blues again en-tete
09/21
Chroniques CD du mois Interview: THE WHITE RATTLESNAKE Livres & Publications
Portrait: LIL GREEN Interview: SWEET SCARLETT Dossier: BLAXPLOITATION
 
  Interview du mois
   
 



Un duo survolté qui mixe blues et metal dans son shaker personnel pour créer un cocktail sonore percutant et abrasif.         

Blues Again : Commençons par le tout début…
Frédéric et Clément : The White Rattlesnake c'est une histoire d'amitié au commencement (entre Frédéric Pepin à lablues the withe rattlesnake batterie et Clément Maymard à la guitare et au chant). On s’est rencontré il y a presque 15 ans dans un de nos groupes de jeunesse sur Chambéry. On a d'abord joué de la musique ensemble avant de discuter. Et puis on est devenus potes et la vie a fait le reste naturellement.

Comment votre duo est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
Le duo est né il y a 7 ans maintenant à l'époque où nous étions en colocation ensemble. Au début, on avait juste envie d'aller faire un peu de musique ensemble et, très vite, c'est devenu un peu plus « sérieux ». Les sessions musique se sont transformé en vrai répétition, puis viennent les premiers concerts pour s'amuser, et puis on sort un album, puis deux... et nous voilà aujourd'hui avec notre nouvel et 3ème album Snake Oil qui est sortie le 17 mai 2021.

Pourquoi le choix de ce nom ?
La légende raconte qu'on cherchait juste un nom de groupe imprononçable. Et c'est en partie vrai ! Du moins, ça nous a beaucoup amusé de se dire que c'était le cas quand ce nom est apparu dans la discussion. C'est aussi et surtout un clin d'œil au tout premier morceau que l'on a mis en place.

  > lire la suite



  Interview du mois
   
 



Le band fait entendre une musique chaleureuse et pleine d’énergie. Il y a dans sa façon de s’exprimer une certaine fièvre et une ardeur prenante.        

Blues Again : Depuis quand le groupe existe-t-il ?
Rémi : C’est après un passage au festival de Chedigny en 2011 que l’idée de former un groupe autour des sonorité soul, fBlues sweet scarlettunk, et rhythm and blues nait dans nos têtes. Mais c’est finalement en 2016 que sort le premier album de reprises. Durant ces 5 années, nous avons pris le temps de chercher les sonorités qui nous plaisaient vraiment et aussi de nous occuper des bébés qui sont venus agrandir la famille !

Pourquoi le choix de ce nom ?
On nous pose souvent cette question ! Malheureusement il n’y a pas véritablement d’explication… C’est un peu comme choisir le prénom d’un enfant, ce n’est pas facile de tomber d’accord… alors lorsqu’on a proposé Sweet Scarlett et que ça a plu à tout le monde, on n’a pas cherché plus loin… Et puis finalement, on a réalisé que ce coté « douce-écarlate » correspondait très bien avec nos façons d’être.

Comment est née cette entreprise familiale ?
Jouer ensemble a toujours fait partie de notre vie… On a toujours vu jouer notre père et eu envie de jouer avec lui. Les hasards de la vie ont fait qu’on s’est retrouvé sans le vouloir au départ à jouer dans un même groupe de rock à notre adolescence, et depuis, on n’a jamais arrêté ! Caroline a intégré nos formations en tant que choriste après avoir rencontré Rémi, et puis elle est passé au chant lead avec Sweet Scarlett.

Quel est votre port d’attache ?
C’est aux caves à Musiques d’Hirson que tout a commencé et en Thiérache que nous continuons à nous retrouver pour travailler. Mais c’est aussi à Laon que nous avons pu développer davantage notre projet grâce au studio que nous avons construit et dans lequel nous avons enregistré nos deux derniers albums.

