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06/20
Chroniques CD du mois Interview: MAMA'S BISCUITS Livres & Publications
Portrait: TAMPA RED Interview: j & V Dossier: STONER
 
  Interview du mois
   
 



Un band dynamique emmené par une chanteuse à la voix de diva soul qui distille un rhythm and blues vintage. Rencontre avec Véronique Sauriat…        

Blues Again : Comment es-tu venue à la musique ?
Véronique Sauriat : Quand j’étais petite, il n’y avait pas de musique à la maison à part la radio et tv. Je suis venue à la musique sblues mama's biscuitsurtout par les rencontres. Du groupe de copains répétant dans le sous-sol d’une boucherie des standards pop à la chorale de gospel Différence, puis à la rencontre de musiciens de blues (Benoit Blue Boy). Je crois que j’ai été attirée par la musique noire américaine par rejet du racisme qui existait au sein de ma famille.

Le band fête ses 19 ans, quel bilan fais-tu de cette période ?
Houah ! 19 ans, ça passe plutôt vite. Pas de bilan particulier, une belle aventure, 2 albums qui ont permis au groupe de tourner, de belles scènes de festival et autres cafés concerts.

Après tant de temps sur le circuit est-ce plus facile ou toujours aussi délicat pour décrocher des contrats et des lieux où se produire ?
C’est toujours plus difficile sans nouveauté discographique mais il existe aussi des lieux qui reprogramme de manière fidèle.

Si le groupe avait une devise, quelle serait-elle ?
Plaisir et authenticité.

As-tu vu des changements majeurs dans le métier depuis tes débuts ?
Pour moi, je ne le vois pas réellement comme un métier, j’ai une autre activité substantielle et enrichissante d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Mais effectivement, je constate que les tarifs des cachets en général sont quasi inchangés depuis plus de 15 ans ou plus bas.

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  Interview du mois
   
 



Un duo original qui plonge subtilement et profondément dans la tradition pour interpréter avec de belles harmonies un folk-blues élégant très actuel.        

Blues Again : Faisons les présentations…
‘Vic : Je m’appelle Ludovic, Ludo à la ville, Vic à la scène… même si en ce moment, je ne suis ni à la ville, habitant un villageBLUES J&V près Lyon, ni à la scène, fin de confinement oblige. Je vais devoir me trouver un nouveau prénom ! J’ai grandi dans le Sud de la France, entre Marseille et Aix-en-Provence, mais j’ai fait une partie de mes études à Lyon où j’ai rencontré John (mais on vous parle de ça plus tard), j’ai bossé à Paris avant de revenir me poser de nouveau près de Lyon. J’aime ma famille (j’ai une femme et deux enfants), lire et apprendre, les p’tits-déjs, la musique en général et le blues en particulier. Bon, liste non exhaustive…
John : Né en Angleterre (personne n'est parfait !), arrivé en France (Lyon) à l'âge de 24 ans pour étudier la langue et la culture, et jamais reparti. J'ai épousé une Française, et j'ai deux enfants, dont une musicienne professionnelle (violon solo dans un orchestre de Paris). J'ai enseigné l'anglais toute ma vie, mais aussi le cinéma et la communication interculturelle. La musique, c'est ma drogue. Je ne conçois pas la vie sans elle.

Comment votre duo est-il né ? Depuis quand existe-t-il ?
‘Vic : Entre John et moi, c’est une vieille histoire... puisque John était mon prof d’anglais quand j’étais étudiant à Lyon !  Il organisait chaque année des concerts avec les élèves musiciens de ses cours. La condition était de jouer des chansons… en anglais ; ça se terminait en un spectacle dans un amphi bondé, au succès garanti.  C’était parti pour quelques scènes sur le campus et autour à l’époque, avec d’autres copains étudiants. Puis je suis parti bosser à Paris. De retour à Lyon il y a quelques années, j’ai repris la guitare et contact avec John. En 2016 nous formons « officiellement » notre duo J&V, sur un registre blues affirmé. Depuis, on joue principalement en duo, mais aussi en quartet selon les endroits, les publics, l’envie… Nous sommes alors à 4 ou 5, avec des anciens compères de l’époque étudiante, comme sur notre CD par exemple !
John : Je confirme, et j'ajoute que ce concert de fin d'année, j'en ai organisé plus d'une vingtaine, et il y a quelque temps, je me suis concocté un 'best of' personnel des performances 'live'. Ludo (Vic) figure sur la plupart !

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
‘Vic : Disons que l’orientation générale « blues » est plutôt de mon fait, étant un mordu de longue date ; John a une culture, une connaissance et une pratique musicale bien plus large… J’aime à croire que la couleur de notre formation vient justement de l’alchimie entre nos deux mondes, entre le picking de John sur guitare folk, sa voix, et mes influences et mon jeu complémentaires.
John : Je confirme. Le talent de Ludo lui permet de réaliser des solos sur les chansons plus « pop » ou folk/rock que je lui inflige de temps en temps.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Peetie Wheatstraw: William Bunch 21 décembre 1902 (Tennessee) – 21 décembre 1941 (Illinois)

Roy Rogers: Guitariste reconnu et producteur recherché.

