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été 18
Chroniques CD du mois Interview: THE JAMWALKERS Livres & Publications
Portrait: EDDY CLEARWATER Dossier: MOTOWN RECORDS  
 
  Interview du mois
   
 



Un power trio explosif et éclectique qui revendique diverses influences pour créer son propre style avec un son particulier.    

Blues Again : Commençons par le début…
Thibault : Je suis originaire d'un petit village des Yvelines, mes parents m'ont transmis leur amour de la musique etblues the jamwalkers m'ont permis de faire du piano très tôt. J'ai fini par abandonner vers 12ans sans jamais vraiment avoir su jouer, puis comme un déclic j'ai découvert la basse après avoir écouté les albums Californication (Red Hot Chili Peppers), Tragic Kingdom (No Doubt) et Origin Of Symmetry (Muse). J'ai acheté une Cort (je ne sais plus quel modèle), un ampli bien merdique, et j'ai appris en jouant par-dessus les CD avant de finalement prendre une année de cours individuel pour avoir un peu de théorie. J'ai joué beaucoup en groupe ensuite, c'est ce qui m'a le plus appris, ça force à sortir de ce que tu sais faire. Aujourd'hui je joue sur une Fender Jazzbass Made in Mexico, et un Hughes&Kettner BK300. C'est petit mais robuste ! Julien peut taper comme une brute, j'ai encore de la marge sur le potard des watts, sans que le son ne perde sa couleur ! Je l'aime, je le caresse là !

Fabien : Je suis également Yvelinois, et j'ai commencé la guitare à l'âge  de 7 ans. J'ai eu la chance grâce à mes parents d'écouter de la bonne musique (Dire Straits, AC/DC, Queen, Pink Floyd etc.), mais aussi de prendre des cours particuliers. Après mon bac, en ayant marre de l'école « standard » j'ai eu la chance d'intégrer la Tech Music School de Londres (école de musiques actuelles réputée). De retour en France je suis passé par le CFPM de Paris puis le conservatoire histoire d'avoir des « diplômes officiels français ».
Pour ce qui est de mes instruments j'en ai beaucoup (certains disent trop, mais je ne suis pas d'accord avec ça). On me reconnaît généralement car je joue beaucoup sur des guitares à résonateurs ou des demi-caisses.

Julien : J'ai grandi à Civry-La-Forêt, petit village de campagne très pratique pour travailler son instrument ! J'ai commencé la batterie à 13 ans suite à une révélation lors d'un festival en Espagne où je suis resté littéralement scotché devant le batteur, à mon retour j'ai donc commencé l'apprentissage de la batterie avec M. Jacques Philippe Laurent, qui n'a fait qu'accroître ma passion pour cet instrument au point de vouloir en vivre. Durant ce chemin d'apprentissage je suis passé par l'école ATLA, Agostini et l'ENM de Mantes-La-Jolie où j'ai rencontré Fabien qui par la suite me proposera de lui faire perdre quelques points d'audition en intégrant The Jamwalkers.

Comment le groupe est-il né ?
Fabien : Ce groupe est né de mon envie de partager mes compositions avec un public un peu plus nombreux que celui présent dans ma chambre... C'est longtemps resté qu'une simple idée, mais un jour j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai proposé le projet à un autre chanteur/guitariste. Le groupe a commencé comme ça, en duo.
Au fil du temps, le groupe a évolué, et les membres du groupe aussi, jusqu'à arriver à la formule power-trio qui nous caractérise aujourd'hui.
J'ai rencontré Julien au conservatoire. On cherchait un batteur pour le groupe, et vu qu'il partageait les mêmes influences musicales que moi, ça paraissait évident que je lui propose de venir jouer avec les Jamwalkers. J'ai rencontré Thibault par l'intermédiaire de Julien puisqu'ils avaient tous les deux fait partie d'un même groupe.

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  Portrait du mois
   
 



Edward Harrington : 10 janvier 1935 (Mississippi) – 1er juin 2018 (Illinois)

Showman de premier ordre avec son style particulier il était reconnu comme un précurseur du West Side blues.

Depuis 65 ans, Eddy The Chief Clearwater trouve du rock dans le blues et du blues dans le rock. En 1950, il se fait Chicagoan pourblues eddy clearwater la vie. Avec les 175 billets économisés sur une plonge à 37 dollars la semaine, il réunit une Epiphone, un petit ampli et deux compères pour un rhythm’n’blues à propulsion boogie, reprenant Fats Domino, Lloyd Price et Little Richard. Les Cutaways d’Eddy Guitar sont John Hudson à la seconde guitare et Richard Rogers à la batterie. Ils font quelques clubs aujourd’hui ; Eddy, lui, fera les États-Unis demain, l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique du Sud, la Russie et même Hongkong après-demain. Au milieu des années 50, Eddy se laisse embarquer par ses nouveaux amis et frontmen, Otis Rush et Magic Sam. Otis Rush… encore un sacré gaucher qui joue à l’envers, comme lui. Les marchands ne vendent pas encore de guitares inversées. Eddy devient un bluesman du West Side, augmenté d’un simili-Chuck en 1957. Ce soir là, l’autoradio de la Ford balance ‘Oh Baby Doll’. Eddy encaisse le choc. Ses premières spirales, l’année suivante, sont marquées au fer rouge par le style de Chuck Berry, la voix, les double-stops et même la duck walk : ‘Hill Billy Blues’, ‘Boogie Woogie Baby’, ‘Clear Waters’… Car Eddy Guitar s’appelle maintenant Clear Waters, un amical coup de menton de la piétaille à l’adresse de Muddy. Il clone Chuck Berry mais reste collé au West Side : ‘Minor Cha Cha’, ‘I Don’t Know Why’. Eddy a bouclé son bagage pour toujours avec les sons de sa génération : le West Side et le rock’n’roll. Les distinguos seront l’affaire des producteurs.

