blues again en-tete
03/21
Chroniques CD du mois Interview: sophie malbec / the freaky buds Livres & Publications
Portrait: GEORGE HARMONICA SMITH Inoxydable: hound dog taylor Dossier: DETROIT
 
  Interview du mois
   
 



Avec un jeu de guitare incisif, à la tête d’un band dynamique, elle interprète un blues teinté de rock et de folk.         

Blues Again : Faisons les présentations… 
Sophie Malbec : Je suis Auvergnate, avec des origines espagnoles du cSOPHIE MALBECôté de ma mère. J'ai grandi à Clermont-Ferrand puis suis partie faire mes études à Lyon où je suis installée depuis. J'y ai fait mes premières armes en tant que musicienne et guitariste.
Mon port d'attache c'est Lyon, c'est là où les choses les plus importantes dans ma vie se sont passées : mes débuts dans la musique, la rencontre avec les musiciens de mon groupe, la rencontre avec mon compagnon, la naissance de notre fils...
Mais j'ai également un lien très fort avec un tout petit village du Cantal...
Les choses que j'aime ? La vie, tout simplement !

Parle-nous de ton éveil à la musique, ton parcours… 
La musique m'accompagne depuis l'enfance : à l'âge de 3 ans, ma mère m'a inscrite à un cours de danse contemporaine, principalement basé sur l'expression de la musique par la danse. Ça a forgé mon rapport à la musique en même temps que l'oreille, le rythme... Ma professeure nous faisait même dessiner la musique !
À la maison, mes parents écoutaient aussi bien de la chanson française (Barbara, Brel, Reggiani, Ferrat...) que du rock et de la folk (Beatles, Rolling Stones, Joan Baez...).
Ma mère, qui est artiste peintre, a toujours été consciente de l'importance de la place de l'art dans la vie, dans l'éducation, en terme d'expression, de liberté, de sensibilité, que ce soit la littérature, la peinture, la musique, le cinéma... C'est une sacrée chance pour un enfant !
Au collège, un professeur de musique remplaçant a écrit à mes parents pour leur dire qu'il pensait que j'avais des prédispositions pour la musique, je ne le remercierai jamais assez !

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ? 
Des premiers blues qui m'ont marquée oui : ‘Hound Dog’ par Big Mama Thornton, avec Buddy Guy à la guitare, une version sur une compil de blues, et ‘If I Get Lucky’ de JB Lenoir, dont je fais d'ailleurs une reprise sur l'album.

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  Interview du mois
   
 



Le quatuor envoie un son puissant, brut et sauvage, un groove hypnotique qui accroche l’oreille dès le premier accord.        

Blues Again : Comment le groupe est-il né ? Depuis quand existe-t-il ? 
Max Genouel : Le groupe a été créé en 2017, on se retrouvait avec ThomasTHE FREAKY BUDS et Hugo pour enregistrer des reprises de morceaux de blues pour le fun, puis on s’est rendu compte que ça ne sonnait pas si mal alors on a monté tout notre répertoire en trio d’abord. Le premier concert était en janvier 2018 ! Puis Lonj est arrivé en 2018, c’est à ce moment qu’on a commencé à écrire nos propres chansons.

Quel est votre port d’attache ?
Bien que Lonj soit bordelais, on se considèrent comme groupe Nantais ! Nantes fait clairement parties des villes françaises ou il y a le plus de musiciens passionnés par la musique Afro-Américaine.

Présente-nous les membres du groupe…
Max Genouel (chant/guitare) : Musicien polyvalent (guitare/chant/contrebasse), j’ai joué comme sideman avec Sax Gordon ou encore Mike Sanchez. Je fais aussi partie du groupe Lowland Brothers avec Hugo Deviers. 
Hugo Deviers (batterie) : batteur et guitariste, il a joué avec beaucoup d’artistes du Texas mais aussi dans des groupes de blues français tels que The Pathfinders, Jakez & The Jacks ou encore Stagger Lee.
Lonj (guitare) : Guitariste bordelais, très inspiré par la musique Hill Country Blues, il a souvent joué sous son nom. Il joue aussi de la basse avec différents groupes bordelais.
Thomas Troussier (harmonica) : Thomas est celui d’entre nous qui a le plus joué dans le réseau blues français et européen, il fait partie de pas mal de groupe Chicago Blues Nantais et joue aussi avec Arnaud Fradin.

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Thomas, Hugo et moi on s’est rencontrés à Nantes lors de soirées jam sessions de blues. Lonj et Thomas jouaient déjà ensemble dans Lonj Trio, c’est ce qui a fait le lien avec les Freaky Buds. 

