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été 20
Chroniques CD du mois Interview: JUNKYARD CREW Livres & Publications
Portrait: BLIND LEMON JEFFERSON Interview: MAINE IN HAVANA Portrait: ROBERT FRIPP
 
  Interview du mois
   
 



Deux musiciens qui utilisent guitares et sousaphone, bidons, chaînes et autres ferrailles pour jouer un répertoire original qui mêle blues et hip hop.        

Blues Again : Faisons les présentations…
Manouche Fournier : Je suis né à Lyon et j'ai grandi dans une famille de soixante-huitards adeptes des voyages. Adulte, j'ai vblues junkyard crewécu en Angleterre et aux Etats-Unis longtemps, puis je suis revenu en France et j'habite à nouveau Lyon depuis quelques années.
Mais mon port d'attache reste la maison familiale sur le plateau cévenol. Mon idéal serait d'y vivre tout en menant ma vie de musicien – ça n'est pas gagné, mais j'y travaille.

Comment votre duo est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
J'ai rencontré Jean Crozat – alias Croznight – en tant que chanteur et guitariste du Zozophonic Orchestra. Le groupe travaillait alors sur une collaboration avec le big band Bigre ! où Jean jouait du trombone basse. Le lien s'est rapidement fait d'autant qu'il était également sousaphoniste – or je cherchais depuis longtemps à explorer le son de la face B d'un disque de Taj Mahal : Recycling The Blues & Other Related Stuff, avec ce mélange particulier entre le tuba d'Howard Johnson et la National. L'écoute du disque l'a convaincu et Junkyard Crew est né en 2012.

Pourquoi two-man trio ?
Le concept du « two-man trio » est arrivé à mesure. Nous sommes parti d'une formule acoustique de rue à laquelle nous avons petit à petit ajouté diverses percussions. Puis nous avons fini par nous partager une vraie batterie, arrivant donc au trio basse / batterie / guitare. Le trio à deux était inventé !

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  Interview du mois
   
 



Le band laisse entendre un son folk passé à travers un filtre psychédélique avec des élans de rock, des rythmes latinos, du blues et une pointe de punk.        

Blues Again : Le nom du groupe fait référence à un fait historique, pourquoi ce choix ?
Eduardo Lecleres Diaz : En 1898, le bateau de guerre le USS MAINE, amarré dans le port de La Havane, explose de façon mystérieublues maine in havanase déclenchant ainsi la guerre hispano-américaine. Suite à ce conflit, les Etats-Unis prennent possession des territoires coloniaux espagnols. Dans le butin de guerre américain, il y avait Porto Rico, mon pays d’origine.
Cette explosion marque le début de plus d’un siècle d’interaction culturelle et géopolitique entre l’Amérique du Nord, l’Europe et les Caraïbes, analogie parfaite de ce qu’on essaye de créer avec notre groupe.

Comment le groupe est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
Notre groupe est né en 2016, après des conversations entre Yanis et moi. Entre deux bières, nous arrivions à comprendre qu’on avait en commun des intérêts et des goûts musicaux, et la volonté de s’éloigner de ce qu’on avait l’habitude de jouer... et on a décidé de se lancer dans l’inconnu avec l’aide de musiciens qui pouvaient comprendre notre démarche.

Présente-nous les membres du groupe et leurs instruments.
Vincent Thoyer est le batteur et joue aussi des percussions. Il était batteur des Red Wings Mosquito Stings. Frédéric Loumagne joue de la basse, de la contrebasse et fait aussi les chœurs. Il jouait dans Evil Country Jack (métal extrême), dans The Booboos (Surfmusic), dans Swine Fever (Punk/soul), dans Ushi Diggers (Library). Je chante aussi dans les Palavas Surfers avec lui. Boris Blancas et Yanis Blancas viennent du punk (Dot Dash !), Boris joue les guitares, Yanis les claviers, et ils font aussi des chœurs. Et moi, Eduardo Lecleres Diaz, je chante et je joue aussi des percussions.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Tampa Red: Hudson Whittaker : 8 janvier 1904 (Géorgie) – 19 mars 1981 (Illin

Peetie Wheatstraw: William Bunch 21 décembre 1902 (Tennessee) – 21 décembre 1941 (Illinois)

Roy Rogers: Guitariste reconnu et producteur recherché.

