faut remonter à Memphis quand j’étais gamin. J’étais dans un magasin et je cherchais des albums de blues. Je suis alors tombé sur des vieux disques qui avaient l’air intéressants. Je les ai pris et ai découvert des perles de la musique du monde : musique grecque, flamenco, musique cubaine, etc. Et je me suis dit que l’essentiel dans la musique était de partager cet art avec d’autres personnes. Je me suis aperçu que ces musiques étaient bonnes parce qu’elles venaient du cœur, d’expériences différentes, de conditions sociales différentes. Et c’est ce que je voulais faire. Et quand j’ai entendu pour la première fois le groupe Quarteto Patria, je me suis dit qu’il fallait que je fasse un jour, moi aussi, un album avec ce son là. En fait, mes disques de jeunesse m’ont pas mal influencé. J’étais prêt à me lancer dans d’autres musiques. Et celle de Quarteto Patria se rapprochait de ce que je ressentais avec la musique du Delta. Je devais les rencontrer à Cuba mais à cette époque, juste après la visite du Pape, les passeports américains étaient interdits. J’ai donc appelé le festival où se trouvait ce groupe pour leur proposer de faire des jams avec eux. Et après pas mal de conversations téléphoniques, on a réussi à se rencontrer. Et c’est ma femme qui a tout géré, de la location d’un studio à la négociation du contrat en passant par la recherche d’un ingénieur du son. Et pendant cette période, le groupe m’a appris qu’il n’y avait pratiquement plus d’harmonicas à Cuba alors que c’était un instrument traditionnel. On s’est donc bien entendu et ça a été une sacrée expérience. Et cet album dans les années 1990 était une sorte de clin d’œil à ce groupe.

Jouer avec le cœur est important…
Bien sûr. C’est comme une expérience spirituelle. Que vous soyez à Cuba, au Brésil, en Europe, dès que les musiciens jouent avec le cœur, ça se sent, ça se voit et c’est excellent pour la musique. Enfin, c’est mon opinion. C’est pour ça que je ne joue qu’avec des personnes qui jouent avec leur cœur. En live surtout, c’est essentiel. Les soirées, malgré les mêmes titres joués, sont différentes. On improvise en fonction du public, de la forme des musiciens avec qui on joue, du feeling qu’on ressent sur scène.

Êtes-vous encore surpris par votre succès ?
Oui, toujours. Je suis naturellement très heureux de ça mais je me demande encore comment c’est possible. Je reste encore surpris parce que cela n’a jamais été prévu, jamais écrit dans mes plans. C’est comme magique. En plus, au début, je buvais. Je recommande donc de boire ! [rires]

Êtes-vous timide ?
Et bien c’est pour ça que j’avais l’habitude de boire. Au départ c’était juste pour me permettre d’être sur scène sans avoir peur et puis, petit à petit, c’est devenu une habitude. Ensuite, le problème c’est que vous devenez une sorte d’ombre. Vous n’êtes plus vous-même en quelque sorte. Mais bon, j’ai bien aimé, sûrement parce que je m’en suis sorti. Je suis le leader du groupe, mais j’aime lorsque mes musiciens se mettent en avant. Chacun doit se sentir important. Tout le monde est le numéro un, tout le monde a droit au respect.

Que faut-il pour durer aussi longtemps dans ce business ?
(Avec un sourire) Beaucoup, beaucoup de chance. Il faut aussi être entouré de bons, de très bons musiciens. Il faut aussi se méfier des drogues et de l’alcool parce qu’ils peuvent vous mettre une carrière par terre. Je crois aussi que tu dois suivre ton cœur, jouer en écoutant tes émotions, tes sensations.

