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10/17
Chroniques CD du mois Interview: HOBOKEN DIVISION Livres & Publications
Dossier: COBRA RECORD Interview: CHEESE FINGER BROWN Portrait: JELLY-ROLL MORTON
 
  Interview du mois
   
 



« Tu aurais entendu le volume… C'était la guerre ! »

Le duo lorrain Hoboken Division, Marie et Mathieu, chant/basse et guitares/programmation de rythmes, sort un deuxième album qui n’a d’emphatique que son titre : The Mesmerizing Mix Up Of The Diligent John Henry. Entre leur premier LP (Arts And Crafts) et celui-ci, ils ont changé de périmètre. L’arrivée du batteur Thibaut éclaircit leur hill country du IIIe Millénaire. Mathieu Cazanave nous en touche deux mots.

Blues Again : Combien de compos sur nouveau disque ?
Mathieu Cazanave : Que des compos originales.

Ce deuxième album, The Mesmerizing Mix Up Of The Diligent John Henry, est un peu plus cool que le premier, Arts And Crafts
Il est moins dur mais le filtre est toujours le même : le Delta blues. En tout cas, c’est comme ça que je l’entends malgré mes vieillesblues hoboken division influences, Velvet, Rolling Stones, John Mayall, Detroit Cobras, Suicide… Je voudrais pouvoir démontrer que le blues est loin d’être une musique désuète, qu’il s’inscrit plus que jamais dans nos sociétés avec ses thèmes, ses ambiances, ses paroles. Qu’en utilisant les instruments traditionnels du blues, guitare, harmonica, piano, on peut arriver à en faire quelque chose de très moderne. La transe blues peut se rapprocher d'une transe chamanique ou indienne, tout comme une transe de rock psychédélique bien amenée.

Aviez-vous établi une feuille de route avant d’entrer en studio ?
Non. Nous ne nous sommes mis aucune barrière, les riffs sont venus d’eux même sans qu'on se pose la question de savoir ce qu’ils deviendraient. Par exemple, ‘The Guy Was Walking’ était un moment de déconne, qui a finalement donné un titre. Pour ce disque, on voulait surtout montrer de quoi nous étions capables dans les styles que nous aimons, Delta blues, trash rock’n’roll, psyché, punk à la Raw Power, d’où son hybridation. Raw Power était vraiment l’axe du premier album, live, sans fioritures. Sur celui-ci, nous souhaitions aussi montrer ce qu'on pouvait faire dans le domaine des arrangements. Nous y avons toujours été attentifs, mais nous avions décidé de les oublier un peu sur le premier disque. A l'époque, on recherchait quelque chose de plus martial à coups de boîtes à rythmes.

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  Interview du mois
   
 



Sans fioriture inutile, il interprète avec une approche personnelle un country-blues au son distordu, un boogie hypnotique revivifié.

Blues Again : Faisons les presentations…
Cheese Finger Brown : Je m’appelle Pim Zwijnenburg. J'ai grandi dans la campagne néerlandaise et j'ai déménagé à Amsterdam par la suite. J'ai étudié le design en Finlande et je vis à présent à Helsinki.
En plus d'écrire des chansonsblues cheese finger brown et de faire de la musique, je fais des dessins humoristiques et des dessins animés. J'aime écouter et enregistrer de la musique.

D’où vient ton surnom Cheese Finger Brown ?
Cheese Finger Brown était à l'origine le nom du guitariste dans un cartoon que j’ai dessiné il y a environ 12 ans.

Quel a été ton premier contact avec la musique ?
Les 5 cassettes que mon père jouait dans la voiture, Francis Goya : Greatest, Janis Ian :  Aftertones, Simon et Garfunkel : Bridge Over Troubled Water, Randy Crawford : Now We May Begin et Ennio Morricone : Il Etait Une Fois Dans l’Ouest.

Te rappelles-tu du premier blues ou rock’n’roll que tu as entendu ?
Je pense que c'était St. James Infirmary. Nous devions l'apprendre à l'école mais ça n’a marqué personne dans la classe, la radio ne passait que des chansons pop (années 80). Moi, j’ai aimé ça et j'ai retenu mes larmes pendant quelques semaines durant la classe de musique.

Y a-t-il un groupe ou un musicien qui t’as particulièrement marqué ?
Le groupe néerlandais Brainbox et leur album To You et Naturally par JJ Cale.

3 ou 4 musiciens comme principales influences ?
Tom Waits, Guy Clark, R.L Burnside et J.J Cale.

