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04/19
Chroniques CD du mois Interview: ANDRES ROOTS Livres & Publications
Portrait: CLARENCE GATEMOUTH BROWN Interview: HOE BOY AND THE DEVIL Dossier: PIEDMONT BLUES
 
  Interview du mois
   
 



Tout en évitant les clichés il puise son inspiration dans le Delta blues, le jazz des années 1920, le swing des années 1930 et le rock des années 1960.       

Blues Again : Faisons les présentations…
Andres Roots : Mon vrai nom est bien Andres Roots. Mon père était Harry Roots, blues andres rootsson père Osvald Roots, son père August Roots, et ainsi de suite. Je suis né en avril 1976 à Tallinn, en Estonie – du temps de l’URSS. En 1995, je me suis installé à Tartu, où je vis. Quand je ne travaille pas, je suis plutôt content de rester chez moi, d'écouter des disques, de lire des livres et regarder des vieux films - ou tout simplement rester assis dans le jardin sans rien faire quand le temps le permet. Quand je travaille, j'aime jouer de la guitare !

Sur quels genres de guitares joues-tu et as-tu une marque préférée ?
Pas vraiment - mais j'ai une marque préférée en matière de micros magnétiques. La plupart de mes guitares depuis 1996 sont équipées de micros magnétiques à remontage manuel fabriqués par mon ami Halvo Liivamägi, ici à Tartu. Ma guitare principale en ce moment est une Squier Vintage Modified Jazzmaster jaune soigneusement personnalisée par Halvo : nouveaux capteurs, nouveaux commutateurs, nouvelles configurations et nouvelles positions pour tout. J'ai aussi une acoustique Walden avec un micro Liivamägi, une guitare à résonateurs Tokai Les Paul et Vintage and Republic - les trois dernières étaient toutes des cadeaux de mes amis... Oh, et je fais la promotion des amplificateurs ZT et G7th Capos.

Joues-tu d'autres instruments ?
Pas assez pour le mentionner - bien que ma première performance publique ait été de jouer de la caisse claire lors du défilé des Jeunes Pionniers dans les années 1980.

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  Interview du mois
   
 



Une formation atypique à la joie communicative dont le style dynamique et entraînant fait vite monter la température.        

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Lio : A la base, nous avions créé ce groupe en mai 2015 (Oliv, Moux et moi) pour faire de la surf music (reprises des Ventures, Shadows …), mais après deux, trois répètes, le style a vite tourné vers le blues, en faisant tous simplement lors d’un bœuf en répète la fameuse reprise du film O’Brother : ‘Constant Sorrow’.blues hoe boy and the devil

Quel est votre port d’attache ?
Notre gare de départ est située dans un petit village du nord de la France, plus exactement à Haussy près de Valenciennes.

Pourquoi le choix de ce nom ?
Lio : Après pas mal de recherches sur l’histoire du blues, plus précisément ses origines dans le Delta, je suis tombé sur ce terme, hobo, qui définissait les bluesmen qui prenaient le train clandestinement afin de jouer leur musique à travers le pays. Hobo plus précisément les hoe boys. A cela j’ai tout de suite associé la fameuse légende de Mr. Robert Johnson (sur le fameux crossroad et de son pacte avec le diable), et voilà le nom était trouvé : Hoe Boy and the Devil.

On présente les membres du groupe…
Oliv : Depuis mai 2015, guitare, chant, ex-guitariste/chanteur dans un groupe local de rock.
Moux : Batterie, percussion, issu du conservatoire de Valenciennes, ex-membre d’un groupe de ska punk local.
Lio : Guitare, slide, harmonica, guitariste dans un autre groupe de punk rock depuis 2001 Nothing For Free.
Lut : Je suis arrivé en novembre 2015, basse/contrebasse, également bassiste et membre de Nothing For Free depuis 1999.
Seb : Arrivé en juin 2017, cuivre, membre de différentes harmonies et brass bands.
Romaric : Egalement depuis juin 2017, cuivre, membre de différentes harmonies et brass bands.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Blind Boy Fuller: Fulton Allen 10 juillet 1907 (Caroline du Nord) – 13 février 1941 (Caroline du Nord)

Charley Patton: 1881 (Mississippi) – 28 avril 1934 (Mississippi)

Blind Blake: Arthur Blake - 1896 (Floride) ? – ? ( ?)

