Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

02/19
Chroniques CD du mois Interview: BATON BLEU Livres & Publications
Portrait: CHARLEY PATTON Interview: ROSEMUD Dossier: DOO WOP
 
  Interview du mois
   
 



Le duo fait entendre une musique dans laquelle se mêlent des sonorités venues d’horizons différents. Maria Laurent et Gautier Degandt nous en disent plus…       

Blues Again : Qui êtes-vous ?
Gautier : Je suis né et j'ai grandi à Nantes, puis j'ai fait mes études à Rennes en Bretagne, où je vis encore. La musiqueblues baton bleu est ma religion ! Les choses que j'aime ? Me baigner dans la mer Egée, rêver en Grèce, prendre mon temps dans une taverne. Danser sans m'arrêter sur de l'Afro- Beat. Mais comme je n'ai plus de vie en ce moment je dirais juste boire une bière et dormir.
Maria : Moi je suis du fin fond du bocage normand, j'ai grandi dans un hameau dans la Manche, pas très loin de la mer. Je suis venue à Rennes pour étudier aussi. C'est là qu'on vit maintenant. Ce que j'aime ? Une longue balade dans la campagne à l'automne, me baigner dans la mer bretonne, bien manger avec des amis.

Comment votre duo est-il né ?
Gautier : Maria et moi venons de deux milieux musicaux très différents : moi le post punk et Maria les musiques du monde. Le blues a fait le lien. Un soir, à la fin d'une soirée très arrosée, alors que tout le monde dormait par terre ou sur des canapés, j'ai entendu Maria, que je commençais tout juste à connaître, chanter très sobrement un blues, assise par terre dans le noir. Je ne savais pas qu'elle pouvait chanter ça. C'était très beau, et ça m'a bien surpris. Plus tard nous avons décidé d'improviser une composition et de foncer. Et ça a matché !
Maria : Le groupe existe depuis 2013. Nous sommes à 50/50 dans l'orientation musicale, chacun donne une couleur particulière, très différente l'une de l'autre.

  > lire la suite


  Interview du mois
   
 



Le band traque toutes les nuances du blues et les fait apparaître là où ne les entendait pas. Rencontre avec le leader du trio.      

Blues Again : Quel est ton parcours ?
Jeff Marschalle : J’ai grandi en Normandie dans la baie du Mont Saint Michel, après quelques années de vadrouille je me suis installé à Pblues rosemudoitiers en 1990. La qualité de vie, la richesse culturelle et la position centrale de cette moyenne ville m’ont convaincu d’en faire mon port d’attache.
Je suis passionné par la philosophie et la psychologie, que j’ai brièvement étudiées à la fac. Mon enfance dans la baie du Mont Saint Michel a fait de moi un grand amoureux de la nature ou j’aime flâner avec mon chien.
Je suis guitariste et chanteur, mais c’est la guitare qui m’a kidnappé dès mes 4 ans, cet instrument m’a toujours fasciné. J’ai dû attendre mes 7 ans pour en avoir une et mes 11 ans pour prendre mes premiers cours. J’ai donc une approche autodidacte de l’instrument, car je n’ai bien évidemment pas attendu de prendre des cours pour jouer. J’ai tout de même pris des cours pendant 4 ans avec un guitariste/ébéniste musicien de bal. Très enrichissant mais pas très académique, ce type m’a surtout donné les bases pour continuer seul, il m’a appris à écouter, à travailler, puis m’a fait découvrir la scène et la vie de musiciens, grâce à lui ce qui jusqu’ici n’était qu’un rêve devenait possible.

Comment et quand le trio est-il né ?
J’ai joué avec Patrice Joubert, le bassiste, dans mon premier groupe il y a une vingtaine d’années, à l’époque nous avions fait quelques bœufs avec son frère Hervé à la batterie et j’en avais gardé de très bons souvenirs. En 2016 j’ai eu envie de me remettre au blues-rock de mes débuts, de remonter un trio, parce que j’adore ça et que ça faisait plusieurs années que je jouais dans des formations plus fournies. J’avais donc besoin d’une section rythmique solide, des musiciens complices, habitués à jouer ensemble, quoi de mieux que deux frères ? J’ai donc tout naturellement pensé à eux. Nous avions tous les 3 envie de partager notre amour du blues, mais d’une manière originale et grand public, c’est en lisant un article sur Willie Dixon que l’idée m’est venue de réorchestrer des tubes pour prouver leur filiation directe avec le blues, le challenge est excitant et c’est en plus un bon prétexte pour faire des conneries, ça les a tout de suite séduits.