Junior Parker: Herman Parker - 27 mai 1932 (Arkansas) – 18 novembre 1971 (Illinois)

Leadbelly: Huddie William Leadbetter 20 janvier 1888 (Louisiane) – 6 décembre 1949 (New York)

Nightlosers: Le blues des Carpates.

Washboard Sam: Robert Clifford Brown – 15 juillet 1910 (Arkansas) – 6 novembre 1966 (Illinois)

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  Dossiers précédents
 


Broken Glass: Du verre brisé.

Ann Arbor: Le 1er août 1969, 20 000 jeunes foulent la pelouse des Fuller Flatlands sur le campus d’Ann Arbor.

Leslie: Un système d’effets qui s’est imposé

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  Chansons précédentes
 


Susie Q

My Babe

Trouble in mind

The House Of The Rising Sun

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  Chroniques CD du mois
 


blues chronique CD 04 20

Albert Castiglia, Bourbon Street, Elder, Gerald McClendon, Gomer Pyle, Grant Dermody, J & V, Jose Ramirez, Larkin Poe, Neal Black & The Healers, Robert Jon & The Wreck, The Proven Ones, The Togs, Vol pour Sidney (retour), Witchskull.

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  Portrait du mois
 
 

Hudson Whittaker : 8 janvier 1904 (Géorgie) – 19 mars 1981 (Illinois)

Hokum.

Ses parents s’appellent Woodbridge. Les voilà décédés. Une grand-mère Whittaker, qui vit dans les faubourgs de Tampablues tampa red, Floride, ramasse l’orphelin. D’où « Tampa ». Et « Red », comme on disait des Noirs dépigmentés qu’on supposait presque roux. Hudson n’avait pas la peau très brune, ni les traits particulièrement africains. Traînait-il une hérédité séminole ? Il avait bien enregistré un ‘Seminole Blues’ en 1937, mais c’était le nom d’un train qui lui prenait sa bien-aimée.
Le sorcier de la six-cordes est un guitariste central à Chicago, mais aussi dans l’histoire du blues. Juin 1928 : ‘How Long Blues’. Le duo piano-guitare Leroy Carr/Scrapper Blackwell invente le blues du Nord chez Vocalion. Hudson, en tandem avec le pianiste Tom Dorsey, reprend la formule et lance sa fusée pour le même label en octobre : ‘It’s Tight Like That’, futur grand standard noir des années 30, futur grand standard blanc des années 40. ‘Tight’ est le premier race qui fasse sonner la guitare métallique à table dorée que National vient de mettre en circulation. Avec son résonateur tricône, elle joue nettement plus fort qu’une sèche ordinaire. Hudson a besoin de cette puissance pour percer sous le piano, d’autant qu’enregistrés avec les presse-purée de l’époque, les pianos tintent comme des enclumes.
Trafic serré de plans, courtes lignes de basses, traits de slide, un accord de ponctuation jeté au vol dans le dégagement, le sorcier a un jeu aussi complexe que celui de Scrapper Blackwell, le bottleneck en plus. L’auriculaire chromé, il beurre le manche corde à corde, note à note, moelleux comme un Hawaïen. Une longue procession de slideurs sortira de ce bottleneck urbain. Le premier d’entre eux, Elmore James, saura quoi faire de ‘It Hurts Me Too’.

A Chicago Hudson était d’abord entré dans l’orchestre de la diva Ma Rainey. Dorsey, lui, composait pour sa rivale Trixie Smith. Les deux hommes sont si bien assortis que l’avisé Mayo Williams, nez chez Vocalion, leur propose d’enregistrer LE disque. Le premier chèque pèse 2 400 beaux dollars. Royal. Le tiroir-caisse va carillonner non-stop jusqu’en 1932, ‘Selling That Stuff’, ‘Beedle Um Bum’, ‘No Matter How She Done It’, 90 faces sous crédit des Hokum Boys, du Tampa Red’s Hokum Jug Band ou des Black Hillbillies avec Frankie Halfpint Jaxon, un feu-follet qui chante comme une jeune fille et qui se pâme avec une volupté burlesque. Ils massacrent à trois le ‘How Long’ de Carr et Blackwell.

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  Dossier du mois
 
 

Vous reprendrez bien une dose de blues plombé ? Curieux destin que celui de ce courant (semi) souterrain - à une notable exception près... Apparu voici environ 30 ans - on ne parlait pas encore de stoner - ce mouvement aux bases solides ne cesse de se renouveler, comme en témoignent quelques sorties récentes.

