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Chroniques CD du mois Interview: RAY CASHMAN Livres & Publications
Portrait: KOKOMO ARNOLD Dossier: BLUEBIRD RECORDS  
 
  Interview du mois
   
 



Du blues, au folk, en abordant les rivages du bluegrass, du rock, du cajun et de la country il varie les genres avec une égale maestria.

Blues Again : D’où viens-tu Ray ?
Ray Cashman : J'ai grandi principalement à Conroe au Texas. J'ai vécu à Houston jusqu’à mes 20 ans et à Austin dans ma trentaine. Je suis récemment revenu à Montgomery au Texas après avoir vécu 10 ans à Nashville, Tennessee.

Sur quels types de guitares joues-tu ? As-tu une marque préférée ?
Je joue sur une un Trilion National, une Martin D-28 et une Gibson ES 125. J'aime ces trois ces marques.

Y a-t-il un musicien, un chanteur, un groupe qui t’a particulièrement impressionné ?
J'ai grandi en écoutant les Stones, Hendrix et Led Zeppelin. J'ai été vraiment influencé par Willie Nelson, Merle Haggard et Townes VanZandt ainsi que par d'autres chanteurs, auteurs-compositeurs texans tels que Guy Clark et Steve Earle. Quand je me suis mis au blues, ça venait du Texas avec Lightning Hopkins et Mance Lipscomb, Stevie Ray Vaughn, Johnny Winter et les Fabulous Thunderbirds.  

Si tu devais nommer 3 ou 4 musiciens comme références principales, quels seraient-ils ?
Townes VanZandt, Chris Whitley, Lightning Hopkins et Keith Richards.

Quel genre de musique écoutais-tu quand tu étais un jeune ?
Principalement du rock.

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ?
J'ai acheté une cassette Jimi Hendrix quand j'avais 10 ans. Mon père détestait ça. J'avais grandi au son de la country classique jusque-là.

Comment définirais-tu ton style ?
Chanteur/compositeur, blues man.

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  Portraits précédents
 


Scott Joplin: 24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

Jelly-Roll Morton: Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

Robert Nighthawk: Robert Lee McCollum : 30 novembre 1909 (Arkansas) - 5 novembre 1967 (Arkansas)

Little Walter: Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

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  Interviews précédentes
 


Automatic City: le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

The Night Cats: sont pleins d’énergie et leur compagnie est plutôt électrisante.

Hoboken Division: « Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

Cheese Finger Brown: il interprète avec une approche personnelle un country-blues au son distordu

Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

Dom Ferrer: Au fil des errances il y a le plaisir des rencontres et le partage de la musique.

Magic Buck: Il joue en solitaire mais il aime toujours rencontrer, partager,...

Paul MacMannus: On pourrait l’appeler ‘big bass man’.

Suzy Starlite & Simon Campbell: Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

Eric LaValette: Une conversation fleuve a résulté de notre rencontre.

Bernard Sellam: présentation du dernier album, 'Long Distance'.

Dario Mars and the Guillotines: l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge

Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

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  Dossiers précédents
 


Aladdin records: le label basé à Los Angeles a su accrocher quelques noms prestigieux à son catalogue.  

Vocalion: Un label à l’histoire mouvementée qui renferme dans son catalogue de nombreuses pépites

Cobra Record: Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans

Excello Record: Young et Miller, ont écrit une page de l’histoire du blues sudiste

American epic: Une épopée musicale : country, folk, bluegrass, western swing, blues, gospel, musiques cajun, hawaïenne, amérindienne, mexicaine…

Jim & Gene: Jim Morrison et le diable boiteux

The Rolling Stones: Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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blues voeux 2018

  Chroniques CD du mois
 






Arnaud Fradin & His Roots Combo, Backtrack Blues Band, Cotton Belly's, Curtis Salgado & Alan Hager, FreeWorld, Ilya Portnov,International blues challenge #33, Jim Shaneberger Band, Joe Satriani, King Kong Blues, Lenny Lafargue, Little G Weevil, Shaolin Temple Defenders, Stormcellar, Tamino, The Possums, Tinsley Ellis, Yvan Guillevic & Anne Sorgues.

