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04/17
Chroniques CD du mois Interview: BERNARD SELLAM Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: CHUCK BERRY Interview: DARIOS MARS & THE GUILLOTINES
 


Interview
AURELIEN MORRO & THE CHECKERS


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Le band aime les ambiances bigarrées et les rythmes enflammés où la puissance n’exclut pas la souplesse. Les édiles de la River city ont décerné un ‘coup de cœur’ à leur clip ‘Down In Memphis’.

Blues Again : Qui es-tu Aurélien Morro ?
Aurélien Morro : Je suis originaire de Bourgogne, j'ai grandi à Autun en Saône et Loire, j'y ai vécu toute mon enfance... du collègeblues aurelien morro jusqu'au lycée... puis j'ai pas mal bougé pour différentes raisons (études, professionnelles...) et j'ai atterri à Clermont-Ferrand depuis 6 ans maintenant. Et  j'aime bien les bonnes bouffes entre amis !

Comment es-tu venu à la musique ?
J'ai voulu apprendre le piano quand j'étais petit, un peu sur un coup de tête, et j'en ai fait pendant 6 ou 7 ans à l'école de musique. Puis, j'ai commencé mes premiers accords vers 14 ans sur la vieille guitare espagnole de mon père qui trainait à la maison. Je suis autodidacte, j'ai appris tout seul en écoutant les disques de blues de mon père... et depuis je n'ai jamais quitté cet instrument.

Te souviens-tu du premier blues ou rock que tu as entendu ?
Non, pas exactement, car mon père en écoutait beaucoup, j'étais gamin, donc je ne me souviens pas d'UN Blues en particulier... plus tard, ce sont les morceaux de Stevie Ray Vaughan et de Jimi Hendrix qui m'ont fait tendre l'oreille.

Quelles ont été tes principales influences ?
Au tout début, Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan puis les 3 Kings bien sûr, passage obligatoire quand on s'intéresse de près à la guitare blues... ce sont les pionniers du genre, ensuite, j'ai beaucoup écouté la nouvelle génération, à savoir Kenny Wayne Shepherd, Mike Welch, avec un gros coup de cœur pour Jonny Lang.

Quels musiciens entrent dans ton panthéon personnel ?
Je dirais Stevie Ray Vaughan, Albert King, Albert Collins pour leur jeu magique dont toutes les nouvelles générations se sont inspirées, même si je ne les écoute plus que très rarement aujourd'hui.

Où et quand as-tu fait ton premier concert et maintenant, combien en fais-tu par an ?
Le premier, je devais avoir 15 ans, j'étais en seconde. On avait joué dans un petit bar à côté du lycée, Le Select, avec mes potes de toujours. Le groupe s'appelait Wild Thing, je m'en souviens comme si c'était hier ! Aujourd'hui, on doit en faire une bonne quarantaine par an je pense.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Le blues, et tout ce qui en découle, la soul, le funk, etc... est une musique vivante où l'improvisation tient une large place pour les solistes, donc il me semble important de pouvoir l'exprimer sur scène... et c'est aussi grâce à la scène qu'on fait sa promo car un groupe actif est un groupe qui joue. Sur scène, on ne peut pas faire semblant, on est là quoiqu'il arrive, pour le meilleur et pour le pire (rires).

Présente-nous The Checkers… 
Je suis fidèlement accompagné de mes 3 compères :
Eric Courier à la basse, féru de blues depuis des années, qui a donné énormément de sa personne pour le groupe depuis ses débuts et promouvoir le band (organiser les tournées, évènements, gérer le site internet, etc...) On lui doit beaucoup.
Aux claviers, Frédéric Canifet, lui n'est pas issu du blues à la base, plutôt du jazz et de la variété, ce qui apporte des supers idées d'arrangements notamment au niveau de mes compositions. Sa grande connaissance de la musique lui permet d'avoir une oreille globale dans la cohésion du groupe dans son ensemble ce qui est précieux.
Pour terminer, Miguel Pereira à la batterie, vient plutôt du funk et de la pop, il s'est formé au blues avec nous dès son entrée dans le groupe, et sa rigueur musicale m'a personnellement beaucoup apporté, et permis de canaliser un peu mon jeu très improvisé à la base.