Tout le monde s’accorde pour relever deux influences majeures : Blue Cheer, et plus particulièrement le tellurique Vincebus BLUES StonerEruptum, d'une puissance peu commune à l'époque - on parle de 1968. Il faut réécouter cette version essentielle de 'Summertime Blues', monstrueuse de puissance. L'autre grande influence, c'est Black Sabbath, ses riffs maniaques, sa lourdeur menaçante, son heavy metal teinté de blues. Sur cette base commune vont se greffer, selon le cas, d'autres ascendants : Cream, Hendrix, Mountain, Grand Funk Railroad, Led Zeppelin (les deux premiers albums, où ils pillaient les vieux bluesmen en consignant sans vergogne Page/Plant), The Stooges, Hawkwind, voire les groupes punks passablement agités comme Black Flag ou GBH. En découle un cocktail inédit, fait de lourdeur et d'énergie, et parfaitement addictif.
Après quelques essais isolés, l'acte de naissance officiel se situe au tournant des années 90, même s'il passe relativement inaperçu à l'époque. A l'âge de quatorze ans, Josh Homme a monté Katzenjammer avec John Gracia (vocaux) et Nick Oliveri (basse), qui deviendra bientôt Sons Of Kyuss, un nom emprunté au jeu Donjons et Dragons. Basé à Palm Springs, ville californienne située en plein désert (c'est là qu'incidemment se cachent nombre de laboratoires producteurs d'amphétamines), le groupe réduit son nom à Kyuss et, faute de salles dans la région, se produit souvent dans le désert, les uns emmenant le groupe électrogène, d'autres les rafraîchissements et autres produits stupéfiants. Le premier album, Wretch, est encore un peu brouillon, mais c'est véritablement en 1992 que les bases du genre sont posées, avec le formidable Blues For The Red Sun. Il s'agit en quelque sorte de l'acte de naissance du stoner - même si le terme reste à inventer - et si à ce moment l'impact est restreint. Heavy rock, blues lysergique, riffs épais, rythmique plombée mais énergique, tous les éléments sont déjà réunis. Problème : c'est à ce moment qu'explose le grunge, et plus particulièrement Nirvana, de quoi occulter quelque peu d'autres tentatives de rock high energy. Il est assez piquant d'ailleurs de constater que le mouvement grunge a littéralement implosé avec la cervelle de Kurt Cobain - même si son influence reste manifeste, qui se revendique du courant aujourd’hui ? Un retour du grunge n'est jamais à exclure, mais le stoner, éclipsé donc en ses débuts, demeure plus que jamais d'acualité.

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  Livre
   
 




  Chroniques CD précédentes
 


Mai 2020
Blind Lemon Pledge, Charlie Bedford, Good, Bad & Young, Jack Art, Jak's, Jeff Toto Blues, Jim Capaldi, Julian The Drifter, Kanaan, Maine In Havana, Rory Gallagher, Rose Tattoo, Ryan Perry, Sir Lord Baltimore, Steve Howell, Dan Sumner & Jason Weinheimer, The White Buffalo.

Avril 2020
Andres Roots, Chicken Diamond, Cream, Def Leppard, Gary Moore, Jeremiah Johnson, Joep Pelt, John Blues Boyd, King Salomon Hicks, Mojo Bruno, Robert Cray Band, Sari Schorr, Slift, Sonny Landreth, The Chainsaw Blues Cowboys, Val Star and The Blues Rocket, Vanja Sky, Victor Wainwright and the Train, Watermelon Slim.

Mars 2020
Ben Rice & RB Stone, Gabriiel, Joseph Martone, Lazy Lester feat. Benoit Blue Boy & Geraint Watkins, Matt Wanderscheid, Moonlight Benjamin, Mystic Sunship, Philippe Grancher, Roomful Of Blues, Sophie Kay, Swamp Dogg, Tas Cru, The Cool Feedback, The James Hunter Six, The Outcasts, Tom The Suit Forst, Tribulation, Withney Shay.

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Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals
 








 



musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 



  Livre
 
 

 

  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Interviews précédentes
 


Jean Marc Henaux: Son credo c’est la rencontre et le partage.

Miss Bee & the Bullfrogs: Un band plein d’une belle énergie.

Skand: La simplicité d’une guitare et d’une voix pour un duo rock intimiste

The Chainsaw Blues Cowboys: Le duo nous entraîne dans un univers sonore empreint d’une certaine démesure

Matt Wanderscheid: Pour le plaisir de son public il mélange subtilement blues, country, folk, rock’n’roll, rhythm’n’blues et soul. 

Lucky Gas & Little peter: Le blues en bandoulière le duo taille sa route de Toulouse à Austin Texas

Fred Cruveiller: Avec du punch et un style qui allie puissance et habileté

Texako: Les influences sont multiples: ‘live, blues et folk’

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