Zone de Texte:  Comment appréhendez-vous votre instrument ?
J’ai besoin d’écrire quelque chose mais généralement ça vient dans ma tête. Par moment, je me dis « punaise c’est bien ça ! » et il faut que je me dépêche de l’écrire pour ne pas l’oublier.
Sinon, l’harmonica je le travaille tout le temps pour découvrir de nouveaux sons. Je fonctionne toujours en fonction de la mélodie, du rythme. J’apprends encore en écoutant notamment des groupes de jazz. J’ai composé une musique pour le film Into The Wild qui raconte l’histoire vraie d’un garçon qui s’aventure seul en Alaska et qui a des problèmes… [rires] Il faut toujours des problèmes pour faire avancer l’histoire. C’est Sean  Penn, qui a réalisé le film. Pour la musique, Sean me diffusait les scènes et je composais en même temps en essayant de capter l’émotion que pouvaient donner les personnages. Il me disait « un personnage va arriver sur la gauche et il est inquiet et puis il apprend quelque chose de sympa et il devient heureux ». Je devais composer en fonction de ces sentiments. Une musique grave et lourde pour les moments de stress, les moments de doute et une musique un peu plus légère pour les moments plus festifs. C’était une expérience excellente. J’apprenais en faisant des tonnes d’erreurs. C’était un exercice musical vraiment intéressant, d’autant plus que je n’y connaissais absolument rien. Je n’avais jamais mis les pieds dans un studio de cinéma auparavant.

Un conseil pour les jeunes bluesmen ?
Jouer comme vous le sentez et faites ce qui vous paraît bien. Votre cœur connaît toujours la vérité. La musique, il faut la jouer avec son cœur mais il faut négocier et gérer le business avec sa tête ! Le business n’est pas du tout une partie de plaisir. Il faut se battre sans arrêt. Quand j’ai démarré, c’était un peu la jungle. Je me souviens d’un événement en Allemagne. Au début de la nuit, mon manager ne parlait pas un mot d’allemand. A la fin de la nuit, il savait parler allemand parce qu’il fallait qu’on soit payé.

Le business est-il meilleur aujourd’hui que dans les années 60 pour le blues ?
Oh oui ! Aujourd’hui, vous avez des magazines de blues, des associations de blues, des festivals de blues, des all-star sessions de blues… Si vous voulez vous lancer dans le blues aujourd’hui, vous avez plus de possibilités pour le faire. En plus, dans pas mal de villes, vous avez aujourd’hui des magasins spécialisés. C’est un monde complètement différent que celui que j’ai connu dans les années 60. J’ai pas mal voyagé et je peux vous dire que le blues est présent partout. L’esprit du blues habite un grand nombre de pays. L’esprit du blues est pour tout le monde.
                                

 

Zone de Texte:  Qu’écoutez-vous aujourd’hui ?
J’aime Charlie Patton, j’aime le gospel, j’aime les vieux chanteurs et le jazz des années 60. Mais je n’aime pas trop le jazz moderne comme le smooth jazz, le jazz électro ou le jazz improvisé. Ces genres de jazz ne me parlent pas du tout. J’aime des mecs comme Jack McDuff, John Coltrane… C’est curieux mais des gens comme ça, plus vous les écoutez et plus vous vous dites que leur son est toujours moderne, rafraîchissant. J’aime aussi la world music comme la musique cubaine. La musique traditionnelle cubaine, je la trouve enivrante.

Avez-vous joué avec des musiciens de blues français ?
J’ai rencontré Jean-Jacques Milteau. C’est un type charmant, très talentueux. J’aime beaucoup ce qu’il fait. J’aime aussi David Herzhaft. C’est aussi un super joueur de blues.

Quels sont vos projets ?
Rester en bonne santé. J’espère revenir en France très rapidement. Le plus souvent possible en fait. Ma femme adore ce pays, et adore Paris. J’aimerais juste continuer à faire ce que je fais, avec la même passion. Je n’ai pas vraiment de plans définis. Je vis au gré des rencontres et des opportunités.

Dernière chose que vous aimeriez dire ?
Et bien je dirai que si j’ai dérangé quelqu’un dans les moments où j’étais saoul et bien je lui présente toutes mes excuses. [rires] Et si jamais quelqu’un n’est jamais venu me voir, qu’il vienne. Je suis sûr qu’il passera un bon moment. Qu’il vienne aussi me voir pour me dire bonjour. Ça me fera énormément plaisir.

Tristan Sicard - 2010

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