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12/17
Chroniques CD du mois Interview: AUTOMATIC CITY Livres & Publications
Portrait: SCOTT JOPLIN Dossier: ALADDIN RECORDS  
 
  Interview du mois
   
 



Avec son savoureux mélange de musiques festives et de sonorités urbaines le combo brouille les pistes pour faire entendre un rhythm’n’blues surnaturel.

Blues Again : Faisons les présentations…
Automatic City : Eric Duperray : chanteur/guitariste, auteur/compositeur, a créé et joué dans de nombreux projets dont Metropolitan Jazz Affair, The Dynamics, Mr Day.
Emmanuel Mercier :blues automatic city guitare électrique, guitare slide, guitare sitar, thérémine, stylophone.
Producteur et co-compositeur avec Eric Duperray. Guitariste au sein de Mr. Day, The Starphonics.
Zaza Desiderio: batteur/percussionniste: Milton Nascimento, Yamandu Costa, Idriss Boudrioua, Ray Lema, Dreisam, Leny Andrade, Marcia Maria, Maestro Paulo Moura, Maurício Einhorn, Keystone Big Band, Baden Powell, Nelson Veras, Rio Jazz …
Raphaël Vallade : bassiste/contrebassiste : The Dynamics, Sfonx, Babylon Circus.
               
Comment le groupe est-il né ? 
Il existe depuis 2015, Nous nous sommes rencontrés sur le projet Mr. Day, il est né de l'envie de proposer une version d'un blues, plus roots mais aussi expérimental, et ouvert sur l'apport d'instruments et de sons différents de ceux classiquement utilisés dans le genre

Pourquoi le choix de ce nom ?
C'est inspiré du nom d'un des personnages du titre ‘Wang Dang Doodle’ de Willie Dixon, Automatic Slim. Ça évoque aussi le côté urbain du son, et les rythmiques répétitives.

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
On avait déjà joué ensemble dans des projets différents (Mr. Day, The Dynamics), pour la rythmique on voulait autre chose qu’une batterie traditionnelle quelque chose de plus tribal, plus expérimental, jouer avec des bouteilles, des cartons, des objets de la vie quotidienne… mais également des percussions plus traditionnelles : bongos, berimbau etc.
C’est pour ça que nous avons proposé à Zaza Desiderio (qui est batteur mais aussi percussionniste) de nous rejoindre. Nous voulions pareillement un contrebassiste, nous avons demandé à Raphaël Vallade qui venait d’acheter une contrebasse de venir jouer avec nous.

Quelles ont été vos influences ?
Muddy Waters, Chuck Berry, Sun Ra, Howlin’ Wolf, Link Wray, Blind Willie Johnson, Bo Diddley, Captain Beefheart, Dr. John Gris-Gris, la musique électronique des B.O de films des années 50, 60 (cf. Forbidden Planet), John Lee Hooker, la série de compilation Jukebox Mambo, Suicide, Alan Vega, Marc Ribot, Tom Waits…

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  Portraits précédents
 


Ike Turner: Izear Luster Turner Jr: 1931 (Mississippi) - 2007 (Californie)

Jelly-Roll Morton: Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

Robert Nighthawk: Robert Lee McCollum : 30 novembre 1909 (Arkansas) - 5 novembre 1967 (Arkansas)

Little Walter: Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

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  Interviews précédentes
 


The Night Cats: sont pleins d’énergie et leur compagnie est plutôt électrisante.

Hoboken Division: « Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

Cheese Finger Brown: il interprète avec une approche personnelle un country-blues au son distordu

Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

Dom Ferrer: Au fil des errances il y a le plaisir des rencontres et le partage de la musique.

Magic Buck: Il joue en solitaire mais il aime toujours rencontrer, partager,...

Paul MacMannus: On pourrait l’appeler ‘big bass man’.

Suzy Starlite & Simon Campbell: Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

Eric LaValette: Une conversation fleuve a résulté de notre rencontre.

Bernard Sellam: présentation du dernier album, 'Long Distance'.

Dario Mars and the Guillotines: l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge

Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

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  Dossiers précédents
 


Vocalion: Un label à l’histoire mouvementée qui renferme dans son catalogue de nombreuses pépites

Cobra Record: Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans

Excello Record: Young et Miller, ont écrit une page de l’histoire du blues sudiste

American epic: Une épopée musicale : country, folk, bluegrass, western swing, blues, gospel, musiques cajun, hawaïenne, amérindienne, mexicaine…

Jim & Gene: Jim Morrison et le diable boiteux

The Rolling Stones: Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Chroniques CD du mois
 






Black Stone Cherry, Bootsy Collins, Davide Pannozzo, Ground zero, Jane Lee Hooker, Jerry T & The Black Alligators, Lara and the Bluz Dawgz, Liz McComb, The Lords of Altamont, Lord Youth, Luther Allison, Mama SpanX, Rock Candy Funk Party, Ronny Aagren & his Blues Gumbo, Samantha Fish, Supersonic Blues Machine, Tyler Bryant & the Shakedown, Vanderberg's Moonkings.

