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10/16
Chroniques CD du mois Interview: DO THE DIRT Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: EDDIE KIRKLAND Chanson: SUSIE Q
 
  Interview du mois
   
 



Le blues est une question de feeling, et assurément Do The Dirt a la réponse. Le récit ancestral se prolonge avec Nicolas Moulin au chant et à la guitare et Guillaume Arbonville en maître du tempo.

Blues Again : D’où venez-vous ?
Nicolas:
J’ai grandi en banlieue parisienne à Noisy-Le-Sec et vis à Paris dans le 18e maintenant.
Guillaume: Je viens des Ardennes, là-haut près de la Belgique, je vis à Paris aussi.

Comment votre duo est-il né ?
N: J’ai joué seul dans le mblues dothe dirtétro quelques années; j’avais pas mal de morceaux de blues dans mon répertoire, et Guillaume, avec qui je jouais déjà dans Lena Circus (groupe de noise/ambient) m’a proposé de monter un groupe de blues ensemble.
G: J'aime le blues et quand j'ai entendu jouer et chanter Nico, je me suis dit qu'on avait la même idée du blues, donc le duo était parfait.

Pourquoi le choix de ce nom ?
G:
Un nom de groupe, ça vient comme ça, à mon avis, si on se prend la tête à chercher, c'est mauvais signe! C'est venu d'un titre des Meters, sur lequel il y a deux batteries!

Depuis quand existe-t-il ? Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
N:
Le duo existe depuis un peu plus d'un an.  
G: La couleur, c'est bien sûr la voix et la guitare. Moi, j'essaie d'apporter ce que j'aime dans le blues, la simplicité et un son qui colle au duo, un son ouvert, avec pas mal de résonances. Il n'y a pas de basse, alors ça laisse de la place!

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
N:
Lena Circus était à la recherche d’un batteur. C’est par petites annonces que nous avons rencontré Guillaume. Ça ne fait pas très rock’n’roll, mais c’est comme ça!
(NDLR : Lena Circus est créé en 1999 par Antoine Letellier et Nicolas Moulin. Ensemble ils enregistrent 9 EPs publiés à l’origine comme des ‘mensuels’ chez différents disquaires indépendants. En 2003, Guillaume Arbonville rejoint le groupe. En trio, Lena Circus enregistre deux albums.)

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  Portrait du mois
   
 



16 août 1923 (Kingston - Jamaïque) – 27 février 2011(Tampa - Floride)

Musicien créatif, avec un son brut et cinglant assez particulier, il a imposé un style où se mêlent dans des riffs puissants, blues, gospel, rock et country.

Petit, Eddie Kirkland croit que sa mère est sa grande sœur. En effet leur différence d’âge peut le laisser penser. Ils n’ont que 12 ans d’écart. C’est à Kingston sur l’île de la Jamaïque, le 16 août 1923, que l’adolescente doblues eddie kirklandnne le jour à un fils, fruit d’une relation avec un pêcheur cubain. Peu de temps après, suite à un court séjour à New Orleans, Edward Kirkland se retrouve à Dothan en Alabama où il passe toute son enfance.
Élevé par l’une de ses grand-mères, gospel, blues, mais surtout country music à travers les programmes radiophoniques du Grand Ole Opry bercent son enfance. Il a huit ans quand il s’initie à l’harmonica. Quelques années plus tard il apprend à jouer de la guitare sous la houlette de Junior Bailey et Blind Murphy, deux musiciens locaux. Et comme tous les enfants de son âge il chante le gospel à l’église.
Le jeune garçon a 12 ans quand The Sugar Girls Medecine Show, un spectacle itinérant qui monte ses tentes tous les ans à Dothan, lui fait germer une idée d’évasion. Fasciné par cette troupe il se faufile à l’arrière d’un camion, tard un samedi soir, quand l’équipe est sur le départ et il se cache au milieu du matériel. On découvre sa présence à l’arrêt suivant dans le Tennessee. On lui demande qui il est, d’où il vient, et on s’interroge sur ce qu’on va faire de lui. Le gamin ne se démonte pas et dit qu’il veut un job. Le voilà intégré au show faisant des claquettes et jouant de l’harmonica. Après le Tennessee, il traverse le Kentucky. Au bout de deux ans le spectacle itinérant s’arrête. Il se trouve alors à Dunkirk dans l’Indiana, c’est là qu’il retourne un certain temps sur les bancs de l’école.

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  Portraits précédents
 


Leroy Carr: 27 mars 1905 (Nashville, Tennessee) – 29 avril 1935 (Indianapolis, Indiana)

Otis Spann: 21 mars 1930 (Jackson, Mississippi) –
24 avril 1970 (Chicago, Illinois)

Lowell Fulson: 31 mars 1921 (Tulsa, Oklahoma) –
7 mars 1999 (Long Beach, Californie)

Earl Hooker: 15 janvier 1929 (Clarksdale, Mississippi) – 21 avril 1970 (Chicago, Illinois)

Jeffrey Lee Pierce: 27 juin 1958 (Montebello, Californie) – 31 mars 1996 (Salt Lake City, Utah)

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  Interviews précédentes
 


Mr. Hardearly: Son bonheur, faire de la musique.