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Son House: Eddie James House 21 mars 1902 (Mississippi) – 19 octobre 1988 (Michigan)

Piano Red: William Lee Perryman 19 octobre 1911 (Géorgie) – 25 juillet 1985 (Géorgie)

Junior Kimbrough: David Junior Kimbrough 28 juillet 1930 (Mississippi) – 17 janvier 1998 (Mississippi)

T-Model Ford: James Lewis Carter Ford entre 1918 et 1925 (Mississippi) – 16 juillet 2013 (Mississippi)

W.C Handy: William Christopher Handy
16 novembre 1873 (Alabama) – 28 mars 1958 (New York)

Johnny "Guitar" Watson: 3 février 1935 (Texas) – 17 mai 1996 (Yokohama, Japon)

Robert Fripp: King Crimson

Blind Lemon Jefferson: Lemon Henry Jefferson 24 septembre 1893 (Texas) – 19 décembre 1929 (Illinois)

Tampa Red: Hudson Whittaker : 8 janvier 1904 (Géorgie) – 19 mars 1981 (Illin

Peetie Wheatstraw: William Bunch 21 décembre 1902 (Tennessee) – 21 décembre 1941 (Illinois)

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  Dossiers précédents
 


Guitare 12 cordes: la guitare à 12 cordes rayonne d’un chorus naturel

Contrebasse: Elle a les épaules étroites et tombantes

Philip Lynott: Le poète irlandais du hard-rock.

Pédale Wah-Wah: Drôle d'effet.

Fender Stratocaster: L’icône indémodable.

Fender Telecaster: Le grand mythe

Stoner: Vous reprendrez bien une dose de blues plombé ?

Broken Glass: Du verre brisé.

Ann Arbor: Le 1er août 1969, 20 000 jeunes foulent la pelouse des Fuller Flatlands sur le campus d’Ann Arbor.

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  Chansons précédentes
 


Susie Q

My Babe

The House Of The Rising Sun

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  Chroniques CD du mois
 


blues chronique CD 04 20

Ally Venable, Big Harp George, Black Sabbath, Bye Bye Theresa, Byzantium, Cotton Belly's, Curtis Salgado, Ghalia Volt, Hervé Paul, Jack Bon and the Buzzmen, Jeanette Berger, Joe Lewis Band, Mr. Hardearly , Nell, Ole Frimer Band, Popa Chubby, Spirit of Mymymy, The Howlin' Blues Trio, Toe Fat, Villa Borghese.

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  Portrait du mois
 
 

Allen George Smith
22 avril 1924 (Arkansas) – 2 octobre 1983 (Californie)

Tout ce qu’il aurait pu être…

Allen s’est beaucoup dépensé pour réussir à ne devenir personne. Il en aura traversées des villes, à bourdonner dans tous les vents du rectangle américain comme une mouche dans une bouteille. L’envergure qu’a prisGEORGE HARMONICA SMITH l’harmonica dans ses mains aurait dû lui valoir une gravure de profil sur un timbre-poste, au lieu de quoi il s’est dissous dans l’ombre des deux Sonny Boy et des deux Walter, jusqu’à l’arrivée du CD... et c’est le moment qu’il a choisi pour vider définitivement ses poumons.
En 1949 il est projectionniste au Dixie Theater d’Itta Bena, Mississippi. Il a l’idée de prélever l’ampli et le haut-parleur de la Bell & Howell sur laquelle il opère, amplifie sa petite tôle et devient l’un des premiers harmonicistes à mettre les doigts dans la prise. Un autre jour il habite à Kansas City, où les big bands lui donnent envie de volumes et de symphonies à 16 trous. Allen, maître du tongue-blocking, embrasse avec la langue, forme des accords massifs, peut faire sonner une note et son octave, et lancer l’instrument comme un avion à réaction. En 1954, l’un des Bihari entend ce gros nœud d’harmonica chauffé à blanc à l’Orchid Room de Kansas City, découvre aussi un showman qui flingue et un chanteur tout-à-fait vendable, et l’enregistre sur place.

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  Dossier du mois
 
 

De John Lee Hooker à Jack White, du MC5 aux Stooges, de la Tamla à la techno, d'Aretha à Madonna, d'Alice Cooper à Eminem... peu de villes peuvent se targuer d'avoir abrité autant d'artistes majeurs, couvrant un spectre aussi étendu. En fait la scène est si riche et variée qu'on ne peut en dégager une seule ligne directrice, même si les parallèles sont nombreux. Clairement, à Detroit, la Motor City, la Motown, la Music City, seul le folk est sous représenté. Petit tour d'horizon au moment où un certain Vincent Furnier effectue un retour en force, et replace la ville au centre du débat.

« Il y a beaucoup de groupes à Manchester qui sont complètement nuls, sans aucun intérêt, et pourtant la presse musicale anglaise eblues detroitssaye de faire croire que Manchester est cet endroit merveilleux ou tout le monde a un cerveau hors du commun, mais j'ai vu énormément de groupes là-bas qui sont juste à chier. On peut dire la même chose de n'importe quel bled. Cette obsession à vouloir créer une géographie n'a aucun sens ». C'est Antoine de Caunes qui cite là Morrissey dans son Dictionnaire Amoureux Du Rock.
Et il faut bien reconnaître que l'ex leader des Smiths, s'il avait déjà la dent dure, n'a pas toujours dit que des conneries fétides. Manchester avait les Buzzcocks, Joy Division, Smiths, Happy Mondays, Stone Roses, Oasis...  Que l'on pouvait au minimum classer par mouvements : punk, post punk, Madchester movement, brit pop... A Detroit, ça part un peu dans tous les sens, et bien sûr on y rencontre aussi de mauvais groupes, mais une chose est certaine : chacun des artistes/groupes cités ici est intimement lié à cette ville, qui seule pouvait engendrer de tels enfants hors du commun, même s'ils sont quelquefois adoptifs.