> lire la suite



  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

> lire la suite



  Portraits précédents
 


Memphis Minnie: Lizzie Douglas - 3 juin 1897 (Louisiane) – 6 août 1973 (Tennessee)

Scrapper Blackwell: Francis Hillman Blackwell 21 février 1903 (Caroline du Nord) – 27 octobre 1962 (Indiana)

Blind Willie Johnson: 22 janvier 1897 (Texas) – 18 septembre1945 (Texas)

Robert Pete Williams: 11 mars 1914 (Louisiane) – 31 décembre 1980 (Louisiane)

George Harmonica Smith: Allen George Smith
22 avril 1924 (Arkansas) – 2 octobre 1983 (Californie)

Son House: Eddie James House 21 mars 1902 (Mississippi) – 19 octobre 1988 (Michigan)

Piano Red: William Lee Perryman 19 octobre 1911 (Géorgie) – 25 juillet 1985 (Géorgie)

Junior Kimbrough: David Junior Kimbrough 28 juillet 1930 (Mississippi) – 17 janvier 1998 (Mississippi)

T-Model Ford: James Lewis Carter Ford entre 1918 et 1925 (Mississippi) – 16 juillet 2013 (Mississippi)

W.C Handy: William Christopher Handy
16 novembre 1873 (Alabama) – 28 mars 1958 (New York)

Johnny "Guitar" Watson: 3 février 1935 (Texas) – 17 mai 1996 (Yokohama, Japon)

Robert Fripp: King Crimson

Blind Lemon Jefferson: Lemon Henry Jefferson 24 septembre 1893 (Texas) – 19 décembre 1929 (Illinois)

Tampa Red: Hudson Whittaker : 8 janvier 1904 (Géorgie) – 19 mars 1981 (Illin

> voir les archives

 


  Dossiers précédents
 


New Orleans: Le chaudron magique.

Savoy Brown: Fin de règne…

Saxophone: Instrument à vent appartenant à la famille des bois

Bob Welch: L’étrange aventure d’un homme discret.

Detroit: la scène est si riche et variée qu'on ne peut en dégager une seule ligne directrice

Guitare 12 cordes: la guitare à 12 cordes rayonne d’un chorus naturel

Contrebasse: Elle a les épaules étroites et tombantes

Philip Lynott: Le poète irlandais du hard-rock.

Pédale Wah-Wah: Drôle d'effet.

Fender Stratocaster: L’icône indémodable.

Fender Telecaster: Le grand mythe

> voir les archives



  Chansons précédentes
 


Susie Q

My Babe

The House Of The Rising Sun

> voir les archives










 

  Chroniques CD du mois
 


blues chronique CD 04 20

Blind Lemon Pledge, Boogie Beasts, Chris Daniels, Hazel Miller and Dana Marsh, GA-20, Krissy Matthews, Lauren Anderson, Little Mouse & The Hungry Cats, Mark Cameron, Mornifle, Motörhead, Primal Age, Quintana Dead Blues eXperience, SpaceMetal, Steve Marriner, The Dog Town Blues Band, The Freaky Buds, The Pretty Things , The Starphonics, Tommy Castro, Various Artists, Yoko? Oh No!.

> lire les chroniques



  Portrait du mois
 
 

Lillian Green - 22 septembre 1919 (Mississippi) – 14 avril 1954 (Illinois)

Divette

A part quelques vieux rongeurs de ficelles, qui se souvient encore de Lil Green ? Entre 1940 et 1947, le blues de Chicago essuya un aBlues lil greenccident de criticité pop prénommé Lillian. L’âge des pionnières s’était achevé au milieu des années 30. Comme les hommes commençaient à parasiter sérieusement le marché, une nouvelle génération de chanteuses proliféra dans la floraison des bars à juke-boxes, la prohibition abolie. Ces jeunes femmes étaient attentives aux tendances du music-hall, le jazz et les nouvelles couleurs de la variété. Rosetta Tharpe, quand même pas, mais Lillian aurait pu être la rivale directe de Memphis Minnie, l’autre cariatide du blues féminin à Chicago, d’autant que Joe McCoy, le mari de Minnie, écrivait pour l’une et pour l’autre. Mais les mignardises sentimentales à l’ingénuité suspecte, qui réussissaient si bien à Lillian (‘Why Don’t You Do Right’), ne marchaient pas avec Minnie, mal à l’aise dans ces marivaudages de divette (‘Tonight I Smile On You’). Par contre, Lillian rappelait parfois Billie Holiday par le ton, par l’ambiance de certaines chansons, par le timbre d’une voix troublante et déçue.

