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06/19
Chroniques CD du mois Interview: DAVE ARCADI Livres & Publications
Dossier: MUSCLE SHOALS Interview: KILL GALLON Portrait: JB HUTTO
 
  Interview du mois
   
 



Avec une guitare à résonateur et des cordes vocales passées au papier de verre, l’Ecossais nous assène un blues brut, fulgurant, d’une simplicité évidente.        

Blues Again : D’où viens-tu Dave ?
Dave Arcari : Je suis né à Glasgow, en Écosse, à l'été 1964 et j'y ai vécu jusqu'à l'âge de 21 ans. J'ai vécu dans d'autres DAVE ACARIvilles écossaises et, pendant quelques années j'ai été basé à Londres, en Angleterre. Maintenant, nous (mon épouse Margaret et moi-même) vivons dans un petit village sur la rive est du Loch Lomond. La musique est notre vie - mais j'aime aussi cuisiner et profiter de la beauté du cadre que ce soit en VTT ou en randonnée.

Sur quels genres de guitares joues-tu et as-tu une marque préférée ?
Les guitares National ResoPhonic ont ma préférence et la plupart de mes chansons sont jouées sur deux guitares National à corps métallique - une basée sur une Delphi et une autre sur une Style O. J'utilise également une solid body National Resolectric Jnr et une guitare acoustique Collings 0002H pour les chansons en accordage régulier et j’ai un banjo Deering Goodtime. Aux États-Unis, j'ai une autre solid body National - une ResoTone - et un banjo Goldtone (offert par mon copain Charlie Parr). Je n'ai donc besoin de voyager qu’avec les deux guitares National à caisse d'acier. National est bien ma marque favorite.

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  Interview du mois
   
 



Quatre joyeux musiciens qui s’éclatent sur scène en jouant un mélange de folk, de blues, de gospel et de swing New Orleans.         

Blues Again : Comment cela a-t-il commencé ?
Vick : Kill Gallon s’est formé en 2012. Le répertoire initial a été sélectionné et monté par Nico et moi-même, dont l’idée première était plutôt de former un duo. Il est vrai qu’au départ, on voulait essentiellement piocher dans les musiques Deltakill gallon blues, mais le projet avançant, les codes du style nous ont paru trop étroits. On a souhaité étoffer les morceaux, leur donner plus de dynamique, de profondeur, travailler les couleurs pour distinguer leurs adaptations des morceaux originaux. La musique traditionnelle est vivante, elle obéit aux règles de la transmission orale et de l’appropriation… dans le sens où son histoire est une trajectoire qui évolue en fonction des personnes qui reprennent les morceaux...
Il y a eu un travail de recherche pour compléter la formation avec d’autres musiciens, en même temps que se faisait un premier rodage sur scène. On était certains de vouloir des percus, mais on hésitait un peu sur la couleur. Onhésitait aussi sur le choix d’un autre instrument mélodique : piano, violon ou harmo. Plusieurs rencontres et essais ont été fait par la suite, avec plusieurs musiciens qui ont d’ailleurs trouvé leur bonheur dans d’autres groupe locaux qui s’épanouissent bien aujourd’hui.
Nico : Après plusieurs essais avec différents instrumentistes (piano, violon), on intègre Stan à la contrebasse, Vinz l'harmonica et Julien (Delooz) aux percussions. On enregistre notre premier album éponyme en 2013. En 2014, on se transforme en quartet : Stan Blaineau passe du poste de contrebassiste à celui de washboardiste. Pendant les années qui ont suivies, on a donné plus d'une centaine de concerts en France dont plusieurs festivals tels que Ça Jazz à Brides et au Hall Blues Club pour n'en citer que deux. Depuis fin 2017, on se concentre sur la composition. En septembre 2018 est sorti notre premier clip pour notre chanson ‘The Mist’. Et là, on continue de composer et on prépare notre nouvel album.

Quel est votre port d’attache ?
Vick : Nous résidons tous à Lyon depuis plusieurs années. C’est l’épicentre de notre activité, là que se passent nos répétitions. Même si à la base nous venons, Nico mis à part, de contrées un peu plus éloignées. Nancy pour Stan, Grenoble pour Vinz et l'Ain pour moi.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Homesick James: Une charade existentielle de plus.

