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04/17
Chroniques CD du mois Interview: BERNARD SELLAM Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: CHUCK BERRY Interview: DARIOS MARS & THE GUILLOTINES
 
  Interview du mois
   
 



Avant de fêter à Paris la sortie du dernier album, 'Long Distance', Bernard Sellam, guitariste chanteur du groupe Awek nous a parlé de sa vie et de ce CD.

Blues Again : Awek ce sont dix albums, plus une cassette et un livre DVD fait pour vos vingt ans (c'était il y a deux ans)  et, chose exceptionnelle, toujours avec les mêmes membres.
Bernard Sellam : Et oui, c'est un peu comme le corps humain, si tu mets une main en plastique, c'est bien mais ce n’est pas pareil. On n’a pas encore embauché de robot et je ne pense pas qu'on va le faire.

Petit retour dans le temps pour découvrir la genèse du groupe. Quand le petit Bernard a-t-il commencé la guitare ?
Oh, il y a longtemps. J'ai commencé quand je devais avoir quatorze ans, je crois. Il y a très longtemps, j'ai presque l'âge d'être grand père, imagine, et en fait, je n'ai jamais arrêté.

Maintenant, tu joues dans un style bien particulier, mais tu as débuté avec le rock, le hard rock ?
Ben non, parce que à l'époque où j'ai démarré la musique à la mode, au tout début des années soixante-dix, c'était le blues quand même. J'écoutais Canned Heat, Hendrix, tous ces gens-là, Led Zeppelin qui étaient un peu plus rock mais avec les autres on n’était pas loin du blues. Et j'écoutais aussi Sonny Terry et Brownie McGee, Ray Charles, Otis Redding.

bernard sallemEs-tu issu d'une famille de musiciens ?
Mon grand-père, papa de ma mère, était trompettiste, mais je ne l'ai jamais connu et ma mère n'est pas musicienne du tout. C'est pas qu'elle n'aime pas trop la musique mais elle n'aime pas la musique que je joue. Mais elle est très contente que je sois musicien, pas de problème.

Entre le moment où tu as découvert la guitare et où tu es devenu professionnel que s’est-il passé ? Tu as fait des petits groupes dans la région toulousaine ?
Non, j'étais dans la région Parisienne, excusez-moi, on n’est pas toujours bien vu par là. En fait j'ai commencé à jouer dans des groupes très, très tôt. Dès mes seize ans environ, j'avais un petit groupe, on faisait du folk-blues et même après j'ai fait du folk/folk et tous les week ends, on allait jouer dans les MJC. Pendant que nos copains faisaient des boums et dansaient sur Claude François, nous on gagnait de l'argent déjà et je rentrais le lundi, j'étais le cador au lycée parce que j'avais cent francs dans la poche.

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  Interview du mois
   
 



C’est définitivement l'un des groupes à suivre actuellement sur la scène belge. Rencontre sur les lieux de leurs méfaits, le Studio Chênée Palace dans la banlieue liégeoise.

The Last Soap Bubble Crash, deuxième essai dans lequel se sont fortement investis Renaud Mayeur (guitare, batterie, chant), David Kostman (basse, claviers, guitare acoustique) et Bineta Saware (chant), est en tout cas une belle réussite, mixant allègrement diverses influences pour aboutir à un tout cohérent. Compte tenu du patronyme, le chroniqueur paresseux (mais ce n'est pas le genre de la maison !) pourrait user de métaphores faciles, du genre guitares tranchantes, riffs acérés, mais c'est en fait bien plus que cela, comme on le verra ci-après.

Blues Again : Commençons par les présentations... votre parcours. Renaud, il y a d'abord eu La Muerte. 
Renaud Mayeur : Il y a eu d'autres groupes avant, mais bon c'était anecdotique. Il y a eu Knife Clatter, un groupe punk-rock au début des années 90, et puis La Muerte, oui.

Puis Hulk avec un album enregistré au Rancho de la Luna (haut lieu du stoner) avec des gens comme Jesse Hughes (Eagles of Death Metal) ou Brant Bjork (Kyuss). Qu'est-ce que ça t'a apporté de travailler avec eux?
R.M. : C'était la récré, c'était ludique, on travaillait sous influence, on buvait... C'est des Ricains, à cinq heures on sort le bourbon, et donc on était bien détendu du gland. Sinon c'était très sérieux, un mélange de récré et d'armée, en fait. Ces mecs étaient hyper carrés, mais on s'amusait, on enregistrait et on bossait la nuit. Ça m'a changé des expériences que j'avais eues ici, c'est clair.

dario marsOn dit que vous avez dû changer de nom pour des problèmes avec les ayants droit.
R.M. : Pas vraiment, non. Quand David a rejoint le trio de base en tant que deuxième guitariste, c'était un nouveau départ pour le groupe. On avait envie de marquer le coup par un changement de nom. Ces histoires avec les avocats de Marvel étaient pure invention.
Bineta Saware: Buzz!
R.M.: Enfumage complet!

