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11/18
Chroniques CD du mois Interview: BONEY FIELDS Livres & Publications
Portrait: BIG WALTER HORTON Interview: WHODUNIT Dossier: CHANCE RECORDS
 
  Interview du mois
   
 



Il incarne bien la devise américaine ‘That’s Entertainment’ et si avec son nouvel album son style a un peu changé, il est toujours aussi dynamique.         

Blues Again : Que deviens-tu Boney ? Qu’as-tu fais ces derniers mois ?
Boney Fields : Oh, je me suis pas mal baladé ces derniers mois. Cet été, j’ai fait des concerts en Pologne, Italie, Lituanie, Lettonie…blues boney fields J’étais à Chicago une bonne partie du mois d’août aussi, pour quelques dates et rendre visite à ma famille. J’ai également pris un peu de vacances dans le sud de la France et maintenant je suis fin prêt pour la sortie de mon nouvel album.

Peux-tu nous présenter ton nouvel album ?
Pour commencer, l’album s’appelle Bump City. Ça reste dans la lignée funk blues, mais c’est un album plus rock que les précédents. Il rassemble différentes formes en blues en fait. Bump City vient du nom du 1er titre de l’album. Il y a aussi 2 ou 3 titres, ‘Sadie’ et ‘You Burn Me Up’ par exemple, écrits par un vieil ami à moi de Chicago. C’était des trucs qu’on jouait à l’époque où je faisais partie du groupe Burning Chicago. ‘Ying Yang’ est une chanson de James Cotton. J’ai voulu ressortir ce titre, en raison de sa récente disparition qui m’a beaucoup affectée. C’est un morceau génial, probablement celui que j’ai préféré enregistré avec lui, et que j’adorais jouer live avec le James Cotton Band. ‘Bow Legs’ est un blues assez traditionnel, un shuffle classique etc. Il y a pas mal de choses dans cet album. Mais en même temps, je pense qu’on garde une certaine unité.
Les musiciens maintenant… J’ai fait quelques changements dans le groupe. Pas parce qu’il y avait des problèmes particuliers, mais pour ce type de groove, j’avais besoin d’entendre un son différent, pour me régénérer, pour avoir des idées nouvelles. Et aussi certains des musiciens, comme Jerry Léonide, Hervé Samb, sont surtout concentrés sur leurs projets personnels, donc moins disponibles.

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  Interview du mois
   
 



Ne dites pas Les Whodunit, encore moins The Whodunit, mais Whodunit, du nom de ces romans policiers à énigme popularisés par Agatha Christie.     

Probable qu’en entendant ça, ce qu’il reste de la vieille se retournerait dans sa tombe, mais soit… Après deux EP et trois albums explosifs, le groupe parisien déboule avec Memories From A Shit Hole, opus sauvage et maîtrisé. Issus du punk rock, les deux membrblues whodunites originaux Luc et Didier Whodunit (eh oui, façon Ramones) n’ont rien perdu de leur enthousiasme et de leur sens de la dérision. Venus d’horizons quelque peu différents, Frantz le batteur et Thomas le guitariste apportent pourtant une réelle cohésion à l’ensemble. C’est qu’au gré des allers et venues, la couleur musicale a pu varier au fil des ans, même si ces lascars n’ont jamais renié leurs engagements : punkabilly, garage sixties, blues trash sont toujours au menu de ces Mémoires sous haute tension. Mais il semble que ce soit le nouveau guitariste, grand fan du rock des Antipodes, qui ait imprimé cette touche australienne… On note même l’ajout inédit de claviers… Les livraisons précédentes avaient été produites par Lucas Trouble, le Kaiser, « L’Empereur du son analogique » - titre de la biographie proposée par Syned Tonetta aux éditions Camion Blanc. Le musicien/producteur nous fait la mauvaise blague de disparaître le 1er avril 2016… Trouble in Paradise ! Le combo parisien jette alors son dévolu sur Jim Diamond, la légende de Detroit (White Stripes, Bellrays, Sonics, Fleshtones…). La suite en compagnie de Luc, le bassiste/porte-parole, et Tom, qui débarque fort à propos…

Blues Again : Whodunit, donc : pourquoi ce nom curieux ? Une signification particulière ?
Luc : Un Whodunit, qui vient de « Who Done It ? », est une forme de roman policier dans lequel le but est d’essayer de trouver l’assassin avant la fin. Ce n’est pas de la littérature très prétentieuse, d’où le côté un peu série B… Et puis ça sonnait bien et ça nous plaçait à côté des Who dans les bacs !

