Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

04/17
Chroniques CD du mois Interview: BERNARD SELLAM Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: CHUCK BERRY Interview: DARIOS MARS & THE GUILLOTINES
 


Interview



blues deraime
blues deraime




Il faut melanger, metisser, pour faire une musique differente

Original et inspiré, il crée un univers musical bien à lui où funk, blues, soul ou ballade jazzy se dévoilent au gré des titres dans des compositions aux riches mélodies et aux atmosphères très particulières. Le point commun étant une cool attitude revendiquée. Pourquoi avec son dernier CD, abandonne-t-il son pseudonyme pour revenir sous son véritable nom ?

Blues Again : Tous les amateurs de blues connaissent Juju Child, pourquoi sortir à présent un disque sous ton véritable nom, R.J Williams?
Zone de Texte:Juju Child : Juju Child est mon nom de scène et je n’ai jamais fait de musique sous mon véritable nom de famille parce que ma famille fait du gospel et il n’est pas question de mélanger les genres. J’ai écrit un spectacle Reflections Of A Bluesman, signé R.J Williams, mon vrai nom, on a donc décidé de sortir le disque sous mon nom, comme un personnage. 
Cela a pris du temps pour faire ce disque. En fait trois ans, car à chaque fois que j’engageais quelque chose les gens étaient en vacances. J’ai enregistré au studio Vagh & Weinmann à Paris. Il y a beaucoup d’excellents musiciens qui ont participé à cet enregistrement. Boney Fields à la trompette, Gulliver Allwood au saxophone, Romain Dru à la basse, Chris Dailey et Bruno Pimienta la batterie, Pierre Sibille est aussi passé et il y en a plein d’autres qu’il serait long de nommer. Sans oublier Nicolas Vagh qui a fait un super boulot.

Le CD n’est actuellement distribué que sur les plateformes de téléchargement…
Pour l’instant, oui, mais nous sommes en train de démarcher des distributeurs. J’espère que ça va déboucher sur du concret.

On sent beaucoup d’influences musicales dans ta musique qui est tout à fait personnelle. L’ensemble des titres du CD donnent une impression de calme, de détente, même avec ta reprise de ‘Baby Please Don’t Go’ qui est une version tout à fait neuve et étonnante …
Je voulais revitaliser ce blues traditionnel, lui donner une nouvelle jeunesse, j’ai donc fait un arrangement plus contemporain dans cet état d’esprit. On l’a fait de manière simple avec Gilles Fegeant à la slide guitar, Gulliver Allwood au saxo et Victor Attila-Vagh aux percussions et moi, bien sûr, au chant et à la guitare. Il y a plein d’influences musicales qui me traversent. Évidemment le jazz, le blues, la soul, mais j’aime aussi les musiques africaines, le hip hop et d’autres genres encore. Pour avoir une vraie créativité, une réelle originalité, je mélange et synchronise plein de styles. En réalité il n’y a rien de neuf, il faut réinventer avec ce qui existe, mélanger, métisser pour faire une musique différente. J’écris et j’interprète ma musique à ma façon pour l’offrir au public. Et sur le disque je joue essentiellement de la guitare et un peu de percussions.

Pourtant tu es multi instrumentiste
Oui mais là, pour ce disque, je me suis limité essentiellement à la guitare.

Et puis tu interprète un titre en français, ‘Je N’ai Pas le Blues’…
Oui, le texte est de Stéphane Rolland. J’en ai fait la musique. Je titube dans les ruelles sombres / Bien accroché à ma guitare / Mais je n’ai pas le blues…C’est drôle car je sais ce que je chante, mais quand je me réécoute, j’ai du mal à saisir ce que je dis, je n’ai pas encore l’oreille bien exercée au français.

