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09/17
Chroniques CD du mois Portrait: WILLIE MABON Livres & Publications
  Dossier: EXCELLO RECORDS  
 


Interview
BIG DEZ
C'est un condensé de tous les styles qu'on aime…


blues deraime
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C’est carré, puissant et un tantinet excité avec un effet de tornade qui emporte tout sur son passage. Le dernier CD révèle un fond de blues, un brin de soul,  pas mal de funk, une touche de pop et même, semble-t-il, par moments un zeste de country, mais dans l’ensemble c’est la force du rock qui domine et c’est sur scène que le band donne toute sa démesure. Rencontre avec la moitié du groupe : Phil Fernandez, Bala Pradal et Lamine Guerfi.

Blues Again : Avec votre nouveau CD Lazy Star on sent très nettement qu’il y a une inflexion par rapport aux disques précédent, c’est plus rock…
Zone de Texte:B.P : C’est vrai, c’est un choix délibéré c’est un disque qui est plus rock et c’est bien que tu n’aies pas dit que c’était du blues-rock comme beaucoup de gens le disent à tort. On tient  vraiment à préciser que ce n’est pas du blues-rock. C’est du rockin’ blues avec vachement de références au blues, il suffit de bien écouter l’album. Il y a même des échos de soul, parfois un peu de country ou de pop, on assume.

On sent que pour toi il ya un côté négatif dans le terme blues-rock, c’est un gros mot ?
BP : Je n’en dirai pas plus. Tu vois, à chaque fois qu’on prononce le mot, Philippe fait Biiiip, comme pour marquer la censure... Sans commentaire.

Ce disque est un savoureux mélange de rock, soul, blues, pop…
PF : On a retiré la section de cuivres et on mis un peu plus les guitares en avant, et le reste avec la rythmique basse batterie, durcit un peu plus le son. C’est une évolution. On aime la pop, la soul, le blues, le rock. Il y a tout ça qui sort, ce n’est pas très calculé…
BP : C’est un bon condensé de tous les styles qu’on aime. C’est plus ou moins inconscient.

Pourquoi Lazy Star ?
PF : C’est par rapport au premier titre, le texte correspond à peu près à l’image d’une nana qui voudrait être connue, qui n’y arrive pas et qui à la fin s’en fout complètement parce qu’elle s’éclate quand même.

Zone de Texte:Cette fois, vous n’avez pas traversé l’Atlantique, ce CD a été enregistré en France, c’est une première pour vous…
BP : On s’est retrouvé en Anjou. Belle région, très calme. Ce sont un Allemand et un Irlandais qui nous ont bien accueillis et qui se sont occupés de la prise de son et du mixage. On les a connu par l’intermédiaire de Philippe Almosnino.
PF : Almosnino qui a réalisé l’album. En fait au départ le studio appartenait à un Américain qui est décédé peu de temps avant qu’on enregistre là-bas. Il a laissé le studio à ses deux collaborateurs. C’est vraiment un superbe endroit. On a donc fait l’enregistrement en France ce coup-ci car c’était beaucoup plus simple pour les agendas de tout le monde et puis on avait envie d’enregistrer avec notre back line. Par contre le mastering a été fait à Malibu en Californie. Ce sont les gars du studio qui nous l’ont conseillé et ça valait le coup. Le CD est distribué par Mosaic comme Late Live, le précédent, et il est également sur plusieurs plateformes de téléchargement.

Le CD est bon et l’emballage vaut le contenu, le travail pour le visuel est remarquable. Qui l’a fait ?
Zone de Texte:LG : C’est en effet un digipack bien garni. Il n’y a pas beaucoup de feuillets mais il y a l’essentiel…

Connaissez-vous la dame qui est sur la pochette ?
PF : Pas personnellement. En fait c’est une actrice australienne. On connaît le photographe Mark Mawson qui habite Sydney. C’est lui qui a pris la photo et nous l’a donnée. Sinon pour le reste c’est le travail du graphiste Bruno Lefebvre, avec nos idées et les siennes. 

Phil signe 10 titres et Bala 1 seul. Est-ce à dire qu’il y en a un qui veut tout monopoliser ou que l’autre est feignant ?
BL : Non, c’est que Philippe ne fait que ça et moi non. Alors, de temps en temps je donne un petit coup de patte, une couleur, qui complète le reste, mais je suis pris par ailleurs. Là j’ai fait une sorte d’instrumental qui n’en est pas vraiment un puisqu’il y a quand même quelques mots. Mais j’aime bien ce genre de composition dans lesquelles on ne dit pas grand-chose mais avec des pharses profondes. ‘The Cashier Is Gone’ s’adresse aux gens qui se sont comportés comme des larves dans leur vie, pour leur dire que ce n’est pas la peine qu’ils attendent trop, que ce n’est pas non plus la peine de courir, qu’ils n’auront rien en retour, le caissier est parti.

