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Chroniques CD du mois Interview: THE NIGHT CATS Livres & Publications
Portrait: IKE TURNER Dossier: VOCALION  
 
  Interview du mois
   
 



La nuit dans les rues de Clermont-Ferrand les chats ont le blues, mais ces quatre greffiers sont pleins d’énergie et leur compagnie est plutôt électrisante.

Blues Again : Qui sont les Night Cats ?
Arnaud Motte : Il y a Denis Cusumano à la batterie ! Il a tout fait, mais il est taillé pour le blues. Il a été avec Jeff Toto Bluesblues the night cat et également un des membres fondateurs de Mo and the Reapers et un premier album en 1996. David Paquet à l’harmonica depuis 2 ans, Il a joué avec Sophie Malbec, Tia & The Patients Wolves, Mellow Blues Duo, Jeff Toto Blues, Spectacle pour enfant Toupie Blues... Eric Courier à la basse. Il joue avec Aurélien Morro & The Checkers, Jeff Toto Blues, Conte musical Toupie Blues, Devil’s Grub etc… et moi j’ai joué dans différentes formations de blues-rock où j’ai été le leader. J’ai eu à cette époque l’occasion d’ouvrir pour de grosses pointures internationales.

Comment le groupe est-il né ?
Eric : Le groupe est né lors d’une jam session que j’animais avec Denis (batterie) dans un club renommé de Clermont-Ferrand, Arnaud (guitare/chant) étant de retour sur la région cherchait une section rythmique pour monter un nouveau projet.

Depuis quand existe-t-il et qui imprime la couleur musicale ?
Denis : Le groupe existe depuis fin 2014, après quelques semaines de répétitions, nous avons fait notre premier concert, qui a été un succès immédiat par l’énergie dégagée sur scène.  La couleur musicale est apportée par chacun de nous, mais le chant et la guitare, et maintenant l’harmonica, sont prépondérants.

Pourquoi le choix de ce nom ?
Denis :
Le nom était dans l’air depuis un moment, il devait servir à une autre formation qui n’a pas abouti. Eric et moi déjà à cette époque !

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Eric : Denis et moi, nous nous sommes rencontrés,  sur un projet antérieur avec l’harmoniciste Mo Aljaz, mais qui n’a pas vu le jour. Puis Arnaud est venu nous rencontrer et nous parler de son projet lors d’une jam session que nous animions avec Denis.  De là, nous avons commencé notre aventure en trio. Et lors d’un concert, nous avons invité David à se joindre à nous et depuis il est le quatrième matou de ce band.

Quelles ont été vos influences ?
Denis :
Tout ce qui me tombe dans l’oreille, les guitaristes de blues (tous les King mais pas que) et les guitaristes modernes qui ont écouté du blues. Fan de Buddy Rich, Fred Below, Tony Williams et Ian Paice.
David : Chicago blues, Big Walter Horton, Little Walter, Sonny Boy Williamson,
Muddy Waters, Howlin’ Wolf.
Eric : Je pense avoir écouté toute la palette blues à différentes périodes de ma vie, je n’ai pas qu’une influence.
Arnaud : Nous sommes toujours en perpétuelle quête de découverte et forcement ça nous influence à ce moment-là.

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  Portraits précédents
 


Jelly-Roll Morton: Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

Robert Nighthawk: Robert Lee McCollum : 30 novembre 1909 (Arkansas) - 5 novembre 1967 (Arkansas)

Little Walter: Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

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  Interviews précédentes
 


Hoboken Division: « Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

Cheese Finger Brown: il interprète avec une approche personnelle un country-blues au son distordu

Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

Dom Ferrer: Au fil des errances il y a le plaisir des rencontres et le partage de la musique.

Magic Buck: Il joue en solitaire mais il aime toujours rencontrer, partager,...

Paul MacMannus: On pourrait l’appeler ‘big bass man’.

Suzy Starlite & Simon Campbell: Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

Eric LaValette: Une conversation fleuve a résulté de notre rencontre.

Bernard Sellam: présentation du dernier album, 'Long Distance'.