Nucleus: Le groupe pionnier dirigé par Ian Carr mêlait le jazz à des éléments de rock progressif

Clarence Gatemouth Brown: 18 avril 1924 (Louisiane) – 10 septembre 2005 (Texas)

Blind Boy Fuller: Fulton Allen 10 juillet 1907 (Caroline du Nord) – 13 février 1941 (Caroline du Nord)

Charley Patton: 1881 (Mississippi) – 28 avril 1934 (Mississippi)

Blind Blake: Arthur Blake - 1896 (Floride) ? – ? ( ?)

Charles Brown: Tony Russell Brown 13 septembre 1922 (Texas) – 12 janvier 1999 (Californie)

Big Walter Horton: 6 avril 1918 (Mississippi) – 8 décembre 1981 (Illinois)

Big Maybelle: Mabel Louise Smith 1er mai 1924 (Tennessee) – 23 janvier 1972 (Ohio)

Big Joe Turner: Joseph Vernon Turner : 18 mai 1911 (Missouri) – 24 novembre 1985 (Californie)

Eddy Clearwater: Edward Harrington : 10 janvier 1935 (Mississippi) – 1er juin 2018 (Illinois)

Albert King: Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi) – 12 décembre 1992 (Tennessee)

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  Interviews précédentes
 


The Swinging Dice: Le regard tourné vers New Orleans ce band pète le feu

Fred Atome: Il joue en solo avec un style clair et fluide

Andres Roots: il puise son inspiration dans le Delta blues

Hoe Boy and the Devil: Une formation atypique à la joie communicative

Larsen Blues: Il s’affranchit des codes pour créer des ambiances bien particulières

Midnight Burst: Un power trio qui libère les décibels.

Bâton Bleu: une musique dans laquelle se mêlent des sonorités venues d’horizons différents

Rosemud: Le band traque toutes les nuances du blues

Rosedale: un blues-rock aux accents soul qui fait des étincelles.    

Big Brazos: Depuis plus de 20 ans entre blues et folk.

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  Chroniques CD du mois
 




Benny Turner and Cash McCall , John Renbourn, Johnny Montreuil, Jon Gindick, Keb' Mo', Kelly's Lot, King Gizzard & The Lizard Wizard, Kingfish, Les Soucoupes Violentes, Luca Kiella, Michele d'Amour and the Love Dealers, Mike Goudreau, Paula Harris, Procol Harum, Robin Trower, Ruff Majik, Stray, Susan Williams and the Wright Groove Band, The Cash Box Kings, The Sonic Dawn.

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  Portrait du mois
 
 

Joseph Benjamin Hutto
26 avril 1926 (Caroline du Sud) – 12 juin 1983 (Illinois)
 

Toutes les frettes refoulées en bas du manche.

Joseph n’est pas né la 7e heure du 7e jour du 7e mois. Quand il avait trois ans et qu’il faisait des bêtises, aucun beau-père ne l’ajb hutto estropié en le pendant par les pieds au cerisier, comme celui de T-Model Ford. Il ne traînait pas au croisement des chemins vicinaux à minuit, n’a estourbi personne ni inventé la pédale wah-wah, le Klan n’a pas mis sa tête à prix et il n’a pas rendu l’âme sur le perron d’un hôpital pour Blancs. Joseph n’a rien fait pour aider ses biographes à écrire de belles feuilles. Tout juste fut-il arrêté, une fois, pour conduite en état d’ivresse, mais il buvait peu à cause de son diabète. Il a bien fumé quelques joints, pas de quoi franchir le neuvième cercle de l’enfer.
Joseph est un lignard. Quand il débute dans le disque en 1954, le blues est à un an d’être placardisé par le rock’n’roll. Cette année-là, Joseph et les Hawks enregistrent trois 78-tours pour Chance, un sous-label de la maison Chess. Ses trois disques ne fatiguent pas les platines des DJ, c’est déjà trop tard. La prise de son est âcre, confuse mais dynamique. Elle donne, à ces bouts d’essai, l’agressivité du rock de Memphis avant Elvis Presley. Mais en 1954, que peut faire Joseph contre Elvis, que peut ‘Combination Boogie’ contre ‘That’s Alright Mama’ et, cette même année, la chanson ‘Now She’s Gone’ contre ‘Hoochie Coochie Man’, dont elle s’inspire clairement ?
Pas de bassiste, pas encore de batteur, mais le roulis oppressant du washboard (Porkshop Hines), le ricochet des cordes graves sur la seconde guitare (Joe Custom), et la densité plastique du chant. Hélas, l’harmonica poussif de George Mayweather ramollit le galop et, dernier venu chez les Hawks, le pianiste Johnny Jones est de trop. De toute façon, il y a maintenant trop d’instruments à gérer pour ce que l’ingénieur du son est à même d’encaisser ! Joseph enfile un bottleneck sur la fin, et introduit ‘Dim Lights’ comme Elmore introduisait ‘Dust My Broom’. De tous les rejetons d’Elmore James, il sera l’un des plus ardents.

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  Dossier du mois
   
 



Inscrit dans la généalogie du blues et de la soul music, l’endroit est devenu mondialement célèbre pour avoir été durant 3 décennies un eldorado musical.   

Les manuels d’histoire ne pourront pas occulter les faits, l’état de l’Alabama est malheureusement connu pour les tragiques épisomuscle shoalsdes qui se sont déroulés sur son sol dans les années 1950 et 1960, liés à la ségrégation, avec les manifestations pour les droits civiques et les Marches de Selma à Montgomery. Evènements personnifiés par les figures emblématiques de Rosa Parks et Martin Luther King. Mais à l’opposé de ce versant plutôt sombre, les amateurs de musique ne peuvent ignorer un nom lumineux qui a quelque chose de magique : Muscle Shoals. Deux mots qui évoquent surtout les célèbres studios d'enregistrement spécialisés dans la soul music. Les plus fameux d'entre eux étant FAME et M.S.S.S.  
Mais avant d’être un label sonore, Muscle Shoals est une agglomération d’environ 70 000 habitants du Comté de Colbert au nord-est de l’Alabama. Située sur les bords de la Tennessee river, à 260 km de Memphis à l’ouest et 210 km de Nashville au nord. L'agglomération comprend quatre villes : Florence (qui a vu naître WC Handy souvent considéré comme « The Father of The Blues » et Sam Phillips producteur, fondateur du célèbre label Sun records), Sheffield, Tuscumbia et Muscle Shoals.

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  Dossier
   
 



« J’ai toujours roulé ma bosse comme frontman, bien que je sois d’un naturel peu expansif. J’imprime surtout de la bande magnétique chez moi ». Éric Ter-Sarkissian, selon le nom imprimé sur son passeport, est un homme d’ordre et de goût, pas ramenard, dandy modeste et plutôt monacal. Il a sorti deux albums excellents, presque simultanément, chez Chic Parisien : Play It Up et Voisine.

En 1976, l’année du premier album Charly, quand il se faisait appeler Sirkel, Ter avait ramassé Mick Taylor qui léchait ses plaies. « Il a joué sur quatre titres de l’album Sirkel & Co. En 1995, je reçoblues eric teris des droits d’auteur anormalement élevés. Code : GéRo. J’appelle la Sacem. Elle m’informe que GéRo signifie ‘Génies du Rock’, la série des éditions Atlas. Sirkel & Co avait été retitré Mick Taylor. Si j’avais eu les moyens de me payer un bon avocat... »

1979. Ter coupe le contact de sa Cadillac Coupe de Ville à Los Angeles. Il y fait producteur, ingénieur du son, musicien. « En 94 trois rappeurs sortent un flingue, pillent mon studio, repartent avec ma voiture… Plus une déconvenue sentimentale et un bon gros tremblement de terre. C’était vraiment le moment de regagner Paris, ma ville natale ».

Son rock a évolué au fil des albums vers un funk velvétien, Tulsa sound et Lou Reed secoués par Bootsie Collins. Il joue à la pulpe, guitariste fin et personnel, et se confie mezza voce plus qu’il ne chante. Sa voix s’est arrondie, plus profonde, presque tendre. L’homme s’est toujours un peu méfié des mélodies. « Je suis plutôt rythmique, je joue funky et bluesy d’instinct. Au fil des ans, j’ai fini par combiner picking et funk-rock. Il m’est arrivé de composer des chansons très mélodiques mais, d’abord, c’est du groove ».

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  Dossiers précédents
 


Piedmont Blues: style de guitare sophistiqué au rythme soutenu et au phrasé élégant.

Indian Blues: Quand la rythmique africaine rencontre le tempo amérindien

Doo-wop: un genre nouveau a imprimé sa marque

Trumpet records: Au début des années 1950 le label du Mississippi entre dans l’histoire

Specialty records: Ce label de Los Angeles a fortement contribué à l’émergence du rock’n’roll.   

Eric Ter: bluezy, picking, funk-rock, groove, ....

Chance records: ce label a eu une vie éphémère mais il a marqué l’histoire de son empreinte.   

King records: le label de Cincinnati avait un catalogue aussi riche en blues qu’en country ou en jazz.   

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musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

Bo Diddley / Chuck Berry : Two great guitars - Chess 1964

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