Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

05/17
Chroniques CD du mois Interview: ERIC LAVALETTE Livres & Publications
Dossiers: JIM & GENE
        BLUES & FLAMENCO (suite)
Portrait: LITTLE WALTER Interview: SUZY STARLITE & SIMON CAMPBELL
 
  Interview du mois
   
 



Un homme, une femme… et la musique. Un son très actuel avec des échos venus des sixties. Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

Blues Again : D’où venez-vous Suzy et Simon ?
Suzy: Je suis née à Ross on Wye, une petite commune du Herefordshire en Angleterre. J’ai rencontré Simon et en suis tombée amoureuse sur l’île de Man. Nous avons déménagé en France puis en Espagne et maintenant nous somblues starlite & campbellmes revenus sur l’ile de Man.
Simon: Bury près de Manchester est ma ville natale mais j’ai beaucoup voyagé au long de ma carrière.  Comme l’a dit Suzy, nous vivons maintenant sur l'île de Man en vue de déménager au Royaume-Uni plus tard dans l'année pour mettre en place un autre studio. En dehors de notre travail de studio, nous sommes à l’origine tous les deux auteurs-compositeurs, et nous avons œuvré au sein de différents groupes.

Comment êtes-vous venus à la musique ?
Suzy: Très jeune j’étais hypnotisée par le piano et à chaque fois que j’entrais dans une maison je cherchais s’il y en avait un. J’ai appris à jouer du piano en autodidacte comme la guitare et la mandoline et j’ai également joué du cor d’harmonie à l’école, je me suis mise à la basse il y a seulement 3 ans.
J’ai suivi le cursus Media & Performance à l'Université de Salford et j’ai été membre du groupe folk-rock Megiddo, qui a sorti un EP en 1994, suivi d'un album 1996.
En 2012 j’ai formé le band Starlite dans lequel Simon tenait la guitare. Cette année-là on a fait pas mal de concerts en jouant des compositions originales notamment à Mannifest, un festival qui dure 3 jours.
Simon: Ma famille n'était pas une famille de musiciens, mais maman et papa avaient l'habitude d’écouter des disques de Bert Kaempfert et James Last; des trucs épouvantables! J'ai commencé à jouer du violon à l'école c’est comme ça que ça a démarré.
J’ai commencé la guitare à 16 ans en écoutant des groupes comme Atomic Rooster, Ten Years After, Deep Purple, Wishbone Ash et Led Zeppelin. A la maison j’enregistrais mes albums sur un magnéto à bande, ensuite je réduisais la vitesses de certains passages pour les apprendre plus facilement. Il n’y avait pas Youtube à l’époque.
Vers 17 ans j’ai fait des sessions en studio à Manchester et j’ai formé mon band heavy-rock, Whitefire. Cinq ans après nos débuts un producteur m’a approché me disant : « t’es un putain de guitariste de blues », je ne l’ai pas cru pensant que mon style était ‘rock’ et c’est seulement à partir de là que j’ai plongé dans le blues pour découvrir d’où tous mes héros venaient.

  > lire la suite


  Interview du mois
   
 



La sortie de l'excellent  album « Deadline » était une bonne raison pour en connaître un peu plus sur cet artiste toulousain et cet album. Une conversation fleuve a résulté de notre rencontre.

Blues Again : Eric, ça fait pas mal d'années que tu es dans le circuit ?
Eric LaValette : Treize ans et on va fêter les dix ans du premier album au mois de novembre.

Treize ans dans le circuit blues, mais avant ?
Eric : Famille de musiciens, je me suis mis relativement tôt à la musique. Déjà vers mes huit ans on m'a donné des cours de piano et j'ai vite arrêté, hélas. Vers l'âge de onze ans j'ai commencé à m'intéresser au rock, aux Stones, aux Kinks, ce qui passait en radio à l'époque et il y avait toujours des instruments de musique à la maison, notamment une guitare et un jour, on m'a enfin expliqué comment ça marchait, en mettant deux ou trois doigts on pouvait faire des accords et c'est partit comme ça en autodidacte, en regardant les autres jouer, en s'intéressant à la musique, en lisant.

Quand tu dis famille de musiciens, c'étaient des professionnels ?
Eric : Oui, mon grand-père était trompettiste, il avait joué dans les cabarets et sur ses vieux jours il avait monté une école deblues eric lavalette musique et il faisait des concerts dans les kiosques. Ils avaient ce qu'on appelle une harmonie. Mon père était saxophoniste aussi dans l'harmonie. Dès qu'il manquait quelqu'un dans l'orchestre, on prenait le fils ou la fille. Ma tante était prof de piano, mon oncle était batteur C'étaient tous des musiciens « classiques ».
C'était à Alger, puisque je viens d'Afrique du Nord et je suis le seul autodidacte de la famille. J'ai complètement abandonné les études de musique, de solfège et tout ça... je suis parti plus sur des choses construites par moi-même. Ça m'énervait de lire les p'tites notes sur les portées, pour jouer du rock, ce n’est pas vraiment utile. Et pour le blues encore moins.

> lire la suite


  Portraits précédents
 


Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

Freddy King: 3 septembre 1934 (Texas) – 28 décembre 1976 (Texas)

T-Bone Walker: Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

Lightnin' Slim: Otis Hicks –13 mars 1913 (Missouri) – 24 juillet 1974 – (Michigan)

Eddie Kirkland: 16 août 1923 (Kingston - Jamaïque) – 27 février 2011(Tampa - Floride)

> voir les archives



  Interviews précédentes
 


Bernard Sellam: présentation du dernier album, 'Long Distance'.