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La scène ce sont aussi des rencontres…
Il y en a beaucoup... au niveau international, je pense à Mike Welch rencontré au Festival Bain de Blues en Bretagne. C'est plus sentimental... car je l'ai beaucoup écouté lors de mes années lycées, on mettait ses CD en boucle avec les potes de l'époque... et il doit avoir mon âge... Sinon, j'ai bien sûr rencontré beaucoup de bluesmen francais depuis qu'on tourne, je pense aussi à Miguel M que je connaissais auparavant et qui m'a toujours donné de bons conseils...

Un bon souvenir de scène ?
Ouh... il y en a beaucoup...

Alors un mauvais…
Euh… il y en a pas mal aussi ! (rires...)

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Je n'ai pas spécialement de mode de fonctionnement pour composer, une mélodie peut me traverser l'esprit à tout moment ! Mais j'ai souvent remarqué qu'après une petite nuit, bien fatigué, les émotions sont plus intenses et profondes, ce qui est propice à la création... sinon, mes sources d'inspiration sont plutôt basées sur des sentiments nostalgiques ou des situations toutes bêtes de la vie de tous les jours.

Sur quel genre de guitare joues-tu ?
Je joue principalement sur Telecaster. J'ai beaucoup joué sur Stratocaster auparavant, mais la Telecaster m'a permis de développer davantage mon propre jeu, mon propre style, sans aucune prétention bien sûr... il n'est pas facile de se trouver guitaristiquement tellement l'apprentissage d'un guitariste fait appel à plein d'influences, et il faut arriver à sonner ‘soi-même’.

Parle-nous du CD ‘Check it out’…
C'est un album de 13 titres, mélangeant compositions et reprises réarrangées. On a essayé d'en faire quelque chose d'éclectique pour que chacun puisse s'y retrouver. On a enregistré live en 4 jours avec une section cuivre pour certains morceaux, chez Jean Pierre Chauvet (Eldora production) au Paleau, non loin de Montluçon dans l'Allier. C'est une autoproduction qu'on a sorti à 2000 exemplaires.

blues aurelien morroComment définirais-tu ton style ?
Je suis bien sûr blues à la base, mon jeu de guitare est clairement blues aussi, mais la musique que l'on fait est très teintée funk et groovy... et certaines de mes compositions presque pop... je porte une attention particulière à la mélodie quand je compose, j'essaie de faire des choses simples qui sonnent... et ce n’est pas si simple que ça.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
On a beaucoup de concerts et festivals cet été, donc jouer, jouer et jouer pour le moment... ensuite, on verra pour le 2ème album. Des nouvelles compositions sont en cours. Sur le plan plus personnel, je continue de donner des cours de guitare.

Quelques mots sur la scène blues à Clermont-Ferrand…
La scène blues clermontoise est assez riche je trouve... malheureusement, comme partout, des lieux ferment, d'autres résistent comme le Puy de la Lune (club de jazz) où nous nous produisons régulièrement et où des jams blues sont organisées. Nous avons aussi l'association Arvern Blues sur Clermont qui propose une belle programmation chaque année.

Un lieu où tu aimes te retrouver ?
Je dirais Palma de Mallorca... car j'ai des grands-parents paternels nés là-bas (iles Baléares) donc j'y vais depuis que je suis tout petit... c'est un peu comme un 2ème chez moi, je m'y sens bien... j'ai toujours le même plaisir à y retourner.

Quels ont été tes derniers coups de cœur musicaux ?
Je ne suis pas du genre à passer des heures à la Fnac par exemple, à écouter des tas de choses... mais je dirais... allez... Selah Sue ! Dans les artistes français, j'aime beaucoup Gérald de Palmas, ses premiers albums sont très blues funk, il a réussi à marier le style afro-américain avec la langue française et c'est très difficile à faire.

A part le rhythm’n’blues, la soul, le rock, apprécies-tu d’autres styles musicaux ?
Oui, j'aime beaucoup la musique latine... quand j'écoute de la salsa par exemple, c'est de la pure détente, je décroche vraiment, tellement c'est loin de ce que je fais... un peu de musique plus ‘commerciale’ aussi, même si je n'aime pas trop ce terme, comme Véronique Sanson, De Palmas encore... en fait, s'éloigner un peu du blues, de la soul et du funk m'inspire pour composer.

Quel serait ton rêve le plus fou ?
Je ne suis pas très très rêveur malheureusement. Je devrais l'être davantage !
Gilles Blampain – avril 2016
www.aurelien-morro-and-the-checkers.com

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