Et le titre ‘Government’, tu l’avais écris sous la présidence de George W. Bush, est-ce que ça reste d’actualité ?
Oh, oui, c’est destiné à n’importe quel président dans le monde, qui a un pays et un peuple à diriger. Ça représente simplement les souhaits et les aspirations des gens simples qui vivent le quotidien. On souhaite avoir un peu de considération et qu’on prenne soins des plus humbles. Qu’il y ait moins de stress. Que la justice et la paix soient une évidence.
Tu as également fait un vrai gros travail au niveau de la vidéo…
C’est effectivement un vrai travail qui a été fait à ce niveau. Avec mes complices, nous avons fait un film comme une sorte de documentaire sur la vie d’un bluesman en Europe, titré également Reflections Of A Bluesman. On peut d’ailleurs en voir des extraits sur youtube ou sur mon site en tapant Juju Child. Tout cela fait partie du projet multimédia que j’ai élaboré pour être joué sur scène. La vie et les mésaventures de deux bluesmen pris au piège d’un monde en mutation, à la recherche de la gloire et de l’argent. On a déjà produit ce spectacle à Londres en février, au Caramel Club, comme tout est en anglais c’était plus facile, mais il y aura une traduction et je pense qu’en 2012 on pourra le présenter à Paris. Sur cène il y a donc des musiciens, des comédiens, des danseurs et des extraits vidéo qui sont projetés.

Zone de Texte:  Et qui est le Papa Ro Blues Duo ?
Ce duo est extrait du spectacle. Papa Ro n’est pas un personnage en soi, c’est le nom du duo. Ce sont deux personnages incarnés par moi et Gulliver Allwood. Moi, je suis Rufus Rootsman et Gulliver est Goldwood Finnegan. On prolonge ce duo pour les petits clubs ou les soirées privées où on joue en acoustique, guitare et saxophone. Nous avons fait un enregistrement de notre duo, live en studio avec comme public les techniciens et les gens qui se trouvaient présents à ce moment là, pour se faire un peu de publicité, pour montrer ce que nous faisons.  Nous jouons mes compositions mais aussi des reprises comme ‘No Woman No Cry‘ de Bob Marley ou bien sûr ‘Baby Please Don’t Go’.

Ça fait longtemps que tu travailles avec Gulliver Allwood…
Oui, ça fait cinq ou six ans maintenant. Gulliver est Anglais, je l’ai rencontré ici, à Paris, quand je suis arrivé. Nous travaillons ensemble, en duo ou en trio, dans les petits lieux où on joue le jazz ou le blues traditionnel.

Il y a des concerts en prévision ?
Il y a toujours quelques dates par-ci par là à Paris, mais pas de grands festivals ou autres scènes en France dans les mois à venir.

Quelles musiques écoutes-tu à la maison ?
Zone de Texte:  Oh, c’est une question horrible pour moi. Depuis que j’ai travaillé sur mon CD je n’ai pas vraiment eu l’opportunité d’écouter d’autres musiques. Pour répondre, je dirai que le dernier truc que j’ai vraiment écouté c’est une chanson pop par Cee Lo Green ‘Forget You’.

Et du côté américain as-tu des projets ?
Très bientôt, je vais me rendre aux Etats-Unis, à Chicago, pour travailler sur un projet avec de jeunes artistes. Et puis, je suis en pourparlers pour signer avec une très grosse agence de production de spectacles aux USA, mais je n’en dirai pas plus. Toutefois, je suis assez enthousiaste.

Doit-on comprendre que tu vas repartir en Amérique ?
Oh non, je reste en France. C’est plus tranquille ici, aux USA il faut toujours être sur ses gardes, il y a de l’agressivité partout. J’aime bien la France, mais je vais quitter ma banlieue un peu éloignée pour me rapprocher de Paris, c’est plus pratique pour le business. Je reste donc en France, les Etats-Unis ce sera pour le travail.

Gilles Blampain

www.jujuchild.com/ - www.myspace.com/jujuchildhypnoticroots

 

 

 

 

blues deraime
blues deraime