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05/18
Chroniques CD du mois Interview: KING KONG BLUES Livres & Publications
Portrait: SNOOKS EAGLIN Dossier: SUN RECORDS Dossier: BORN TO BE A BLUESMAN
 
  Interview du mois
   
 



Une vraie déflagration ! Avec leur style débridé, ils allient la puissance du rock à l’énergie du punk pour faire entendre un son explosif et des textes offensifs    

Blues Again : D’où venez-vous, qui êtes-vous ?
Gilou : D'ici et d'ailleurs, pas vraiment d'attache, à part la notion de sud... Alex a grandi à Montpellier dans un univers proche de ‘Ma Rue’ la chanson de Zebda, Gino en cité à Bordeaux et Toulouse, moi l'Afrique et la Calédonie, du chaud quoi ! king kong blues
Alex : Tous autodidactes, pas mal de transpi sur l'instrument ! Ce qu'on aime ? Ouf ! Tout ce qui n'est pas normé, réglementé, limité, imposé, avec un penchant marqué pour les filles et le rock'n'roll...

Comment le groupe est-il né ? 
Gilou : Je jouais avec Gino dans un groupe appelé Orange Macadam. On voulait continuer à jouer ensemble malgré la mort d'Orange. Ça a mis un an avant l'arrivée d'Alex, qui lui avait fait ses armes dans les Caraks un groupe punk-rock très marqué Clash et Ramones.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ? 
Gilou : Sûrement dans une pub… question de génération … haha !
Gino : Pour moi ‘Paint It Black’, 45t piqué dans une station-service...
Alex :Blitzkrieg Bop’ des Ramones, très fort dans la chambre de mon frère alors que je ne marchais pas encore...

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
Gino : Le roi Kong !

Pourquoi le choix de ce nom ?
Gilou : Le nom vient d'un morceau de notre précèdent groupe, Orange Macadam. On aime rappeler que ce qu'on fait vient du blues mais on n’oublie pas nos racines poilues et sauvages avec « King Kong » !

Quelles ont été vos principales influences ?
Gilou : Alex vient du punk rock alterno des années 80. Il a mangé les Sheriff, les Rats, les Sales Majestés et toute la vague anglaise 77… Gino est un fan des Stones, de Chuck Berry et du Delta blues. Le dernier à commencer par écouter du punk rock américain.

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Alex : Dans ma chambre devant mes potes.

Maintenant combien de concerts par an ?
Gilou : Une cinquantaine par an.

Quelle a été votre plus belle expérience sur scène ?
Alex : Pour moi, certainement la première partie des Wampas...
Gino : Celle des Fleshtones.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Gino : Pour nous, c'est un espace-temps hors du monde… Un moment où tu donnes tout en espérant recevoir encore plus ! Pas de scène pas de sens ! L'échange il est là, à cet instant tout est simple...
Alex : Oui, c'est comme un ring, une fois qu'on y est, on a plus le droit de tricher...
Gilou : Et pour être moins lyrique, c'est aussi la récompense de ton travail, un test pour les morceaux que tu composes… Tu vas découvrir comment le public réagit à ta musique. Faire danser et regarder quelles parties du corps bougent chez les gens...

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  Portrait du mois
   
 



Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) –
18 février 2009 (Louisiane)

A l’aise dans de nombreux styles, il était surnommé "the jukebox man" en raison de l’étendue de son répertoire.

Snooks est un musicien extraordinaire. Question style, il est assez difficile à suivre, comme tous ceux qui ont vécu dans le grand bazar néo-blues snooks eaglinorléanais, transgresseur des orthodoxies musicales. Snooks a chanté du folk, du blues campagnard, urbain, du rhythm’n’blues, rock’n’roll, soul, funk, élégances latines, il a saupoudré tout ça d’un petit sucre créole qui signe sa géographie, avec cette patte vraiment singulière exercée à l’aveuglette : Snooks perdait la vue à un an et demi. Rien n’est standard chez lui, surtout pas son jeu. Longs doigts noueux, poignet sec, main frôlante, Wilko Johnson à la sauce espagnole. L’index en ergot, il file des lignes de solo vives et fluides, entre des uppercuts d’accords balancés l’air de ne pas y toucher. Cette assise curieuse le met à l’aise dans tous les styles, jazz, surf, zydeco… Snooks a le chant galbé d’un Ray Charles, souple, dense et luisant, qui rend du corps aux classiques les plus rebattus, ‘Trouble In Mind’ ou ‘St James Infirmary’. Guitare sèche, électrique, six, douze cordes, ses enregistrements sont, la plupart du temps, formidables, dès sa période folk à la fin des années 50 (‘A Thousand Miles Away’, ‘Locomotive Train’, ‘High Society’), période Imperial au début des années 60 : (‘Don’t Slam That Door’, ‘Truly Yours’, ‘Guess Who’), période Black Top à partir de 1987 : (‘Drop The Bomb’, ‘Kiss Of Fire’, ‘Josephine’)...

