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06/18
Chroniques CD du mois Interview: THOM AND THE TONE MASTERS Livres & Publications
Portrait: ALBERT KING Dossier: STAX RECORDS  
 
  Interview du mois
   
 



Un band dynamique qui dégèle la banquise avec un rhythm and blues instrumental qu’il qualifie de vintage sound, new swing.    

Blues Again : Qui es-tu Thom ?
Thomas Hirsch : Je suis musicien, guitariste et compositeur. Je suis né à Arras. Passionné de blues, de jazz, de musiqueblues thom and the tone masters afro-américaine en général et de guitare forcément. Je suis aussi un grand amateur de littérature américaine et de cinéma. Mais tout ça se rejoint je pense !


Comment es-tu venu à la musique ?

Je suis venu au blues vers 17 ans, des amis me faisaient écouter Just One Night, un live de 79 d’Eric Clapton avec Albert Lee en seconde guitare. Je n’ai pas tout aimé mais j’ai eu un coup de foudre pour ‘Double Trouble’, je me suis tourné alors vers Otis Rush et le Chicago blues, la vraie musique afro-américaine, et je me noie depuis dans le blues et le jazz.
J’ai commencé à travailler la guitare vers 17 ans en jouant sur les disques de Chicago blues, j’ai eu l’opportunité de faire mes premiers concerts sur Dunkerque avec Eric Liagre (King Pepper Band) et Olivier Mahieu, puis j’ai rencontré Norman Rosaia, Stéphane Moureu pour les aventures avec le band Blues Eaters et j’ai monté mon quintet Thom and the Tone Masters.

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ? 
Double Trouble d’Otis Rush, ‘Last Night’ par Little Walter.

Quelles ont été tes principales influences ?
Mes principales influences ? Il y en a tellement ! En fait dès qu’un son me parle, un phrasé, je fais la démarche d’aller plus loin, de découvrir l’artiste plus en profondeur. Je me passionne depuis plusieurs années maintenant pour les guitaristes de jump blues, de blues de la West Coast, de jazz aussi, j’aime quand le blues se mélange avec le jazz et inversement. Je suis également fort influencé par les saxophonistes, les organistes.

Quels musiciens entrent dans ton panthéon personnel ?
Je ne suis pas trop fan pour placer telle ou telle personne dans un panthéon, mais on peut citer Bill Jennings, Goree Carter, Tiny Grimes, Jimmy Vaughan, Earl Hooker, Herb Ellis, Ike Turner, Johnny Moore… Sam Lazar, Jack McDuff, Coleman Hawkins, Stan Getz, Leo Parker et des plus contemporains comme Junior Watson, Alex Schultz, Big Al Blake etc… tu vois ça part dans tous les sens et j’en oublie.

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  Portrait du mois
   
 



Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi)
12 décembre 1992 (Tennessee)

Maître du solo sur une seule corde il a façonné un blues particulièrement tourmenté qui le distinguait de ses contemporains.

Confronté à un manche de droitier qu'il calcule à l'envers, Albert le gaucher joue avec le pouce et tire ses bends depuisblues albert king le haut du cordier, dans le sens de la frappe. Il est né dans les années 20, comme le marché du blues. C'est un bluesman de la deuxième génération. Son oreille s’est arrondie avec les disques et la radio.
Albert a d’abord un gros problème de personnalité. Sa maman perd les eaux à Indianola, comme celle de BB King. BB King devient célèbre, Albert lui emprunte son nom. BB King prénomme sa guitare Lucille, Albert fait corps avec une Flyin’ V qu'il baptise Lucy. Foin de la Guild sèche de ses 18 ans, payée 1,25 dollar au Pawnshop du coin. Foin de l'Epiphone demi-caisse à 125 dollars sur laquelle il enregistre ses premières faces. A la fin des années 50, il passe de la sarbacane au missile à guidage laser, il s'offre l'une des premières Flyin’ V que Gibson met en circulation, cette guitare futuriste qui concilie le gras de la Les Paul et le tranchant de la Telecaster. Il pelote une bête irritable qui sort vite de la jante, aussi doit-il peser les galanteries qu'il lui prodigue. Il pentatonise la mélodie sans se presser, sans bends agressifs ni moulinets techniques. Il ne joue pas sa réputation sur le manche mais… à l’intérieur. La note qu’il vise et qu’il n’attrape jamais circule dans la nuit du bois. Le chant de la Flyin’ V n’est jamais que la reptation d’une note entre deux loupés. C’est ainsi qu’Albert emmène la guitare sous des latitudes où elle n'était encore jamais allée. Il lui donne une vie propre. Il tient sa voix de crooner candide en retrait pour laisser monter sa fusée en intumescence.
Les soulsters vomissent les bluesmen aussi fort que les jazzeux, et pour les mêmes raisons. Un jour pourtant Albert signe chez Stax, le label d'Otis Redding. Mais en 1966, Albert ne sort pas de nulle part. Cinq ans plus tôt, il décroche un gros hit chez Bobbin avec ‘You Threw Your Love On Me Too Strong’, déjà partant pour allonger son blues étriqué d’une douce extase citadine. 1962, The Big Blues. Son premier album traverse l'océan et met en transe les épileptiques du scoubidou digital.