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  Dossier du mois
 
 

Connu pour ses productions à bas prix dans les années 1930 et 1940 ce label a créé un son qui a influencé le rhythm and blues et le rock and roll naissant.      

Filiale de RCA Victor fondée en 1932 à Chicago par Eli Oberstein (13 décembre 1901 - 12 juin 1960) pour contrer l'American Record Company sur le marché des « 3 records for a dollar », Bluebird commercialise des rééditions dublues bluebird records catalogue RCA Victor et des originaux à petit prix. A cette époque, l'impact combiné de la dépression économique et l’arrivée de la radio dans de nombreux foyers affecte considérablement l'industrie du disque. Les ventes atteignent leur niveau le plus bas. De nombreuses maisons de disques abandonnent et les sociétés restantes sont obligées de réduire les coûts pour survivre.
Le label propose différents styles musicaux, jazz, blues, country, folk. Il commercialise des séries à destination du public latino avec le tejano, du public francophone avec la musique cadienne ainsi que des musiques traditionnelles d’Europe.
La maison-mère fixe le prix des disques à 75 cents, mais, dans les années de la Grande Dépression, pour écouler les stocks mieux vaut commercialiser des 78 tours à petit prix. Pour sa filiale Victor choisit donc un prix de vente de 35 cents. La maison de disques s’aligne ainsi sur d'autres firmes suivant une stratégie de baisse des prix pour enrayer la chute de leurs ventes, comme la branche américaine de Decca et les filiales d’American Record Company (ARC). De plus, les productions Bluebird sont disponibles par correspondance dans le cadre d’un partenariat avec la chaîne de magasins Montgomery Ward. 

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  Portrait du mois
 
 

James Arnold : 15 février 1901 (Georgie) - 8 novembre 1968 (Illinois)

L’exercice du génie en touriste…

Comme ça, Arnold serait un bluesman campagnard et Tampa Red, un bluesman urbain. Tous deux étaient géorgiens, ils firent carrière au même moment à Chicago, et se firent connaître souvent en sliders solitaires.
Faut-il alors parler d’un blues périurbain ?
blues kokomo arnold
Gaucher, la guitare jouée au canif, à plat sur les genoux, Arnold est l’un des plus grands stylistes des années 30, l’un des meilleurs vendeurs de chansons de la maison Decca… et un type que tout ce cirque ennuyait profondément.
1929 fut une grande année pour le vin français, et aussi pour le plongeon sur corniche à Wall Street. Cette année-là Arnold embrasse Chicago.
Il a enregistré par hasard un disque à Memphis pour Victor en 1930, sous le pseudo de Gitfiddle Jim. ‘Paddlin’ Madeline Blues’, c’est déjà quelque chose. Un rag à feu vif sur une rythmique de jazz antique, le thème donné au canif, moqueur et vivant, le chant qui tarde à venir, puis débité en rafales swinguantes…
1934. Kansas Joe McCoy le met dans les pattes de Mayo Williams. McCoy était le frangin du gars qui jouait de la mandoline chez Tommy Johnson au début. Là, McCoy divorçait d’avec Memphis Minnie. Et Mayo, c’était ce producteur noir que Paramount obligeait à passer par l’entrée de service et qui n’avait pas le droit de monter par l’ascenseur. Mayo travaillait à présent pour Decca.
Arnold, fondeur le jour, bootlegger le soir, maudit l’insistance des deux autres qui l’empêchent de dealer son moonshine à la cave. Comme ils le font poireauter dans ce studio, il se barre et retourne servir ses clients.
La fois d’après, Kansas Joe et Mayo Williams le serrent de plus près, et ne le lâchent pas avant d’avoir de quoi presser un disque.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,

  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

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  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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