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05/17
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Interview
BONEYARD MOAN


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High voltage Voodoo. Le son est envoûtant et poisseux. Le band a une puissance de feu incroyable, un style brut et viril qui bouscule tout sur son passage dans une atmosphère assez débridée.

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Boneyard Moan : Nous avions envie de revenir aux racines du blues après avoir eu une aventure dans un groupe de bluesrock qui s'est terminée. Le principe était de jouer dans les bars en acoustique (guitare, chant, harmonica, percussions) sans aucune prétention, juste pour le plaisir de continuer à jouer ensemble. Puis au fur et à mesure des compositions sont nées, on a remplacé la percu par une batterie, la guitare acoustique par une guitare électrique et ensuite nous avons fait appel à un bassiste.

Depuis quand existe-t-il ?
Notre premier concert  s'est déroulé en novembre 2011, à deux, en acoustique (guitare, chant, harmonica, cajon) et ensuite la formule trio électrique en 2013. C'est essentiellement John (chanteur, guitariste) qui apporte l'essentiel (texte, chant, riffs de guitare) et nous arrangeons le reste avec la basse et la batterie.

Pourquoi ce nom ?
Nous pourrions traduire Boneyard Moan par "chansons de cimetière". Les cimetières ont un statut mythique dans l'histoire du blues. On pense notamment aux légendes du blues qui répétaient parfois dans les cimetières (les allusions avec le  diable !). Beaucoup de bluesmen parlaient de la mort, etc... Ce n'est à la base pas une musique joyeuse.

Qui sont les fossoyeurs ?
John Vander : guitare, chant, harmonica, originaire de Glasgow, venu vivre en France en 2005.
Fred Hays : batterie, originaire de Nancy, évolue dans plusieurs formations musicales depuis 2000.
Max Nominé : basse, professeur de musique près de Saint Dizier, guitariste de formation, joue dans plusieurs groupes également.

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Dans un bar bien sûr !

Quelles ont été vos influences ?
Early blues music, rock-blues des années 60, Bob Dylan, Seasick Steve...

Où et quand avez-vous fait votre premier concert?
Nous avons fait notre premier concert dans un petit bar à Nancy en acoustique en novembre 2011. Sinon notre premier concert en trio était dans les Vosges durant l'été 2013. Maintenant nous faisons en moyenne une vingtaine de concerts par an.

Votre plus belle expérience sur scène ?
Une fois, nous avons reçu une culotte...

blues

En quoi la scène est-elle indispensable ?
C'est le meilleur moyen de communiquer notre musique. C'est la forme de communication la plus pure, la plus vraie. C'est un endroit où l'on se sent bien.

Boneyard Moan, association communautaire ou simple entreprise professionnelle ?
C'est les deux, pour nous la musique est essentielle. C'est toujours un plaisir de jouer ensemble, de partager notre musique avec le public. C'est une expérience communautaire et effectivement pour certains membres du groupe c’est aussi un moyen de gagner sa vie.

Répétez-vous beaucoup ?
On ne répète pas beaucoup, John apporte les compos et le reste arrive naturellement. Notre musique est assez simple, primitive, on fait vivre les morceaux en live cela garde une certaine fraîcheur. On répète pour composer, arranger et après on envoie la sauce.

3 ou 4 musiciens de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
Seasick Steve, Elmore James, Muddy Waters.

Comment définiriez-vous le style du groupe ?
High voltage Voodoo.

Comment est né CD ‘Lies & Moonshine’ ?
C'est John qui compose tous les morceaux et il définit l'album comme suit: «Their music is both powerful and melodic. It is the music of slide guitar and wailing harmonica. It speaks of love and hate, of alcohol and loss, of the beauty of life and the inevitability of death. It is music from another time, but it's here and it's now. Don' t miss it. ».
(« Leur musique est à la fois puissante et mélodique. C’est la musique de la slide guitar et de l'harmonica plaintif. Ça parle d'amourblues et de haine, d'alcool et de perdition, de la beauté de la vie et de l'inéluctabilité de la mort. C’est la musique d'un autre temps, mais elle est ici et maintenant. Ne passez pas à côté »).
Nous avons enregistrer dans un vieux hangar avec Romain Aweduti qui a ramené tout son studio dans ce lieu parfait pour ce disque. Nous sommes complétement autoproduits, nous vendons l'album en téléchargement sur internet et surtout lors de nos concerts.

Quelques souvenirs de scène…
Nous n'avons pas un seul bon souvenir en particulier, chaque concert est toujours un plaisir (surtout lorsqu'on nous offre des culottes bien sûr ...). Côté mauvais souvenir de scène… lorsque l'ampli de John est tombé par terre pendant un morceau... heureusement c'est un ampli fabriqué en Allemagne donc très solide !

Et au niveau des rencontres ?
Nous avons rencontré beaucoup de bonnes personnes sur la route, pourvu que ça dure.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Pour l'avenir nous espérons faire de plus en plus de concerts,  trouver un label, un tourneur, et faire de belles scènes. Nous composons toujours, un autre album devrait voir le jour dans un an environ.

Quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Nous faisons tous les trois un stage de couture... héhé !

Derniers coups de cœur musicaux ?
Notre dernier coup de cœur est Seasick Steve. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour écouter les autres groupes car les stages de couture sont très prenant...

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Faire la première partie de Seasick Steve ou jouer avec lui ou jouer avec Bob Dylan ou les deux en même temps, héhé.

Un dernier mot...
Il n'y a rien de comparable à la musique. C'est le mariage de l'intérieur avec l'extérieur, this is magic !

Gilles Blampain – mars 2016

https://boneyardmoan.bandcamp.com   

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