Junior Parker: Herman Parker - 27 mai 1932 (Arkansas) – 18 novembre 1971 (Illinois)

Leadbelly: Huddie William Leadbetter 20 janvier 1888 (Louisiane) – 6 décembre 1949 (New York)

Nightlosers: Le blues des Carpates.

Washboard Sam: Robert Clifford Brown – 15 juillet 1910 (Arkansas) – 6 novembre 1966 (Illinois)

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  Dossiers précédents
 


Stoner: Vous reprendrez bien une dose de blues plombé ?

Broken Glass: Du verre brisé.

Ann Arbor: Le 1er août 1969, 20 000 jeunes foulent la pelouse des Fuller Flatlands sur le campus d’Ann Arbor.

Leslie: Un système d’effets qui s’est imposé

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  Chansons précédentes
 


Susie Q

My Babe

Trouble in mind

The House Of The Rising Sun

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  blues festivals
 











 


  Chroniques CD du mois
 


blues chronique CD 04 20

CD Woodbury, Eliza Neals, Gregg Martinez, Hawa Sow & The Soul Seeders, Hellhammer, Iggy Pop, Louisiana's Le Roux, Mountain Witch, Niandra Lades, The Dead Ritons, Yellow Town.

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  Portrait du mois
 
 

Lemon Henry Jefferson 24 septembre 1893 (Texas) – 19 décembre 1929 (Illinois)

Le premier géant.

Lemon trépasse mi-décembre, en l’an 1929, alors qu’un blizzard est en train de congeler Chicago. Ou pas. Il a 35 ans. Les raconteurs préfèrent l’histoire du citron givré. Voilà, il sort d’une fête, se perd et meurt de froid dans la rue. Ou bien mBLUES BLIND LEMON JEFFERSONeurt de froid dans la rue, mais il attendait son chauffeur (Lemon vend assez de disques pour se payer une guimbarde et un type pour la conduire). Ou alors le chauffeur plie la guimbarde et se tire sans réclamer ses gages, laissant le boss dans les vapes. Non, Lemon sort d’une fête et se fait descendre par un voleur. Non, un témoin le voit faire une crise cardiaque en plein gig. Le constat de décès, retrouvé il y a quelques années, signale effectivement une crise cardiaque. Lemon est un immense caramel de gnôle, l’obésité et l’alcoolisme ouvrent de belles perspectives pour un infarctus. Le Wortham Journal, qui annonce sa mort et le retour de son corps au Texas pendant le réveillon, relaie la thèse de l’infarctus. On notera plus tard que son chant se fissurait déjà sur ‘See That My Grave Is Kept Clean’ (1928), raccord avec l’oracle des paroles, comme s’il avait eu la prémonition de ce qui lui arriverait l’année d’après.
Dallas fait sa rage de dents en bas d’Elm Street et de Central Track, une avenue couturée par une voie ferrée. Ici, le crime s’appelle Deep Ellum. Lemon est une grosse attraction dans ce quartier qui prospère avec les dollars de la misère et toutes sortes de gaités coupables. On entend de loin monter sa voix aiguë, solidement timbrée. Il a élu domicile à Dallas au début des années 10 et s’est trouvé un guide qui a du répondant : Leadbelly. Ils font équipe jusqu’en 1918, quand Leadbelly est inculpé de meurtre. Lemon aura d’autres guides qui avaient besoin de perfectionner leur jeu, T-Bone Walker, Lightnin’ Hopkins et Josh White. Ça vaut le coup de le suivre quand il joue dehors, la foule le douche de pourboires. Un quart en fer blanc fixé au manche de sa guitare, il entend tinter les thunes et jette les petits sous qui ne sonnent pas assez lourd. Au toucher, il identifie la valeur d’un talbin et ne se laisse jamais refiler un dollar quand il en attend dix.

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  Portrait du mois
 
 

Long Distance Trip – Un Long Hiver.