Charles Brown: Tony Russell Brown 13 septembre 1922 (Texas) – 12 janvier 1999 (Californie)

Big Walter Horton: 6 avril 1918 (Mississippi) – 8 décembre 1981 (Illinois)

Big Maybelle: Mabel Louise Smith 1er mai 1924 (Tennessee) – 23 janvier 1972 (Ohio)

Big Joe Turner: Joseph Vernon Turner : 18 mai 1911 (Missouri) – 24 novembre 1985 (Californie)

Eddy Clearwater: Edward Harrington : 10 janvier 1935 (Mississippi) – 1er juin 2018 (Illinois)

Albert King: Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi) – 12 décembre 1992 (Tennessee)

Snooks Eaglin: Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) – 18 février 2009 (Louisiane)

Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

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  Interviews précédentes
 

Larsen Blues: Il s’affranchit des codes pour créer des ambiances bien particulières

Midnight Burst: Un power trio qui libère les décibels.

Bâton Bleu: une musique dans laquelle se mêlent des sonorités venues d’horizons différents

Rosemud: Le band traque toutes les nuances du blues

Rosedale: un blues-rock aux accents soul qui fait des étincelles.    

Big Brazos: Depuis plus de 20 ans entre blues et folk.

Little Mouse & The Hungry Cats: La gent trotte-menu et les félins s’associent pour faire la fête.

Boney Fields: Il incarne bien la devise américaine ‘That’s Entertainment’

Whodunit: du nom de ces romans policiers à énigme popularisés par Agatha Christie.   

Little Victor: Grand sectateur du lo-fi

Mr. Hardearly: Dix ans déjà, des centaines de concerts au compteur 

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  Chroniques CD du mois
 






Ally Venable, Big Daddy Wilson, Black Cat Biscuit, Cara Being Blue, Cisco Herzhaft, Cotton Belly's, Crypt Trip, Eli "Paperboy" Reed, Eric Gales, Gary Hoey, George Benson, Glen Clark, Hat Fitz and Cara, Katarina Pejak, Keith Richards, Nico Chona & the Freshtones, Reese Wymans and Friends, Rival Sons, Robin Trower, Tiffany Pollack and Eric Johanson, Vegas Strip Kings, Walter Trout, YGAS.

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  Dossier du mois
 
 

Inspiré du ragtime, ce style de guitare sophistiqué au rythme soutenu et au phrasé élégant a émergé aux pieds des Appalaches.             

Le terme de Piedmont Blues s’attache à la musique de la plaine côtière qui s'étend des contreforts des Appalaches à l'Atlantique, blues piedmont bluesde la Virginie aux Carolines et de la Floride à la Géorgie, incluant même plus au Nord le Maryland et le Delaware. Ce style est né dans des campagnes isolées dont beaucoup sont parsemées de hangars où la grande récolte de la région, le tabac, était autrefois importée pour être séchée. Il était joué dans les étables la nuit, pendant que les feux rôtissaient les feuilles de tabac jusqu'à obtention de la teinte et de la texture voulues, ainsi que dans des entrepôts pendant la saison des ventes aux enchères.
Au début du 20ème siècle, la guitare un instrument jusque-là difficile à se procurer devient soudainement accessible à toutes les couches de la société grâce aux bureaux de vente par correspondance et à la livraison dans les fermes rurales. Les familles noires du Piedmont et des montagnes pouvaient désormais se payer une guitare à quatre dollars. Mais la guitare ne rend pas le banjo et le violon obsolètes, comme cela semble être le cas dans le Mississippi. Les premiers guitaristes noirs du Piedmont ont tendance à jouer avec les banjoïstes et les violoneux dans des orchestres qui font danser dans les soirées rurales. Ils retiennent les schémas complexes de picking à deux ou trois doigts utilisés par les banjoïstes et imitent les glissandos des violoneux.

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  Portrait du mois
   
 



F18 avril 1924 (Louisiane) – 10 septembre 2005 (Texas)

La classe texane.

