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Interview
BLUES EATERS


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues






Le band envoie un concentré de sensualité et de dynamisme dans un style où l’élégance et la cool attitude font rimer technique et un bon feeling.  

Blues Again : Comment tout cela a-t-il commencé ?
Norman Rosaia : J'ai grandi et je vis à Grande-Synthe à côté de Dunkerque, je suis passionné par la musique afro-américaineblues eaters de la naissance du blues jusqu'aux années 60 avec une petite préférence pour les années 50. J'affectionne particulièrement le cinéma américain de cette époque.

Quand le groupe est-il né ? 
En juillet 2008, sous l'impulsion commune de Thomas Hirsch, Stéphane Moureu, Olivier Mahieu et moi-même. Le groupe existe depuis une décennie et l'aventure continue désormais avec Sébastien Courti à la batterie qui nous a rejoint il y a un peu plus de 5 ans, Olivier Jacqueline à la basse, arrivé il y a 3 ans, et Jonathan Nosalik, lead & rhythm guitar depuis un peu plus d'un an, et moi au chant à la guitare et à l’harmonica.

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
C'est Seb qui m'a présenté Olivier et Jo' aux départs de leurs prédécesseurs respectifs et le feeling est passé instantanément.
        
Te souviens-tu du premier blues que tu as entendu ? 
Je me souviens plus d'une atmosphère que d'un morceau en particulier. Mon grand-père maternel était fan de Louis Armstrong, Louis Prima, Nat King Cole, de Big Bands. Chez ma grand-mère paternelle, j'écoutais des vinyles de gospel, d'Elvis Presley. J'ai été bercé par cette musique dès mon plus jeune âge. J'écoutais chez mon voisin, Christian, qui m'a d'ailleurs appris mes premiers accords de guitare, les enregistrements des Stones. Très rapidement, j'ai acheté mes premiers albums de B.B King, Muddy Waters, T-Bone Walker, Benny Goodman avec Charlie Christian à la guitare, entre autres...

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
J'écris les textes, je compose la plupart des titres mais le travail d'affinage et d'aboutissement des morceaux se fait avec Seb, Olivier et Jo'. Ils sont d'ailleurs co-compositeurs de nombreux titres sur l'album. Notre son est vraiment le reflet de nos inspirations et de nos quatre personnalités.

Pourquoi le choix de ce nom ?
Parce que nous sommes des amateurs insatiables de ce courant musical. Nous en mangeons très régulièrement voire quotidiennement pour les plus voraces d'entre nous.

Quelles guitares utilises-tu ?
Jo' et moi utilisons plusieurs modèles : Une Gretsch White Falcon et une Tennessee Rose, une Les Paul Gold Top 56, une Strat Olympic White de 1991, une Telecaster Custom 72 avec des micros De Armond de 1950. Elles sont également nos compagnes de scènes. Olivier utilise une Fender Jazz Bass Reissue 70'.

Quels musiciens t’ont le plus influencé ?
Muddy Waters, B.B King, Little Walter, Big Joe Turner, Willie Dixon, Ray Charles…
blues eaters
Où et quand as-tu fait ton premier concert ?
Nous avons tous commencé les concerts il y a une vingtaine d'années. En ce qui me concerne c'était un rassemblement de véhicules vintage à Boeschepe, il y a plus de 15 ans avec mon premier groupe Paint It Blue.

Maintenant combien de concerts par an ?
Entre 15 et 20.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Le blues est une musique charnelle, intuitive, sensuelle qui prend sa pleine mesure sur scène lorsqu'elle est partagée avec le public et entre les musiciens qui la jouent. C'est sur scène que nos instincts se libèrent, que le feeling se révèle et que les émotions se transmettent.

Un bon souvenir de scène… et un mauvais, pourquoi pas…
Les bons sont nombreux, le dernier en date est incontestablement de voir une salle comble pour la sortie de notre dernier album le 20 janvier de cette année. Je n'ai pas vraiment de mauvais souvenirs qui me viennent à l'esprit.

Parle-nous de tes belles rencontres depuis que le groupe est en activité ?
Les musiciens avec qui je partage la scène aujourd'hui, ceux avec qui j'ai joué, les anonymes avec qui nous échangeons en fin de concert et qui sont devenus pour certains des amis.
Nous pourrions également parler de Bill Perry, Johnny Winter, Mich Kashmar, Junior Watson, John Nemeth, Mojo Bufford, Lurrie Bell, Louisiana Red, Felton Crews...

3 ou 4 musiciens qui font l’unanimité dans le groupe ?
Ray Charles, Bill Jennings, Jimi Hendrix.

Comment définirais-tu ton style ?
Le gumbo spécial Blues Eaters est un mélange de jump'n'roll, de swing, de rhythm'n'blues, le tout légèrement saupoudré de saveurs jazzies. Paraphrasons Ray Charles pour résumer notre philosophie: « Let the Good Times roll, let’s have some fun! ».

Comment est né le CD Night Ridin’ Daddy ?
blues eaters
Cet album est né d'un désir commun de présenter de nouveaux titres, d'unir nos influences et sensibilités artistiques respectives autour de morceaux originaux. J'ai présenté mes compostions au groupe et nous les avons fait évoluer ensemble. Nous voulions à travers chaque pièce mettre en valeur la richesse et la diversité de la musique afro-américaine.
Après quelques mois de travail, nous sommes allés en studio chez Franck Manceau avec qui nous avons déjà réalisé deux albums.
Night Ridin' Daddy est distribué en numérique dans 240 pays par l'intermédiaire du Label LME Recordz et chez quelques disquaires spécialisés via le label Yokatta Records. Par ailleurs, nous le vendons après les concerts.  (NDLR : La liste de l’ONU concernant le nombre de pays officiellement reconnus dans le monde s’élève à 197. Certains observateurs pensent qu’un pays se définit par son identité culturelle et qu’il en existe en réalité 324 à travers le globe.)

Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Tiny Grimes, Bill Jennings, Ray Charles, Billie Holiday, Willie Dixon, Cab Calloway....

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
L'écriture d'un nouvel album, le tournage d'un nouveau clip, l'enregistrement d'un live chez Yokatta Records.

Ton spot préféré ?
Le North Coast Custom garage, là où nous avons tourné notre clip ‘Still The Same’ est un lieu où il existe une ambiance particulièrement magique.
Dernier coup de cœur musical ?
L'album enregistré par Big Joe Turner avec le Count Basie Orchestra intitulé The Bosses.

Un rêve pour le groupe…
Aller jouer et enregistrer aux USA.

Gilles Blampain – juillet 2018
https://www.youtube.com/watch?v=mt-19-QFqOw

www.blues-eaters.fr/

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