En mai 1940, quand elle entra pour la première fois dans un studio avec trois seigneurs de la Windy, Big Bill Broonzy, Simeon Henry au bastringue, Ransom Knowling à la contrebassine, Lillian était déjà devenue une luciole de la nuit chicagoane. Il paraît qu’elle avait fait de la prison, mouillée dans un meurtre qui aurait été perpétré dans un de ces endroits où les gens boivent beaucoup. Ensuite, elle suivit Broonzy dans d’autres endroits où les gens boivent beaucoup. Ce premier 78 tours Bluebird (‘Cherry Tree Blues’/ ‘Just Rockin’ ’) mettait en relief l’effronterie de cette voix, mi-chantée, mi-parlée dans un abandon légèrement stressé, et les exquises fuites d’ivoire de Simeon Henry. Ce n’était pourtant plus le vaudeville intime de Carr et Blackwell, et pas encore le velours distingué de Charles Brown.

> lire la suite



  Dossier du mois
 
 

Dans la première moitié des années 1970 sortent de nombreux films interprétés par des acteurs noirs et s’intéressant aux problèmes de la communauté afro-américaine. L’éclosion parallèle du funk va accompagner ces œuvres cinématographiques pour former un genre nouveau : la Blaxploitation.

Shaft : naissance d’un mythe
Lorsque sort Shaft sur les écrans en 1971, on n’a encore jamais vu au cinéma un Noir parler à un Blanc comme à un chien de la casse. Mais, cette année-là, débarque la science de l’insulte, développée par la tradition d’un jeu d’inBLUES blaxploitationvectives rapides, scandées, et présente depuis longtemps dans le ghetto noir américain. Elle est même revendiquée comme un langage noir du refus et de la provocation par les Black Panthers. Le film raconte l’aventure d’un musculeux détective privé noir, appelé John Shaft, luttant contre une ribambelle de truands. Il met en valeur un héros aussi doué au lit qu’avec un pistolet et faisant la nique aux vieilles badernes de la mafia italienne contraintes de faire appel à lui. Les dialogues très crus témoignent de la fin d’une époque. Celle des films où l’on peut voir Sidney Poitier, dans Guess Who’s Coming To Dinner de Stanley Kramer, montrer au public un Noir présentable et acceptable pour la classe moyenne blanche. Mais les morts de Malcolm X et Martin Luther King, des émeutes comme celles de Watts, la discrimination toujours vive et les fréquentes bavures policières ont mis à mal bon nombre des espoirs intégrationnistes des sixties. L’optimiste festif et coloré du groupe multiculturel Sly And The Family Stone, présent à Woodstock a fait long feu : l’heure est à la radicalité.

> lire la suite



  Livre
   
 




  Chroniques CD précédentes
 


Juillet - Aout 2021
Adam Schultz, Austin Meade, Ayron Jones, Bad Losers, Black Sabbath, Cedric Burnside, Chris Kramer & Beatbox’n’Blues, Christone Kingfish Ingram, Cocodrile Gombo, David Bowie, Debbie Bond, Dreams Never Die, Earthless, Eddie 9V, Eric Ter, Fall For Rising, Gerald McClendon, Ian Carr Double Qintet + Mike Gibbs, Lea McIntosh, Rodd Bland And The Members Only Band, Roger Chapman, The Tremolo Beer Gut, Tiffany Pollack & Co, Tommy Z, Varsovie.

