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04/18
Chroniques CD du mois Interview: JERRY T & THE BLACK ALLIGATORS Livres & Publications
Portrait: FRANKIE LEE SIMS Dossier: CHESS RECORDS Dossier: BORN TO BE A BLUESMAN
 
  Interview du mois
   
 



Delta, swamp, Chicago, un soupçon de folk et de psyché… C’est avec la passion du style et le respect des anciens que le band envoie un blues sans retenue.    

Blues Again : Faisons les présentations…
Jerry T : Je viens de région parisienne. Un port d’attache je n’en ai pas vraiment car depuis que j’ai 10 ans j’ai beaucoup déménagé, plusieurs régions, Nord, Centre, Sud. Mais disons que je me suis retrouvé chez moi quand j’ai habité dans le 78,BLUES jerry T et désormais dans le 92 qui est un endroit qui me plait bien. Nous répétons à la MJC de Rambouillet, c’est là, la vraie tanière des Black Alligators. J’écris, je compose, et j’arrange les morceaux pour le groupe. Je m’occupe des fiches techniques, supports de comm’ et démarches aussi. Nous sommes 6 membres. Nicolas à la basse, qui pratique la musique depuis des dizaines d’années, dans des sections rythmiques toujours irréprochables sur plusieurs styles. Fabien à la batterie, le dernier arrivé dans le groupe, suite à David qui est parti dans le sud pour des raisons professionnelles et qui est toujours notre ami. Fabien est aussi auteur et compositeur avec le groupe Onde, dans un registre pop/rock à la Française, et ses inspirations se ressentent également dans sa façon de faire de la batterie, ce qui est intéressant de pouvoir inscrire dans nos compositions blues. M Eric Jemm’s, saxophoniste de talent, avec une assise plus jazz qui vient lui aussi ajouter des couleurs différentes à notre répertoire. JP Harmo, harmoniciste depuis … pfou là ! 25 ans, et plus peut-être. Il a appris son instrument aux côtés des plus grands (Greg Zlap…) et est un mordu des jams en région parisienne, en France, et même partout dans le monde. Ensuite, M. Alex, tout simplement un des meilleurs guitaristes que je connaisse, un véritable amoureux passionné de l’instrument et capable d’en sortir le plus beau. Et pour finir, moi-même, Jerry T. au chant et à la guitare. J’ai fêté mes 10 ans de blues, de compositions et de concerts en novembre dernier.

Comment as-tu été accroché par le blues ?
Ah, la question du blues. C’est un livre qu’il me faut écrire pour te raconter cette histoire. Mais pour faire simple, fan de rock, et surtout de son image dans le show (le show c’est le plus important), et notamment des figures mythiques du combat contre le diable. Les légendes de Robert Johnson ou du Club des 27, rassemblant les plus grandes âmes de la musique occidentale. En gros, sous l’impulsion de films et de titres s’inspirant de ces légendes, j’ai démarré l’instrument à 20 ans. Sans aucune expérience, sans aucune éducation musicale, rien, juste la passion de ces plus grands titres. Puis le blues s’est très vite naturellement imposé à moi puisque c’est le seul type de musique où je prenais vraiment du plaisir à jouer/découvrir/interpréter. La découverte de Jimi Hendrix, puis de Stevie Ray Vaughan, Jack White, Buddy Guy et vraiment : John Lee Hooker, Muddy Waters et Howlin’ Wolf (qui pour moi sont les 3 plus grands tout court). C’était fini. C’était le blues. Un point c’est tout.

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  Portrait du mois
   
 



30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Avec son jeu de guitare particulier et une sonorité originale il est considéré comme l'une des figures importantes du Texas blues d'après-guerre.

Son nom et son seul portrait connu circulent un peu parmi les séides du lumpen rock. Si la silhouette reste floue, le corps qui s’y cache est considérable. Le blues texan lui doit beaucoup de son éternelle jeunesse. Lightnin’ Hopkinsblues frankie lee sims et même T-Bone Walker, qui était déjà un castor raffiné à l’époque, disent lui avoir grappillé quelques doigts. Sims est donné comme le cousin de Hopkins et le neveu de Texas Alexander. Il a pris forme à la Nouvelle-Orléans et consommé son enfance à Marshall, Texas. Instituteur à Palestine, un bled de l’État, bluesman le samedi soir, Marine pendant la guerre, musicien professionnel après sa démobilisation, le voici à pied d’œuvre à Dallas. Il dore sa cote dans les clubs avec T-Bone, quand le castor ramène par-là ses ulcères et ses musiciens, ou avec Smokey Hogg, excellent chanteur de Deep Ellum qui a gravé un disque pour Decca dix ans plus tôt (on est en 1947), et enregistrera le tube ‘Long Tall Mama’ chez Modern deux ans plus tard. Hogg a une gâche chez Bullet, il prend Sims comme sideman. Puis l’instituteur se retrouve chez Blue Bonnet, un label local qui lui compte deux cires à son crédit. Ces quatre faces remarquables sortent dans le courant de l’année 1948. Le premier 78 tours est presque un disque de songster, avec son picking électrique instable retiré des mains de Tommy Johnson, influence manifeste. Sims s’ébroue, accompagné d’un contrebassiste et d’un pianiste. ‘Home Again Blues’ : il place le genre d’accroche riffée qu’on entend aussi chez Lightnin’ Hopkins. ‘Don’t Forget Me Baby’ : il prétendra que ce bottleneck, pouffant des vapeurs de chemin-de-fer au swing élémentaire, était celui du futur Carl Perkins. Ben voyons. L’instituteur chante déjà très bien, nerveux, effaré, plein de zèles folks en séquences courtes et précipitées, dont les bouts rimés, parfois verbeux, donnent du cachet aux textes. On pense forcément à Dylan.