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  Portraits précédents
 


Albert King: Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi) – 12 décembre 1992 (Tennessee)

Snooks Eaglin: Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) – 18 février 2009 (Louisiane)

Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

Albert Collins par Bruce Iglauer: Icebreaker

Kokomo Arnold: James Arnold  15 février 1901 (Georgie) - 8 novembre 1968 (Illinois)

Scott Joplin: 24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

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  Interviews précédentes
 


Thom and the tone masters: Un band dynamique qui dégèle la banquise avec un rhythm and blues instrumental

King Kong Blues: ils allient la puissance du rock à l’énergie du punk pour faire entendre un son explosif

Jerry T and the black alligators: Delta, swamp, Chicago, un soupçon de folk et de psyché…

Neal Black: sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête…

Lenny Lafargue: Aimer, partager, laisser le bon temps rouler !

Cotton Belly's: Il y a du blues et du rock dans leur grand sac à musique

Ray Cashman: il varie les genres avec une égale maestria.

Automatic City: le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

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  Dossiers précédents
 


Stax records: Acteur majeur de la soul sudiste, le label qui a créé le Memphis sound

Sun records: Le petit label entre dans la légende au milieu des années 1950

Chess records: Le label reste avant tout la grande référence du Chicago blues.

Okeh records: un héritage musical impressionnant.

Vee Jay Records: label mythique fondé dans les années 1950

Bluebird records: ce label a créé un son qui a influencé le rhythm and blues et le rock and roll naissant.  

Aladdin records: le label basé à Los Angeles a su accrocher quelques noms prestigieux à son catalogue.  

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  Chroniques CD du mois
 






Abrial & Jye, Artur Menezes, Big Apple Blues, Blues Eaters, Dany Franchi, Electric Bazar Cie, Elvin Bishop's Big Fun Trio, Eric Ter, Grand Marquis, Kat Riggins, Keeshea Pratt Band, Loli Froggi Blues, Markey Blues Ric Latina Project, Matty T. Wall, Papa Jive, Paul MacMannus and the Old Timers, Paul Rodgers, The Ruen Brothers, Steve Howell and the Mighty Men, The Furious Seasons.

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  Dossier du mois
 
 

Surnommé l’usine à tubes, le label qui a révélé un grand nombre d’artistes en apportant un soin particulier à la production ne laissait rien au hasard.               

Septième d’une famille de huit enfants Berry Gordy Jr nait le 28 novembre 1929 à Detroit, Michigan. Il quitte le lycée avant d’obtenir son diplôme de fin d’études et devient boxeur professionnel catégorie poids plume jusqu'en 1950, date à laquelle l’armée de l’oncle Sam en guerre l’envoie faire un séjour en Corée.
blues motownDe retour à la vie civile en 1953, il épouse Thelma Coleman. Intéressé par la musique il se découvre un talent de parolier et écrit des textes de chansons. Pour gagner sa vie il ouvre un magasin de disques spécialisé dans le jazz, le 3-D Record Mat, mais son commerce ne marche pas trop bien et il trouve un emploi de complément à l'usine Ford. Durant son temps libre il fréquente le Flame Show Bar, un club qui a ouvert ses portes en 1949. Il entre en relation avec Al Green, le manager du lieu qui lui fait connaître des chanteurs et musiciens, notamment Jackie Wilson qui fait ses premiers pas en solo. En 1957, Wilson enregistre une chanson que Gordy a coécrite avec sa sœur Gwen et Billy Davis, ‘Reet Petite’ rencontre un beau succès. Les deux années suivantes Jackie Wilson chante quatre autres compositions coécrites par Gordy mais ce dernier pense qu'il ne gagne autant d'argent qu'il le mérite pour ce travail et qu’il serait plus judicieux de produire et de posséder l'édition.
Il emprunte 800 $ aux membres de sa famille pour que son rêve devienne réalité : fonder une maison de disques. L’entreprise est d’abord baptisée Gordy puis Tamla d’après la chanson 'Tammy' chantée par Debbie Reynolds dans le film Tammy and the Bachelor (1957). La toute première parution de Tamla, est ‘Come To Me’ de Marv Johnson en 1959, mais le premier vrai tube qui atteint le numéro 2 dans les charts Billboard R&B a pour titre ‘Money (That's What I Want)’, une chanson cosignée avec Janie Bradford, interprétée par Barrett Strong.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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  blues festivals
 








 



musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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