Juin 2021
Alain Ortega, Ali Veejay, Alligator Records, Clarence Spady, Clutch, Dexter Allen, Donna Herula, Ismo Haavisto - Andres Roots - Matias Partanen, Jerry T. & The Black Alligators, Joharpo, Kelly's Lot , Margo Corto, Maria Muldaur with Tuba Skinny, Michele Biondi, Missri , Rob Stone - Elena Kato - Hiroshi Eguchi , Sam Player Shoot Again, The Black Keys, The Reverend Shawn Amos.

Mai 2021
Across The River, Alex Lopez, Argent Ardent, Awek, Big Creek Slim, Billy F Gibbons, Bretus, Fuel Junkie, Horla, Jarkka Rissanen & The Sons Of The Desert, Jay & The Cooks, Jessie Lee & The Alchemists , Muddy Gurdy, Mythic Sunship, Pat Fulgoni, Peter Green's Fleetwood Mac, Ray Russel Sextet featuring Harry Beckett , Reverend Freakchild, Sabotage, Sweet Scarlett, The Halley DeVestern Band, Vertical.

Avril 2021
Archie Lee Hooker and the Coast To Coast Blues Band, Bluesy Pix, Chris Cain, Crocodile Candy, Danny Kroha, Delgrès, Doc Lou & The Roosters, Gabriels, Jimmie Bratcher, Louis Mezzasoma, Steve Tallis, Superdownhome , T2, The Hitman Blues Band, The Hungry Williams, The J.B.'s, Tomislav Goluban.

Mars 2021
Ally Venable, Big Harp George, Black Sabbath, Bye Bye Theresa, Byzantium, Cotton Belly's, Curtis Salgado, Ghalia Volt, Hervé Paul, Jack Bon and the Buzzmen, Jeanette Berger, Joe Lewis Band, Mr. Hardearly , Nell, Ole Frimer Band, Popa Chubby, Spirit of Mymymy, The Howlin' Blues Trio, Toe Fat, Villa Borghese.

Fevrier 2021
Alice Cooper, Amaury Faivre, Amy Winehouse, Colosseum, Dave Thomas, Delvon Lamarr Organ Trio, >Floo Flash , Grant Maua, Group Sounds Four & Five, Iggy and the Stooges, King King, Marlow Rider, Randy Casey, Rocket 88 & The Rockettes, Samsara Blues Experiment, Satan, Skylar Rogers, The Kills, Trevor B. Power, Uriah Heep, Veronica Lewis.

Janvier 2021
Andy Cohen, Billy J., Cathy Grier + The Troublemakers, George Benson, Gunpowder, Jack de Keyzer, Joe Bonamassa, John Fogerty , John Fusco and the X-Road Riders, Jon Strahl Band , Kenny Wayne Shepherd Band, King Kong Blues, Lenny Lafargue, Paul McCartney, Selwyn Birchwood, Théo Charaf, Tyler Bryant & The Shakedown, United Guitars.

> voir les archives




 
Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals
 









 



musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

> lire la suite



  Livre
   
 


  Inoxydable du mois
 
 

Alligator - 1971

> lire la suite



  Livre
 
 

 

  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

> lire la suite



  Inoxydables
 


Ted Nugent 1975: Ted Nugent - avril 1975 - Epic Records.

Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

> voir les archives



  Interviews précédentes
 


Jim - Fontaine - Öman: Un son moelleux mais non dénué de dynamisme

Little Tom: Guitare, harmo et stomp au pied il joue en solo des blues hargneux et des mélodies folks

Archie Lee Hooker: toutes ses chansons parlent de sa vie, c’est pourquoi elles sonnent vraies. 

Louis Mezzasoma:  Avec une guitare ou une cigar box, il nous entraîne dans différents univers

Lucky Will: Son truc c’est le rock’n’roll, le boogie, le swing.

The Howlin' Blues Trio: Le trio joue avec une belle ardeur, swing, boogie, blues, country, rockabilly...

Amaury Faivre: Musicien globetrotteur il navigue entre country-blues et folk sans oublier une part de jazz

Grant Haua: son blues mâtiné de soul intègre des accents de sa terre natale.

Sophie Malbec: elle interprète un blues teinté de rock et de folk.    

voir les archives