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03/17
Chroniques CD du mois Interview: CHICKEN DIAMOND Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: BIG JOE WILLIAMS Interview: MOJO BRUNO
 
  Interview du mois
   
 



Ce fougueux forgeur de sons balance un blues crade qu’il pilonne en solo et ça explose les potentiomètres. Une vraie déferlante sonore au tempo lancinant.

Blues Again: D’où viens-tu Chicken Diamond?
Chicken Diamond : Je suis né àblues chicken diamond Thionville, dans le Grand Est comme on dit maintenant. J’y vis encore. Bon, la spécialité du coin, c’est pas le tourisme. Tout est dans les tons rouille et gris. Mais je suis habitué maintenant et j’ai pas prévu de bouger de si tôt.

Parle-nous de ton parcours musical…
J’ai dû commencer la guitare vers 15 ans. Acoustique au départ, mais j’ai rapidement branché l’électricité ! Je crois que j’avais une japonaise avec un ampli Peavey…
J’ai appris la guitare en écoutant Lou Reed, les solos pentatoniques sur Rock’n Roll Animal. Le Velvet bien sûr. Et puis Jimi Hendrix.
Je détestais tous les trucs typiques années 80, avec la production foireuse de l’époque,  les sons de batteries pourries. Alors je me suis rabattu sur les trucs des années 60/70 : Stones, Velvet… j’aimais bien la scène indé: Pixies, Sonic Youth aussi. Au fur et à mesure j’ai recherché des trucs différents. J’en suis arrivé au blues, vu que c’est de là que tout vient comme on dit.

Premier blues ou rock entendu ?
Difficile à dire… Je me souviens que quand j’ai commencé à m’intéresser au blues j’ai essayé d’écouter John Lee Hooker. Des titres du début, bien rugueux genre ‘Boogie Chillen’. J’avais du mal à comprendre ce morceau, vraiment pas du blues en 12 mesures ; ce que je pensais être le truc de base… Bon maintenant, je crois que j’ai compris. Mais je ne m’explique toujours pas comment il a fait pour avoir du succès avec un truc pareil !

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  Interview du mois
   
 



Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae… Calme, reposant, décontracté, Mojo Bruno laisse le bon temps rouler.

Blues Again : Mojo Bruno, ce nom d'artiste tu te l'es attribué ou on te l'a attribué ?
Mojo Bruno: On me l'a attribué car on jouait souvent le morceau de Muddy Waters 'Got My Mojo Working', c'est venu comme ça et aussi le premier groupe que j'avais s'appelait Mojo Band.

Parce qu’à l'origine, Mojo, c'est un peu la chance, ça attire le positif, ça attire les gonzesses...
C'est ce que je pensais au début....

Tu es de la région toulousaine, mais tu te reconnais en tant que Guadeloupéen...
Voilà, je suis originaire de la Guadeloupe, je n'y suis pas né, mais cela occupe une place importante pour moi. Ça fait partie de mes racines, j'y retourne de temps en temps.

Musicien, chanteur, as-tu d'autres cordes à ton arc ?
Je joue un peu de piano, des guitares acoustiques, électriques, lap steel, hawaïennes et d'autres instruments.

Tu possèdes une collection de guitares ?
J'essaye d'en avoir le moins possible, parce qu'il faut changer les cordes et en plus, je n'aime pas voir les instruments qui dorment.

As-tu des instruments que tu préfères à d'autres ?
Non, je les aime tous.

Comment fais-tu pour choisir tes guitares ? Je te vois avec un Dobro sur les genoux. Tu l'as acheté pour la marque ou bien est-ce parce que tu as entendu son son ?
Ça c'est un Dobro qui est fait en Angleterre par un gars qui s'appelle Busker. Il est allé faire un peu le tour des Etats-Unis avec un pied à coulisse, il a mesuré plein de guitares en métal et il a essayé de refaire les mêmes. Donc on peut trouver un son plus roots que celui des guitares courantes que l'on trouve en magasin. Je suis assez pointilleux là-dessus, il y a des sons que je voudrais entendre et je cherche ce son-là.

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  Portraits précédents
 


A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

Freddy King: 3 septembre 1934 (Texas) – 28 décembre 1976 (Texas)

T-Bone Walker: Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

Lightnin' Slim: Otis Hicks –13 mars 1913 (Missouri) – 24 juillet 1974 – (Michigan)

Eddie Kirkland: 16 août 1923 (Kingston - Jamaïque) – 27 février 2011(Tampa - Floride)

Leroy Carr: 27 mars 1905 (Nashville, Tennessee) – 29 avril 1935 (Indianapolis, Indiana)

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  Interviews précédentes
 


The Marshals: Un band qui envoie un blues-rock dense et dénudé

The Steady Rollin' Men: Energie rock, atmosphère bluesy

Orville Grant: il opère en orfèvre et s’affranchit des cadres.

Bone Tee & the Slughunters: présentation de l’album Country Boy…

The Wealthy Hobos: Une musique explosive, excitante.

Lucy Dixon: Le swing de l’ordinaire…

Rivherside: il envoie dans des slides fébriles un gros son au débit ravageur.

Do the dirt: Le récit ancestral se prolonge en maître du tempo.

Mr. Hardearly: Son bonheur, faire de la musique.

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  Dossiers précédents
 


The Rolling Stones:
Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

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  Chroniques CD du mois
 




A Contra Blues, Benoît Blue Boy avec Nico Duportal, Boogie Beasts, Coco Montoya, Eliza Neals, Eric Bibb, Eric Gales, Eric La Valette Band, Fingers and Cream, Gaelle Buswel, Gaume , Heath Green And The Makeshifters, Jo Harman, Les Semeurs de Blues, Marc Lelangue Trio, Mary's Little Lamb, Mathis Haug, Mr. Hardearly, Paul MacMannus & Friends, Quinn Sullivan,Samantha Fish, Thomas Schoeffler Jr.,Thornetta Davis, Three Gamberros, Vanessa Collier, Walter Broes & the Mercenaries.

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  Portrait du mois
 
 

16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

Figure emblématique du Delta blues, compositeur prolifique, musicien itinérant, il a marqué quatre décennies avec son style original et sa guitare à 9 cordes.

Joseph Lee Williams voit le jour le 16 octobre 1903 dans le comté d'Oktibbeha à quelques miles à l'ouest de Crawford, Mississippi. blues big joe williamsFils de métayer, il fabrique lui-même sa première guitare alors qu’il n’a que 7 ans. Clem Ellis, un musicien qui vit près de sa famille, ainsi que son grand-père maternel et son oncle, lui enseignent quelques rudiments et lui apprennent plusieurs chansons.
En 1918, encore très jeune, il quitte la ferme familiale pour travailler d’abord comme bûcheron puis comme ouvrier sur les chantiers de chemin de fer ou les digues de retenue du Mississippi. C’est à Greenville qu’il fait ses premiers pas de musicien dans des house parties et des picnics. En 1921, il passe quelques mois en Louisiane avant de repartir pour l’Alabama où il séjourne 3 ans travaillant à nouveau comme bûcheron et jouant dans les bars de Mobile durant son temps libre. Il se joint parfois aux harmonicistes Burl Jaybird Coleman et George Bullet Williams. A différentes occasions il rejoint le medecine show itinérant de Doc Bennett ou la revue Rabbit Foot Minstrels.
En 1925 il est toujours sur les routes. Il se produit dans les bars et les picnics à travers le Mississippi. En 1926 il croise la route de Little Brother Montgomery avec qui il se produit un moment. En 1927 il poursuit son périple au Texas mais n’y reste pas très longtemps puisqu’il repart en direction de la Georgie. En 1928 il s’installe à Saint Louis, Missouri. Cette ville restera son port d’attache jusqu’en 1949. Tout au long de ces années, il participe à des house rent parties avec Saint Louis Jimmy et fréquente des artistes locaux comme Walter Davis et J.D Short et se produit dans les rues et les bars de la ville.

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  Dossier du mois
   
 



Les aspects formels et stylistiques des blues et des coplas mériteraient un développement bien plus important que ce que peut contenir ce bref article, et nous nous en tiendrons une fois encore à ce qui semble les rapprocher ou les différencier. Bien qu’il s’agisse d’une littérature orale, la transcription nous donne un aperçu totalement fiable de leurs caractéristiques, et permet de situer dans le temps les évolutions qui démarquent blues et flamenco de notions aussi confuses que celles de « musique noire » ou de « musique gitane ».

Le trait décisif que notait Howard Odum au début du XXe siècle, sans pour autant le relier à l’idiome urbain et commercial de la musique de blues, est bien l’affirmation d’une subjectivité, comparable à celle que la révolution romantique avait impulsée chez les lettrés.  Avec près d’un siècle de décalage, ce processus est identique à celui que définit José Manuel Gamboa pour le flamenco : « Les couplets et les chants  qui relevaient autrefois du rituel de la danse ont progressivement abandonné le terrain de l’expression collective pour s’affirmer à la première personne (1) . »
Devons-nous considérer cette caractéristique essentielle comme un trait typiquement afro-américain ou gitan ? Certaines thèses persistent à voir dans le blues un chant « africain » qui se serait progressivement occidentalisé(2), d’autres croient y entendre la toute première manifestation du chant individuel afro-américain, issue des chants de travail ou des spiritualsDavid Evans, qui situblues e l’apparition du blues dans la dernière décennie du XIXe siècle,  parle d’une maturation qui aurait « presque certainement » concerné la première génération née après l’abolition de l’esclavage(3). Il est exact que les blues, dont les premières formes sont à notre avis bien plus tardives, n’ont plus rien à voir avec les chants d’esclaves, les spirituals, les « social songs » ou les airs à danser fortement inspirées par le ragtime(4). Mais le terme « maturation » rappelle malencontreusement l’idée d’une musique afro-américaine qui aurait évolué de manière autonome, à l’écart de toute influence de la culture dominante – un a priori totalement comparable à celui de l’élaboration du flamenco dans la clandestinité.
Il est vrai que l’irruption du cante et du blues a de quoi surprendre, surtout si on refuse obstinément de les envisager comme des formes « modernes » pour leur époque. Il est également vrai que le recours au « je », loin de traduire une approche immédiate et simpliste de la réalité sociale à laquelle étaient confrontées, entre autres, les communautés noire et gitane, correspond à une évolution de l’expression vernaculaire qui dépasse les considérations ethniques.

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  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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