Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

01/17
Chroniques CD du mois Interview: orville grant Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: freddy king Interview: bone tee & the slughunters
 
  Interview du mois
   
 



Country, folk-blues ou rock, cigar boxes et technologie moderne, il opère en orfèvre et s’affranchit des cadres.

Blues Again : D’où viens-tu Orville Grant ?
Orville Grant : Je suis originaire de Bordeaux et je vis aujourd’hui à 40 kilomètres au sud de cette ville. J’ai la chance d’avoir comme passion la musique qui est mon métier en tant que professionnel depuis 23 ans. J’ai commencé à apprendre la musique à l’âge de cinq ans et la guitare à partir de 18. J’ai enregistré mon premier 45tours en 1981 chez Polydor.
J’ai également une grande passion pour les animaux. Je ne mange pas de viande depuis 3 trois ans par respect pour les animaux car je refuse que l’on sacrifie des vies pour mon seul confort.

blues orville grantLe blues, le rock… c’est venu comment ?
Tout enfant je vivais dans le nord-Gironde dans un petit village et dans les années 50/60 j’ai beaucoup écouté des chanteurs français. J’ai découvert plus tard à la radio les tubes anglo-saxons des années 60. Lorsque je suis rentré au lycée dans les années 70 j’ai découvert le rock anglais et ce fut une révélation. J’étais à cette époque un grand fan des Stones, de Rod Stewart, de Status Quo mais aussi dans un autre style de King Crimson ou Van der Graf Generator.

Quelles sont tes références ?
Mon maitre absolu est JJ Cale et même si j’adore tous les grands groupes américains des années 70 comme Poco, les Eagles, les Doobie Bros, Fleetwood Mac, CSNandY etc... et aussi de James Taylor et Neil Young, JJ Cale reste celui dont je ne me lasserai jamais.

 > lire la suite


  Interview du mois
   
 



La Maison De La Terre, lieu associatif chaleureux à Poucharramet en Haute-Garonne, organise tous les ans en février un festival de blues, c’est là que Bone Tee & The Slughunters présentaient l’album Country Boy… fin novembre.

Blues Again : Bone Tee & The Slughunters, un nom à coucher dehors, pourquoi ?
Laurent : C'était une blague potagère…  les meilleures.
Guillaume : C'est une longue histoire. On passait beaucoup de temps dans le camion, lors des tournées estivales avec le groupe dans lblues bone teeequel on était avant, qui s'appelait Bad To The Bone,  axé très seventies. Et comme on vient tous d'un milieu rural, on avait tous des théories sur la meilleure façon de tuer les limaces et un jour, on s'est dit : «  C'est incroyable, dans ce camion, on ne parle que de potagers et comment tuer des limaces et beaucoup moins de musique » et du coup, Slughunters est venu, ça veut dire Tueurs de limaces.
Le band c’est : Bone Tee (Guillaume Zimmerlin-guitare/chant), Mad dog (Laurent Bellaz-basse), Seoune Slim (Daniel Conqueret-piano) et King Créole (Julien Bigey-batterie)

Mais Bone Tee, ça a à voir avec T-Bone ?
Guillaume : Bone Tee, ça vient d'un peu plus loin, il y a un peu plus de huit ans, j'ai acheté une National steel guitar de 1930, j'ai travaillé pas mal dessus et je me suis dit, il faut absolument faire quelque chose. Après avoir mis quelques morceaux au point, avec la complicité de notre bistroquet préféré, nous avons décidé que j'irai me produire chez lui mais il me fallait un nom et après avoir cherché vite fait, j'ai trouvé Bone Tee et j'ai fait anonymement ce concert. Les autres membres du groupe ne savaient même pas que j'étais Bone Tee.

> lire la suite


  Portraits précédents
 


T-Bone Walker: Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

Lightnin' Slim: Otis Hicks –13 mars 1913 (Missouri) – 24 juillet 1974 – (Michigan)

Eddie Kirkland: 16 août 1923 (Kingston - Jamaïque) – 27 février 2011(Tampa - Floride)

Leroy Carr: 27 mars 1905 (Nashville, Tennessee) – 29 avril 1935 (Indianapolis, Indiana)

Otis Spann: 21 mars 1930 (Jackson, Mississippi) –
24 avril 1970 (Chicago, Illinois)

Lowell Fulson: 31 mars 1921 (Tulsa, Oklahoma) –
7 mars 1999 (Long Beach, Californie)

> voir les archives



  Interviews précédentes
 


The Wealthy Hobos: Une musique explosive, excitante.

Lucy Dixon: Le swing de l’ordinaire…

Rivherside: il envoie dans des slides fébriles un gros son au débit ravageur.

Do the dirt: Le récit ancestral se prolonge en maître du tempo.

Mr. Hardearly: Son bonheur, faire de la musique.