  > lire la suite


  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

> lire la suite



  Portraits précédents
 


Charles Brown: Tony Russell Brown 13 septembre 1922 (Texas) – 12 janvier 1999 (Californie)

Big Walter Horton: 6 avril 1918 (Mississippi) – 8 décembre 1981 (Illinois)

Big Maybelle: Mabel Louise Smith 1er mai 1924 (Tennessee) – 23 janvier 1972 (Ohio)

Big Joe Turner: Joseph Vernon Turner : 18 mai 1911 (Missouri) – 24 novembre 1985 (Californie)

Eddy Clearwater: Edward Harrington : 10 janvier 1935 (Mississippi) – 1er juin 2018 (Illinois)

Albert King: Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi) – 12 décembre 1992 (Tennessee)

Snooks Eaglin: Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) – 18 février 2009 (Louisiane)

Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

> voir les archives



  Interviews précédentes
 


Little Mouse & The Hungry Cats: La gent trotte-menu et les félins s’associent pour faire la fête.

Boney Fields: Il incarne bien la devise américaine ‘That’s Entertainment’

Whodunit: du nom de ces romans policiers à énigme popularisés par Agatha Christie.   

Little Victor: Grand sectateur du lo-fi

Mr. Hardearly: Dix ans déjà, des centaines de concerts au compteur

Mo Fab et la chose electrique: une grande place à l'improvisation et une part de mystère.   

Blues Eaters: l’élégance et la cool attitude font rimer technique et un bon feeling.  

The Jamwalkers: Un power trio explosif et éclectique crée son propre style avec un son particulier.  

Thom and the tone masters: Un band dynamique qui dégèle la banquise avec un rhythm and blues instrumental

King Kong Blues: ils allient la puissance du rock à l’énergie du punk pour faire entendre un son explosif

Jerry T and the black alligators: Delta, swamp, Chicago, un soupçon de folk et de psyché…

Neal Black: sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête…

> voir les archives







 


  Chroniques CD du mois
 




Andres Roots, Bobby BlackHat, Catfish, Chase Walker Band, Chris O'Leary, Daisy Driver, Elise and the Sugarsweets, French Boutik, In Volt, Jamie Saft, Steve Swallow, Bobby Previte, John Mayall, Mick Clarke, Moshka, Phil Manca, Tedeschi Trucks Band, The Marshals, Tommy Castro and the Painkillers , Travellin' Blue King, Willa Vincitore.

> lire les chroniques



  Dossier du mois
 
 

A travers de subtiles harmonies vocales un genre nouveau a imprimé sa marque sur les fifties et les décennies suivantes.             

Dans les années 1950 des jeunes gens dont la seule éducation musicale a été de chanter le gospel à l’église de leur qublues doo-wopartier vont créer un genre nouveau qui va rapidement faire florès. Doo-wop, drôle d’onomatopée pour désigner cette tendance en vogue issue de l’union du rhythm and blues et du rock and roll dans une version vocale. Le groupe de doo-wop comprend généralement un ténor entouré d’un trio ou d’un quatuor chantant une combinaison agréable et mélodieuse de sons. Le terme doo-wop est dérivé des sons émis par les choristes fournissant un fond harmonique au chanteur principal. Le soliste, ténor léger, chante la mélodie, un autre ténor et un baryton suivent les accords avec des « ooh » et des « aah » interrompus de brèves césures de type « wop-wop » et un baryton-basse ajoute des « doop-doop ». Ils peuvent être accompagnés par une base rythmique piano-guitare-basse-batterie, voire un saxophone. Mais de nombreux disques doo-wop ont des harmonies vocales d’une richesse si remarquable qu’ils dépassent souvent leur accompagnement minimaliste.

On peut trouver les prémices du genre dans les disques des Mills Brothers et des Ink Spots parus dans les années 30 et 40. Dans bon nombre de leurs enregistrements les Mills Brothers faisaient de l'harmonie une forme d'art, simulant le son de sections de cordes ou d'anches. Les Ink Spots quant à eux ont établi la domination du ténor et de la basse en tant que membres de l’ensemble vocal, et leur influence s’est fait sentir dans la musique pop et parfois dans le blues à partir des années 1940, tout au long des années 1950, et jusque dans les années 70.

> lire la suite



  Portrait du mois
   
 



1881 (Mississippi) – 28 avril 1934 (Mississippi)

Alpha mâle.

