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03/19
Chroniques CD du mois Interview: larsen blues Livres & Publications
Portrait: blind boy fuller Interview: midnight burst Dossier: indian blues
 
  Interview du mois
   
 



Un power trio qui libère les décibels. On peut appeler ça du heavy-blues ou tout simplement du rock… ou du blues… au choix !       

Blues Again : On commence par les présentations…
Nico G : Midnight Burst est un trio blues/rock très influencé par la musique des 60's-70s. Je suis le guitariste et chanteur du groupe. Je suis né à Lyon, et j'y vis toujours. J'adore la musique, tous les styles : rock, blues, soul, jazz, classique... Et j'aime aussi lire, regarder des films et des séries et évidemment jouer de la guitare ! Blues midnight blues
Stan : Je suis le bassiste du groupe, né à Nancy et lyonnais depuis mes 14 ans, j’adore cette ville et sa région ! Passionné de musique depuis toujours. Je joue plusieurs instruments, basse, guitare et percussions, mais principalement de la basse avec Midnight Burst.
Nico M : je suis le batteur du groupe, je suis né à Rouen et suis en Rhône-Alpes depuis 2001. J'ai toujours été fan de batterie, notamment parce que je regardais le Club Dorothée avec le batteur Bernard Minet plusieurs fois par semaine. Je travaille la batterie depuis 1994 dans différentes écoles et enseigne depuis 2008 dans trois écoles du Rhône et de la Loire. Je joue en groupe depuis 1996, je viens principalement du rock (Queen, Hendrix, Deep Purple, Led Zeppelin, Téléphone, Noir Désir...) puis je me suis mis au prog (Ange, ELP, Jethro Tull, Pink Floyd) ainsi qu'au metal sur le tard (Maiden, Therion, Nightwish etc..). J'ai joué différents styles (folk irlandais, rock, metal, funk, jazz) mais je reviens très régulièrement au rock et au prog.

Comment votre trio est-il né ? Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Nico G : Stan et moi jouons de la musique ensemble depuis qu'on est adolescent. On a plusieurs groupes ensemble. On a commencé Midnight Burst en duo (guitare acoustique + kit percussions) en 2016. On joue régulièrement dans les bars et on reprend tous les classiques du blues et du rock des années 60 et 70. En 2017, on décide d'intégrer Nico (Mermoud) et de devenir un power trio guitare/basse/batterie. Nos influences vont du Delta blues, au British blues des 60's et en passant par le rock 70's. On travaille sur notre premier album qui devrait sortir courant 2019.
Stan : Nico G, et moi nous sommes rencontrés au collège et depuis nous faisons beaucoup de musique ensemble, cela va bientôt fait 20 ans maintenant ! Et avec Nico M, nous jouons ensemble depuis une dizaine d’année, nous commençons à bien nous connaître. Et depuis nous jouons souvent tous les trois dès que nous en avons l’occasion !
Nico M : J'ai rencontré Stan en intégrant un de ses précédents groupes, les Mockings, puis nous nous sommes rejoints avec Nico G, Stan et un autre guitariste dans le groupe « Rappel(s) rejoue Téléphone ».

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  Interview du mois
   
 



Il s’affranchit des codes pour créer des ambiances bien particulières et joue avec un minimum de moyens pour un maximum d’efficacité.      

Blues Again : D’où viens-tu et qu’est-ce qui te fait vibrer ?
Eric : Je suis né et j’ai grandi à Strasbourg. J’habite à Paris depuis un bon moment déjà, j’ai vécu en Italie également, à BologneBLUES LARSEN BLUES. J’aime la vie, la nature, les animaux, l’art, les amis, la fraternité, la liberté, le respect, l’Amour. Je mets une majuscule car je veux bien entendu parler de cette formidable énergie universelle qu’est l`Amour et qui malheureusement manque cruellement à nos sociétés ultralibérales, le résultat est plus qu’alarmant, triste et profondément navrant. Quand il n’y a pas d`amour dans les intentions, dans l’art ou dans la vie c’est souvent moche… voire totalement affreux, affreux, affreux. J’aime les choses qui transcendent notre pauvre condition humaine (comme Jimi Hendrix par exemple, le mec transcende. Même des années après sa mort ça continue de transcender sévère). J’aime les gens aussi (la plupart du temps). Et évidemment la Musique. Plein de sortes de musiques. Tant que c’est bon, que ça groove, qu’il y´a du Cœur et de la Flamme.

Comment es-tu venu à la musique ? Tout petit, ça me rendait dingue quand j’entendais de l’harmonica blues, mais alors dingue... Sinon j’ai commencé dans la rue vers 16, 17 ans avec mon pote guitariste. Je jouais de l’harmo et je chantais, on séchait les cours, on draguait les filles… Ah, c’était bien cool l’insouciance. J’ai fait pas mal de rue, en solo ou avec des petites formations (duos, trios), par la suite, des concerts en solo et avec pas mal de groupes aussi. Je n’ai pas vraiment choisi de faire de la musique, c’est quelque chose qui s’est imposé à moi comme une évidence et quelque chose de vital, presque de l’ordre de la survie (j´ai du mal à l’expliquer.).

Premier blues ou rock entendu ? Je ne suis pas très sûr mais j’ai un souvenir marquant avec ‘Good Mornin´ Little Schoolgirl’ par Johnny Winter ou ‘Hoochie Coochie Man’ par Muddy Waters, peut-être les Blues Brothers avec ‘Rubber Biscuits’. J’ai des doutes.

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  Dossier
 
 

SERIE MUSICALE

Born to be a Bluesman est une série de portraits d'artistes blues comprenant 10 épisodes de 13 minutes, c'est la toute première série sur le Blues en France !
Une série musicale qui nous mène à la rencontre des acteurs et actrices du Blues dans le monde. Musiciens, artisans, dessinateurs, chacun apporte sa pierre à l'édifice de cette musique chargée d'histoire mais en constante évolutio
n.

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  Portraits précédents
 


Charley Patton: 1881 (Mississippi) – 28 avril 1934 (Mississippi)

Blind Blake: Arthur Blake - 1896 (Floride) ? – ? ( ?)

Charles Brown: Tony Russell Brown 13 septembre 1922 (Texas) – 12 janvier 1999 (Californie)

Big Walter Horton: 6 avril 1918 (Mississippi) – 8 décembre 1981 (Illinois)

Big Maybelle: Mabel Louise Smith 1er mai 1924 (Tennessee) – 23 janvier 1972 (Ohio)

Big Joe Turner: Joseph Vernon Turner : 18 mai 1911 (Missouri) – 24 novembre 1985 (Californie)

Eddy Clearwater: Edward Harrington : 10 janvier 1935 (Mississippi) – 1er juin 2018 (Illinois)

Albert King: Albert Nelson : 25 avril 1923 (Mississippi) – 12 décembre 1992 (Tennessee)

Snooks Eaglin: Fird Eaglin Jr : 21 janvier 1936 (Louisiane) – 18 février 2009 (Louisiane)

Frankie Lee Sims: 30 avril 1917 (Louisiane) – 10 mai 1970 (Texas)

Kansas Joe McCoy: Wilbur McCoy: 11 mai 1905 (Mississippi) - 28 janvier 1950 (Illinois)

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  Interviews précédentes
 


Bâton Bleu: une musique dans laquelle se mêlent des sonorités venues d’horizons différents

Rosemud: Le band traque toutes les nuances du blues

Rosedale: un blues-rock aux accents soul qui fait des étincelles.    

Big Brazos: Depuis plus de 20 ans entre blues et folk.

Little Mouse & The Hungry Cats: La gent trotte-menu et les félins s’associent pour faire la fête.

Boney Fields: Il incarne bien la devise américaine ‘That’s Entertainment’

Whodunit: du nom de ces romans policiers à énigme popularisés par Agatha Christie.   

Little Victor: Grand sectateur du lo-fi

Mr. Hardearly: Dix ans déjà, des centaines de concerts au compteur 

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  Chroniques CD du mois
 




16KAT, Atomic Road Kings, AWEK, Blue Cheer, Chillidogs, Greta Van Fleet, Ground Zero, Hoe Boy and the Devil, Kanaan, Le Meilhac String Band, Manu Lanvin & The Devil Blues, Mythic Sunship, Paul Nelson, Sugaray Rayford, The Aints!, The Bombsite Kids, Tomislav Goluban.

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  Dossier du mois
 
 

Quand la rythmique africaine rencontre le tempo amérindien et que les chants incantatoires se mêlent à la gamme pentatonique.             

L’Afrique et les îles britanniques sont souvent et largement considérées comme les seules sources possibles du blues. Le fait que les traditions musicales des peuples autochtones aient eu leurs places dindian bluesans l’évolution du genre est rarement pris en compte. Buddy Guy quant à lui estime que « le blues n’a rien à voir avec la musique africaine. En revanche, tout avec celle des Amérindiens dont la présence m’entourait, en l’occurrence les tribus Houmas » (tribu francophone depuis la disparition de son langage d'origine à l'époque de la Louisiane française). Cette opinion personnelle qui évacue l’apport africain est peut-être un peu exagérée. Mais entre 1600 et 1840, les trois cultures - amérindienne, africaine et européenne - chacune avec une tradition chorale très évoluée, se rencontrèrent, dans la guerre et la paix, de manière libre ou sous la contrainte, dans le vaste Intérieur américain à l'est du Mississippi. Penser que seule l'une de ces cultures a prédominé dans l'évolution de la musique, ou qu'une autre n'a eu aucune influence, va à l'encontre de la logique, mais aussi de toute connaissance pratique du fonctionnement des musiciens. Et certains ethnomusicologues évoquent même l’apport asiatique vu le nombre de Chinois présents pour l’installation du réseau ferroviaire. Ce n’est peut-être pas un hasard si ce qui est maintenant considéré comme le berceau de la musique country - l’est du Tennessee, l’ouest de la Virginie et de la Caroline du Nord, la partie nord de la Géorgie et de l’Alabama - recouvre exactement ce territoire détenu par la nation Cherokee à la fin de la Révolution américaine.

