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02/18
Chroniques CD du mois Interview: Cotton Belly's Livres & Publications
Portrait: ALBERT COLLINS Dossier: VEE JAY RECORDS Interview: LENNY LAFARGUE
 
  Interview du mois
   
 



Il y a du blues et du rock dans leur grand sac à musique mais parfois les instruments tressent des arpèges folk pour soutenir un chant aux accents soul.

Blues Again : Quoi de neuf au rayon Cotton ?
Yann Malek : Salut Blues Again, les Cotton Belly’s se portent bien avec Aurélie Simenel à la batterie, Christophe Etienne à la basse, Jérôme Perraut à la guitare et moi-même Yann Malek au chant, harmonica et guitare lapsteel.

Après bientôt 13 ans d’existence peut-on faire un bilan ?
En effet, on fêtera nos 13 ans le 25 Mars. Un bilan se résumerait à trois albums de compositions originales, 5 EP et environ 800blues cotton bellys concerts dans toute la France, Québec, Etats-Unis, Italie, Belgique et Pays-Bas.

Comment définiriez-vous le style du groupe ?
Aujourd’hui on peut dire que Cotton Belly’s réunit les trois styles suivants blues, rock et folk. C’est un mélange subtil (comme nous osons l’espérer) de ces trois univers étroitement liés.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Notre démarche majeure s’inspire de la musique populaire américaine, le chant est en anglais. La source principale d’inspiration est le blues, on a commencé en acoustique en jouant des reprises de blues rural et électrique, puis petit à petit on a laissé parler nos envies et nos autres influences de musique plus actuelles telles que le rock par exemple. La composition est parfois individuelle, parfois collective, il m’arrive de ramener des chansons déjà abouties, puis pour le reste, on mélange nos idées, nos riffs et on compose ensemble.

Si le band avait une devise, quelle serait-elle ?
Tout est bon dans le coton ! « Cotton » aime on ne compte pas.

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  Interview du mois
   
 



Aimer, partager, laisser le bon temps rouler ! Au fil des années la passion reste intacte. Avec lui, la musique est une fête entre les musiciens et le public !  

Blues Again : Que deviens-tu Lenny ?
Lenny Lafargue : Je m'occupe. 

Comment est né ton dernier album Un Ange paru en avril 2017 ?
Et bien il est né de mon inspiration, j'ai fait ce que je sais faire, blues, swamp, rock and roll, zydeco, et une incursion dans la soul.

blues lenny lafargueQuelques mots sur les invités présents sur cet album…
Ce ne sont pas des invités juste une petite famille de fidèles qui collaborent avec ma musique et qui connaissent mes codes, la dernière venue c'est Dee Ann Zakaria.

Combien fais-tu de concerts par an ?
Entre 40 et 50.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Bien sûr pour s 'exprimer. Dame ! C'est une fête entre les musiciens et le public, un moment de partage, on donne et on reçoit, de plus la scène fais progresser un musicien, c'est complémentaire du travail de studio.

Peux-tu nous présenter ton groupe ?
Pour la scène actuellement il y a Phil Elies à la batterie, Alexandre Nief à la basse, Stan Noubar Pacha à la guitare.

Comment est la scène blues actuellement à Bordeaux ?
Plutôt bien. De très jeunes pratiquants émergent, c'est bon signe.

En dehors de tes engagements personnels, travailles-tu sur d’autres projets en collaboration ?
Oui bien sûr, j'aime les rencontres, le partage, et j'aimerais encore plus mettre ma guitare au service de chanteurs, d'harmonicistes. Pour répondre à ta question, pour les plus récents j'ai collaboré sur des plateaux de scènes nationales avec le Blues On Tour (Miguel M, Sulaiman Hakim, Guillaume Petite) à l'initiative de l'ex-directeur du Cahors Blues Festival, Bernard Volant, un trés chic type, Jaquie Bell, chanteuse du Mississippi, Keith Dunn, Mama's Biscuits... J 'ai aussi collaboré en 2014 et 2015 avec Jacques Garcia à la conférence expo Du Blues Et Des Hommes où j'exposais, guitares et chant, tous les courants et artistes de blues légendaires. Je suis aussi sollicité pour intervenir en studio et aider à réaliser des CD.

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  Portraits précédents
 


Kokomo Arnold: James Arnold  15 février 1901 (Georgie) - 8 novembre 1968 (Illinois)

Scott Joplin: 24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

Jelly-Roll Morton: Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

Robert Nighthawk: Robert Lee McCollum : 30 novembre 1909 (Arkansas) - 5 novembre 1967 (Arkansas)

Little Walter: Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

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  Interviews précédentes
 


Ray Cashman: il varie les genres avec une égale maestria.

Automatic City: le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

The Night Cats: sont pleins d’énergie et leur compagnie est plutôt électrisante.

Hoboken Division: « Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

Cheese Finger Brown: il interprète avec une approche personnelle un country-blues au son distordu

Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

Dom Ferrer: Au fil des errances il y a le plaisir des rencontres et le partage de la musique.

Magic Buck: Il joue en solitaire mais il aime toujours rencontrer, partager,...