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  Portraits précédents
 


Snooks Eaglin: Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) – 18 février 2009 (Louisiane)

Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

Albert Collins par Bruce Iglauer: Icebreaker

Kokomo Arnold: James Arnold  15 février 1901 (Georgie) - 8 novembre 1968 (Illinois)

Scott Joplin: 24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

Jelly-Roll Morton: Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

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  Interviews précédentes
 


King Kong Blues: ils allient la puissance du rock à l’énergie du punk pour faire entendre un son explosif

Jerry T and the black alligators: Delta, swamp, Chicago, un soupçon de folk et de psyché…

Neal Black: sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête…

Lenny Lafargue: Aimer, partager, laisser le bon temps rouler !

Cotton Belly's: Il y a du blues et du rock dans leur grand sac à musique

Ray Cashman: il varie les genres avec une égale maestria.

Automatic City: le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

The Night Cats: sont pleins d’énergie et leur compagnie est plutôt électrisante.

Hoboken Division: « Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

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  Dossiers précédents
 


Sun records: Le petit label entre dans la légende au milieu des années 1950

Chess records: Le label reste avant tout la grande référence du Chicago blues.

Okeh records: un héritage musical impressionnant.

Vee Jay Records: label mythique fondé dans les années 1950

Bluebird records: ce label a créé un son qui a influencé le rhythm and blues et le rock and roll naissant.  

Aladdin records: le label basé à Los Angeles a su accrocher quelques noms prestigieux à son catalogue.  

Vocalion: Un label à l’histoire mouvementée qui renferme dans son catalogue de nombreuses pépites

Cobra Record: Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans

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  Chroniques CD du mois
 




Bedmakers, Beth Hart, Big Boy Bloater And The Limits, Blind Lemon Pledge, Joe Bonamassa, John Clifton, Josh T. Pearson, Kathy and The Kilowatts, Marcia Ball, Richard Koechli & Blue Roots Company.

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  Dossier du mois
 
 

Acteur majeur de la soul sudiste, le label qui a créé le Memphis sound a aussi produit des enregistrements de gospel, de funk, de jazz et de blues.            

Jim Stewart voit le jour le 29 juillet 1930 et grandit dans une ferme à Middleton, dans le Tennessee. En 1948, après ses études secondaires il déménage à Memphis et travaille chez Sears et à la First National Bank. En 1951 il revêt l’uniforme pour uneblues stax records durée de deux ans. De retour à la vie civile en 1953, il retrouve un poste de commis de banque à Memphis mais ses rêves sont ailleurs. Durant son temps libre il est violoniste dans un groupe de musique country local, les Canyon Cowboys.
En 1957, une époque où Memphis est en pleine ébullition suite aux débuts fracassants d’Elvis Presley, Jim Stewart quitte son boulot d’employé de bureau et fonde sa propre maison de disques, appelée Satellite Records, un terme au goût du jour avec les balbutiements de la conquête spatiale. Installé dans un garage il publie de la musique country et rockabilly. En 1958, sa sœur aînée qui est mariée, Estelle Axton (11 septembre 1918 - 25 février 2004), s’intéresse à son entreprise et prend un risque financier en hypothéquant sa maison pour investir 2500 $ qui permettront à son frère d’acheter un magnétophone à bande Ampex 350 mono.
Un peu plus tard, en 1959 Stewart installe un petit studio d'enregistrement à Brunswick, à 50 kilomètres de Memphis. Il découvre le rhythm and blues grâce au producteur Chips Moman avec qui il travaille. Cet été-là, Satellite sort son premier disque de rhythm and blues, ‘Fool In Love’ par les Veltones, bientôt distribué nationalement par Mercury Records. Mais Satellite reste avant tout un label country.
C’est à Memphis en faisant la promotion de ‘Fool In Love’, que Jim Stewart rencontre le disc-jockey et chanteur Rufus Thomas, un lien se tisse. À peu près au même moment, à la demande de Chips Moman, Stewart transfert l'entreprise dans un ancien cinéma, le Capitol Theatre, au 926 East McLemore Avenue à South Memphis en plein milieu du ghetto noir de la ville. L’endroit semble idéal avec un loyer mensuel de 100 dollars. La salle débarrassée de ses fauteuils est reconvertie en studio et la scène transformée en salle de contrôle. Pour une question de coût le sol n’est pas nivelé ce qui crée une acoustique unique, perceptible dans les enregistrements avec un son lourd et grave. À l'été 1960, Rufus Thomas et sa fille Carla sont les premiers artistes à enregistrer dans ces nouveaux locaux. Le disque, ‘Cause I Love You’, devient un beau succès régional qui attire l’attention de Jerry Wexler producteur renommé de New York. Ce dernier qui est vice-président de la firme Atlantic propose un contrat de distribution à Satellite via sa filiale Atco.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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