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  Portraits précédents
 


Willie Mabon: 24 octobre 1925 (Tennessee) – 19 avril 1985  (France)

Robert Nighthawk: Robert Lee McCollum : 30 novembre 1909 (Arkansas) - 5 novembre 1967 (Arkansas)

Little Walter: Marion Walter Jacobs 1er mai 1930 (Louisiane) – 15 février 1968 (Illinois)

Chuck Berry: 18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

Freddy King: 3 septembre 1934 (Texas) – 28 décembre 1976 (Texas)

T-Bone Walker: Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

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  Interviews précédentes
 


Juju Child: pour la musique, New Orleans c’est bien mais la France lui manque.

Dom Ferrer: Au fil des errances il y a le plaisir des rencontres et le partage de la musique.

Magic Buck: Il joue en solitaire mais il aime toujours rencontrer, partager,...

Paul MacMannus: On pourrait l’appeler ‘big bass man’.

Suzy Starlite & Simon Campbell: Le blues se mêle au rock et au boogie, c’est à la fois fort et moelleux.

Eric LaValette: Une conversation fleuve a résulté de notre rencontre.

Bernard Sellam: présentation du dernier album, 'Long Distance'.

Dario Mars and the Guillotines: l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge

Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

The Marshals: Un band qui envoie un blues-rock dense et dénudé

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  Dossiers précédents
 

Excello Record: Young et Miller, ont écrit une page de l’histoire du blues sudiste

American epic: Une épopée musicale : country, folk, bluegrass, western swing, blues, gospel, musiques cajun, hawaïenne, amérindienne, mexicaine…

Jim & Gene: Jim Morrison et le diable boiteux

The Rolling Stones: Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

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  Chroniques CD du mois
 






Benny Turner, Carousel Vertigo, Do The Dirt, Five Horse Johnson, Giant Sand, Hoboken Division, Jack Tempchin, Joel Dasilva , Likho Duo, Little San Blues Band, Lucky Peterson, Mighty Mo Rodgers & Baba Sissoko, Mike Brookfield, Mindi Abair and The Boneshakers, Nico Wayne Toussaint, Richard Van Bergen & Rootbag, Steve Howel & Jason Weinheimer, The Harpoonist & The Axe Murderer, The McKee brothers, Theo and the Boogie Sinners, The Strypes>, Tommy Castro and the Painkillers, Walter Trout, Webster Avenue.

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  Dossier du mois
 
 

Ce label éphémère est entré dans l’histoire de la Windy city en moins de trois ans en faisant entendre un son nouveau forgé par de jeunes bluesmen.  

Label indépendant opérationnel de 1956 à 1959, Cobra lance les carrières d’Otis Rush, Magic Sam, Buddy Guy, Guitar Shorty, Big Walter Horton et fait découvrir un nouveau son... le West Side Sound.  
blues cobra recordEli Toscano (1924-1967), commerçant d’origine italo-mexicaine est le propriétaire d’un magasin de disques et de réparation de télévisions situé au 2854 Roosevelt road dans le West side de Chicago (ABC TV and Repair Shop). De nombreux clubs de blues se trouvent non loin de son magasin et il commence à stocker des disques transformant son commerce en un point de distribution dédié à la musique noire. Au milieu des années 1950, Eli Toscano construit un studio d'enregistrement dans son arrière-boutique pour enregistrer certains artistes locaux.
Au début de 1956 il fonde en compagnie de Joe Brown (1904-1976) le label Abco. Ils publient des enregistrements de Arbee Stidham, Herby Joe, Zona Sago's Modern Sounds, Louis Meyers, Morris Pejoe, Freddie Hall & the Aces, mais l’entreprise ne rencontre pas rapidement le succès escompté. Joe Brown part de son côté et se recentre sur son label J.O.B qu’il a fondé en 1949.

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  Portrait du mois
 
 

Ferdinand Joseph La Menthe : 1885 ou 1890 (Louisiane) – 1941 (Californie)