Charley Patton est une question ouverte, presque un nom collectif. Il était mort depuis longtemps quand on le décora père du Delta blues. Pourtant ce blues agressif et raboteux existait bien avant lui. Le chef d’orchestre WC Handy l’avblues charley pattonait découvert une nuit de 1903, dans la petite gare de Tutwiler, attendant son train en compagnie d’un clodo qui jouait ça. Pourtant des bluesmen du Delta avaient enregistré avant Patton. Son copain Tommy Johnson l’avait précédé d’un an en 1928, avec un succès que Patton ne connaîtrait pas de son vivant (‘Big Road Blues’). Patton était un môme en 1900, quand ses parents s'établirent sur la plantation de Will Dockery, fondée quelques années plus tôt sur ces nouveaux territoires qu'on venait d'assécher pour la culture intensive du coton. Cette lande prometteuse attirait de nombreux travailleurs noirs et, dans leur sillage, toutes sortes de musiciens errants… qui ne venaient pas se casser le dos dans les cotonniers, ce pourquoi, du reste, ils avaient choisi la guitare plutôt que la houe. Patton avait appris son métier d’entertainer avec les Chatmon. Ils formeraient un jour les Mississippi Sheiks et cartonneraient la même année que Tommy Johnson avec ‘Wait And Listen Blues’, un plagiat de ‘Big Road’. Plagiat ? De Tommy Johnson, des Mississippi Sheiks, de Charley Patton (‘Down The Dirt Road Blues’), lequel exaltait les autres ? Encore de ce monde dans les années 60, LeDell, frère aîné de Tommy Johnson, se souvenait d'une confrérie de musiciens interchangeables, chantant et jouant ces chansons nouvelles de la même façon. Mais Patton eut des partenaires comme Son House et Howlin’ Wolf, qui vécurent assez longtemps pour faire sa réclame au moment du revival, et témoigner de sa grande popularité parmi ces masses laborieuses, malgré ses suées de gnôle, ses poings sensibles et son rond de serviette dans toutes les prisons du comté de Sunflower et des comtés alentour. Comme une vapeur nommée Robert Johnson devenait mythique, que derrière le mythe se profilait la silhouette de Son House et, derrière elle, celle de Charley Patton, notre homme devint le personnage le plus visible de cet essaim qui vibrionnait autour de la plantation, dans les jukes de Drew, Ruleville, Tutwiler ou Cleveland (le gros bourg du Mississippi, pas la métropole de l'Ohio).

  > lire la suite



  Dossier
   
 



« J’ai toujours roulé ma bosse comme frontman, bien que je sois d’un naturel peu expansif. J’imprime surtout de la bande magnétique chez moi ». Éric Ter-Sarkissian, selon le nom imprimé sur son passeport, est un homme d’ordre et de goût, pas ramenard, dandy modeste et plutôt monacal. Il a sorti deux albums excellents, presque simultanément, chez Chic Parisien : Play It Up et Voisine.

En 1976, l’année du premier album Charly, quand il se faisait appeler Sirkel, Ter avait ramassé Mick Taylor qui léchait ses plaies. « Il a joué sur quatre titres de l’album Sirkel & Co. En 1995, je reçoblues eric teris des droits d’auteur anormalement élevés. Code : GéRo. J’appelle la Sacem. Elle m’informe que GéRo signifie ‘Génies du Rock’, la série des éditions Atlas. Sirkel & Co avait été retitré Mick Taylor. Si j’avais eu les moyens de me payer un bon avocat... »

1979. Ter coupe le contact de sa Cadillac Coupe de Ville à Los Angeles. Il y fait producteur, ingénieur du son, musicien. « En 94 trois rappeurs sortent un flingue, pillent mon studio, repartent avec ma voiture… Plus une déconvenue sentimentale et un bon gros tremblement de terre. C’était vraiment le moment de regagner Paris, ma ville natale ».

Son rock a évolué au fil des albums vers un funk velvétien, Tulsa sound et Lou Reed secoués par Bootsie Collins. Il joue à la pulpe, guitariste fin et personnel, et se confie mezza voce plus qu’il ne chante. Sa voix s’est arrondie, plus profonde, presque tendre. L’homme s’est toujours un peu méfié des mélodies. « Je suis plutôt rythmique, je joue funky et bluesy d’instinct. Au fil des ans, j’ai fini par combiner picking et funk-rock. Il m’est arrivé de composer des chansons très mélodiques mais, d’abord, c’est du groove ».

 > lire la suite


  Dossiers précédents
 


Specialty records: Ce label de Los Angeles a fortement contribué à l’émergence du rock’n’roll.   

Eric Ter: bluezy, picking, funk-rock, groove, ....

Chance records: ce label a eu une vie éphémère mais il a marqué l’histoire de son empreinte.   

King records: le label de Cincinnati avait un catalogue aussi riche en blues qu’en country ou en jazz.   

Modern records: Le label de la côte Ouest des années 40, 50 et 60. 

Motown records:  le label qui a révélé un grand nombre d’artistes

Stax records: Acteur majeur de la soul sudiste, le label qui a créé le Memphis sound

Sun records: Le petit label entre dans la légende au milieu des années 1950

> voir les archives


 





 



musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

> lire la suite



  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

> lire la suite




  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

> voir les archives



 
Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals