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Chroniques CD du mois Interview: THE WEALTHY HOBOS Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: T-BONE WALKER Dossier: THE ROLLING STONES
 
  Interview du mois
   
 



Inspirations multiples pour un trio bourré d’énergie qui produit une musique explosive, excitante, et qui rameute les potes pour que la fête soit totale.

Blues Again : Faisons les présentations…
Sacha : J'ai 22ans, j’ai grandi à Paris en habitant à Issy, j'aime et j'écoute de la musique depuis tout petit, et je fais 1m81. 
Slim : J’ai 24 ans, grandi (façon de parler) à Malakoff, et j’y suis toujours ! J’aiBLUES decembre 2016me la musique, la musique et encore la musique ! Et les piments ! Et la musique qui pique !
Léo : 22 ans. J’ai grandi entre Issy et Clamart en traînant beaucoup au théâtre de mon père.  

Comment le groupe est-il né ?
Sacha : Il est né d’une idée de Slim qui est venu avec le projet et le nom du groupe, c’est au fil de soirées et de la passion musicale commune qui nous a rassemblé, Slim, moi et Léo, mon ami d’enfance avec lequel j’ai découvert la musique au fil de notre amitié (de déjà 17 ans !)

Pourquoi le choix de ce nom ?
Slim : Je suis venu avec le nom et le « concept », ça représente l’esprit du groupe, le «Wealthy »  c’est notre richesse qui est le peu qu’on a : la musique et notre groupe, les guests, les gens qui nous entourent, et « hobos » c’est nous trois, l’esprit vagabond : le blues. 
Wealthy in the mind and hobo in the soul.

Depuis quand le trio existe-t-il ? Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Léo : Il existe depuis un peu plus de deux ans, et ce sont les influences de chacun qui créent la couleur musicale.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Léo : La rencontre s’est faite avec le temps, Sacha et moi, nous nous sommes rencontrés à l’âge de 6 ans au CP. Bentaieb et Burtin étaient l’un à côté de l’autre en cours (par la suite les profs ne prenaient plus le risque de nous mettre ensemble haha !). Et Slim était une connaissance du lycée, par des amis en commun, il a fini par devenir plus qu’un pote !

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  Dossier du mois
   
 



Sacrés filous ! L’annonce d’un nouvel opus des Stones n’avait suscité, au mieux, qu’un intérêt poli. Mais quand on apprend qu’il ne s’agira pas de compositions originales - dont franchement tout le monde se contrefiche – mais exclusivement de reprises blues, l’affaire prend une tout autre ampleur

Il faut dire que ces vieux briscards savent y faire. Depuis des décennies ils n’atteignent plus le sommet des charts (pour autant que ça signifie encore quelque chose) : ‘Start Me Up’, dernier hit en date, date tout de même de 81… Comment, dans ces conditions, susciter encore l’intérêt, en veillant à se faire plaisir et en conservant un minimum de crédibilité ? Un disque de blues, pardi ! Des reprises, encore bien ! Soyons honnête, il ne s’agitblues the rolling stones pas là de pur opportunisme. L’amour des Stones pour la chose ne date pas d’avant-hier, Keith y consacre d’ailleurs de fort belles pages dans Life, son livre autobiographique. On ne fera pas l’injure de rappeler que le nom même du groupe est un emprunt à un titre de Muddy Waters, on rappellera également que le guitariste a fait ses gammes en tentant de reproduire les accords de Jimmy Reed.
Et le serpent se mord la queue, en quelque sorte. Le premier album, intitulé fort justement The Rolling Stones, ne comprenait qu’un inédit (‘Tell Me’), le reste balançant entre rock’n’roll, blues et rhythm’n’blues (‘Carol’, ‘Route 66’, mais aussi ‘I’m A King Bee’, ‘I Just Want To Make Love To You’ ou encore ‘Walking The Dog’), le tout avec une sauvagerie et une rudesse peu communes à l’époque. Et contrairement à d’autres – Led Zep signant plus tard « Page-Plant » des titres entièrement pompés à Willie Dixon – eux au moins citaient leurs sources. Précisons au passage qu’on se réfère ici à la discographie européenne, sensiblement différente, en ces premières années, de la version US (un fouillis sans nom, en fait, où il est facile de se perdre).
Les albums suivant poursuivent dans la même veine, et ce jusqu’à Aftermath, qui constitue une véritable cassure. S’ils cherchent à s’émanciper, s’ils glissent peu à peu des compositions propres, les Stones restent fidèles à la musique noire (au hasard des parutions : ‘Confessin’ The Blues’, ‘Everybody Needs Somebody To Love’, ‘That’s How Strong My Love Is’). Puis il y a Aftermath donc, premier album exclusivement constitué de titres inédits, puis Their Satanic Majesties Request, l’œuvre psychédélique.blues & lonesome the rolling stones

 


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  Portraits précédents
 


Lightnin' Slim: Otis Hicks –13 mars 1913 (Missouri) – 24 juillet 1974 – (Michigan)

Eddie Kirkland: 16 août 1923 (Kingston - Jamaïque) – 27 février 2011(Tampa - Floride)

Leroy Carr: 27 mars 1905 (Nashville, Tennessee) – 29 avril 1935 (Indianapolis, Indiana)

Otis Spann: 21 mars 1930 (Jackson, Mississippi) –
24 avril 1970 (Chicago, Illinois)

Lowell Fulson: 31 mars 1921 (Tulsa, Oklahoma) –
7 mars 1999 (Long Beach, Californie)

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  Interviews précédentes
 


Lucy Dixon: Le swing de l’ordinaire…

Rivherside: il envoie dans des slides fébriles un gros son au débit ravageur.