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  Portraits précédents
 


Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

Albert Collins par Bruce Iglauer: Icebreaker

Kokomo Arnold: James Arnold  15 février 1901 (Georgie) - 8 novembre 1968 (Illinois)

Scott Joplin: 24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

Jelly-Roll Morton: Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

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  Interviews précédentes
 


Jerry T and the black alligators: Delta, swamp, Chicago, un soupçon de folk et de psyché…

Neal Black: sur scène comme en studio il est toujours bien entouré et il a des souvenirs plein la tête…

Lenny Lafargue: Aimer, partager, laisser le bon temps rouler !

Cotton Belly's: Il y a du blues et du rock dans leur grand sac à musique

Ray Cashman: il varie les genres avec une égale maestria.

Automatic City: le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

The Night Cats: sont pleins d’énergie et leur compagnie est plutôt électrisante.

Hoboken Division: « Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

Cheese Finger Brown: il interprète avec une approche personnelle un country-blues au son distordu

Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

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  Dossiers précédents
 


Chess records: Le label reste avant tout la grande référence du Chicago blues.

Okeh records: un héritage musical impressionnant.

Vee Jay Records: label mythique fondé dans les années 1950

Bluebird records: ce label a créé un son qui a influencé le rhythm and blues et le rock and roll naissant.  

Aladdin records: le label basé à Los Angeles a su accrocher quelques noms prestigieux à son catalogue.  

Vocalion: Un label à l’histoire mouvementée qui renferme dans son catalogue de nombreuses pépites

Cobra Record: Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans

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  Chroniques CD du mois
 






Archi Deep, Big Daddy Wilson, Dana Fuchs, Eric Ter, J.J. Vicars, Various Artists, Khari Wendell McClelland, Kid Ramos, Koch Marshall Trio, Kris Lager Band, Lenine McDonald, Lindi Ortega, Lino Muoio, Meg Williams,Mike Zito, Peter V Blues Train, Powersolo, Quiet Dan, Reverend Freakchild, Rockwell Avenue Blues Band, Sterling Ball, John Ferraro, Jim Cox, Teresa James and the Rhythm Tramps, Tommy Emmanuel, Willie Nelson.

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  Dossier du mois
 
 

Le petit label entre dans la légende au milieu des années 1950 en révélant de jeunes artistes qui vont révolutionner toute une époque.          

En octobre 1949 Sam Phillips (5 janvier 1923 - 30 juillet 2003), un jeune ingénieur du son de 26 ans, loue un petit local au 706 Union avenue qu’il convertit en studio d’enregistrement grâce à un prêt de Buck Turner, un artiste qui se produit régulièblues sun recordsrement sur la station WREC où il a travaillé. Baptisé Memphis Recording Service, le lieu ouvre officiellement ses portes en janvier 1950 avec pour slogan : « Nous enregistrons tout – n’importe où – n’importe quand ». En effet, avec du matériel portable dans le coffre de sa voiture, Phillips se propose d’enregistrer les discours de mariages, de funérailles ou de rassemblements religieux. Mais, le premier job lucratif du studio est en fait l’enregistrement du Buck Turner’s band qui doit servir d’illustration sonore à la promotion du programme d’électrification rurale de l’Arkansas. Ce spot sonore sera diffusé par la suite, dans le sud, sur 15 ou 20 stations de radio. Six mois plus tard, fort de cette expérience, Sam Phillips décide d’enregistrer des musiciens pour en vendre les matrices. Le premier enregistrement sera ‘Gotta Let You Go’ et ‘Boogie In The Park’ par Joe Hill Louis. Le 30 août 1950, 300 copies sont pressées et livrées aux disquaires de la ville.
En janvier 1951, Sam Phillips enregistre plusieurs sessions de l’harmoniciste Walter Horton pour Modern Records. Tout au long de cette année il est incroyablement occupé dans son studio, enregistrant autant de blues rural et de rhythm and blues que possible. Au cours des deux premières années, l’endroit voit défiler des pianistes de Memphis, Lost John Hunter, Phineas Newborn, Albert Williams, Louis Calvin Hubert, Mose Vinson, Ike Turner, William Strutcher Johnson, Evans Bradshaw, Eddie Snow, Ford Nelson et Jack Kelly…

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals
 






  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,

  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





   
 


  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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