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09/17
Chroniques CD du mois Portrait: WILLIE MABON Livres & Publications
  Dossier: EXCELLO RECORDS  
 
  Dossier du mois
   
 



Deux hommes, Young et Miller, ont écrit une page de l’histoire du blues sudiste en inscrivant de nombreuses pépites musicales au catalogue du label.

Tout commence avec Ernie's Record Parade, un programme de blues diffusé sur la station de Nashville WLAC. Ernie's Record Mart, l’entreprise de vente de disques par correspondance dirigée par Ernie Young, sponsor de l’émission, est le cœur de ces diffusions de rhythm’n’blues commencées à la fin des années 1940 dans une ville plus connue pour la musique country. Le présentateur John Richbourg connu simplement comme Johnblues excello records R annonce: « Maintenant, ce disque spécial, le spécial Big Blues d'Ernie's Record Mart n'est qu’à de deux dollars quatre-vingt-dix-huit plus l'expédition et la manutention pour un total de seulement trois dollars quatre-vingt-dix-neuf chez Ernie's Record Mart 179 3rd Avenue Nashville, Tennessee. Lorsque vous commandez demandez le Big Blues spécial, maintenant, appréciez ce titre... » et il envoie la chanson.
En  1952 Ernie Young crée Excello, c’est une filiale de Nashboro records, maison  de disque spécialisée dans le gospel. Le premier succès d'Excello vient rapidement en novembre 1953 avec ‘Banana Split’ par Kid King's Combo. Excello est le premier label de blues établi à Nashville, cependant sa contribution au rock and roll se révèle importante en 1954 avec la chanson ‘Baby, Let's Play House’ d'Arthur Gunter qui atteint la 12ème place dans les charts r’n’b. ‘Baby, Let's Play House’ est reprise par Elvis Presley un an plus tard sur Sun dans l'une de ses plus belles interprétations.

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  Portrait du mois
   
 



24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)  

Pianiste développant une belle rythmique, il joue en finesse et décontraction. Doté d’une voix de baryton légèrement voilée son chant est sobre et expressif.

Willie James Mabon naît à Hollywood un faubourg de Memphis en  octobre 1925. Sa mère chante dans une chorale à l'église. C’est donc tout naturellement qu’il suit très jeune cette voie toute tracée et chante dans une formation de gospel. blues willie mabonIl apprend l'harmonica durant son enfance puis le piano un peu plus tard en autodidacte. Quand sa mère meurt en 1942, il suit son père à Chicago. En  1943 il est appelé sous les drapeaux et devient au bout de quelques mois instructeur militaire en Caroline du Nord. Démobilisé  en 1945, il rentre à Chicago et trouve un emploi dans une compagnie de transport puis dans une entreprise d’ascenseur. Durant les week-ends il commence à se faire un nom comme chanteur et pianiste dans la Windy city.  Il rencontre et fréquente Memphis Slim et Sunnyland Slim. Il se lance sérieusement dans la musique, vers la fin de l’année 1946. Il fonde le band des Blues Rockers avec les guitaristes Lazy Bill Lucas et Earl Dranes et se produit au Tuxedo Lounge. Le band trouve des engagements dans d’autres clubs comme le Tempo Tap ou l’Harmony Lounge. Remarqué par les frères Chess, ceux-ci lui font signer un contrat sur leur label Aristocrat. Son style plutôt jazzy avec piano et saxophone contraste alors un peu avec les autres artistes de la maison de disque.
À la fin de 1949, les titres ‘Times Are Getting Hard’, ‘Trouble In My Home’ sont bien accueillis par le public, suivra ‘When Times Are Getting Better’. Sur ces titres, sa voix douce et son style élégant ainsi que la prestation du saxophoniste Ernest Cotton donne un côté West coast l’ensemble. On le compare alors à Charles Brown.

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  Portraits précédents
 


Robert Nighthawk: Robert Lee McCollum : 30 novembre 1909 (Arkansas) - 5 novembre 1967 (Arkansas)

Little Walter: Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

Freddy King: 3 septembre 1934 (Texas) – 28 décembre 1976 (Texas)

T-Bone Walker: Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

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  Interviews précédentes
 


Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

Dom Ferrer: Au fil des errances il y a le plaisir des rencontres et le partage de la musique.

Magic Buck: Il joue en solitaire mais il aime toujours rencontrer, partager,...

Paul MacMannus: On pourrait l’appeler ‘big bass man’.

Suzy Starlite & Simon Campbell: Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

Eric LaValette: Une conversation fleuve a résulté de notre rencontre.

Bernard Sellam: présentation du dernier album, 'Long Distance'.

Dario Mars and the Guillotines: l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge

Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

The Marshals: Un band qui envoie un blues-rock dense et dénudé

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  Dossiers précédents
 


The Rolling Stones:
Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

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  Chroniques CD du mois
 






Altered Five Blues Band,André Cymone, Andrew Chapman a.k.a JoJo, Automatic City, Greg Sover, Hamilton Loomis, Joakim Tinderholt, Johnny Oskam, Johnny Ray Jones, Juju Child, Karen Lovely, Lew Jetton & 61 south, Red Beans & Pepper Sauce, Rick Estrin & The Nightcats, Rob Lutes, Scott Ellison, Scottie Miller Band, Stacy Jones, Steve Winwood, Sugaray Rayford, The Gordon Meier Blues Experience, The Halley Devestern Band, The Isley Brothers - Santana, The Jon Spear Band, Tony Marlow, Trevor Sewell, Van Morrison.

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  Dossier
 
 

Une épopée musicale : country, folk, bluegrass, western swing, blues, gospel, musiques cajun, hawaïenne, amérindienne, mexicaine…

Après le mémorial Paramount en deux coffrets monumentaux, Jack White se lance dans une nouvelle odyssée discographique, avec des compagnons de voyage qu’il n’est pas allé pêcher dans un squat : T-Bone Burnett, guitariste producteur, et Robert Redford, l’acteur, l’homme du festival de Sundance. Au départ, c’est une petite série documentaire en trois épisodes sur une inclinaison plutôt sociale : les premiers enregistrements vernaculaires de la musique américaine, joués par des gueux pour des gueux. White, Burnett et Redford ne racontent donc pas l’histoire du disque américain, puisqu’ils démarrent l’aventure en 1923 avec le premier sillon de Fiddlin’ John Carson pour OKeh. Sont donc exclus les cylindres Edison, la grande musique, les rengaines des encreurs de partition de Broadway, vaudeville, cabaret, pop urbaine d’alors. Ne figure pas davantage le disque qu’on tient bêtement pour la première gravure de jazz en 1917, ni celui qu’on présente comme la première gravure de blues en 1920. La plèbe ou rien. La country, le folk, le bluegrass, le western swing, les blues et les gospels ruraux, le cajun, les musiques hawaïenne, amérindienne, mexicaine…
blues american epic

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

Bien évidemment, la dimension dramatique n’est pas systématique, le blues comme le flamenco peuvent exprimer la joie ; mais celle que communiquent, par exemple, les bulerias, passe davantage par l’ambiance festive, par l’exubérance du chant, de la danse et de la musique que par le texte. Certains blues, au contraire, traduisent une jubilation personnelle pour des raisons obscures ou totalement explicites ; il s’agira souvent d’une forme de succès sur le plan affectif, ou de réussite sociale. Les deux notions sont souvent associées, et opposées à des échecs antérieurs, signifiant que l’individu a tiré profit de ses erreurs et maîtrise désormais sa vie sentimentale autant que sa situation financière.

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  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,

  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

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  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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