Le 26 mars 1938 à Washington, sur la NBC, Ferd entend Robert Ripley sacrer WC Handy père du blues et du jazz. Son sang ne fait qu’un tour… car le père du jazz c’est lui, Ferdinand, comme il l’affirme dans la lettre qu’il adresse à Ripleyblues jelly-roll morton et que Downbeat s’empresse de publier. Ferd avait croisé Handy à Memphis en 1911, ce cuistre était déjà un perroquet sans couleurs ! Ferd signe: ‘Originator of Jazz and Stomps’, ‘World’s Greatest Hot Tune Writer’. A l’entendre, il ne s’est pas contenté d’inventer le jazz, mais le scat, mais les breaks, mais le jeu de batterie aux balais et dix autres gimmicks qui fondent aujourd’hui la routine de la corporation. A Memphis on n’aurait rien su du blues avant d’entendre son ‘New Orleans Blues’ et à Chicago, rien du jazz avant son ‘Jelly Roll Blues’.
Quand il écrit sa remontrance à Ripley, ce commandeur sans statue est un homme rincé. De ses premiers piano rolls en 1915 (ils sont nombreux) à ses premiers 78 tours en 1923 (encore plus nombreux, surtout entre 1926 et 1928, et pleuvent jusqu’en 1940), dans la jalousie et l’admiration de ses musiciens, les Incomparables, les Red Hot Peppers, Ferd, premier compositeur de jazz à défaut d’en être l’inventeur, connut une renommée considérable mais mal assise, surtout chez Victor pour qui il enregistra une centaine de titres comme ‘Sidewalk Blues’, ‘Someday Sweetheart’, ‘Granpa’s Spells’, ‘Doctor Jazz’, ‘Wolverine Blues’, ‘King Porter Stomp’ ou ‘Turtle Twist’. Ferd a gagné et perdu beaucoup d’argent mais, finalement, peu d’estime. Il n’a vu venir ni la crise, ni le swing, ni la concurrence des Benny Goodman, Artie Shaw, Paul Whiteman, tous assez blancs pour fixer la réussite. Il ne se rendait pas compte non plus que son orgueil et sa paranoïa l’isolaient, qu’il s’était irréversiblement dégagé de la Nouvelle-Orléans et se ringardisait dans le Nord, continuant de plastronner comme s’il tenait toujours le manche par le bon bout.

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  Dossier
   
 



Avant de conclure définitivement cette série, nous compléterons l’article précédent en abordant des thèmes apparemment identiques que les blues et les coplas traitent de manière très différente, ou auxquels ils accordent une importance très variable.
Cette divergence résulte principalement des contextes culturels distincts, mais aussi de deux approches qui tendent vers le même but en utilisant des procédés presque opposés.
Le blues et le cante, dans leur expression la plus profonde, s’attachent davantage à suggérer un état d’âme qu’à évoquer une situation, et cette subjectivité s’appuie deux manières différentes d’envisager le réel.
En évoquant, même de façon elliptique, une réalité concrète et immédiate, les blues tendent à relativiser des sentiments fugitifs et quelquefois contradictoires, ils réinsèrent dans le cours normal de l’existence les instants fragiles durant lesquels la vie semble basculer. Le flamenco, au contraire,  se réfère à un contexte plus abstrait, plus générique, qui donne au ressenti individuel une dimension intemporelle.

Le blues, le duende et… l’optimisme
Le thème d’un blues est souvent le « blues » lui-même, une personnification de la malchance, de l’acharnement du sort baptisé « hard luck », également interpellé sous le nom de « jinx » ; il s’agit le plus souvent d’un malaise actualisé, lié à des circonstances précises (starvation blues) ou à une impulsion clairement définie (leaving blues). Par ailleurs, le terme peut simplement désigner le type de chant, en particulier dans les titres ; par extension, on l’associe de nos jours à un certain niveau d’émotion musicale, ce qui semblerait le rapprocher du légendaire « duende « ; mais à notre connaissance, ce dernier terme n’a aucune place dans le lexique des coplas.
Le flamenco n’a pas d’équivalent du mot « blues », la douleur est exprimée par des mots courants qui ont valeur d’euphémismes tels que « pena », « dolor » ou « tristeza », et plus spécialement « fatigas » avec sa double connotation de souffrance et de lassitude ; le mode d’expression lui-même n’est désigné que par le terme très générique de « cante ».

Bien évidemment, la dimension dramatique n’est pas systématique, le blues comme le flamenco peuvent exprimer la joie ; mais celle que communiquent, par exemple, les bulerias, passe davantage par l’ambiance festive, par l’exubérance du chant, de la danse et de la musique que par le texte. Certains blues, au contraire, traduisent une jubilation personnelle pour des raisons obscures ou totalement explicites ; il s’agira souvent d’une forme de succès sur le plan affectif, ou de réussite sociale. Les deux notions sont souvent associées, et opposées à des échecs antérieurs, signifiant que l’individu a tiré profit de ses erreurs et maîtrise désormais sa vie sentimentale autant que sa situation financière.

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Le blues s'écoute
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BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Livre