Do the dirt: Le récit ancestral se prolonge en maître du tempo.

Mr. Hardearly: Son bonheur, faire de la musique.

Mat Walklate & Paolo Fuschi: un blues dynamique qui renvoie des échos du passé grâce à de vieux amplis à tube

Greg Zlap - Fred Chapellier: C’est le corps qui parle

Calvin Coal: Il sculpte les sons et son style est original

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  Dossiers précédents
 


Howlin' wolf vs Muddy Waters:
Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

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  Chroniques CD du mois
 




All Night Long, Can You Feel That Beat, Extra Added Soul.
Band of Friends, Catfish, John Weeks Band, Mike Zito, Mississippi Heat, Moaning Cities, Myles Sanko, Robert Finley, The Steady Rollin' Men, Tony Momrelle.
The Rolling Stones: Blues & Lonesome
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  Dossier du mois
   
 



Les aspects mélodiques du blues et du flamenco sont certainement plus difficiles à appréhender que les rythmes et les structures. Du point de vue de la description, les limites de la « tonalité » classique sont facilement contournables, mais les fluctuations de la voix humaine, les mélismes et les altérations microtonales semblent échapper à toute notation. Il est donc légitime de se demander si ces éléments expressifs, tout aussi caractéristiques du genre musical que les critères de sonorité ou de métrique, sont à proprement parler des « ornements » ou relèvent d’un autre système musical.

Faut-il considérer que le chant obéit à des règles qui lui sont propres, à une logique différente de celle de l’instrumentation ? La voix interpelle, elle « blesse » selon l’expression consacrée par les flamenquistes ; on est souvent tenté d’envisager le cante ou le blues vocal, principaux vecteurs de cette charge émotive, comme la dimensionblues & flamenco « primitive » d’une musique hybride.
L’ambiguïté du blues résulte effectivement du contraste entre le chant, construit sur une échelle que l’on assimile un peu hâtivement au mode mineur, et  un accompagnement reposant sur des accords majeurs. Il n’est pas rare de lire que le blues n’est rien d’autre qu’un « field holler » ou un chant de travail à la limite du cri, structuré par un accompagnement de guitare rudimentaire.  L’obsession du cri, déjà évoqué dans cette série d’articles, rejoint totalement l’avis des experts qui considèrent le chant « a palo seco », accompagné uniquement pas des percussions,comme la forme « pure » du flamenco, un mode d’expression étranger à l’environnement folklorique andalou,  que  l’instrument serait venu pervertir – en d’autres termes « occidentaliser ».
On ne s’étonnera pas de voir Wikipédia définir le blues comme un « dérivé des chants de travail des populations afro-américaines » ; jusqu’à la fin du XXe siècle, cet a priori a dissuadé la plupart des historiens de s’intéresser à d’autres influences, y compris l’activité musicale des Noirs eux-mêmes, tout aussi documentée que celle des Gitans durant les premiers siècles de leur présence en Espagne.

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  Portrait du mois
 
 

Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

Avec son style élégant et son swing aérien il a marqué de son empreinte tous les guitaristes venus après lui.

D’ascendance africaine et cherokee, fruit de l’union de Movelia Jimerson et Rance Walker, Aaron Thibeaux Walker voit le jour le 28 mai 1910 à Linden, une petite commune du nord du Texas située à 25 miles de la frontière louisianaise. Mais c’est 165 miles plus à l’ouest, à Dallas, que l’enfant va grandir. Ses géniteurs sont tous deux musiciens mais c’est surtout son beau-père, Marco Washington, violoniste au sein du Dallas String Band quiblues t-bone walker lui apprend à maîtriser guitare, ukulélé, violon, banjo et piano. Il apprend également à faire des claquettes et participe très jeune à des house rent parties. Et c’est tout naturellement qu’il intègre par la suite le string band de son beau-père.
Blind Lemon Jefferson est un fidèle ami de la famille et au début des années 20, le jeune garçon conduit le guitariste aveugle de bar en bar où il joue pour des pourboires. En 1924, à l’âge de 14 ans, il se joint au medecine show Big B Tonic du Dr Breeding. En 1926 c’est au sein du spectacle de la chanteuse Ida Cox qu’il se retrouve. En 1929, T-Bone Walker fait son tout premier enregistrement accompagné par le pianiste Douglas Fernell. ‘Wichita Falls Blues’/‘Trinity River Blues’, sort chez Columbia sous le nom d’Oak Cliff T-Bone.
En 1928 il est engagé au sein de l’orchestre du saxophoniste Lawson Brooks et y reste durant deux années. En 1930, au Majestic Theatre de Dallas, il gagne le premier prix du Cab Calloway's Amateur Show, et le roi du Hi De Ho l’enrôle pour tourner quelque temps avec son orchestre. En 1933 c’est avec le Count Biloski Band qu’il parcourt le sud. En 1934 il joue au côté de Ma Rainey.

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  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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