Dario Mars and the Guillotines: l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge

Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

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  Dossiers précédents
 


Cobra Record: Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans

Excello Record: Young et Miller, ont écrit une page de l’histoire du blues sudiste

American epic: Une épopée musicale : country, folk, bluegrass, western swing, blues, gospel, musiques cajun, hawaïenne, amérindienne, mexicaine…

Jim & Gene: Jim Morrison et le diable boiteux

The Rolling Stones: Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals
 






 


  Chroniques CD du mois
 






61 Ghosts, Alastair Greene, Albert Castiglia, Al Corte', Alex Mazzoleni, Andrea Marr, Aurélien Morro & The Checkers, Chris Daniels and the Kings with Freddi Gowdy , County Jels, Experimental Tropic Blues Band, G. Lolli, Ghalia & Mama's Boys, Jared James Nichols, Joe Bonamassa, Johnny Rawls, Jonny Lang, Kaos Karma, Kelly Z, Kenny Wayne Shepherd Band, Kings & Associates, Léonard Griffie, LUX, Mémoire de Blues de Jacques Morgantini, Popa Chubby, Simo, Sonny Landreth, Stanton Moore, The Gentlemen's Agreements, The Sideshow Tragedy, The Wild Ones,Thomas Wynn and The Believers, Tu Brüles Mon Esprit, Val Starr & The Blues Rocket.

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  Dossier du mois
 
 

Un label à l’histoire mouvementée qui renferme dans son catalogue de nombreuses pépites blues, jazz, swing et country.    

Avant d’être un nom collé sur un disque, rappelons que le Vocalion est un orgue à anches comme on en voit dans les chapelles et les églises. A la fin du 19ème siècle, l’inventeur écossais James Baillie Hamilton qui a apporté des améliorationsblues label vocalion techniques à l’orgue présente son instrument à l’International Inventions Exhibition de Londres mais il ne trouve aucun débouché sur le vieux continent. Il décide alors de tenter sa chance en Amérique, et c’est ainsi que l'orgue Vocalion débarque à Worcester, Massachussetts, à la fin de l’année 1885.
La production de Hamilton Vocalion Organ Manufacturing Co. commence en 1886. En 1890, suite à certains accords financiers la société est rebaptisée Mason and Risch, avec des bureaux à Worcester et à New York. Les orgues sont alors vendus par la New York Church Organ Company. En 1903, la société est achetée par un concurrent The Aeolian Piano Company, fabricant d’orgues et pianos mécaniques.
Renommée pour la qualité de ses instruments de musique, en 1916 The Aeolian Company se lance dans la fabrication et la commercialisation de phonographes sous le nom de Aeolian-Vocalion. L'entreprise veut également étendre ces activités à la production de disques, c’est donc en toute logique qu’un an plus tard elle crée son propre label pour distribuer ses enregistrements.

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  Portrait du mois
 
 

Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

Musicien, compositeur, producteur, arrangeur, chef d'orchestre, découvreur de talents… Le tumulte des passions.

Mars 1951. Recommandés à Sam Phillips par BB King, les Kings Of Rhythm foncent vers Memphis pour enregistrer. A bord, le saxo et chanteur occasionnel Jackie Brenston torche ‘Rocket 88’ en pompant le ‘Cadillac Boogie’ de blues ike turnerJimmy Liggins. Que l’ampli de Willie Kizart tombe ou non de la galerie et roule sur la Highway 61, les glaviots de poitrinaire qu’expectorera tout à l’heure sa guitare sont bien le son de la ville, celui que Joe Hill Louis a serti dans la cire l’année précédente, et que Sam Phillips donnera aux chansons de Howlin’ Wolf d’ici deux mois. Pourquoi Phillips, puis Chess, tolèrent-ils pareil sabotage, sinon à vouloir restituer la chape des clubs qui doit exciter leur clientèle ? Il n’est qu’à prêter l’oreille à la face B, ‘Come Back Where You Belong’, un blues lent, erratique et sursaturé.
‘Rocket 88’ est un de ces R&B post-Louis Jordan comme les Kings en enregistreront de nombreux exemplaires au long de cette décennie, pour toutes sortes de chanteurs certifiés Modern, Sun ou Chess. Kizart prend une ligne de basses boogie-woogie dans le roulis des saxos. Brenston fait l’article de l’Oldsmobile Rocket Hydro-Matic 88 avec une telle gourmandise dans le débit, que les jeunes achèteront le disque à défaut de pouvoir s’offrir la voiture la plus rapide de l’époque.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,

  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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