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  Livre
   
 




  Chroniques CD précédentes
 


Fevrier 2021
Alice Cooper, Amaury Faivre, Amy Winehouse, Colosseum, Dave Thomas, Delvon Lamarr Organ Trio, >Floo Flash , Grant Maua, Group Sounds Four & Five, Iggy and the Stooges, King King, Marlow Rider, Randy Casey, Rocket 88 & The Rockettes, Samsara Blues Experiment, Satan, Skylar Rogers, The Kills, Trevor B. Power, Uriah Heep, Veronica Lewis.

Janvier 2021
Andy Cohen, Billy J., Cathy Grier + The Troublemakers, George Benson, Gunpowder, Jack de Keyzer, Joe Bonamassa, John Fogerty , John Fusco and the X-Road Riders, Jon Strahl Band , Kenny Wayne Shepherd Band, King Kong Blues, Lenny Lafargue, Paul McCartney, Selwyn Birchwood, Théo Charaf, Tyler Bryant & The Shakedown, United Guitars.

Décembre 2020
AC/DC, Black Sabbath, Danny Brooks & Lil Miss Debi, David Rotundo Band, Downchild, Ganafoul, Greg Sover Band, Johnny Igana's, Kubix , Kurt 137 !, Lee Fields & The Expressions, Lux Bas-Fonds, Magaret Airplaneman, Miss Emily, Ole Frimer Band, Pallbearer, Paul Boddy And The Slidewinder Blues Band, Prédatür, The Bluesbones, Thin Lizzy, UFO, Various Artists.

Novembre 2020
Benoît Blue Boy, Crocodile Boogie, Culpeper's Orchard, Dennis Jones, Dudley Taft, Farees, Idles , Jeremiah Johnson, Johnny Gallagher, Kurt Allen, Laura Tate, Mike Kolassa , Misty Blues , Peter Veteska & Blues Train, Phil Manca, Shemekia Copeland, Sleeper Bill, Temple Of The Fuzz Witch, The McKee Brothers, The Pretty Things,Tim Wood, Vanessa Collier.

Octobre 2020
Andres Roots, Bette Smith, Elvin Bishop & Charlie Musselwhite , Eric Ter , Fleetwood Mac, Jean-François Pauvros avec Antonin Rayon et Mark Kerr, John Németh, Kat Riggins, Malaya Blue, Peter Parceck, Steve Washington, Stray Cats, The Ragtime Rumours, Trapeze, Wailin Storms.

Septembre 2020
Alicia F., Anthony Geraci with Dennis Brennan, Back To Paradise, Bobby Rush, Crooked Eye Tommy, Dave Fields, Eric Hughes Band , Eric Johanson, Fred Chapellier, Kirsten Thien, Lee O'Nell Blues Gang, Lucas Spinosa / Friends & Legends Of Louisiana , Pretenders, Rusty Ends & Hillbilly Hoodoo, Sam Joyner, Savoy Brown, Scott Weis Band, The Allman Betts Band, Wild Boogie Combo, Wily Bo Walker & Danny Flam.

Juillet-Août 2020
CD Woodbury, Eliza Neals, Gregg Martinez, Hawa Sow & The Soul Seeders, Hellhammer, Iggy Pop, Louisiana's Le Roux, Mountain Witch, Niandra Lades, The Dead Ritons, Yellow Town.

Juin 2020
Albert Castiglia, Bourbon Street, Elder, Gerald McClendon, Gomer Pyle, Grant Dermody, J & V, Jose Ramirez, Larkin Poe, Neal Black & The Healers, Robert Jon & The Wreck, The Proven Ones, The Togs, Vol pour Sidney (retour), Witchskull.

Mai 2020
Blind Lemon Pledge, Charlie Bedford, Good, Bad & Young, Jack Art, Jak's, Jeff Toto Blues, Jim Capaldi, Julian The Drifter, Kanaan, Maine In Havana, Rory Gallagher, Rose Tattoo, Ryan Perry, Sir Lord Baltimore, Steve Howell, Dan Sumner & Jason Weinheimer, The White Buffalo.

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musee du blues

Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 


  Inoxydable du mois
 
 

Alligator - 1971

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  Livre
 
 

 

  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Ted Nugent 1975: Ted Nugent - avril 1975 - Epic Records.

Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Interviews précédentes
 

Ike Turner: Une archive pour le plaisir

The Jake Walkers: Blues, boogie, stomp, avec un bel entrain

Benoit Blue Boy: Presque six décennies sur scène

Peter Veteska: Fin guitariste il joue un blues musclé teinté de soul et de funk

Sophie Kay: Parfum de femme.

Terry Brisack: Blues, country, rock’n’roll, sur scène ou en conférence

Fred Chapellier: Un quart de siècle, ça se fête. Un album célèbre l’évènement.

Doc Lou: Son inspiration vient de Louisiane, du Texas, de la West coast.

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