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  Dossier du mois
 
 

Spécialisé dans le jazz, le rhythm’n’blues puis le rock’n’roll, le label basé à Los Angeles a su accrocher quelques noms prestigieux à son catalogue.      

Ils sont deux frères, Eddie et Leo Mesner, propriétaires d’un magasin de disques à Los Angeles à l’enseigne du Philharmonic Music Shop. Au milieu des années 1940 ils décident de créer l’une des premières sociétés d’éditions phonographiques indépendantes sur la côte ouest. Ils baptisent l’entreprise Philo, un raccourci du nom de leur boutique. Le graphisme original du label représente la lampe d’Aladin et Philo qui en sort comme un génie.
blues aladdin recordsLa toute première parution en août 1945 est ‘Flying Home, Part 1’/‘Flying Home, Part 2’, un instrumental du saxophoniste Illinois Jacquet, remake du premier album de Jacquet avec le Lionel Hampton Orchestra, sorti en 1942. En septembre, ce sont les premiers enregistrements solos de Wynonie Harris, ‘Around The Clock, Part 1’/’Around The Clock, Part 2’ et ‘Doodle-Doo’/’Yonder Comes My Baby’ qui sont édités.
En février 1946, les Mesner sont obligés de changer l’appellation du label. L'Office des brevets des Etats-Unis refuse d’enregistrer le nom en raison de sa similitude avec la société radiophonique Philco, qui songe à l'époque à créer une division de disques. Les Mesner pensent alors à Medlee Records (composé du M, première lettre de leurs noms de famille, suivie de ED et de LEE, leurs prénoms) et l'annoncent même dans les journaux. Mais en fin de compte ils optent pour Aladdin. Une fois cette nouvelle désignation fixée toutes les versions précédentes de Philo sont rééditées sur Aladdin. Au fil des années, en marge de la maison mère les frères Mesner lanceront plusieurs filiales comme Score (1948), Intro (1950), 7-11 (1952), Ultra et Jazz West (1955) et Lamp (1956).

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  Portrait du mois
 
 

24 Novembre 1868 (Texas) - 1er Avril 1917 (New York)

Ses compositions pour piano ou ses œuvres d'envergure mêlant la rythmique africaine et la musique classique ont laissé une trace exceptionnelle.

Joplin touche des pianos dans les demeures bourgeoises de Texarkana, où sa mère fait du ménage. Des professeursblues scott joplin le prennent en sympathie, tel Julius Weiss, un Allemand pétri de culture wagnérienne. En 1894 Joplin entre à Sedalia, Missouri. Sedalia perche à 90 miles de Kansas City et à 190 de St Louis. C’est une bonne petite ville méthodiste dont l’athérosclérose s’appelle Main Street, surnommée Battle Row, véritable chapiteau d’alambic que remplissent les premières vapeurs du ragtime. Le rag, la coon song et le cake walk viennent juste d’en accoucher. Un an plus tôt, le Chicago World Fair l’a révélé à 27 millions de visiteurs. C’est aussi le moment où on commence à encoder des rouleaux de pianos. La marque Pianola est déposée à Detroit en 1895.
Toute la fortune de Joplin tient sur la partition de ‘Maple Leaf Rag’, publiée en 1899 chez John Stark, un marchand d’instruments que Joplin suivra à St Louis puis à New York. Le premier rag dont on ait conservé la partition fut sans doute ‘Mississippi Rag’, qu’un certain William Krell déposa en 1897. Une centaine d’autres circulaient depuis deux ans. Avant ‘Maple Leaf’, Joplin publia quelques titres à Syracuse (NY), Temple (Texas) et Kansas City, notamment le remarquable ‘Original Rags’. Après ‘Maple Leaf’, il publiera une soixantaine de partitions, dont une bonne somme de rags à succès, des mécaniques merveilleuses comme ‘Elite Syncopations’, ‘The Entertainer’ (1902), ‘The Sycamore’, ‘The Cascades’ (1904), ‘Gladiolus Rag’ (1907), ‘Sugar Cane’ (1908), ‘A Real Slow Drag’ (1913), et le plus beau de tous : ‘Reflection Rag’ (1917), mais aucun n’emboutira la musique américaine comme ‘Maple Leaf’. Joplin est sacré roi du ragtime en quelques semaines, un couronnement national.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,

  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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