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  Portrait du mois
   
 



Fulton Allen 10 juillet 1907 (Caroline du Nord) – 13 février 1941 (Caroline du Nord)

Le dernier roi indigène du ragtime-blues.

Fulton n’est pas du genre à raconter sa vie. En octobre 1938 pourtant, il chante: « I will never forget the day they transferred me to the county jail. I shot the woman I love » (‘Big House Bound’). Durham, capitale du ragtime blues et du tabac. Icblues blind boy fulleri, tout le monde sait que cet aveugle porte un flingue. Il l’a déjà mis sous le nez d’un épicier qui lui carottait de la monnaie. Cette fois, son épouse Cora Mae arrête une balle de la jambe. C’est plutôt bien visé pour un aveugle. Fulton plaide l’accident, mais passe en tout cas par la case prison et manque son rendez-vous avec John Hammond, le producteur de New York. Hammond descendait en Caroline du Nord pour mettre Fulton à l’affiche de son spectacle de Noël au Carnegie, From spirituals to swing. Fulton à l’ombre, Hammond signe le contrat avec cet autre aveugle, l’harmoniciste Sonny Terry. Bah, Fulton connaît déjà New York. Il a démarré son marathon discographique en 1935. Tous les disques qu’ARC a sortis, depuis, sont partis comme de la pâte d’amande. Fulton regonfle le blues du Sud-est, dont le marché avait été anéanti par la crise.

Le Sud-est est le royaume des aveugles. Ses premiers maîtres, Blind Blake et Blind Willie McTell, n’avaient pas, comme l’indique leur surnom, des yeux de lynx. Blind Gary Davis et Blind Sonny Terry, deux sidemen de poids, pas davantage. Le petit monde de Fulton gravite autour de James Baxter Long, le jeune Blanc qui tient le One Dollar Store de Kinston, une bourgade entre Durham et le littoral. Pendant ses congés, Long programme une excursion à New York avec sa femme et sa fille. Il emporte dans ses bagages Fulton, Gary Davis et le washboarder Bull City Red. Il les débarque dans ce studio, au coin de la 113e Rue et de la 7e Avenue. La séance est supervisée par Art Satherley qui sait mettre à l’aise ces coriaces chanteurs de rue. Il leur fait porter de la bière et leur touche le bras quand l’ampoule rouge va s’allumer ou s’éteindre. Eh oui, Fulton et Gary Davis sont aveugles…

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  Dossier
   
 



« J’ai toujours roulé ma bosse comme frontman, bien que je sois d’un naturel peu expansif. J’imprime surtout de la bande magnétique chez moi ». Éric Ter-Sarkissian, selon le nom imprimé sur son passeport, est un homme d’ordre et de goût, pas ramenard, dandy modeste et plutôt monacal. Il a sorti deux albums excellents, presque simultanément, chez Chic Parisien : Play It Up et Voisine.

En 1976, l’année du premier album Charly, quand il se faisait appeler Sirkel, Ter avait ramassé Mick Taylor qui léchait ses plaies. « Il a joué sur quatre titres de l’album Sirkel & Co. En 1995, je reçoblues eric teris des droits d’auteur anormalement élevés. Code : GéRo. J’appelle la Sacem. Elle m’informe que GéRo signifie ‘Génies du Rock’, la série des éditions Atlas. Sirkel & Co avait été retitré Mick Taylor. Si j’avais eu les moyens de me payer un bon avocat... »

1979. Ter coupe le contact de sa Cadillac Coupe de Ville à Los Angeles. Il y fait producteur, ingénieur du son, musicien. « En 94 trois rappeurs sortent un flingue, pillent mon studio, repartent avec ma voiture… Plus une déconvenue sentimentale et un bon gros tremblement de terre. C’était vraiment le moment de regagner Paris, ma ville natale ».

Son rock a évolué au fil des albums vers un funk velvétien, Tulsa sound et Lou Reed secoués par Bootsie Collins. Il joue à la pulpe, guitariste fin et personnel, et se confie mezza voce plus qu’il ne chante. Sa voix s’est arrondie, plus profonde, presque tendre. L’homme s’est toujours un peu méfié des mélodies. « Je suis plutôt rythmique, je joue funky et bluesy d’instinct. Au fil des ans, j’ai fini par combiner picking et funk-rock. Il m’est arrivé de composer des chansons très mélodiques mais, d’abord, c’est du groove ».

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  Dossiers précédents
 


Doo-wop: un genre nouveau a imprimé sa marque

Trumpet records: Au début des années 1950 le label du Mississippi entre dans l’histoire

Specialty records: Ce label de Los Angeles a fortement contribué à l’émergence du rock’n’roll.   

Eric Ter: bluezy, picking, funk-rock, groove, ....

Chance records: ce label a eu une vie éphémère mais il a marqué l’histoire de son empreinte.   

King records: le label de Cincinnati avait un catalogue aussi riche en blues qu’en country ou en jazz.   

Modern records: Le label de la côte Ouest des années 40, 50 et 60. 

Motown records:  le label qui a révélé un grand nombre d’artistes

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musee du blues

Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
 


  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 

  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Livre
 
 

 


  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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