Mat Walklate & Paolo Fuschi: un blues dynamique qui renvoie des échos du passé grâce à de vieux amplis à tube

Greg Zlap - Fred Chapellier: C’est le corps qui parle

Calvin Coal: Il sculpte les sons et son style est original

Jeff Toto Blues: Blues, rock, soul, avec une réelle aisance.

Bobby & Sue: Ils ont écumé tous les juke joints de la péninsule.

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  Dossiers précédents
 


Blues & Flamenco: Le récit
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Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

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  Chroniques CD du mois
 




Allan Harris, Bobby Rush, Bone tee and the Slughunters, Cheese Finger Brown, Devon Allman, Duke Robillard and his all-star combo, Ian Hunter & the Rant band, Jerry Deewood, Joanne Shaw Taylor, Joe Bonamassa, Leon Newars, Lex Grey and the Urban Pioneers, Lil’ Ed and the Blues Imperials, Nick Cave and the Bad Seeds, Philippe Grancher and his G-Men, Popa Chubby, Sarah Lenka, Sari Schorr, Sate, Si Cranstoun, Steve Verbeke,The Mc Kee brothers, Tweed Funk, Van Morrison, Whiskey Myers.

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  Dossier du mois
   
 



Ce titre extrêmement réducteur nous ramène à la question posée dans l’introduction, à cette notion de « musique d’un peuple » qui s’appuyait sur l’analogie la plus tentante : celle  qui concerne spécifiquement les vocalistes. Ils sont, certes, les principaux dépositaires du contenu sémantique du blues et du cante, mais il est évident que les aspects sociaux, culturels, linguistiques, ethniques… voire géographiques de la musique concernent l’ensemble des acteurs, homme et femmes qui par le chant, par l’instrument ou par la danse, ont « fait » le blues et le flamenco, qui les ont enrichis ou perpétués avec le soutien de leur public.

Il est vrai que le rapprochement ne devient possible qu’à partir du moment où le blues se démarque du jazz par une approche essentiellement vocale, et commence à impliquer des animateurs occasionnels ou non-professionnels, le plus souvent issus du monde rural, qui se font à la fois créateurs et interprètes. Mais alors que les termes de tocaor, cantoar et bailaor (ainsi que leurs équivalents féminins) se justifient par le degré de spécialisation et de maîtrise qu’impliquent les arts du flamenco, il n’est pas exagéré de dire que le « bluesman » n’existe pas, et n’a jamais existé. Plus exactement, aucun musicien de blues n’a revendiqué cette appellation, introduite assez tardivement par Sam Charters et immédiatement adoptée par le public blanc qui découvrait le blues à travers des musiciens âgés, dont certains avaient renoncé à la musique depuis trente ans.

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  Dossier du mois
 
 

Vraiment pas copains ? Muddy Waters et Howlin’ Wolf ne s’aimaient pas. Faut voir. Peut-être se toisaient-ils réellement avec un mélange d’admiration et de mépris. Peut-être le choc des titans n’était qu’un coup de com’ de Howlin’ Wolf, et ne valait guère mieux qu’une histoire d’Olive et Marius. Quels que soient leurs sentiments, ils n’ont pas empêché Muddy Waters d’être une force centripète pour dames, ni Howlin’ Wolf d’être une force centrifuge pour les rockers.

Wolf était le plus volubile des deux pour exprimer l’exaspération qu’il éprouvait de son « sometime friend ». Question de caractère sans doute. Aussi, parce que c’était lui le challenger. Donc à lui d’ouhowlin wolf muddy watersvrir les hostilités. L’autre pouvait affecter l’indifférence, même au début des années 60, grillé à Chicago, laissant Wolf prendre l’avantage. Wolf trouve encore des dates et des gâches dans les studios. Muddy se replie sur le Smitty’s Corner mais, à ce moment-là, Chicago n’est presque plus son ring. Le Boueux veut changer de fuseau horaire (l’Europe), de devise (l’argent de poche de la jeunesse blanche), et Wolf lui sucera toujours la roue. Muddy enregistre avant lui (1948 pour l’un, 1951 pour l’autre), essaie Willie Dixon avant lui, passe au format 33 tours avant lui, tourne has-been avant lui, traverse l’Atlantique avant lui, se fourvoie avant lui dans les caprices psychédéliques de Marshall Chess, le fils du boss, et enregistre l’album du swinging London avant lui. Wolf ne l’aura précédé qu’en deux occasions : quand il a fallu naître et mourir.

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  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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