Tout avait si bien commencBLUES robert frippé. Oh, pas vraiment la première aventure, nommée Giles, Giles And Fripp, une espèce de niaiserie psychédélique anglaise qui ne révéla strictement aucun talent, à part celui de trois étudiants pour un humour décalé proche des Monty Pythons. Mais en 1968, la musique va vite : Double Blanc des Beatles, Beggars Banquet des Rolling Stones, SF Sorrow des Pretty Things, Village Green Preservation Society des Kinks, Ogdens Nut Gone Flakes des Small Faces… Ce petit disque potache qui n'apporte rien conduit à la dislocation du trio, et à la formation d'un nouveau groupe par le guitariste Robert Fripp et le batteur Michael Giles. Le bassiste-chanteur Greg Lake et le multi-instrumentiste Ian McDonald (mellotron, saxophone, flûte) complètent un quatuor qui dès le début de l'année 1969, bouleverse le paysage musical. L'apothéose est atteinte avec la sortie de l'album In The Court Of The Crimson King de ce nouveau quatuor nommé King Crimson, le 10 octobre 1969. La pochette dessinée par le peintre Barry Godber fera forte impression, et représente l'une des pochettes d'albums les plus expressives de tous les temps.

Malgré la férocité et la puissance intellectuelle de ses références musicales, l'album se classe n°5 en Grande-Bretagne, et n°28 aux USA. Nonobstant sa musique complexe, King Crimson est une formation de scène, ardente, sans concession, capable de reproduire avec brio les pièces de musique de l'album. De nouvelles compositions font même leur apparition comme 'Picture Of The City', ainsi que la reprise de Donovan : 'Get Thy Bearings'. Ils jouent en première partie des Rolling Stones à Hyde Park en 1969 pour leur premier concert sans Brian Jones. Ils tournent aux Etats-Unis. Ils déroutent le rock psychédélique californien par leur audace sonore. Pourtant, cette ivresse de succès commercial doublée par la nécessité de concerts intensifs finit par décourager deux des principaux moteurs de King Crimson : Greg Lake et Ian McDonald. Ils s'en vont à la fin de l'année, laissant Fripp et Giles reconstituer un groupe afin de rebondir derrière le succès monstrueux de leur premier album.

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  Livre
   
 




  Chroniques CD précédentes
 


Juin 2020
Albert Castiglia, Bourbon Street, Elder, Gerald McClendon, Gomer Pyle, Grant Dermody, J & V, Jose Ramirez, Larkin Poe, Neal Black & The Healers, Robert Jon & The Wreck, The Proven Ones, The Togs, Vol pour Sidney (retour), Witchskull.

Mai 2020
Blind Lemon Pledge, Charlie Bedford, Good, Bad & Young, Jack Art, Jak's, Jeff Toto Blues, Jim Capaldi, Julian The Drifter, Kanaan, Maine In Havana, Rory Gallagher, Rose Tattoo, Ryan Perry, Sir Lord Baltimore, Steve Howell, Dan Sumner & Jason Weinheimer, The White Buffalo.

Avril 2020
Andres Roots, Chicken Diamond, Cream, Def Leppard, Gary Moore, Jeremiah Johnson, Joep Pelt, John Blues Boyd, King Salomon Hicks, Mojo Bruno, Robert Cray Band, Sari Schorr, Slift, Sonny Landreth, The Chainsaw Blues Cowboys, Val Star and The Blues Rocket, Vanja Sky, Victor Wainwright and the Train, Watermelon Slim.

Mars 2020
Ben Rice & RB Stone, Gabriiel, Joseph Martone, Lazy Lester feat. Benoit Blue Boy & Geraint Watkins, Matt Wanderscheid, Moonlight Benjamin, Mystic Sunship, Philippe Grancher, Roomful Of Blues, Sophie Kay, Swamp Dogg, Tas Cru, The Cool Feedback, The James Hunter Six, The Outcasts, Tom The Suit Forst, Tribulation, Withney Shay.

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musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 



  Livre
 
 

 

  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Interviews précédentes
 


Mama's Biscuits: Un band dynamique emmené par une chanteuse à la voix de diva soul

J & V : Un duo original qui plonge subtilement et profondément dans la tradition

Jean Marc Henaux: Son credo c’est la rencontre et le partage.

Miss Bee & the Bullfrogs: Un band plein d’une belle énergie.

Skand: La simplicité d’une guitare et d’une voix pour un duo rock intimiste

The Chainsaw Blues Cowboys: Le duo nous entraîne dans un univers sonore empreint d’une certaine démesure

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