Et toi Phil tu composes facilement ou non ?
PF : Non, ça peut tomber en deux jours avec 3 titres qui arrivent, et après je peux rester 6 mois sur une chanson. Il n’y a pas forcément de fil conducteur quand je pense à un album. C’est un puzzle à l’envers, plus tard ça se mélange, c’est pour ça qu’il y plusieurs couleurs chez nous. On ne se dit pas il faut que ça sonne blues traditionnel, Texas ou Chicago, c’est mélangé. Si on écoute tous les albums qu’on a enregistrés, les styles sont variés. Par exemple la chanson ‘Entertain Me’ raconte l’histoire d’un mec seul dans un peep-show face à la danseuse, alors que ‘Take Me To South Carolina’ c’est un voyage que je n’ai jamais fait. Je ne connais pas ce pays alors que mon ami Jack Dempsey est de là-bas, ce titre est né des questions que je lui pose souvent sur la Caroline du sud.

Parlons du band et des invités…
FP : Marc Schaeller nous a fait un superbe boulot à l’harmonica comme d’habitude. Rodolphe Dumont à la guitare, joue du slide, ce qu’on n’avait pas sur les autres disques, et il fait également de l’acoustique. Stéphane Miñana qui est notre batteur depuis très longtemps, mais qui n’avait jamais joué sur les albums studio, est cette fois-ci avec nous. Côté guests, il y a Kania et Nessia, deux choristes qui nous rejoignent dès qu’on les appelle. Il y a aussi Philippe Almosnino, le réalisateur, qui joue de la guitare sur deux titres. L’un en électrique et l’autre en acoustique. Sa tasse de thé à lui, c’est le rock’n’roll. C’est une référence dans le rock en France, il vient des Dogs, il joue avec les Wampas, et puis c’est un vieux pote. Et n’oublions pas l’ami américain Jack Dempsey qui est batteur et bluesman et qui me donne un coup de main pour les textes.

Noyau dur du band, Phil et Bala, ça fait longtemps que vous jouez ensemble.
BP : Marc, Rodolphe et moi on jouait ensemble dans the Bloosers, mais j’avais déjà un pied dans Big Dez avec Phil.

Et que deviennent les Bloosers ?
BP : L’aventure est terminée. Le groupe n’existe plus. Il reste quand même un disque qui a été enregistré.

Revenons à votre actualité. Les titres du CD ne sont pas très longs, par contre sur scène vous partez dans les impros, comment ça se partage entre les musiciens ?
PF : Il y déjà deux guitaristes avec Rodolphe et moi-même, mais il faut aussi compter sur des envolées de Marc à l’harmonica et de Bala aux claviers, et puis Lamine à la basse et même Stéphane à la batterie y vont de leurs interventions. Sur scène chacun prend son solo. C’est assez ouvert, il n’y a rien de prévu. On se regarde, on se comprend et ça part.

Les tournées ?
FP : Nous venons de rentrer d’Espagne et un peu avant nous étions en Suisse et dans l’est de la France. On joue aussi fréquemment au Caveau des Oubliettes à Paris.

Phil, tu vis à Amsterdam, comment est le blues là-bas ?
PF : Malheureusement, c’est un peu comme partout il y a de moins en moins de clubs. Il en reste trois : l’Alto Café, le Bourbon Street et le Maloe Melo. On se produit souvent au Maloe Melo c’est un club mythique et sympa. Mais on joue aussi ailleurs aux Pays Bas. Ceci dit, par rapport à la taille du pays il y a pas mal de festivals. Il y a de bons groupes et pas mal de musiciens Américains se sont installés dans ce pays.

Au fait, tu parles néerlandais ?
Pas vraiment non, mais il y a beaucoup de gens qui parlent anglais à Amsterdam, ce n’est donc pas trop dur. Mais il faut sérieusement que je me mette à la langue du pays où je vis.

Derniers coups de cœur musicaux ?
BL : Moi, c’est la musique espagnole, le flamenco, La Macanita, Los Chunguitos, j’adore ça. J’ai rapporté récemment quelques disques d’Espagne.
LG : En ce moment, je redécouvre un grand classique : BB King. J’écoute ses très vieux enregistrements, ses anciens concerts, et plus j’écoute et plus j’adore. Et puis j’ai découvert le disque de l’acteur Hugh Laurie (Dr House), avec des participations de Doctor John, Allen Toussaint, Tom Jones, Irma Thomas. C’est vraiment bien.
PF : The Juke Joints, un groupe néerlandais qu’on connaît et qu’on a déjà invité à Paris et dont le dernier CD a été enregistré à Chicago.

Gilles Blampain

www.bigdez.com/FR/FR_news.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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