Paul MacMannus: On pourrait l’appeler ‘big bass man’.

Suzy Starlite & Simon Campbell: Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

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  Dossiers précédents
 


Bluebird records: ce label a créé un son qui a influencé le rhythm and blues et le rock and roll naissant.  

Aladdin records: le label basé à Los Angeles a su accrocher quelques noms prestigieux à son catalogue.  

Vocalion: Un label à l’histoire mouvementée qui renferme dans son catalogue de nombreuses pépites

Cobra Record: Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans

Excello Record: Young et Miller, ont écrit une page de l’histoire du blues sudiste

American epic: Une épopée musicale : country, folk, bluegrass, western swing, blues, gospel, musiques cajun, hawaïenne, amérindienne, mexicaine…

Jim & Gene: Jim Morrison et le diable boiteux

The Rolling Stones: Back to the roots

Blues & Flamenco: Le récit.

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  Chroniques CD du mois
 






Barton Hartshorn, Beth Hart & Joe Bonamassa, Bette Smith, Black Rebel Motorcycle Club, DD's Brothers, Johnny Fink and the Intrusion, Lex Grey and the Urban Pioneers, Mick Kolassa and Friends, Roswell Rudd, The Goon Mat and Lord Benardo.

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  Dossier du mois
 
 

Ce label mythique fondé dans les années 1950 a connu de nombreux déboires mais a constitué en une douzaine d’années un catalogue inestimable.      

A la fin des années 1940, Vivian Carter (25 mars 1921 – 12 juin 1989) et James C. Bracken (23 mai 1909 – 20 février 1972) possèdent un magasin de disques à Gary dans l’Indiana, et Vivian est disc-jockey sur les ondes de la stationblues vee jay records WGRY. La musique noire que Vivian diffuse dans son émission de radio n'est pas forcément disponible sur microsillons. Voulant enregistrer un groupe en qui elle croit, le couple a une idée et estime pouvoir obtenir le soutien des radios et écouler ses productions grâce à ses contacts commerciaux. En 1953, Vivian et James créent le label qu’ils nomment Vee Jay, les initiales de leurs deux prénoms. C’est l'une des premières maisons de disques appartenant à des Afro-Américains. Ils empruntent 500 $ pour produire le premier album et les sessions sont organisées en juin 1953. ‘Baby, It's You’ par The Spaniels, band composé de James ‘Pookie’ Hudson (ténor principal), Gerald Gregory (basse), Willis C. Jackson (baryton), Opal Courtney (baryton) et Ernest Warren (premier ténor), est un succès immédiat. Les Bracken organisent leurs canaux de distribution, mais dans les débuts les singles sont publiés sur la marque Chance d'Art Sheridan. Ce n’est qu’en décembre que leur entreprise devient opérationnelle.

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  Portrait du mois
 
 

Icebreaker

Albert Collins a enregistré sept albums chez Alligator, le premier : Ice Pickin’ (1978), le dernier : Cold Snap (1986). Quand il a rencontré le saurien, Collins avait déjà dans le rétro vingt années d’une carrière discographique assez vacillante, quoi qu’on ait pu en dire. Albert Collins est né au Texas en 1932, il est mort à Las Vegas en 1993. Il vivait dans le voisinage de BB King, qui l’avait pressé d’acheter une maison à côté de la sienne. A partir d’Alligator, Collins n’a plus cessé d’être heureux.

Blues Again : Bien avant Alligator, Albert Collins avait enregistré ‘The Freeze’ en 1958. C’était son premier disque et il ne s’est jamais départi de son leitmotiv basse-température, givre, gel, verglas…
Bruce Iglauer :The Freeze’… Oui, Fenton Robinson avait enregistré une version de ce titre. J’ignorais que c’était à Albert qu’il l’avait emblues albert collinsprunté. Je connais bien le style de Fenton, et j’ai toujours pensé que ‘The Freeze’ ne collait pas avec. La version d’Albert a dû être convenablement diffusée par les radios du Sud. Don Robey était à Houston, il a pu l’entendre sur une station locale et en commander une version pour Duke. Je crois que c’était le premier single Duke que signait Fenton. Je n’en suis pas 100 % certain. J’ai toujours aimé la thématique du « cool » dans ses titres. On a toujours gardé cette veine à l’esprit : ‘Meltdown’, Cold Snap, Frostbite, Frozen Alive, Skatin’, etc.

Meltdown’ a un rapport avec le cool ?
Meltdown’… Euh… Oui. Quand on l’a enregistrée, Albert avait du mal à expliquer à Casey Jones comment jouer ce beat. On s’était inspiré de l’un des ses premiers « cool sounds » instrumentaux. Je ne me souviens plus lequel…

Peut-être ‘Sno-cone’ ou ‘Icy Blue’ ?
Oui, c’est ça ! Gwen, la femme d’Albert, se trouvait dans le studio. Elle s’est assise derrière la batterie et a joué le beat. Et elle l’a joué nickel. C’est par Gwen que Casey a appris à le jouer.

Albert Collins arrive chez Alligator en 1978. Donc, vingt ans après ‘The Freeze’.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

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  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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