Capodastre à mi-course, pouce en gâchette, main ouverte sur le cordage, Gate sonne du bout des doigts commeBLUES CLARENCE GATEMOUTH BROWN un bassiste. Il dévide ‘Okie Dokie Stomp’ dans un tournis de manche. La section rythmique au galop, puis le plongeon des cuivres. L’orchestre de Pluma Davis fait jaillir l’éclat de Duke Ellington au cœur du rock’n’roll. Gate revient à la charge et conclut avec cette majesté placide qui signe la classe texane. Il a enregistré cet instrumental en 1954 pour Peacock, le label de Houston. C’est son morceau le plus connu, sûrement parce qu’il figure dans un album de Canned Heat, retitré ‘Hill’s Stomp’. ‘Okie Dokie’ reflète la liberté stylistique novatrice du boulet de canon texan, son swing plébéien et le travail de ses arrangeurs. On a fini par oublier l’importance qu’a eue Gate pour le rhythm’n’blues et la country du Golfe. En Europe, on s’est habitué à voir circuler cette silhouette élégante en bottes et grand chapeau de cowboy, paré du singulier prestige d’avoir défendu la loi dans un coin d’Amérique où le soleil cogne. En l’occurrence Farmington, Nouveau Mexique, dont Gate fut un court instant le shérif, conservant longtemps l’insigne de cette fonction à la boucle du ceinturon.

Gate ne témoigne pas beaucoup de gratitude à ses inspirateurs mais, à l’évidence, il a bien écouté T-Bone Walker et Louis Jordan, les big bands, beaucoup de western swing, de country, de cajun. Pas mal de blues aussi, l’insulte à ne jamais proférer devant lui. L’album du comeback s’intitule d’ailleurs The Blues Ain’t Nothing (Black & Blue, 1972). Gate peut faire résonner tous les instruments du monde. En 1945 il joue de la batterie dans l’orchestre de son unité, mais il déchire surtout à la guitare et au violon, pliant l’une aux inflexions de l’autre et inversement.

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  Dossier
   
 



« J’ai toujours roulé ma bosse comme frontman, bien que je sois d’un naturel peu expansif. J’imprime surtout de la bande magnétique chez moi ». Éric Ter-Sarkissian, selon le nom imprimé sur son passeport, est un homme d’ordre et de goût, pas ramenard, dandy modeste et plutôt monacal. Il a sorti deux albums excellents, presque simultanément, chez Chic Parisien : Play It Up et Voisine.

En 1976, l’année du premier album Charly, quand il se faisait appeler Sirkel, Ter avait ramassé Mick Taylor qui léchait ses plaies. « Il a joué sur quatre titres de l’album Sirkel & Co. En 1995, je reçoblues eric teris des droits d’auteur anormalement élevés. Code : GéRo. J’appelle la Sacem. Elle m’informe que GéRo signifie ‘Génies du Rock’, la série des éditions Atlas. Sirkel & Co avait été retitré Mick Taylor. Si j’avais eu les moyens de me payer un bon avocat... »

1979. Ter coupe le contact de sa Cadillac Coupe de Ville à Los Angeles. Il y fait producteur, ingénieur du son, musicien. « En 94 trois rappeurs sortent un flingue, pillent mon studio, repartent avec ma voiture… Plus une déconvenue sentimentale et un bon gros tremblement de terre. C’était vraiment le moment de regagner Paris, ma ville natale ».

Son rock a évolué au fil des albums vers un funk velvétien, Tulsa sound et Lou Reed secoués par Bootsie Collins. Il joue à la pulpe, guitariste fin et personnel, et se confie mezza voce plus qu’il ne chante. Sa voix s’est arrondie, plus profonde, presque tendre. L’homme s’est toujours un peu méfié des mélodies. « Je suis plutôt rythmique, je joue funky et bluesy d’instinct. Au fil des ans, j’ai fini par combiner picking et funk-rock. Il m’est arrivé de composer des chansons très mélodiques mais, d’abord, c’est du groove ».

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  Dossiers précédents
 


Indian Blues: Quand la rythmique africaine rencontre le tempo amérindien

Doo-wop: un genre nouveau a imprimé sa marque

Trumpet records: Au début des années 1950 le label du Mississippi entre dans l’histoire

Specialty records: Ce label de Los Angeles a fortement contribué à l’émergence du rock’n’roll.   

Eric Ter: bluezy, picking, funk-rock, groove, ....

Chance records: ce label a eu une vie éphémère mais il a marqué l’histoire de son empreinte.   

King records: le label de Cincinnati avait un catalogue aussi riche en blues qu’en country ou en jazz.   

Modern records: Le label de la côte Ouest des années 40, 50 et 60. 

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musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

Bo Diddley / Chuck Berry : Two great guitars - Chess 1964

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