Dario Mars and the Guillotines: l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge

Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

The Marshals: Un band qui envoie un blues-rock dense et dénudé

The Steady Rollin' Men: Energie rock, atmosphère bluesy

Orville Grant: il opère en orfèvre et s’affranchit des cadres.

Bone Tee & the Slughunters: présentation de l’album Country Boy…

The Wealthy Hobos: Une musique explosive, excitante.

Lucy Dixon: Le swing de l’ordinaire…

> voir les archives



  Dossiers précédents
 


The Rolling Stones:
Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

> voir les archives



 
 
Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals
 






  Chroniques CD du mois
 






Balkun Brothers, Big Mama Montse Band, Bror Gunnar Jansson, Cotton Belly's, David M'ore, Don Bryant, Elise & The Sugar Sweets, Jamie Saft - Steve Swallow - Bobby Previte with Iggy Pop, Jim Gustin & Truth Jones, Jon Zeeman, Left Lane Cruiser, Les Chics Types, Low Society, Mr. Sipp, Professor Louie and the Crowmatix, Rosedale, Sean Taylor, Selwyn Birchwood, The Como Mamas, The Mavericks, Typh Barrow, U Man Slide, Watermelon Slim.

> lire les chroniques



  Portrait du mois
 
 

Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Sa muse est la fille perdue du jazz et du rock’n’roll. Walter décrotte le blues de toute cette cambrousse qui lui collait aux semelles, simplifie les lignes d’harmo trop verbeuses, fait une bataille de chaque note et ouvre, aux harmonicistes, un véritable couloir aérien.

Walter l’expérimentateur enregistre ‘Juke’ en 1952 pour Checker, la filiale R&B de Chess où s’accomplira toute sa carrière. La courbe des ventes lutte avec celle de l’alcoolémie. La première flanche, l’autre monte en flèche. Il est cerné par une meute d’harmonicistes qui jouent maintenant comme lui, mieux armés pour la réussite.
N’empêche, il reste le plus grand souffleur de blues de l’histoire, sans doute un sale con… et probablement aussi un petit garçon.blues little walter


En découvrant le corps de son frère dans ce cercueil bas de gamme, Marguerite tape un premier scandale contre l’embaumeur de la Biggs & Biggs : pour arranger un peu sa figure, il l’a tartinée d’un fond de teint trop sombre et lui a un peu trop gonflé les lèvres. « Mais enfin, mon frère n’était pas noir ! » Walter était coloré d’un hâle clair, heureux de savoir qu’un Laviege, venu de France il y a bien longtemps, avait versé dans la lignée maternelle la tutelle des vieilles monarchies. La Cadillac s’était déjà envolée, Walter n’a plus sa petite croix chaînée au cou ni ses bagues. Le funérarium du South Side vrombit : Muddy Waters, BB King, Bo Diddley, Pinetop Perkins, Jimmy Reed, un nombre extravagant de jeunes femmes, certaines affirmant être l’épouse du défunt, et une enfant de neuf ans que Walter n’a pas élevée et qui prie pour son père. Le batteur Sam Lay entend un éclat dans la foule. C’est encore Marguerite. Elle accuse les frères Chess d’avoir détruit son frangin, et menace Muddy Waters de lui péter la gueule.

Walter est mort le 15 février 1968, une quinzaine d’heures après avoir reçu un coup sur la tête alors que, la nuit déjà bien avancée, il jouait aux dés dans une ruelle avec des types qu’il ne connaissait pas. Il fit une thrombose coronaire dans la piaule de l’une de ses épouses. Dans sa vie il avait encaissé des chocs plus violents, mais celui-ci terminait une très longue série de raclées et de comas qui l’avaient sérieusement délabré. Ce petit caillot attendait juste qu’on le pousse un peu. Marguerite avait raison sur un point : avant d’entrer dans l’orbite de Muddy Waters, son frère ne buvait que du Pepsi. Elle avait tort sur tout le reste. L’enfant chéri du régime n’avait pas assez d’estomac pour supporter la pression du succès, sinon comment comprendre cette incroyable décomposition ?

> lire la suite



  Dossier du mois
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

Bien évidemment, la dimension dramatique n’est pas systématique, le blues comme le flamenco peuvent exprimer la joie ; mais celle que communiquent, par exemple, les bulerias, passe davantage par l’ambiance festive, par l’exubérance du chant, de la danse et de la musique que par le texte. Certains blues, au contraire, traduisent une jubilation personnelle pour des raisons obscures ou totalement explicites ; il s’agira souvent d’une forme de succès sur le plan affectif, ou de réussite sociale. Les deux notions sont souvent associées, et opposées à des échecs antérieurs, signifiant que l’individu a tiré profit de ses erreurs et maîtrise désormais sa vie sentimentale autant que sa situation financière.

 > lire la suite



  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Dossier du mois
   
 



JIM MORRISON & LE DIABLE BOITEUX

A l'heure où ressort en grandes pompes le premier album des Doors (avec le DVD et les inévitables archives plus ou moins inédites), histoire d'enfoncer le clou et de soutirer aux amateurs leurs dernières économies, pour du matériel qu'en grande partie ils ont déjà acquis maintes fois, retour sur le livre de Michel Embareck, paru il y a quelques mois.

> lire le dossier


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

> lire la suite



  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

> lire la suite



  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

> voir les archives