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  Portraits précédents
 


Big Joe Williams: 16 octobre 1903 (Mississippi) – 17 décembre 1982 (Mississippi)

A.C. Reed: Aaron Corthen : 9 mai 1926 (Missouri) – 24 février 2004 (Illinois)

Freddy King: 3 septembre 1934 (Texas) – 28 décembre 1976 (Texas)

T-Bone Walker: Aaron Thibeaux Walker : 28 mai 1910 (Texas) – 16 mars 1975 (Californie)

Lightnin' Slim: Otis Hicks –13 mars 1913 (Missouri) – 24 juillet 1974 – (Michigan)

Eddie Kirkland: 16 août 1923 (Kingston - Jamaïque) – 27 février 2011(Tampa - Floride)

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  Interviews précédentes
 


Chicken Diamond: il pilonne en solo un blues crade et ça explose les potentiomètres.

Mojo Bruno: Du blues aux teintes jazzy, du funk cool, des échos de reggae…

The Marshals: Un band qui envoie un blues-rock dense et dénudé

The Steady Rollin' Men: Energie rock, atmosphère bluesy

Orville Grant: il opère en orfèvre et s’affranchit des cadres.

Bone Tee & the Slughunters: présentation de l’album Country Boy…

The Wealthy Hobos: Une musique explosive, excitante.

Lucy Dixon: Le swing de l’ordinaire…

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  Dossiers précédents
 


The Rolling Stones:
Back to the roots

Howlin' wolf vs Muddy Waters: Vraiment pas copains ?

Blues & Flamenco: Le récit.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

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  Chroniques CD du mois
 




Alex Dawson, Big Daddy Wilson, Big Time Bossmen, Chris Antonik, Delta Moon, Garland Geffreys, Grand March, Hector Anchondo band, Hurricane Ruth, Johnny Mastro & Mama's Boy, Julian Sas, Lauren Mitchell, Lazy Eye, Little Hook, Lonesome & Blue The Original Versions, Magic Buck, Mike Lécuyer, Mo Al Jaz and Friends, Philippe Ménard, Pierre Sibille, Pokey LaFarge, Thorbjørn Risager & The Black Tornado, Tinez Roots Club, Xavier Pillac, Antoine Escalier.

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  Portrait du mois
 
 

18 octobre 1926 (Missouri) -19 mars 2017 (Missouri)

Riffs, gimmicks and rock’n’roll

Il fait partie de la mythologie américaine au même titre que les Cadillac, les Wurlitzer, les milk-shakes, les hamburgers et les blue jeans. Il a été l’incarnation des riches heures du rock’n’roll. L’air de rien, il a signé les titres les plus emblématiques du genre en racontant, tel un sociologue, des tranches de vie de l’american way of life. Son jeu de guitare est immédiatement reconnaissable et il a influencé plusieurs générations de musiciens qui ont laissé, à leur tour, leurs empreintes dans la musique populaire du XXe siècle.

C’est à Saint Louis (Missouri), ville dans laquelle elle réside que le 18 octobre 1926, Martha Berry, institutrice, épouse de Henry Berry, artisan dans le bâtiment, donne naissance à leur troisième enfant. Un petit garçon qu’ils prénomment Charles Edward Anderson. Le dimanche, Martha et Henry chantent dans les chœurs de l’église baptiste de Saint Louis dont Henry est le diacre.blues chuck berry Elle est soprano, il est parmi les basses. Ils ne savent pas encore que trois décennies plus tard, leur fils entrera dans la légende de la musique du XXe siècle sous le nom de Chuck Berry.
Henry et Matha Berry élèvent trois garçons et trois filles. Chuck vient de fêter ses 15 ans quand l’Amérique entre en guerre dans le Pacifique et en Europe. Loin du bruit des bombes, il mène la vie à la fois insouciante et difficile de tous les adolescents, quelle que soit la génération : école, copains, sexualité, musique et parents sur le dos. A la radio il écoute les big bands en vogue, le blues de la communauté noire, la country music très répandue sur les ondes, mais son idole se nomme Nat King Cole (plus tard il citera aussi Louis Jordan et Muddy Waters). Chuck apprend à jouer de la guitare au lycée et bénéficie du soutien et des encouragements de son professeur de musique, madame Julia Davis.

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  Dossier du mois
   
 



Il serait certainement possible de dresser une liste exhaustive des thèmes abordés par les blues et les coplas, dans le seul but de distinguer les thèmes communs des thèmes spécifiques. Mais il s’avère généralement que les titres, l’indication du type de chant et les indices contextuels ne font que suggérer un environnement, sans définir une véritable thématique. Les éléments liés  au contexte social demeurent implicites, et ils ne sont le plus souvent que le point de départ, ou la mise en situation d’une problématique individuelle.

La ville et le monde rural
Le blues et le cante ont pris forme, à des époques différentes, dans un contexte marqué par la précarité, la discrimination, et surtout par un exode rural sans précédent. L’origine des interprètes, les emprunts à ce que l’on pourrait envisager comme des traditions paysannes, ne déterminent pas pour autant une musique « rurale ».Résultat de recherche d'images pour '1927 river flood'
L’appellation « country blues », censée opposer une forme « pure » à ses développements urbains, s’est rapidement heurtée à la réalité la plus simple, celles d’interprètes qui exerçaient l’essentiel de leur activité en ville. Les blues ne parlent pas de mulets, de champs de coton ni de récoltes, mais de trains et d’automobiles, de radio et de téléphone, de taudis et de quartiers suspects, d’usine et de chômage ; la digue n’y est plus évoquée comme la levée de terre précaire sur laquelle des centaines  d’esclaves, puis de manœuvres sous-payés trimaient sous les ordres de contremaîtres peu scrupuleux, mais comme l’élément sécurisant de la ville, un lieu de promenade et de rendez-vous… à moins qu’elle ne rompe, entraînant son lot de destruction ; la nature n’a pas totalement disparu, mais elle ne se concrétise que lorsque son dérèglement devient un thème d’actualité, ou un fléau aussi récurrent que la sécheresse, les inondations, les tornades, ou les invasions de parasites comme le boll weevil.
Les coplas dépeignent également un « paysage urbain » avec la place, la fontaine et l’église, les rues et les demeures, les portes, fenêtres et balcons ; c’est dans ce décor familier que  se jouent les drames les plus intimes, alors que les éléments naturels, terre et ciel, montagnes et cours d’eau font l’objet d’invocations distantes, d’une communication idéalisée avec l’univers , « La tierra con ser la tierra se va comer mi dolor ».

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  Livre
 
 

 


 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

I love you, My Susie Q!

Cette chanson développe un rythme sommaire, primitif, mais fort, son texte est simplissime à la limite du minimalisme, mais elle accroche l’oreille de l’auditeur depuis plusieurs décennies. Une simplicité d’une redoutable efficacité. Elle s’est imposée de manière si inéluctable qu’elle a intégré le Rock’n’roll Hall of Fame parmi les 500 chansons qui ont façonné le rock'n'roll.

Susie Q est une composition de Dale Hawkins qui gagnera le surnom d’architecte du swamp rock boogie. Le jeune hommeblues susy Q enregistre la chanson dans les studios de la station de radio KWKH à Shreveport le 14 février 1957. Il a tout juste 21 ans. Son ami James Burton exécute le riff entêtant qui sera la marque de fabrique du titre, Joe Osborne tient la basse et Ronnie Lewis est à la batterie. Mélange de swamp et de rockabilly, Susie Q est dans bien dans l’esprit louisianais qui aime mixer les genres. La matrice de l’enregistrement est vendue à Checker records à Chicago qui a déjà publié un premier single de Dale Hawkins. Checker sort Susie Q en 45 tours en mai 1957 (avec en face B ‘Don't Treat Me This Way’). La chanson se classe no 27 au Billboard Hot 100 et no 7 dans le classement Rhythm’n’Blues singles.
Dès la première édition Stan Lewis propriétaire d’un magasin de disques à Shreveport distribuant les enregistrements Chess et Eleanor Broadwater, compagne du DJ de Nashville Gene Nobles, sont crédités comme auteurs aux côtés de Dale Hawkins afin de leur reverser une part des royalties. Les frères Chess leur accordent cette faveur en remerciement de leur avoir fait découvrir un artiste qui devrait être rentable. Monnaie courante à l’époque, Hawkins est mis devant le fait accompli.

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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