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01/19
Chroniques CD du mois Interview: BIG BRAZOS Livres & Publications
Portrait: BLIND BLAKE Interview: ROSEDALE Dossier: TRUMPET RECORDS
 
  Interview du mois
   
 



Depuis plus de 20 ans entre blues et folk le trio distille des atmosphères légères pour soutenir des propos qui ont du sens.       

Blues Again : Que devient le band ?
Jérôme : Présentons rapidement la fratrie : il y a Etienne Brazos à la basse et au Dobro « square neck » ; André Brazosblues big brazos : à l’harmonica, et Jérôme Brazos à la guitare, nous chantons tous les trois…
André : Quand on est passé de 4 à 3, on a  d'abord laissé un nouveau centre de gravité se trouver naturellement et on a retrouvé l'harmonie. 
Jérôme : Nous continuons à jouer dans les bars principalement, la sortie de notre album La Part des Anges est l’occasion de rappeler que nous sommes toujours là ! Le répertoire reste éclectique entre reprises blues, folk et compos.

Après 23 ans d’existence peut-on faire un bilan ?
André : Les liens musicaux se sont construits et développés sur l'amitié, elle-même se développant ; je n'aurais rien vu de durable et de réellement fort sans l'amitié.
Musicalement on en est qu'au début j'ai l'impression, d'autant qu'on est d'évolution lente ; on a encore 200 ans de musique devant nous !

Y a-t-il eu des regrets au cours de ces années ?
Jérôme : Pas réellement de regrets mais il reste encore des endroits où nous aimerions nous produire, certains festivals …
 
Le plus beau souvenir ou le plus cocasse… 
André : Cahors, avec le séjour dans ce magnifique hôtel restaurant plein centre, le concert pile devant sur la place du marché, et le tout en famille et entre potes ; la première partie de Bill Deraime à Saint-Saulve aussi ; sans oublier le Maindron où on a cru se faire tirer dessus. 
Jérôme : Oui le Maindron reste un must … c’était vraiment Chicago dans le 14ème arrondissement de Paris… Je me rappelle aussi de la bouteille de Calva dans les loges du festival Quai des Blues à Regnéville-sur-Mer. Nous avions partagé la scène avec Napoléon Washington, la communion entre public, bénévoles et musiciens était totale et si chaleureuse que nous en avons fait des chansons pour notre premier disque Je L’emporterai Au Paradis.
Etienne : Je rajouterais bien les repas animés et festifs du Méphisto à Cahors. 

Comment définiriez-vous le style du groupe ?
Jérôme : Nous avons amené chacun nos influences. Une grosse cuillère de blues, une pincée de bluegrass et un trait de folk. Le style s’est patiné et j’espère, bonifié au fil des années, la nostalgie est souvent un de nos signes particuliers. En live, l’harmonica et le Dobro sont les instruments signatures. 
André : Et on laisse une belle part aux voix.  
Etienne : Difficile de trouver une définition précise, peut être effectivement le croisement de nos trois univers musicaux pas si éloignés que ça les uns des autres.

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  Interview du mois
   
 



Un duo dynamique où la guitare de Charlie soutient la voix d’Amandyn pour un blues-rock aux accents soul qui fait des étincelles.      

Blues Again : Faisons les présentations…
Amandyn : J'ai grandi en Alsace, dans un petit village du Haut-Rhin. Ce que j'aime le plus, c'est de faire des concertsblues rosedale évidemment, mais également de rêver et de réaliser ces rêves.
Je suis également très attachée à ma famille et j'apprécie les choses simples, les moments simples (comme un plat de pâtes devant un bon film au retour d'une tournée).
Charlie : Je suis né et j'ai grandi à Vitry-le-François, dans la Marne. J'y ai vécu jusqu'en 2016 avant de rejoindre Amandyn en Alsace. Ma vie tourne autour de la musique depuis que j'ai 13 ou 14 ans. Je ne m'en lasse pas. J'aime en écouter, en jouer, découvrir et créer.

Parlez-nous de votre éveil à la musique, votre parcours musical…
Amandyn : J'ai commencé la musique par l'accordéon, à l'âge de 9 ans. C'est à l'âge de 11 ans que j'ai découvert ma passion pour le chant lorsque j'ai vu pour la première fois une chanteuse en live. A cet instant j'ai su que c'était le métier que je voulais faire plus tard. J'ai toujours été attirée par les voix puissantes, les artistes charismatiques comme Janis Joplin, Aretha Franklin, Beth Hart, Robert Plant...
Charlie : Lorsque j'avais 13 ans, mon père m'a fait écouter ‘Stairway To Heaven’ de Led Zeppelin. Pour moi, ça a été une vraie révélation : quand le morceau s'est terminé, j'ai su que je voulais être guitariste. J'ai commencé à harceler mes parents pour qu'ils m'achètent une guitare, chose qu'ils ont refusé pensant que c'était simplement une nouvelle lubie. Quelques mois plus tard, j'ai revendu mes jouets à la foire aux jouets annuelle de ma ville et je me suis acheté ma première guitare dans les petites annonces : une copie Les Paul (sans marque) à 75€. A partir de ce moment, j'ai passé des heures à jouer dans ma chambre tous les jours. J'ai appris en autodidacte, en reprenant à l'oreille des morceaux des artistes que j'aimais.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ? 
Amandyn : Difficile de me souvenir quel était le premier que j'ai entendu... le blues, même discrètement, est toujours présent dans les pubs, les films, certaines radios etc.
Je dirais que les premiers que j'ai entendu étaient Ray Charles et Aretha Franklin.
Charlie : Comme je le disais, pour moi ce fut Led Zeppelin, mais j'ai rapidement découvert Deep Purple puis Hendrix qui m'a encore plus rapproché du blues. Par la suite, j'ai écouté SRV, les 3 King, Gary Moore... Imagine la claque quand tu entends tout ça pour la première fois !

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Charles Brown: Tony Russell Brown 13 septembre 1922 (Texas) – 12 janvier 1999 (Californie)

Big Walter Horton: 6 avril 1918 (Mississippi) – 8 décembre 1981 (Illinois)

Big Maybelle: Mabel Louise Smith 1er mai 1924 (Tennessee) – 23 janvier 1972 (Ohio)

Big Joe Turner: Joseph Vernon Turner : 18 mai 1911 (Missouri) – 24 novembre 1985 (Californie)

Eddy Clearwater: Edward Harrington : 10 janvier 1935 (Mississippi) – 1er juin 2018 (Illinois)

Albert King: Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi) – 12 décembre 1992 (Tennessee)

Snooks Eaglin: Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) – 18 février 2009 (Louisiane)

Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

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  Interviews précédentes
 


Little Mouse & The Hungry Cats: La gent trotte-menu et les félins s’associent pour faire la fête.

Boney Fields: Il incarne bien la devise américaine ‘That’s Entertainment’

Whodunit: du nom de ces romans policiers à énigme popularisés par Agatha Christie.   

Little Victor: Grand sectateur du lo-fi

Mr. Hardearly: Dix ans déjà, des centaines de concerts au compteur

Mo Fab et la chose electrique: une grande place à l'improvisation et une part de mystère.   

Blues Eaters: l’élégance et la cool attitude font rimer technique et un bon feeling.  

The Jamwalkers: Un power trio explosif et éclectique crée son propre style avec un son particulier.  

Thom and the tone masters: Un band dynamique qui dégèle la banquise avec un rhythm and blues instrumental

King Kong Blues: ils allient la puissance du rock à l’énergie du punk pour faire entendre un son explosif

Jerry T and the black alligators: Delta, swamp, Chicago, un soupçon de folk et de psyché…

Neal Black: sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête…

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blues voeux 2019

  Chroniques CD du mois
 




Allan Harris, Boogie Beasts, Broken Witt Rebels, Danny Lynn Wilson, Helen Rose, In Layman Terms, Ina Forsman, Old Riley & The Water, Olivier Gotti, Paul Oscher, Peter V Blues Train, Philippe Grancher & His G-Men, Randy Casey, Screaming Kids, Seth Rosenbloom, Staretz, Stormcellar, The Kentucky Headhunters, Watermelon Slim.

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  Dossier du mois
 
 

Au début des années 1950 le label du Mississippi entre dans l’histoire en révélant des artistes parmi les plus marquants de la décennie.               

Willard et Lillian McMurry (30 décembre 1921 – 18 mars 1999), marchands de meubles à Jackson, Mississippi, arrivent dans le monde du disque un peu par hasard en 1950 en découvrant un stock de 78 tours de blues et deblues trumpet records rhythm & blues dans l’arrière-boutique d'une quincaillerie achetée en 1949 au 309 Farish street, à la limite des quartiers d’affaires et de divertissements blanc et noir de la ville. En rénovant les locaux Lillian McMurry tombe sur une pile de disques invendus. Elle écoute la chanson de Wynonie Harris ‘All She Wants To Do Is Rock’. Sa mère était pianiste et organiste et son père chanteur et elle-même avait pris des cours de piano, mais on jouait une toute autre musique dans sa famille. Curieuse et inspirée elle décide d'enregistrer davantage de musique comme celle-ci. Elle dira plus tard : « C'était le son le plus inhabituel, sincère et solide que j'aie jamais entendu. Je n'avais jamais écouté un ‘disque noir’ auparavant. Je n'avais jamais rien entendu avec un tel rythme et une telle liberté ». Trumpet Records va voir le jour.
Quand ils se rendent compte qu'il y a un marché pour les productions de blues et de gospel et que Farish street abrite déjà une grande partie de la musique et du commerce afro-américain de Jackson, Willard et Lillian McMurry transforment leur magasin de meubles. A côté des tables, des chaises et des armoires, apparaît un rayon de disques et l’enseigne Record Mart s’affiche sur la devanture.

Lillian McMurry a peu d'expérience dans le monde de l’industrie musicale mais elle va se révéler un producteur efficace. L'objectif est d'enregistrer des musiciens de la région du Delta n'ayant pas accès aux studios à New York ou à Los Angeles et c’est dès le 3 avril 1950 que les McMurry accompagnent les Gospelaires, un groupe repéré à la cathédrale St. Andrews de Jackson, dans une station de radio locale (WRBC) pour la toute première session d’enregistrement organisée par leurs soins.

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  Portrait du mois
   
 



Arthur Blake - 1896 (Floride) ? – ? ( ?)

Dans la Chevelure de Bérénice.

Dans ce grand foutoir d’approximations qu’est le blues, on peut douter de tout. Les informations sont volatiles, les sources pas toblues blind blakeujours fiables et les légendes urbaines, innombrables. Blind Blake, c’est pire. On lui colle des dates et des lieux pour ne pas avoir l’air de critiquer la raison pure, mais on ignore où et quand il est né, où, quand et de quoi il est mort, on ignore s’il s’appelait Arthur Blake ou Arthur Phelps (on n’est même pas certain qu’il se soit prénommé Arthur), on le dépose à Atlanta, on sait seulement qu’il a vécu quelques années à Chicago. Était-il réellement aveugle ? Est-il bien l’homme de la seule photo censée le représenter ? Le portrait a sans doute été autographié de la main d’un commercial de Paramount, qui joignait des photos dédicacées aux disques vendus par correspondance. Pour finir d’embrouiller son cas, Blake est parfois confondu avec un contemporain, Blind Blake lui aussi, roi de la variété goombay et du calypso.

Les érudits téméraires qui ont tenté d’accoucher le néant font naître Blake à Jacksonville, Floride, sur la foi d’indices glanés dans ses chansons. Il tombe ses premiers titres en août 1926 à Chicago (‘Early Morning Blues’/ ‘West Coast Blues’). Le blues appartient encore aux filles du vaudeville, mais les labels sentent qu’une forme plus virile et plus rurale pourrait leur apporter un appoint commercial intéressant. Rural est une façon de parler, ses vedettes sont d’abord de grands citadins. Blake enregistre aussi avec des chanteuses de goualantes, Leola Wilson, Ma Rainey, Chocolate Brown, avec des partenaires comme Gus Cannon, le slideur de banjo à la voix dévorante, Johnny Doods le clarinettiste, Charlie Spand le pianiste. En 1929 il passe de Chicago aux studios Gennett de Richmond, Indiana, avec qui Paramount est lié, puis il réalise plusieurs séances à Grafton, Wisconsin. C’est là que Paramount vient d’ouvrir ses propres studios alors que la crise est en train de ravager le marché. En tout : 70 à 80 faces gravées entre 1926 et 1932, notamment les fameux ‘Hot Potatoes’ et ‘Southbound Rag’.

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  Dossier
   
 



« J’ai toujours roulé ma bosse comme frontman, bien que je sois d’un naturel peu expansif. J’imprime surtout de la bande magnétique chez moi ». Éric Ter-Sarkissian, selon le nom imprimé sur son passeport, est un homme d’ordre et de goût, pas ramenard, dandy modeste et plutôt monacal. Il a sorti deux albums excellents, presque simultanément, chez Chic Parisien : Play It Up et Voisine.

En 1976, l’année du premier album Charly, quand il se faisait appeler Sirkel, Ter avait ramassé Mick Taylor qui léchait ses plaies. « Il a joué sur quatre titres de l’album Sirkel & Co. En 1995, je reçoblues eric teris des droits d’auteur anormalement élevés. Code : GéRo. J’appelle la Sacem. Elle m’informe que GéRo signifie ‘Génies du Rock’, la série des éditions Atlas. Sirkel & Co avait été retitré Mick Taylor. Si j’avais eu les moyens de me payer un bon avocat... »

1979. Ter coupe le contact de sa Cadillac Coupe de Ville à Los Angeles. Il y fait producteur, ingénieur du son, musicien. « En 94 trois rappeurs sortent un flingue, pillent mon studio, repartent avec ma voiture… Plus une déconvenue sentimentale et un bon gros tremblement de terre. C’était vraiment le moment de regagner Paris, ma ville natale ».

Son rock a évolué au fil des albums vers un funk velvétien, Tulsa sound et Lou Reed secoués par Bootsie Collins. Il joue à la pulpe, guitariste fin et personnel, et se confie mezza voce plus qu’il ne chante. Sa voix s’est arrondie, plus profonde, presque tendre. L’homme s’est toujours un peu méfié des mélodies. « Je suis plutôt rythmique, je joue funky et bluesy d’instinct. Au fil des ans, j’ai fini par combiner picking et funk-rock. Il m’est arrivé de composer des chansons très mélodiques mais, d’abord, c’est du groove ».

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  Dossiers précédents
 


Specialty records: Ce label de Los Angeles a fortement contribué à l’émergence du rock’n’roll.   

Eric Ter: bluezy, picking, funk-rock, groove, ....

Chance records: ce label a eu une vie éphémère mais il a marqué l’histoire de son empreinte.   

King records: le label de Cincinnati avait un catalogue aussi riche en blues qu’en country ou en jazz.   

Modern records: Le label de la côte Ouest des années 40, 50 et 60. 

Motown records:  le label qui a révélé un grand nombre d’artistes

Stax records: Acteur majeur de la soul sudiste, le label qui a créé le Memphis sound

Sun records: Le petit label entre dans la légende au milieu des années 1950

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musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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