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  Portraits précédents
 


Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

Albert Collins par Bruce Iglauer: Icebreaker

Kokomo Arnold: James Arnold  15 février 1901 (Georgie) - 8 novembre 1968 (Illinois)

Scott Joplin: 24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

Jelly-Roll Morton: Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

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  Interviews précédentes
 


Neal Black: sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête…

Lenny Lafargue: Aimer, partager, laisser le bon temps rouler !

Cotton Belly's: Il y a du blues et du rock dans leur grand sac à musique

Ray Cashman: il varie les genres avec une égale maestria.

Automatic City: le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

The Night Cats: sont pleins d’énergie et leur compagnie est plutôt électrisante.

Hoboken Division: « Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

Cheese Finger Brown: il interprète avec une approche personnelle un country-blues au son distordu

Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

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  Dossiers précédents
 


Okeh records: un héritage musical impressionnant.Vee Jay Records: label mythique fondé dans les années 1950

Bluebird records: ce label a créé un son qui a influencé le rhythm and blues et le rock and roll naissant.  

Aladdin records: le label basé à Los Angeles a su accrocher quelques noms prestigieux à son catalogue.  

Vocalion: Un label à l’histoire mouvementée qui renferme dans son catalogue de nombreuses pépites

Cobra Record: Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans

Excello Record: Young et Miller, ont écrit une page de l’histoire du blues sudiste

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  Chroniques CD du mois
 






Achilles Wheel, Archie Lee Hooker and the Coast to Coast Blues Band, Breezy Rodio, Fabienne Shine, Guitar Jack Wargo, Gus Spenos, Jack Bon Trio, Jessie Lee and the Alchemists, Jimi Hendrix, La Danse Du Chien, Laurie Jane & the 45s, Laurie Morvan, Marshall Lawrence, Moonlight Benjamin, Orquestra Akokan, Robin McKelle, Sawmill Roots Orchestra, Steven Troch Band, The Blues Bones, The Joss, The Vogs, Tim Woods, Tommy Dardar, Walter Wolfman Washington.

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  Dossier du mois
 
 

Le label qui a joué un rôle non négligeable dans le rockabilly, le doo-wop et la soul music reste avant tout la grande référence du Chicago blues.        

C’est en Pologne que les frères Lejzor (12 mars 1917- 16 octobre 1969) et Fiszel (27 mars 1921-19 octobre 2016) Czyż voient le jour. En 1928, alors qu'ils n'ont que 11 et 7 ans ils émigrent en Amérique pour rejoindre leur père qui estblues chess records déjà installé à Chicago. Les services d’immigration américanisent leur patronyme en « Chess » ; Lejzor devient Leonard, et Fiszel devient Philip.
En grandissant les frères commencent à travailler dans la récupération en tout genre. Mais déterminés à s’en sortir, ils décident de changer d’orientation et ouvrent un magasin d'alcool dans un quartier à prédominance afro-américaine, le Southside de Chicago. Grâce à l'argent gagné, en 1946 ils achètent un club à proximité de leur boutique, le Macomba Lounge. Un lieu où vient se produire un grand nombre de musiciens de blues, attirés dans la Windy city alors en plein essor. Leonard et Phil savent que ce genre de musique pourrait se vendre dans la communauté noire, alors vers 1947 ils se rapprochent d’Aristocrat records, un label fondé il y a peu de temps par Charles et Evelyn Aron avec qui ils s’associent. Ils enregistrent un jeune guitariste de slide venu du Delta, Muddy Waters. Les ventes du 78-tours qui comporte deux titres : ‘I Can't Be Satisfied’ et ‘I Feel Like Going Home’ sont excellentes. Le guitariste Robert Nighthawk est également une belle recrue, et la session de 1948 qui produit ‘My Sweet Lovin’ Woman’ est doublement importante car elle introduit le bassiste Willie Dixon auprès des frères.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

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  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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