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Big Maybelle: Mabel Louise Smith 1er mai 1924 (Tennessee) – 23 janvier 1972 (Ohio)

Big Joe Turner: Joseph Vernon Turner : 18 mai 1911 (Missouri) – 24 novembre 1985 (Californie)

Eddy Clearwater: Edward Harrington : 10 janvier 1935 (Mississippi) – 1er juin 2018 (Illinois)

Albert King: Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi) – 12 décembre 1992 (Tennessee)

Snooks Eaglin: Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) – 18 février 2009 (Louisiane)

Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

Albert Collins par Bruce Iglauer: Icebreaker

Kokomo Arnold: James Arnold  15 février 1901 (Georgie) - 8 novembre 1968 (Illinois)

Scott Joplin: 24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

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  Interviews précédentes
 


Little Victor: Grand sectateur du lo-fi

Mr. Hardearly: Dix ans déjà, des centaines de concerts au compteur

Mo Fab et la chose electrique: une grande place à l'improvisation et une part de mystère.   

Blues Eaters: l’élégance et la cool attitude font rimer technique et un bon feeling.  

The Jamwalkers: Un power trio explosif et éclectique crée son propre style avec un son particulier.  

Thom and the tone masters: Un band dynamique qui dégèle la banquise avec un rhythm and blues instrumental

King Kong Blues: ils allient la puissance du rock à l’énergie du punk pour faire entendre un son explosif

Jerry T and the black alligators: Delta, swamp, Chicago, un soupçon de folk et de psyché…

Neal Black: sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête…

Lenny Lafargue: Aimer, partager, laisser le bon temps rouler !

Cotton Belly's: Il y a du blues et du rock dans leur grand sac à musique

Ray Cashman: il varie les genres avec une égale maestria.

Automatic City: le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

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  Chroniques CD du mois
 






2Sisters, Bâton Bleu, Ben Poole, Boney Fields, Colin James, Confessin' The Blues, Eric Bibb, Frank Bey, Hadden Sayers, Henrik Freischalder Band, Joe Bonamassa, Johnny & Jaalene, Laurie Jane & the 45's, Lawrence Lebo, Michele D' Amour and the Love Dealers, Mike Zito, Rosedale, Sari Shorr, Seasick Steve, Simon "Shuffle" Boyer, The Apocalypse Blues Revue, The Owl Band, The Ragtime Rumours, They Call Me Rico and the Escape.

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  Dossier du mois
 
 

Spécialisé dans le doo-wop, le blues, le jazz, et le gospel, ce label a eu une vie éphémère mais il a marqué l’histoire de son empreinte.                  

A la fin des années 1940, Art Sheridan qui est né le 16 juillet 1925 à Chicago dirige une entreprise de distribution etblues chance records une usine de pressage, Universal Recording Corporation, où l'essentiel de son travail est axé sur la production d’artistes afro-américains ainsi que l’American Record Distributors (ARD). Mais rapidement, il dissout la société de distribution, ARD et réorganise l’établissement en tant que Sheridan Distributing. Il presse des microsillons pour Aristocrat, King records, Universal… Et un beau jour lui vient l’idée de créer son propre label.

Chance Records ouvre ses portes en septembre 1950. Son siège social est dans les bureaux de l’American Record Distributors (ARD) au 2011 South Michigan Avenue. La toute première production Chance est un combo dirigé par le saxophoniste ténor John Schoolboy Porter qui a développé un style vigoureux de R&B dans le groupe de Cootie Williams et qui sera un contributeur régulier du label jusqu'à son départ de Chicago en 1952.  Il enregistre une version instrumentale de la chanson de Tommy Dorsey/Frank Sinatra, ‘I’ll Never Smile Again’, un succès de l'automne 1950. Porter est soutenu par une section rythmique composée de Jesse Hart au piano, Walter Broyle à la basse et Carl Scott à la batterie. Porter grave aussi ‘Tennessee Waltz’, reprise par de nombreux artistes en 1950, son interprétation se vend si bien que l'usine de pressage de Sheridan, Armour Plastics, ne peut pas répondre à la demande et c’est RCA Victor qui est sollicité pour de nombreuses autres copies. La deuxième parution est un disque du Al Sims Trio avec un excellent chanteur nommé Sam Dawson qui interprète ‘I Wonder, Baby’, un titre de proto-rock-and-roll et ‘Moody Woman’ dans la veine de Charles Brown. Toutefois, les ventes n’étant pas à la hauteur des attentes le trio en restera là.