Mat Walklate & Paolo Fuschi: un blues dynamique qui renvoie des échos du passé grâce à de vieux amplis à tube

Greg Zlap - Fred Chapellier: C’est le corps qui parle

Calvin Coal: Il sculpte les sons et son style est original

> voir les archives



  Dossiers précédents
 


The Rolling Stones:
Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

> voir les archives



 


   
 

blues voeux 2017

  Chroniques CD du mois
 




Awek, Billy T Band, Daddy MT & the Matches, Derrick Procell, Jeff Chaz, John Latini, John Mayall, Martha Fields, Mojo Bruno & Mannish Boys,  Only Cigar Box, Randy McAllister and the scrappiest band in the motherland, Stevie J. Blues, Teresa James & the Rhythm Tramps, The Marcus King Band.

> lire les chroniques



  Portrait du mois
 
 

3 septembre 1934 (Texas) – 28 décembre 1976 (Texas)

Avec son jeu de guitare puissant, dynamique et plein de fougue, et son chant passionné, il a révolutionné le blues des sixties.

C’est à Gilmer au Texas, un bled à 120 miles à l’est de Dallas, que le 3 septembre 1934, un petit Fred, fils d’Ella Mae King et de J.T. Christian voit le jour. Il a des gènes africains et choctaw. Quand Freddie a six ans, sa mère et son oncle commence à lui donner ses premiers cours de guitare. L’enfant aime écouter Lightnin’ Hopkins et Louis Jordan.
blues freddy king
A l’automne 1949, la famille déménage à Chicago. Le jeune garçon trouve un emploi dans une aciérie, mais pratiquement dès son arrivée dans la Windy city, il fréquente les clubs du South side, où il entend Muddy Waters, Howlin’ Wolf, T-Bone Walker, Elmore James et Sonny Boy Williamson. Il forme son premier groupe avec le guitariste Jimmie Lee Robinson et le batteur Frank ‘Sonny’ Scott, Every Hour Blues Boys, qui se produisent au Cadillac Baby’s Lounge. En 1952, à 18 ans, alors qu'il travaille toujours à l'aciérie, il se fait occasionnellement sideman avec les orchestres  Little Sonny Cooper Band et Earl Payton's Blues Cats. La même année, il épouse une compatriote du Texas, Jessie Burnett. Ils auront sept enfants.
À la fin des années 50, Freddie King joue avec Muddy Waters et d'autres piliers de Chicago, notamment les guitaristes Jimmy Rogers, Robert Lockwood, Jr., Eddie Taylor, Hound Dog Taylor, ainsi qu’avec Willie Dixon, Memphis Slim et Little Walter.
En 1954, il intègre la formation d’Earl Payton qui se produit au Club Zanzibar et au Ricky’s Shaw Lounge. Peu après il part en tournée avec Memphis Slim.

> lire la suite



  Dossier du mois
   
 



Les aspects mélodiques du blues et du flamenco sont certainement plus difficiles à appréhender que les rythmes et les structures. Du point de vue de la description, les limites de la « tonalité » classique sont facilement contournables, mais les fluctuations de la voix humaine, les mélismes et les altérations microtonales semblent échapper à toute notation. Il est donc légitime de se demander si ces éléments expressifs, tout aussi caractéristiques du genre musical que les critères de sonorité ou de métrique, sont à proprement parler des « ornements » ou relèvent d’un autre système musical.

Faut-il considérer que le chant obéit à des règles qui lui sont propres, à une logique différente de celle de l’instrumentation ? La voix interpelle, elle « blesse » selon l’expression consacrée par les flamenquistes ; on est souvent tenté d’envisager le cante ou le blues vocal, principaux vecteurs de cette charge émotive, comme la dimensionblues & flamenco « primitive » d’une musique hybride.
L’ambiguïté du blues résulte effectivement du contraste entre le chant, construit sur une échelle que l’on assimile un peu hâtivement au mode mineur, et  un accompagnement reposant sur des accords majeurs. Il n’est pas rare de lire que le blues n’est rien d’autre qu’un « field holler » ou un chant de travail à la limite du cri, structuré par un accompagnement de guitare rudimentaire.  L’obsession du cri, déjà évoqué dans cette série d’articles, rejoint totalement l’avis des experts qui considèrent le chant « a palo seco », accompagné uniquement pas des percussions,comme la forme « pure » du flamenco, un mode d’expression étranger à l’environnement folklorique andalou,  que  l’instrument serait venu pervertir – en d’autres termes « occidentaliser ».
On ne s’étonnera pas de voir Wikipédia définir le blues comme un « dérivé des chants de travail des populations afro-américaines » ; jusqu’à la fin du XXe siècle, cet a priori a dissuadé la plupart des historiens de s’intéresser à d’autres influences, y compris l’activité musicale des Noirs eux-mêmes, tout aussi documentée que celle des Gitans durant les premiers siècles de leur présence en Espagne.

 > lire la suite



  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

> lire la suite



  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

> lire la suite



  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

> voir les archives


 
Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals