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04/20
Chroniques CD du mois Interview: SKAND Livres & Publications
Portrait: JUNIOR PARKER Interview: THE CHAINSAW BLUES COWBOYS Dossier: BROKEN GLASS
 
  Interview du mois
   
 



La simplicité d’une guitare et d’une voix pour un duo rock intimiste aux influences blues qui entrelace de belles harmonies et des riffs acérés.        

Blues Again : Quel est votre port d'attache ?
Marie-Anne : J'ai eu l'occasion de beaucoup bouger mais aujourd'hui mon port d'attache est à Marseille, et je l'avoue, je m'y sens bien : la lumière, la mer, et une effervescence perpétuelle...
Gilles : Né à Marseille, à moitié Corse, j'ai grandi près d'Aix-en-Provence. Je n'ai jamais quitté le Sud-Est.

Comment votre duo est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
blues skandM.A. & G : Le duo existe depuis juin 2015. On peut dire qu'il est né à notre propre insu, suite à la demande d'une amie, pour fêter chez elle en musique l'arrivée de l'été. On a fait quelques répètes, ça nous a beaucoup plu, et puis hop...

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
M.A : Je dirais tous les deux. On écoute beaucoup de musique ensemble et on échange énormément sur ce qui nous plait et pourquoi, en analysant les arrangements et surtout les sons. Et on a des goûts musicaux assez proches. Mais Gilles a quand-même une idée bien précise du son qu'il cherche sur les morceaux, que ce soit en live ou en studio.
G : C'est vrai qu'on parle énormément musique tous les deux. Les choix et orientations se font ensemble... au vote... à main levée et à la majorité (rire).

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
M.A : On s'est rencontré au sein du groupe Skand du temps où le groupe existait en version quintet, sous un autre nom à ses débuts. On jouait dans les bars et pour la Fête de la Musique. Et puis Gilles a rejoint le groupe, et un phénomène tout à fait inédit s'est produit : la chanteuse est tombée amoureuse du guitariste...
G : Ah bon ? (rire) Oui, on s'est rencontré lors d'une jam chez Ben Villedieu, un très bon ami batteur, puis j'ai intégré leur groupe... et débauché la chanteuse.
M.A : Ah bon…

Pourquoi le choix de ce nom ?
M.A : Encore une histoire de son : c'est court, ça claque, c'est facile à retenir et ça ne veut rien dire !
G : Ah bon ? On n’avait pas dit que c'était une déesse indienne ? (rire)

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  Interview du mois
   
 



Le duo nous entraîne dans un univers sonore empreint d’une certaine démesure pour une expérience particulière. C’est explosif !        

Blues Again : D’où venez-vous cowboys ?
JC : Lionel alias James Chainsaw, comme mon alter-ego j'aimerais avoir grandi à Armadillo en 1885 à la frontière dublues the chainsaw blues cowboys Nouveau Mexique, mais c'est dans les montagnes de Grenoble que j'ai finalement vu le jour. J'aime les arts graphiques, les tatouages, le porc effiloché, les couteaux et la musique bien sûr.
E.Z : Erich Zann, j’ai grandi à Chainsaw Town, j’aime le cinéma, les voyages, la photo, l’art, les années 70, le yoga.

Parlez-nous de votre parcours musical…
JC : Toute ma culture musicale s'est faite avec mes amis d'enfance, du collège à aujourd'hui, le partage des cassettes, le prêt de CD, les concerts... On a pris souvent des chemins opposés qui nous ont valu quelques débats mais ça m'a construit artistiquement.
E.Z : J’écoute de la musique depuis tout petit, j’ai beaucoup joué avec un tourne-disque et un chargeur de 45 tours, je devais avoir 10ans.

De quels instruments jouez-vous ?
JC : J'ai toujours fait du chant, mais avec ce groupe je me suis mis sérieusement à la rythmique avec ma Farmer Footdrum et aux percussions. Je sais aussi très bien « meumeumer » des riffs de gratte à la bouche.
E.Z : Je joue de la guitare et je souffle dans un harmonica.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ?
JC : Je pense que mon premier morceau de blues traditionnel c'était ‘I'm In The Mood For Love’ de John Lee Hooker.
E.Z : Le premier morceau qui m’a schotché c’est ‘Rude Mood’ de Stevie Ray Vaughan et j’ai eu envie de jouer de la guitare.

Quelles ont été vos principales influences ?
JC : Elles sont trop nombreuses pour en citer que quelques-unes mais tout ce qui peut toucher au blues des années 1930 et toute la mouvance revival qu'on appelle souvent oneman band ou blues garage, mais aussi mes premières amours : le southern-rock, le stoner, le metal...
E.Z : Des groupes marquant y en a tellement… Stevie Ray Vaughan, Morbid Angel, Alec Empire, Slayer, Vader, Jimi Hendrix, Ritchie Blackmore, BB King, par la suite Mississippi John Hurt, Fred McDowell, CeDell Davis…

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Leadbelly: Huddie William Leadbetter 20 janvier 1888 (Louisiane) – 6 décembre 1949 (New York)

Nightlosers: Le blues des Carpates.

Washboard Sam: Robert Clifford Brown – 15 juillet 1910 (Arkansas) – 6 novembre 1966 (Illinois)

Roomful of Blues: Jump blues, soul, rock, jazz, c’est un véritable feu d’artifices.

Sunnyland Slim: Albert Luandrew – 5 septembre 1907 (Mississippi) – 17 mars 1995 (Illinois)

Vulcain: Maîtres de la Foudre, Forces métalliques.

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  Dossiers précédents
 


Ann Arbor: Le 1er août 1969, 20 000 jeunes foulent la pelouse des Fuller Flatlands sur le campus d’Ann Arbor.

Leslie: Un système d’effets qui s’est imposé

Muscle Shoals: l’endroit est devenu mondialement célèbre.

Piedmont Blues: style de guitare sophistiqué au rythme soutenu et au phrasé élégant.

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  Chansons précédentes
 


Susie Q

My Babe

Trouble in mind

The House Of The Rising Sun

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  Chroniques CD du mois
 


blues chronique CD 04 20

Andres Roots, Chicken Diamond, Cream, Def Leppard, Gary Moore, Jeremiah Johnson, Joep Pelt, John Blues Boyd, King Salomon Hicks, Mojo Bruno, Robert Cray Band, Sari Schorr, Slift, Sonny Landreth, The Chainsaw Blues Cowboys, Val Star and The Blues Rocket, Vanja Sky, Victor Wainwright and the Train, Watermelon Slim.

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  Portrait du mois
 
 

Herman Parker - 27 mai 1932 (Arkansas) –
18 novembre 1971 (Illinois)

Bealestreeter.

Herman a planté deux jalons dans l’histoire du rock’n’roll : ‘Feelin’ Good’ et ‘Mystery Train’ (Sun 1953). Il a aussi planté un poteau blues junior parkerdans celle du R&B : ‘Next Time You See Me’ (Duke 1957). ‘Feelin’ Good’ dérivait de ‘Boogie Chillen’. John Lee Hooker avait fait un tel tabac avec son boogie funkyforme, que tout le monde voulait le même. Quant à ‘Mystery Train’, il l’avait enregistrée à 21 ans. Elvis Presley en aurait vingt quand il la reprendrait en 1955, dans une version plus tendue et toute aussi fascinante. Herman ne fit pas de vieux os chez Sun. Ce deuxième 45-tours, ‘Mystery Train’, n’était pas encore sorti, qu’il tomba dans les griffes de Duke Records, le label de Houston. Avant Sun, il avait effectué un passage encore plus fulgurant chez Modern. Ike Turner lui avait organisé une séance à West Memphis pour le compte des frères Bihari, qui dirigeaient l’étiquette de Los Angeles. Ils en gravèrent un seul et unique exemplaire : ‘You’re My Angel’ (Ike Turner au piano, Matt Murphy à la guitare). Ce jump n’alla pas voleter bien loin, mais il suait déjà de grosses auréoles de rockabilly.

Au rockabilly, Herman préférait pourtant ces lourdes ballades californiennes, qui lui permettaient de suffoquer langoureusement en chantant ses peines de cœur. Or, Sam Phillips ne voulait pas de crooners chez lui. Chez Sun, Herman fit cependant bien plus que jouer le jeu. Il entra en résonnance avec les loquedus de l’Arkansas : il renouait avec le show de Rice Miller sur la KFFA (il fut sa doublure au sein des King Biscuits Boys), il revisitait la zone de prédation d’Howlin’ Wolf dont il partagea la course un instant, il donnait une suite naturelle aux Beale Streeters, groupe informel de Memphis dans lequel il chantait et jouait de l’harmo en compagnie de Johnny Ace, BB King et Bobby Bland, il mettait à jour toutes ces rythmiques spasmodiques que Memphis recueillait depuis plusieurs décennies, celle de ‘Rollin’ And Tumblin’ ’ et de ‘Cool Drink Of Water’.

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  Dossier du mois
 
 

Du verre brisé.

Le Harrow Inn, à l'Est de Londres. C'est un pub doté d'une salle de concert à l'arrière, construite sur un terrain vague. C'est une bicoque de planches peintes en blanc, avec des fenêtres de récupération, le genre de salle qui permet à tout le quartier de profiter de la musique aussi bien que les spectateurs. Le guitariste Stan Webb et Blues broken glassson groupe Chicken Shack y font une halte après un périple européen revigorant. Le dernier album, Imagination Lady, a eu un grand succès en Allemagne, en Scandinavie et en Italie. Chicken Shack est un trio dont le line-up a déjà évolué depuis l'album. Webb tient la guitare et le chant, Bob Daisley la basse, et Paul Hancox la batterie. John Glascock, qui tenait la potence à quatre-cordes sur le disque, s'est sauvé pour remplacer lucrativement Glenn Cornick dans Jethro Tull. Il y restera jusqu'à sa mort tragique en 1979. Stan Webb revient de loin. En 1971, Chicken Shack explose, les trois-quarts de la formation était en partance pour les frères-ennemis Savoy Brown, dont la carrière décolle aux Etats-Unis. Déjà, le scénario avait merdé, lorsque la pianiste-chanteuse Christine Perfect s'en alla pour se consacra à la vie de famille avec son mari, John McVie, bassiste de Fleetwood Mac, en 1969. Chicken Shack avait flirté avec le succès commercial grâce à ses deux premiers albums de blues anglais :40 Blues Fingers, Freshly Packed, And Ready To Serve, n° 12 en Grande-Bretagne, et OK Ken ? en 1969, n°9. Le simple 'I'd Rather Go Blind' fut n°14, et ouvrit le marché européen à Chicken Shack. Pourtant, Christine choisit de partir à ce moment-là.

Le coassant et guignolo Stan Webb s'en remet avec une pirouette, et c'est un petit gars, issu du groupe pop Plastic Penny, qui prend la relève : Paul Raymond. Seulement voilà, Raymond n'est pas encore le compositeur affûté de Savoy Brown et de UFO à la fin des années 70. Discret, appliqué, il joue sa partition, mais n'insuffle pas l'énergie désirée. Stan, lui, encaisse le départ de Christine, qu'il ne regardait pas qu'avec les yeux de la partenaire créative dans un groupe en plein essor. Il l'aimait, Christine, secrètement. Et lorsqu'elle officialisa sa relation avec John McVie, puis quitta le groupe pour se consacrer à son homme, Webb eut le cœur arraché. Lui, le grand branquignol, drôle, intelligent, brillant guitariste, qui insista pour que Christine Perfect se joigne à eux parce qu'il croyait en son talent plutôt que de s'ennuyer comme vendeuse dans une boutique, était désormais seul avec un groupe à conduire. Et il n'avait pas plus d'âme que son désormais leader, déboussolé.

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  Livre
   
 




  Chroniques CD précédentes
 


Mars 2020
Ben Rice & RB Stone, Gabriiel, Joseph Martone, Lazy Lester feat. Benoit Blue Boy & Geraint Watkins, Matt Wanderscheid, Moonlight Benjamin, Mystic Sunship, Philippe Grancher, Roomful Of Blues, Sophie Kay, Swamp Dogg, Tas Cru, The Cool Feedback, The James Hunter Six, The Outcasts, Tom The Suit Forst, Tribulation, Withney Shay.

Février 2020
Albert Cummings, Archi Deep, Eric Burdon & The Animals , Johnny Burgin, Mitch Ryder and the Détroit Wheels, Paco Duke, Paul Macmannus and the Old Timers, Peter Green, Popa Chubby, Robert Glasper, Thorbjørn Risager & The Black Tornado, Tom JJ - Greg Miller.

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musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 



  Livre
 
 

 

  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Interviews précédentes
 


Matt Wanderscheid: Pour le plaisir de son public il mélange subtilement blues, country, folk, rock’n’roll, rhythm’n’blues et soul. 

Lucky Gas & Little peter: Le blues en bandoulière le duo taille sa route de Toulouse à Austin Texas

Fred Cruveiller: Avec du punch et un style qui allie puissance et habileté

Texako: Les influences sont multiples: ‘live, blues et folk’

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