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06/17
Chroniques CD du mois Interview: MAGIC BUCK Livres & Publications
  Portrait: ROBERT NIGHTHAWK Interview: PAUL MCMANNUS
 
  Interview du mois
   
 



Il joue en solitaire mais il aime toujours rencontrer, partager, aller vers l’autre. Sur scène il varie les styles pour ne pas se répéter et toucher le cœur du public.

Que deviens-tu Buck ?
Je continue tranquillement mon chemin… Après m'être partagé des années entre Paris et Toulon, je suis aujourd'hui souvent à Lyon où vit ma compagne. C'est est une ville que j'aime beaucoup, je lui trouve un peu les avantages de Paris sans les inconvénients. Je vis principalement à Toulon mais quand je tourne pas mal, j'ai tendance à rayonner depuis Lyon qui est plus central et où j'apprécie de ne pas vivre seul. Je suis un Toulyonnais en fait !

blues magic buckTon dernier CD Soul Confidence vient de paraître. Comment et où s’est fait l’enregistrement ?
J'ai beaucoup tourné après la sortie de mon double live en 2015, une belle année pleine de concerts et riches de rencontres. Mais se produire en solo a ses inconvénients car c'est toi qui fais tout, conduire, décharger, installer, jouer, démonter, recharger, le tout rarement suivi d'une bonne nuit de sommeil derrière et je me suis retrouvé avec le dos en vrac et ses conséquences invalidantes. Comme j'étais affaibli, l'hiver qui a suivi ne m'a pas loupé. Je n'ai émergé qu'en avril 2016. Mon année était foutue, je n'avais pas eu l'énergie pour la préparer. Par contre j'avais bien eu le temps de penser et j'avais quelques idées de chansons. J'ai donc réalisé qu'il était temps de faire un nouvel album et j'ai décidé d'y consacrer toute l'année.
J'ai écrit au printemps à Lyon et à Toulon, fait des maquettes en été tout en continuant à écrire et réécrire, puis enregistré en automne et on a mixé en hiver. Pour des raisons pratiques les prises ont été faites chez moi et le mixage en studio. Marc Poveda, avec qui je bosse depuis dix ans s'est occupé de tout ça. C'est le boulot d'une année qui est sur ce disque puisqu'il sort au printemps suivant. Je n'ai jamais autant travaillé un album.

Trouve-t-on cet album dans le commerce, et si ce n’est pas le cas comment se le procurer ?
Je ne suis toujours pas distribué, je n'ai jamais vraiment cherché à l'être, sauf à l'époque de mon premier quand j'étais encore innocent et ne connaissais pas la réalité du marché. J'ai même arrêté les plateformes de téléchargement. Je produis mes albums, ils sont en vente sur mon site et sur les lieux de concert.

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  Interview du mois
   
 



On pourrait l’appeler ‘big bass man’. Avec lui blues et boogie c’est comme pile ou face, que ça retombe d’un côté ou de l’autre c’est lui qui mène le jeu.

Blues Again : Qui es-tu Paul MacMannus ?
Paul MacMannus : Je suis Paul Mayan alias Paul MacMannus. Un nom qui m’a été donné il y a quelques années par un blues paul macmannusmusicien qui trouvait que ce nom de scène m’irait bien du fait que je sois bassiste-chanteur et fan de Sir Paul McCartney (et en plus je jouais parfois avec une basse violon !). Donc, j’ai trouvé ce surnom très sympa et je l’ai gardé (j’ai un peu de sang anglais et américain). Je suis natif de Draguignan dans le Var, et je suis un jeune homme de 65 ans! Je suis issu d’une famille de musiciens mais je ne suis pas persuadé que cette discipline puisse automatiquement se transmettre de père/mère en fils (ou en fille). Je ne me destinais pas à la musique mais l’écoute d’un disque des Beatles quand j’étais môme a déclenché cet amour de la musique qui ne m’a pas quitté  (avant ça j’ai tenu les drums dans un petit groupe instrumental… j’avais 8 ans … première scène). Petit à petit je me suis intéressé à la musique, j’ai abandonné les drums (trop paresseux pour me coltiner tout le matos !) et j’ai été attiré par la basse (j'ai appris tout seul… comme un grand). En 1980, un premier disque ska chez Pathé-Marconi et un deuxième en 1994 chez Delphine Productions (Paul de Senneville)  ‘Passé la Frontière’.

Premier blues ou rock entendu ?
Je pense que le premier rock entendu a du être style Bill Haley, Chuck Berry, plus tard Stones, Slade, Deep Purple,  etc… Par contre je ne me souviens pas du premier blues… Peut-être ceux joués par ma mère.

Quelles ont été tes principales influences ?
Mes influences sont variées et certainement étrange pour un boogie-man. La première fois que j'ai écouté un disque des Beatles... Ça a dû influer sur mon futur musical. McCartney me montre comment chanter en jouant de la basse et son jeu m’inspire pas mal même si dans le boogie-blues je ne l’utilise pas. Sa façon de chanter  m’intéresse aussi. C’est presque un guru pour moi (joke). Johnny Guitar Watson pour un certain groove simple mais oh combien efficace. Canned Heat, qui est pour moi LE groupe de boogie incontournable. ZZ Top pour sa puissance  bass-drums. Elmore James la simplicité efficace
Beaucoup d’autres. Parfois même un morceau de variété m’inspire un rif, un groove !