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  Portrait du mois
   
 



6 avril 1918 (Mississippi) – 8 décembre 1981 (Illinois)

Une sorte de carrière.

Le 1er décembre 1956, Muddy Waters mit en boîte ‘Got My Mojo Working’. Trois harmonicistes traînaient dans le studioblues big walter horton, Little Walter, James Cotton et leur aîné Big Walter Horton, lequel venait pour la suite. Muddy termina la séance, son guitariste Jimmy Rogers enchaîna avec quelques titres à lui. Le jump ‘Walking By Myself’ allait devenir un grand standard. Comme Little Walter, Horton donnait toujours un cachet formidable aux chansons de ses copains. Ce soir-là, dans un angle mort de la biture, il montra qu’il en avait encore sous la pédale. Il tenait ‘Walking By Myself’ roulée en boule dans les mains, attendant le solo pour l’étriper. Lors du break, il ne donna qu’une secousse, puis déchiqueta tranquillement la chanson. Little Walter voyait en lui son unique rival. Willie Dixon avait tranché : « Little Walter was a very good player, but Big Walter was a helluva harmonica player ». Le gros n’en croyait pas ses oreilles quand Horton encastrait l’harmo dans un cul de canette et qu’il en tirait ce « sonuvagun sound like a trombone ».

Horton et Little Walter s’étaient connus dans les années 40 à Memphis. A part vendre de la glace, Horton ne branlait pas grand-chose à cette époque. Little Walter ne résida pas longtemps dans la ville, mais la quitta en emportant avec lui un peu de Big Walter, cette touche si moderne qui polirait son sourire à Chicago. Horton raconta qu’il jouait amplifié dès la fin des années 30. Serait-il alors l’un des premiers harmonicistes à l’avoir fait ? Horton disait avoir enregistré avec le Memphis Jug Band en 1927, sous le nom de Shakey Walter. Il aurait donc eu neuf ans ? Bon, il avait démarré sa carrière à cinq ans, dans la rue…

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  Dossier
   
 



« J’ai toujours roulé ma bosse comme frontman, bien que je sois d’un naturel peu expansif. J’imprime surtout de la bande magnétique chez moi ». Éric Ter-Sarkissian, selon le nom imprimé sur son passeport, est un homme d’ordre et de goût, pas ramenard, dandy modeste et plutôt monacal. Il a sorti deux albums excellents, presque simultanément, chez Chic Parisien : Play It Up et Voisine.

En 1976, l’année du premier album Charly, quand il se faisait appeler Sirkel, Ter avait ramassé Mick Taylor qui léchait ses plaies. « Il a joué sur quatre titres de l’album Sirkel & Co. En 1995, je reçoblues eric teris des droits d’auteur anormalement élevés. Code : GéRo. J’appelle la Sacem. Elle m’informe que GéRo signifie ‘Génies du Rock’, la série des éditions Atlas. Sirkel & Co avait été retitré Mick Taylor. Si j’avais eu les moyens de me payer un bon avocat... »

1979. Ter coupe le contact de sa Cadillac Coupe de Ville à Los Angeles. Il y fait producteur, ingénieur du son, musicien. « En 94 trois rappeurs sortent un flingue, pillent mon studio, repartent avec ma voiture… Plus une déconvenue sentimentale et un bon gros tremblement de terre. C’était vraiment le moment de regagner Paris, ma ville natale ».

Son rock a évolué au fil des albums vers un funk velvétien, Tulsa sound et Lou Reed secoués par Bootsie Collins. Il joue à la pulpe, guitariste fin et personnel, et se confie mezza voce plus qu’il ne chante. Sa voix s’est arrondie, plus profonde, presque tendre. L’homme s’est toujours un peu méfié des mélodies. « Je suis plutôt rythmique, je joue funky et bluesy d’instinct. Au fil des ans, j’ai fini par combiner picking et funk-rock. Il m’est arrivé de composer des chansons très mélodiques mais, d’abord, c’est du groove ».

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musee du blues

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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Dossiers précédents
 


King records: le label de Cincinnati avait un catalogue aussi riche en blues qu’en country ou en jazz.   

Modern records: Le label de la côte Ouest des années 40, 50 et 60. 

Motown records:  le label qui a révélé un grand nombre d’artistes

Stax records: Acteur majeur de la soul sudiste, le label qui a créé le Memphis sound

Sun records: Le petit label entre dans la légende au milieu des années 1950

Chess records: Le label reste avant tout la grande référence du Chicago blues.

Okeh records: un héritage musical impressionnant.

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