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  Portraits précédents
 


Little Walter: Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

Freddy King: 3 septembre 1934 (Texas) – 28 décembre 1976 (Texas)

T-Bone Walker: Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

Lightnin' Slim: Otis Hicks –13 mars 1913 (Missouri) – 24 juillet 1974 – (Michigan)

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  Interviews précédentes
 


Suzy Starlite & Simon Campbell: Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

Eric LaValette: Une conversation fleuve a résulté de notre rencontre.

Bernard Sellam: présentation du dernier album, 'Long Distance'.

Dario Mars and the Guillotines: l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge

Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

The Marshals: Un band qui envoie un blues-rock dense et dénudé

The Steady Rollin' Men: Energie rock, atmosphère bluesy

Orville Grant: il opère en orfèvre et s’affranchit des cadres.

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  Dossiers précédents
 


The Rolling Stones:
Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

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  Chroniques CD du mois
 






Beauty and the Beast, Chuck Berry, Colter Wall, Don Joe Rodeo Combo, Ecstatic Vision, Ivor S.K., Janiva Magness, Jean-Christophe Pagnucco, Jim Jones & the Righteous Mind , Jim Roberts and the Resonants, John McNamara , Laura Tate, Micki Free, Patty Reese, Penguin Café,Polly O'Keary and the Rhythm Method, Ray Davies, Robert Cray & Hi Rhythm, The Norvins, Vin Mott, Volker Goetze Quintet, Wicked.

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  Portrait du mois
 
 

Robert Lee McCollum : 30 novembre 1909 (Arkansas) - 5 novembre 1967 (Arkansas)

Fils de Ned et Mattie McCollum, Robert Lee McCollum voit le jour à Helena en Arkansas. Il a un frère Samuel et une sœur Ethel.robert nighthawk Le père et la mère sont musiciens, c’est donc naturellement que frères et sœur font de la musique en grandissant. Robert quitte la maison à un âge précoce et se fait musicien des rues pour survivre. En 1923 il se retrouve en Louisiane, c’est là qu’il apprend à jouer de l’harmonica auprès d’Eddie Jones un artiste du coin. Après une période d'errance dans le sud du Mississippi, il s'installe un temps à Memphis, là il joue avec des orchestres locaux et se joint même au Memphis Jug Band. En 1929 il rencontre son cousin Houston Stackhouse à Hollandale une bourgade située dans le sud du Mississippi. Ce dernier l’initie à la technique de la slide guitar. A cette époque Robert travaille comme camionneur durant la semaine et joue sa musique le week-end. Peu après, il lâche le volant pour se faire embaucher dans une ferme à Murphy Bayou, 10 miles au sud-ouest de Hollandale. C’est à cette période qu’il se produit en duo avec Houston Stackhouse dans les clubs de Greenville et Jackson. Ils participent même à des émissions de radio.
Robert McCollum se marie, et ce ne sera pas la dernière fois, en 1928 avec Mary Griffen à Friars Point ; ils auront deux enfants, le premier né, Sam, sera suivi de Ludy. Sam sera élevé par la famille Carr qui le recueille à un an et demi parce que ses parents ne veulent pas renoncer à leur vie erratique. Et Sam n’est autre que Sam Carr le batteur de blues bien connu.
En 1932 Robert McCollum est toujours sur la route. Il séjourne à Vicksburg et forme un nouveau duo avec son frère. Au gré de ses pérégrinations il rencontre des gens comme Charlie Patton, Will Shade, Muddy Waters, Eugène Powell, Tommy Johnson et probablement Son House et Robert Johnson. En 1933 il s’associe brièvement avec la chanteuse Laura Dukes qu’il a rencontrée à East Saint Louis alors qu’ils collaboraient au sein du même Medecine show.
Robert se fixe à Saint Louis au milieu des années 30 et prend le nom de sa mère, il se présente alors sous le nom de Robert Lee McCoy. Certains racontent qu’il a quitté la Louisiane où il a eu des ennuis… une histoire d’arme à feu... y a-t-il eu ou non mort d’homme ? Nul ne le sait, mais il a fui et changé de nom pour éviter des poursuites. A Saint Louis, il fréquente les bluesmen locaux, comme Big Joe Williams, Henry Townsend, John Lee Hooker et John Lee Sonny Boy Williamson. En 1936 il monte à Chicago  et est engagé comme musicien de studio chez Bluebird et Decca. Il grave pour son compte ‘Take It Easy Baby’ pour Bluebird et ‘Prowling Night-Hawk’ pour Victor, ce titre lui donnera plus tard l’idée de son pseudonyme. Comme pour beaucoup de bluesmen il enregistre sous divers pseudonymes comme Rambling Bob ou Peetie's Boy et participe à différentes émissions de radios locales. Mais un beau jour, le guitariste Robert Lee McCoy disparaît... Quelques temps plus tard apparaît un étonnant Robert Nighthawk qui joue sur une guitare au son nouveau pour l’époque.

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  Dossier du mois
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

Bien évidemment, la dimension dramatique n’est pas systématique, le blues comme le flamenco peuvent exprimer la joie ; mais celle que communiquent, par exemple, les bulerias, passe davantage par l’ambiance festive, par l’exubérance du chant, de la danse et de la musique que par le texte. Certains blues, au contraire, traduisent une jubilation personnelle pour des raisons obscures ou totalement explicites ; il s’agira souvent d’une forme de succès sur le plan affectif, ou de réussite sociale. Les deux notions sont souvent associées, et opposées à des échecs antérieurs, signifiant que l’individu a tiré profit de ses erreurs et maîtrise désormais sa vie sentimentale autant que sa situation financière.

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  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,

  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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